Disclaimers: Cette fic contient essentiellement du smut hétéro. Vous êtes prévenu(e)s.


Dark paradise

Epuisée, elle s'est alanguie sur sa chaise ; sa cigarette pendant entre ses fins doigts désarticulés, et sa nuque gracieuse refusant de soutenir plus longtemps son lourd et douloureux crâne d'où ses longs cheveux blonds tombent en cascade. Malheureusement les pans, à la cruelle rigidité, de sa veste de costume et du col de sa chemise se bornent à l'empêcher de se laisse aller à un complet relâchement, et elle grimace tandis que le tissu écorche sa peau et gène ses mouvements. Elle pousse un soupir las, son regard se perd quelques secondes dans le vide, puis, de dépit, elle se redresse et boit une gorgée de whisky. Le même que celui que buvait son père... Parce que sa mère le lui avait fait découvrir, lui avait-il avoué. Avant elle, il n'y connaissait rien à l'alcool et se soulait avec des piquettes immondes. Du moins c'est ce qu'il lui avait dit, et en y repensant, c'était en effet probablement le cas.

Bien que pour moi, toutes ces boissons aient le même goût de vase...

Les cigares, en revanche, étaient une affaire que Lord Hellsing maîtrisait bien, et sa fille peut aujourd'hui, grâce à son enseignement, préparer son cancer des poumons avec goût.

Tant qu'à mourir jeune, autant que ce soit plaisant.

Néanmoins une telle maladie est bien la moindre des préoccupations de Sir Integra Fairburke Wingates Hellsing alors qu'elle a toute cette paperasse à terminer, une armée à gérer, et un pays à prévenir d'une horde de goules et de midians affamés.

Un nouveau soupir s'échappe d'entre ses lèvres pulpeuses, elle retire ses lunettes et se masse l'arrête du nez. Signe d'épuisement, et donc de faiblesse, qu'elle ne montrerait jamais devant Iscariote, les Chevaliers, ou même Walter et qui reste enfermé entre les quatre murs de son bureau, ou de sa chambre, tel une grive en cage. Avec le temps j'ai appris à prendre ces tics comme autant d'invitations cachées et soupçonne ma Maîtresse de l'avoir bien compris. Je traverse donc complètement le mur dont je ne laissais dépasser jusque là qu'un œil discret. C'est une habitude de longue date que d'espionner Integra de la sorte, d'aucun appèleraient sans doute cela du voyeurisme... A raison. Mais ce n'est pas exactement comme si quelqu'un allait prendre le risque de me le signaler, et tant que la seule personne capable de m'en empêcher n'en sait rien, il est hors de question que je me prive d'un des rares plaisir que m'offre cette non-vie.

Ses iris azuréennes se posent un instant sur moi avant de se réfugier pudiquement derrière le long voile doré de ses cils blonds. Mais j'ai eu le temps d'entrapercevoir ses pupilles se dilater. Quelle tristesse de ne plus pouvoir savourer comme avant ses yeux brillants toujours pointés dans ma direction. Aujourd'hui, au milieu des hordes humaines, je dois me contenter d'un regard glacé et professionnel, voir légèrement condescendant... Ca me désole, interdit-on à la reine la compagnie de ses chiens ? Alors pourquoi interdire à la vieille bête que je suis l'attention de sa Maîtresse ? Ce regard éteint est d'une tristesse. Je hais cette paire d'yeux morts, qui ne scintillent guère que lorsque la colère le traverse. Je conspue ce vernis d'indifférence sur son masque de froideur si proche de la destruction qu'Integra s'interdit de m'observer sous peine de le fissurer.

Malgré tout, je sais ce qu'elle craint: La porte pourrait s'ouvrir à tout instant. Alors, sans son masque, les meutes faméliques de chiens enragés se repaitraient impitoyablement de son regard enfiévré, de ses joues rosées et de son souffle court.

Je retire ce que j'ai dis. Je ne hais rien de ce qu'elle fait, c'est eux tous que je honnis.

Je m'approche de son bureau, me penche vers elle, ma nature et mon sexe me permettant des familiarités dont elle ne pourrait rêver faire preuve. Un mince rictus à la fois satisfait et incrédule lui échappe. Mais une fois de plus ses yeux se dérobent vers la porte. Je m'éloigne un peu, notre proximité paraîtrait suspecte:

« -Fatiguée ? Lui dis-je.

