Date Inconnu
Près du village de Doncaster, Albion, continent d'Halkeginia
Les dix soldats de la légion étrangère observèrent les deux lunes bleu et rose dans le ciel. Comment était-ce possible? La Terre n'avait qu'une seule lune et elle n'était certainement pas bleu. Les trois hommes devant eux avaient donc certainement dut dire la vérité. Secouant sa tête, Renner se tourna vers ses hommes et le docteur et les mena loin des oreilles de leurs prisonniers mais en les gardant dans son champ de vision.
« Je ne vais pas vous mentir les gars, on est dans la merde. On s'est écrasé dans un putain de monde parallèle moyenâgeux ce qui veut dire des nobles, des rois et toutes ces conneries qui nous traiterons comme de la merde. Je ne sais pas comment on est arrivé ici ni même si on pourra retourner sur Terre mais je suis votre supérieur. Vous êtes ma responsabilité maintenant et je ferais tout pour vous farder en vie. Cependant… on doit prendre une décision. Une décision qui changera notre vie pour le meilleur ou le pire.
Que faisons nous? Nous pouvons choisir de nous installer et de vivre le reste de notre vie en relative tranquillité, nous pouvons choisir une vie de guerrier-mercenaire-chevalier ou lancer une révolution pour créer un gouvernement démocratique. Nous avons une infinité de choix devant nous. Je veux votre avis.
- Sergent, ce n'est pas un peut précipité de parler de révolution? Nous ne savons même pas l'état de ce pays, demanda la jeune docteur.
- Non. Même si ce roi est bon, rien ne nous dira que ses enfants et petits-enfants le seront. Je n'ai aucune envie de voir mes enfants et petits-enfants mourir à cause de la folie d'un noble.
- Vous pensez déjà a vivre ici sergent? questionna à son tour Zapfen
- Je vais être sincère. Je n'ai aucune idée de comment retourner sur Terre comme je vous l'ai déjà dit donc je pense au futur. Jusqu'à mon dernier souffle je chercherais un moyen de repartir chez nous mais j'envisage également la possibilité que nous soyons coincé ici.
- Je pense que nous devons prendre le contrôle de ce pays sergent, dit alors Vikovic. Ça ne me plais pas mais vous avez raison. Il faut se faire à l'idée que nous ne pourrons peut-être pas retourner chez nous. Je suis pour une révolution sergent. »
En regardant le visage de ses hommes, Renner vit que tous étaient d'accord sauf le docteur. Ce n'était pas étonnant. Elle était une civile et ses vœux lui ordonnaient de sauver des vies et non d'en prendre. Aucune révolution n'était pacifique, il y aura toujours des blessés et des morts. Il ne savait pas si elle refusait de parler car elle était en minorité ou si elle était d'accord mais n'aimait pas cela. Il posa donc la question.
« Vous êtes contre cette idée Doc?
- Je ne sais pas. Vous avez peut-être raison, peut-être pas. Mais j'ai travaillé en Afrique sergent. Certains dirigeants ne portent plus le titre de roi mais celui de dictateur, cependant c'est la seule différence. Donc je suppose qu'au fond de moi, je suis d'accord avec vous, même si cela me révulse. Je ne prendrais pas part aux combats et j'aiderais tout le monde. Qu'ils soient dans votre camp ou non.
- Comme vous voudrez Doc. Bien soldats, avez-vous des idées pour nos tâches?
- On pourrait la jouer à la Assassin's Creed où plutôt à la Elder Scrolls, dit Tanaka. Quoi? Me regardez pas comme ça, c'est une bonne idée! On réunit les voleurs sous une seule bannière, pareille avec les coupe-jarrets et on a tout un réseau d'espion et d'assassin à notre service. Vous savez bien que les nobles ne sont pas des saints. Ils font appels au service des déchets de la société lorsqu'ils ne veulent pas d'évidences. Si on unit tout les déchets, on aura une tonne d'éléments pour faire du chantage ou tout simplement éliminer les activités de ceux qui nous gênent. Nous aurons un réseau d'espion et une organisation sans égale pour la protection d'Albion genre FBI, FSB, DCRI ou bien Shin Bet. ET si on veut pousser le bouchon, on entrainera des espions et des opérateurs et nous aurons une agence type CIA, Mossad, DGSE etc.
- Comment tu sais tout ça toi? demanda Dublanc.
- De la logique et j'ai fait des études en analyse politique mais ça m'a gonflé, répondit le japonais avec un haussement d'épaule.