-A peine... Soupire-t-elle. Ce qui signifie bien entendu qu'elle est exténuée. Nous regardons tous deux en même temps en direction de la fenêtre: L'aube ne semble pas près d'arriver de le repos salvateur est encore loin.

-Pourtant, en terme d'attaques de goules, ces derniers jours ont été plutôt tranquilles. Je m'ennuierai presque plus que de d'habitude.

-C'est donc l'ennui qui t'as poussé jusqu'ici ? J'aimerais pouvoir en dire autant. Il est vrai que ma merveilleuse idole n'a pas le loisir de s'ennuyer: Son bureau est couvert de documents à signer et de paperasse à remplir quelque soit le jour de l'année et ce à n'importe qu'elle heure du jour et de la nuit. Je soupçonne fortement les Chevaliers de l'accabler de documents administratifs à dessein et cela m'agace profondément. Je me suis donc permis de jeter toutes les semaine une partie de ces documents, l'absence de réaction de la part des même qui les demandaient urgemment n'a fait que confirmer mes doutes, et j'ai de bonnes raisons de croire que Walter et Integra elle-même m'imitent discrètement. Malgré cela, les piles ne diminuent pas.

-Plus que l'ennui, c'est surtout l'inaction qui m'a amené à venir vous voir Sir Hellsing pensant que vous me trouveriez sans doute quelque activité... Le coin de ses lèvres se retrousse à peine, tout en faisant mine de se concentrer sur un document quelconque elle me répond, un soupçon de taquinerie dans la voix:

-Il est vrai que tu sembles avoir beaucoup d'énergie à revendre.

-Oui... Malheureusement en l'absence d'un digne partenaire de combat je me rabats vers une interlocutrice de goût histoire d'au moins utiliser ma langue...

-Langue dont tu pourrais d'ailleurs sans doute faire un bien meilleur usage. Répond-elle prestement avant de tirer une bouffée de son cigare, l'air de rien. Je ricane, elle sourit sans me regarder. L'adolescente revêche n'a jamais totalement disparue derrière la façade de fer, mais c'est un secret que je suis le seul à connaître.

-Evidemment... Sitôt que ces doigts passeront un peu moins de temps autour d'un stylo. » De tendres arabesques d'une lourde fumées grises s'échappent de sa bouche, un regard en coin, un sourire à peine dessiné et mon corps se consume de l'intérieur.

Je te hais, soleil brulant et cruel qui pare le monde de couleurs criardes et me harcèle de ton œil unique. Je te honnis, aube misérable incapable de prolonger plus loin la paix nocturne... Mais pour une fois je vous somme de vous hâter, d'apparaître un peu plus vite, car chaque seconde loin de ce corps qui crie son désir en silence me dévore plus encore que les flammes de l'enfer tout entier.

Le temps, malheureusement, reste muet à mes plaintes.

Le temps oui, pas la dernière Hellsing.

Elle appuie d'un doigt impérieux sur le téléphone:

« -Walter ?

-Oui Sir. Répond ce dernier avec son professionnalisme habituel.

-Il n'y a aucune visite de prévue des Chevaliers ou d'Iscariote, n'est-ce pas ?

-En effet.

-Et les midians sont assez inactifs ces derniers temps...

-C'est exact.

-Dans ce cas si tu n'y vois pas d'objection, je vais aller me reposer. Je n'ai pas envie que la fatigue se voit sur mon visage, ça ferait trop plaisir à tous ces charognards. »

Ayant reçu l'approbation du vieil homme, elle me lance un rapide et discret sourire avant que ses lèvres ne dessinent en silence « A tout de suite » puis se lève de sa chaise d'un bond, et quitte la pièce d'un pas martial. L'anticipation me fait planer quelques centimètres au dessus du sol tandis que je traverse un à un les murs et les planchers qui me séparent de la couche de ma Maîtresse. Que me demandera-t-elle donc ce soir ? J'en frémis de délice et l'attente est insoutenable.