- C'est une bonne idée… commenta Renner. Il nous faut donc planifier les cibles à prendre d'assaut, construire ou capturer un complexe militaro-industriel et sécuriser un grenier. Il nous faudra plusieurs années pour que tout soit en place et nous devrons nous séparer. Nous sommes dix. Nous formerons donc cinq groupes de deux. Dragovic et Tanaka, vous irez au nord. Vikovic, Dublanc, vous allez à l'Est. Xing, Zapfen: au sud. Durand et Servasse vous vous dirigerez à l'ouest. Le doc et moi irons à la capitale. Elle créera et formera les médecins de la Croix-Rouge. Quant à moi, je formerai une guilde de mercenaires. Je les entrainerais au maniement du fusil et des combats au corps à corps. Lorsque le temps viendra de prendre le pouvoir en Albion, nous aurons un groupe de soldats vétéran avec un réseau d'espion pour nous appuyer. Rester en contact les uns avec les autres soldats et envoyer des rapports régulièrement.
- A vos ordres sergents! fut la réponse unanime des légionnaires.
- Je veux vous dire une dernière choses avant que nous nous séparions. Nous avons dans nos mains et dans notre esprit, un pouvoir que beaucoup de personne en ce monde feront tout pour obtenir ou au contraire, pour le détruire. Je sais que vous serez tenté d'utiliser vos connaissances pour rendre la vie des gens autour de vous meilleur ou au contraire, les contrôler. Je veux que vous vous souveniez de qui nous sommes, de ceux pour quoi nous nous battons et des conséquences de vos actions. Nous pouvons améliorer ou détruire ce monde alors souvenez vous de qui nous sommes et d'où nous venons. Chaque choix que nous ferons, chaque actions que nous entreprendrons auront des effets pour ce monde, cet univers alors, quoi que vous fassiez, soyez sur de pas le regretter quelque soit les conséquences. Bonne chance à tous. »
Les différents groupes se partagèrent l'équipement qui avait survécu au crash et se séparèrent dans une direction différentes sans destination définie. Renner se dirigea alors vers les trois hommes qui étaient toujours attachés.
« Je suis désolé pour tout ça messieurs mais c'était nécessaire. Une puissante magie nous a transporté loin de notre terre natale et nous étions confus car une guerre ravageait la territoire sur lequel nous nous trouvions. Nous devions être sur que nous n'étions plus en danger. Je suis Alexander Renner et c'est le docteur Claire Justinien.
- Je vois. Dans ce cas, je pense que c'était naturel. Vous nous avez fichu la frousse tout de même, J'ai bien cru que c'en était fini pour nous. Oh je suis Michel Davout, le blond avec les cheveux long est Louis Ney et l'autre blond est Nicolas Souchet. Que comptez vous faire à présent? Rentrer chez vous?
- Malheureusement, ce n'est pas possible. Nous sommes bien trop loin. Non, je suis un soldat. Je ne sais que me battre donc je vais créer un groupe de mercenaire. Une guilde de combattant et la dame a voué sa vie à soigner ceux dans le besoin.
- Êtes vous une noble madame?
- Non monsieur Souchet. Pourquoi cette question?
- Parce que vous n'aurez que des roturiers comme clients et ils n'auront pas les moyens de vous payer.
- Ce n'est pas grave. Ce que je compte recréer est le Mouvement International de la Croix-Rouge. Une organisation dont le seul but est d'aider ceux dans le besoin sans aucune distinctions. Nous vivrons par les dons et la bonne volonté des gens. Ceux qui se joindront à moi seront qui le feront par bonté d'âme car ils veulent aider les autres qui qu'ils soient. Qu'ils soient nobles ou roturier, ils seront considéré comme des égaux au sein de mon organisation.
- C'est une idée dangereuse que vous avez là madame.
- Peut-être monsieur Davout mais c'est ce que je ferais tout de même. Puis-je vous demander de transmettre mon message au plus de voyageur possible? Dites leur que qui qu'ils soient, d'où qu'ils viennent, s'ils sont en besoin d'attention, la Croix-Rouge fera tout pour les aider, peu importe qu'ils soient noble ou roturier, qu'ils travaillent ou non, qu'ils soient jeunes ou vieux. Je les soignerai.
- Je le ferai madame et vous? Avez-vous un message?
- S'ils recherchent l'aventure et du frisson. S'ils souhaitent changer de vie, s'ils veulent devenir des personnes sur qui l'ont peut compter, qu'ils viennent me trouver. Peut importe qu'ils soient hommes ou femmes, roturiers ou nobles, s'ils veulent changer, qu'ils viennent.
- Nous ferons passer votre message. Bonne chance pour la suite. »
Pendant six jours, le Doc et le sergent prirent la route vers Londinium. Les deux terriens discutèrent énormément mais aucun des deux ne discuta de choses personnels. Avec ce qui s'était passé en Afrique, la jeune femme n'arrivait pas totalement à faire confiance à cet homme mis à part pour sa sécurité, et le sergent ne faisait pas confiance à une civile tout simplement. Ils étaient donc cordial avec l'autre car ils étaient tout ce qui les reliés à la Terre mais cela s'arrêtait là. Peut-être qu'un jours, ils deviendront amis mais ce n'était pas pour l'immédiat. Ils se soutiendront mutuellement et professionnellement, il assurera sa sécurité et elle le soignera lorsqu'il sera blessé mais c'était tout et les deux le savaient.