J'arrive dans sa chambre un peu avant elle et m'assois sur le lit, humant à pleins poumons le parfum de tabac et de miel qui imprègne ses draps. Elle entre à son tour, ferme consciencieusement la porte derrière elle, puis se dirige lentement vers moi. Integra marche avec la même élégance et la même prestance qu'une louve, je parle en connaissance de cause, j'en ai beaucoup côtoyé. Tout en s'avançant, elle ôte une de ses chaussures, puis l'autre, avant de se pencher avec grâce et souplesse pour se défaire de ses chaussettes. Tandis qu'elle s'incline un rideau de mèches blondes tombe de ses épaules et vient couvrir son visage, seulement pour mieux dévoiler le tendre sourire qui l'orne sitôt qu'elle se redresse. Elle appuie un de ses pieds nus contre ma cuisse, me jugeant avec une mimique joueuse du haut de sa pose conquérante. Doucement, avec une maîtrise de danseuse, le coup de pied remonte jusqu'à l'aine frôlant à peine du bout des orteils mon entre-jambe avant d'amorcer une abrupte ascension jusqu'à mon ventre. Elle me pousse de la plante du pied, je me laisse choir avec bonheur contre le matelas, la dévorant des yeux tandis que ses jolies jambes viennent se placer de part et d'autre de mon corps.

Sans me quitter des yeux elle retire sa veste qu'elle jette au loin, défait d'un doigt nonchalant le ruban rouge qui noue le col de sa chemise, puis déboucle sa ceinture avant de l'ôter d'un geste sec. Le bruit du cuir frottant contre le tissu de son pantalon m'arrache des frissons d'anticipation, elle le voit, le sent, et son sourire dominateur se fait plus large encore.

Elle daigne rendre ses lèvres accessibles aux miennes, et sa bouche de chaire contre ma bouche de marbre m'évoque Pygmalion embrassant Galathée. C'est la vie même que nous échangeons en un baiser. Tandis qu'elle m'embrasse et que ses longs doigts graciles déboutonnent ma chemise, je laisse mes propres mains se perdre dans sa chevelure.

Continuez donc de glapir bande de misérables charognes, bâtards faméliques que le nombre a réussis à convaincre de la force. Ici, entre les épais murs de pierre de cette chambre dont la porte est close à double tour, vos aboiements n'ont même plus la force d'un murmure. Vous avez hurlé, vous avez mordu, et constellé de trous l'âme de mon idole mais pourtant ce corps qui vous effraie tant et dont vous désirez si ardemment la perte est encore capable d'aimer. Le désir brille encore par delà le froid glacé de ses yeux de saphir. J'ai jeté vos croix, craché sur vos dieux, et quand je vois ce qu'ils ont fait de vous, je réalise que mon choix était le bon. Mon existence a beau être maudite, jamais aucun de vous ne connaîtra l'extase d'être embrassé par la divinité qu'il révère. Croyez moi qu'en ces instants, pathétiques carcasses vides qui sous prétexte d'avoir une âme vous prenez pour des hommes, je ne vous envie plus en rien.

Ses mains chaudes aux doigts agiles creusent dans ma chaire des sillons de lave en fusions. Je veux à mon tour la toucher, la saisir, mais elle repousse mes mains après les avoir dégantées. Pour le moment, je dois me contenter du simple rôle de spectateur tandis qu'elle ouvre sa propre chemise et joue avec ses cheveux, les ramenant sur sa nuque pour mieux dévoiler sa poitrine et ses épaules qui se dénudent lentement. Je sais qu'elle s'amuse de ma frustration, mais ça ne me dérange pas, au contraire même: accorde moi encore, Integra, ma déesse, le privilège d'être parfois pathétique.

Sa chemise s'ouvre entièrement dévoilant son soutien gorge de dentelle bleu ciel, seule coquetterie que son statut lui permet. J'admire un instant sa poitrine qui se soulève et s'abaisse au rythme de son souffle de plus en plus rapide avant qu'elle ne dégrafe son soutien gorge et trace les contours de mon visage avec. L'odeur de la chaire proche et voluptueuse est une torture que je ne souhaite pas voir s'arrêter. L'inutile morceau de tissu disparaît de mon champ de vision. D'un geste elle déboutonne sa braguette, l'ouvrant sur un sous-vêtement bleu pâle lui aussi orné d'une fine dentelle.

Je n'en peux plus, d'un coup j'inverse nos places, et la voilà dos au lit et moi penché sur elle. Elle déteste cette position, un éclat de pure rage teinté d'un soupçon de crainte traverse son regard. Je vois distinctement la même main qui me caressait quelques secondes plus tôt se diriger vers l'oreiller en dessous duquel se trouve une lame en argent qu'elle n'aurait aucun scrupule à me planter entre les deux yeux. Je l'arrête d'un regard mais reconnais mon erreur: Je reste un vampire et elle une humaine, elle sait combien je suis dangereux et moi combien elle est fragile, je n'aurais pas du la surprendre de la sorte. Je me penche au niveau de son ventre que je couvre de baisers, ce qui la rassure. Son bras se détend comme le reste de son corps, cette position de soumission l'apaise, ne se sentant plus menacée, elle m'adresse un sourire paisible. Tranquillement je fais glisser son pantalon contre ses longues jambes brunes, puis sa culotte, dévoilant à la lumière chaleureuse des lampes sa toison blonde et bouclée. Je l'observe un instant, nue et brûlante de désir jusqu'à la pointe de ses tétons tendus. Ma vénus noire à la lourde poitrine et aux larges hanches, laisses-moi donc t'aimer, idolâtrer, te révérer jusqu'à la jouissance. J'embrasse ses pieds, ses jambes, ses seins, de léger soupirs de plaisir et de frustrations s'échappent chaque fois de sa gorge, et par delà sa peau à la douceur veloutée, je sens pulser à toutes vitesse ses veines gorgées de sang chaud. Je sais ce qu'elle attend avec tant d'impatience, mais outre le seul plaisir de la faire languir, il y a une règle à laquelle je ne puis me soustraire et elle le sait parfaitement.

« -Que désires-tu, Integra ? Je lui demande tout en continuant d'embrasser chaque parcelle de chaire à portée de mes lèvres.

-Tu le sais très bien... Murmure-t-elle, semblant craindre que même ici nous puissions être entendus: L'oubli et l'extase. »

J'acquiesce discrètement, dissimulant au mieux un sourire satisfait, et traçant sur son ventre, du bout de la langue, un chemin de salive sinueux, je descend jusqu'à son pubis. L'évitant soigneusement, j'embrasse son aine et l'intérieur de sa cuisse, lui arrachant des frissons. Une de ses mains agrippe mes cheveux d'agacement: Elle n'aime pas beaucoup qu'on la taquine de la sorte, son statut de leader ne lui a jamais permis d'appréhender pleinement le plaisir que l'on peut tirer de la frustration. Soit...

J'embrasse ses lèvres, chastement d'abord, puis avec plus de passion j'en trace les contours, les lèches la langue bien à plat, me délectant des tressautement de ses hanches tandis qu'elle apprécie les sensations diffuse que je lui procure. Je connais son corps par cœur, quelques rotations, quelques mouvements sinueux, et je la sens perdre pieds. Ses jambes se détendent soudainement, et plus rien ne retient sa voix sensuelle de diva nocturne. Elle miaule, elle crie, tandis que mes lèvres caressent et que ma langue serpentine s'enroule autour de son clitoris, jolie perle rose et gorgée de sang sur laquelle le moindre effleurement déclenche aussitôt une délicieuse mélodie de gémissements divers. La pression, la succion et le frottement correspondants chacun à une note dans la gamme complexe de ses halètements... Je prends bien sûr un malin plaisir à abuser des trois.

La prise de sa main dans mes cheveux se resserre, mon nom s'échappe de sa bouche entrouverte et un incontrôlable frisson me saisit: Ce nom est une malédiction, elle en a fait un sortilège.

Ma langue se dédouble d'elle même, mais c'est à peine si ma déesse le remarque toute submergée qu'elle est par le plaisir. Les deux langues entament contre sa vulve, entre ses lèvres, un ballet qui achève de la noyer sous l'extase. C'est une litanie soupirée de notes aiguës qui accompagne la pénétration de cette autre langue entre ses parois roses et humides. Je sais parfaitement comment la bouger, la tourner, où exactement concentrer mes caresses, faisant mine de l'ignorer uniquement pour sentir la prise de mécontentement se resserrer sur ma tête.

Après plusieurs minutes, je sens les muscles de ma Maîtresse se détendre sous mes doigts et sa voix s'éteindre, remplacée par une respiration légèrement hiératique. Je cesse mes attentions sur son sexe, et me laisse entraîner par sa main qui m'amène, par les cheveux, à sa hauteur:

« -Toujours aussi doué pour me faire oublier les journées désagréables... Susurre t-elle les yeux mi-clos, encore engourdie par le plaisir. Je l'embrasse, et profite quelques instants de l'apaisement total qui règne dans la pièce lorsqu'elle me dit: Je te rends la pareil ?