Les deux voyageurs aperçurent alors un groupe de bandit en train de dévaliser un riche noble au vu de ses vêtements. Claire se cacha tandis que Renner retira la sécurité sur son fusil d'assaut. Se mettant en position, il compta le nombre de bandit. Ils étaient huit et à part celui qui maintenait la jeune fille en otage, les autres scélérats était à découvert. Sans même prévenir les bandits de sa présence, il ouvrit le feu. Les trois premiers tombèrent sans même savoir ce qui se passait et les deux suivants les suivirent dans la mort tandis qu'ils se mettaient à couvert. Voyant cinq des leurs mourir avant même qu'ils ne sachent ce qui se passent, les trois derniers bandits prirent la fuite. Sortant de sa cachette, Renner s'approcha des nobles.
« Madame, Monsieur, mademoiselle. Vous allez bien? Rien de cassé?
- Non roturier, nous allons bien. Merci pour votre aide, répondit le noble. Je suis le comte Thomas Fairfax de Cameron. Grâce à vous, ma femme et ma fille sont hors de danger. Que puis-je faire pour vous récompenser?
- Merci mon bon seigneur, répondit Renner en s'inclinant. Je suis un voyageur et je viens de loin. J'ai entendu qu'Albion était la terre idéal pour trouver richesse et gloire. Dans ma terre natale, nous avons une guilde de guerrier. Une guilde qui peuvent être engagé par les roturiers nobles pour toutes sortes de tâches. La protection d'un bien ou d'une personne, l'élimination de bandit et énormément d'autres choses. Malheureusement, mon voyage ma rendu sans le sous et je vis de la chasse et de la cueillette. Si votre cœur vous en dit, vous pourriez m'indiquer qui aurait besoin de talent comme les miens.
- Vous êtes un mercenaire donc?
- Non mon bon seigneur. Un mercenaire est un déchet qui ne souhaite que s'enrichir par tout les moyens. Je suis un guerrier. Je combat pour ce qui me parait juste. Pour mes morales. Je n'accepterais jamais de contrat qui vont en l'encontre de mes convictions. Cependant j'ai une étique professionnel. Les contrats acceptés seront menés à bien et ne pourront pas être racheté par une troisième partie. De plus, les contrats qui seront refusé ne seront pas dévoilé. Tout ce qui se dira dans l'enceinte de mon Quartier-Général restera dans son enceinte. C'est l'une des plus grande règle de mon pays et de cette profession. La confidentialité est une qualité que nous tenons en grande estime.
- Je vois… et comment se nomme cette guilde?
- La Guilde Militaire Privée de Protection et de Coopération. La GMPPC. Nous avons une approche tactique militaire car dans ma terre natale, la majorité des membres d'une guilde de guerrier sont d'ancien militaire.
- Vous êtes seul pour l'instant n'est-ce pas? questionna le comte et voyant Renner hocher la tête, il continua. Dans ce cas j'ai une proposition pour vous. J'ai quelques serviteurs qui ont besoin d'entrainement. Entrainez-les. Je paierai pour tout ce dont vous avez besoin et si je trouve que vos résultats sont probants, je vous les offrirai et j'engagerai votre guilde pour ma protection. Je paierai même pour vos locaux! Mais si vous me décevez, je vous ferez travailler pour rembourser tout ce que j'aurai dépenser pour votre temps durant lequel vous avez été à ma charge et si ça ne suffit pas, je garderai vos enfants jusqu'à ce qu'ils aient remboursé votre dette.
- Je vois… j'ai une condition. Si vous considérez que l'entrainement que j'ai fournit ne répond pas à vos demandes, ni moi, ni ceux que j'aurai entrainé ne pourront entrainer quelqu'un. Jamais.
- Vous avez peur que je vous enchaine hein… très bien j'accepte. Lorsque nous serons à mon manoir, nous rédigerons le contrat. Venez.
- Merci. Claire! Tu peux venir maintenant.
- Qui est-ce?
- Ma fiancé Claire Justinien, répondit Renner lorsque le docteur fut près de lui. Nous nous connaissons à peine mais nos parents ont choisi de nous fiancer lorsque nous n'étions qu'enfant et nous sommes tout les deux très respectueux des traditions mais nous voulons mieux nous connaitre avant de de nous marier pour savoir à quoi nous attendre.
- Je vois… Quelle vienne aussi dans ce cas. Combien de temps pensez vous prendre pour former mes hommes?
- Entre neuf et quinze mois selon le niveau physique de vos hommes.
- Très bien. Allons y Renner. »
Le petit groupe se remit en route vers le château de Gilling, fief du comte de Cameron où les premiers pas pour une armée privée seront faits.