-Rien ne t'y oblige, surtout si tu veux te reposer...

-Ne te sers pas de mes excuses contre moi, tu veux ? Je ris sous cape.

-Si tu n'y vois pas d'objection... » Bien sûr que non, elle n'y voit pas d'objection, je ne sais que trop bien le plaisir qu'elle prend et la puissance qu'elle ressent lorsqu'elle m'amène jusqu'à l'extase. Je sais que c'est là un de ses moyens de me rappeler son statut. Je la comprends. Je me laisse donc faire tandis que sa silhouette brune se redresse, et s'agenouille au bord du lit, je m'y assois jambe écartées, je n'ai aucune intention de résister...

De quelques gestes habilles, elle me dénude entièrement. Me revient un instant en tête la concentration que cela nécessitait au paravant. Six ans, un clignement d'oeil pour moi, font décidément sur les humains toutes sortes de miracles. Ses lèvres viennent caresser ma verge tendue sur sa longueur, un simple frôlement pour elle, un véritable électrochoc pour moi. Sa bouche brulante contre mes nerfs glacés, m'arrachent un vague grognement, mais mes protestations cessent sitôt que je sens sa langue suivre le tracé de ses lèvres. Integra se joue de moi, laissant sa langue serpenter contre mon membre, titillant de ci de là un point sensible, puis un autre, tout en me fixant de ses yeux brillants de désir et d'amusement. Un râle plus grave s'échappe de ma gorge, et une pointe d'inquiétude transparait sur le visage de mon idole... C'est donc bien une autre bouche qui vient de s'ouvrir au milieu de ma gorge. L'excitation n'a jamais eu des effets très positifs sur la stabilité de mon enveloppe corporelle que ce soit lors des combats ou de nos instants d'intimité. Néanmoins l'habitude vient à bout de tout, et après ce petit temps de surprise, l'héritière Hellsing reprend sa fellation comme si de rien n'était, acceptant enfin de prendre mon sexe en bouche et de me donner ce plaisir que je ne pouvais plus attendre. L'enclave de la chaire chaude, enserrant mon membre me rend fou, tout comme les mouvements de sa langue où les frottement de son palais contre mon gland tandis que ses doigts jouent avec mes bourses.

Je jouis, une de mes mains, j'ai la vague impression qu'il y en a quelques unes en trop, saisi un peu fermement ses cheveux, mais elle ne cille pas. Tout juste déglutit elle calmement, gratifiant mon sexe d'une énième pression électrisante, lorsqu'elle avale ma semence. Une chance que le sang soit le seul fluide qui permette la transformation en vampire...

Je reviens doucement à moi, à ce corps maudit que les attentions de ma Maîtresse m'ont fait quitter un instant. Je replis une paire de bras en trop, clos quelques yeux apparus son mon profil droit et ferme trois bouches chaotiquement dispersées entre ma nuque et mon torse. Elle me regarde faire en silence puis vient se lover contre moi, je m'enroule autour d'elle tant que possible, profitant avec délice de sa chaleur de vivante. Elle s'arrache un instant à mon étreinte, attrapant un cigare dans la table de nuit, qu'elle allume d'un geste désinvolte. La tête contre mon torse elle s'amuse à faire des ronds de fumée, perdue dans ses pensées:

« -Quand je pense que ça fait 6 ans qu'on couche ensemble et que je pourrais être considérée comme aussi vierge qu'une madone je dois t'avouer que ça me laisse pensive... Me dit-elle d'un ton franc avant de pousser un petit rire narquois.

-Félicitons nous simplement que pour l'abruti qui a décidé de la définition de la virginité, la sexualité se limite à mettre une un pénis dans un vagin. Un rire de sale gosse lui échappe avant qu'elle ne tire une nouvelle bouffée de son cigare.

-Je suis heureuse de t'avoir à mes côtés, Alucard. » Me dit-elle d'un ton subitement solennelle.

Je me contente de sourire.

Demain, lorsque le soleil se couchera, il faudra à nouveau qu'elle se pare de son costume d'homme et de son masque de fer. Demain, elle cherchera à nouveau des yeux, la peur au ventre, un espion potentiel. Demain, il faudra à nouveau jouer le rôle du leader froid et impitoyable. Mais en cet instant, à l'abris dans cette forteresse de pierre et de draps, une main sur ses hanches lyres, demain me semble si loin...