Je suis très contente de la manière dont cette fic a été accueillie !! Un vrai bonheur!!
Petite note: Cette fic est inspirée d'un auteur que j'aime énormément: Juliette Benzoni!! Si vous aimez les Joyaux et l'Histoire, cette auteur est pour vous !! Je vous la conseille vivement!
Petite note 2: Pour ceux qui attendent Le Prince Enchanteur; le prochain chapitre sera posté ou ce soir comme prévu ou demain, je n'ai pas eu le temps de l'écrire !!
WARNING: NE RALEZ PAS A LA FIN, CETTE FIC EST BIEN UN 1x2 !!!
Disclamer: Rien est à moi sauf Noa et Lysa!!
Sur ce,
Bonne Lecture
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Le bal de la Comtesse.
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La Mustang GT-Gundanium V16 du trépidant Français Trowa Barton stoppa sa course devant l'entrée de l'immense hôtel particulier que la Dame avait la chance de posséder en plein coeur de New York.
« Eh ben!! C'est pas avec mon salaire de professeur que je pourrais m'offrir une baraque pareille!! »
Heero, tiré à 4 épingles dans un smoking entièrement noir coupé à la perfection, leva les yeux au ciel, amusé par cette remarque à la fois vrai et fausse.
Certes, son salaire ne le lui permettait pas mais les bénéfices qu'il tirait de ses récentes publications ainsi que les intêréts que lui rapportaient ses actions dans le vin qu'il possédait et qu'il avait en grand nombre, lui permettaient largement d'acheter la moitié de son pays natal.
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Munis de leurs indispensables cartons d'invitation, ils se présentèrent au maître d'hôtel qui les mena vers une grande terrasse à l'arrière de la maison qui donnait sur un jardin côquet et agréable au milieu de la mégalopôle américaine.
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Une jeune femme qu'Heero connaissait bien vint à leur rencontre dès leur arrivée sur la terrasse.
Rélena Darlian, fille de l'ambassadeur de Sank rattaché aux Colonies qui avait été assassiné peu avant la fin de la guerre et la plus jeune ministre des affaires étrangères qu'est connu ce même pays, salua Heero d'un immense sourire.
" Mon Dieu Heero!! Nous ne devrions pas prendre autant de temps avant de nous revoir. J'ai l'impression que notre dernière discussion remonte à un demi-siècle."
La jeune femme dont les longs cheveux blonds étaient retenus en un savant chignon qui laissait libre quelques mèches bouclés, était drapée dans une longue robe de mousseline rose pâle qui se mariait à merveille à ses grands yeux bleus et sa peau si blanche.
Elle était radieuse et le sourire qu'elle arborait disait qu'elle le savait.
Comme à son habitude, Heero l'accueillit en portant ses lèvres à ses doigts pour y déposer un baiser délicat.
" Vous avez raison Rélena, votre compagnie est un plaisir que nous devrions nous offrir plus souvent."
Trowa n'en montra rien mais alors qu'il saluait aussi la jeune femme qui dévorait son ami du regard, il se retenait de se moquer de sa manie de distiller les compliments les plus lourds avec un savoir-faire qui charmaient les femmes et qui l'amusait énormément.
" Alors mon ami, je n'ai pas entendu dire que vous faisiez parti de l'Association des Anciens combattants même si vous en êtes effectivement un.
Rien ne vous échappe, on dirait. Je ne suis pas ici en tant que membre de l'association mais sur invitation personnelle de la Comtesse. Elle a quelque chose à me montrer et que je ne louperrais pour rien au monde."
Les yeux brillants d'Heero et sa phrase à double sens dont il semblait ne pas s'en être rendu compte fit rougir Réléna jusqu'aux oreilles et éclater de rire Trowa.
Le Japonais les regarda avec surprise avant de comprendre et de rire à son tour de sa bêtise.
" Excusez moi Rélena, je parlais du dernier bijou que la Comtesse a acheté. Il se trouve que je m'étais moi-même porté acquereur et elle ne l'a soufflé sous le nez.
Oh! J'en ai entendu parler mais je n'ai pas réussi à savoir de quoi il s'agissait. Pourriez-vous peut-être nous renseigner, cher Prince.
Désolé, je vous laisse l'entière surprise de la découverte."
Dépitée, la jeune femme se tourna vers Trowa.
" Et vous, mon bon ami? Le savez-vous?
Non ma dame, il fait le même mystère avec moi."
Réléna ne répondit pas mais son sourire était devenu un rien boudeur.
Heero était très content de son effet, voulant surtout partagé avec son ami la suprise qu'il avait lui-même eu en découvrant le fameux bijou.
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Puis comme si la question n'avait jamais été posée, le visage de Rélena s'illumina de nouveau.
" Attendez-moi ici Heero, je voudrais vous présenter quelqu'un."
La jeune femme passa entre eux sans un regard ni pour l'un ni pour l'autre, les laissant tous les deux perplexes.
" Ah les femmes, je ne les comprendrais jamais.
Je suis bien d'accord avec toi mon vieux.
Alors, ce joyau? Maintenant qu'elle est partie, tu peux me le dire!
Oh mais non! La surprise est pour toi, je ne suis même pas sûr que Rélena le connaisse celui-là!
Tu plaisantes au moins? C'est une fanatique de tout ce qui brille!!
Justement! Cette pierre-ci est de celles qui ternissent tout sur leur passage.
Une pierre rouge?
Oui, rouge sang."
Ils n'eurent guère le temps de discuter plus en avant.
Rélena revenait vers eux, accompagnée d'une magnifique jeune femme.
Une divine créature aux longs cheveux d'un noir intense qui encadraient un visage fin à la peau dorée, parfait écrin aux deux améthystes qui l'observaient avec amusement.
Heero savait reconnaître une beauté exceptionnelle quand il en voyait une, et celle-ci ne faisait aucun doute, elle était de ces beautés sauvages pour qui un homme pourrait vendre son âme pour un quart d'heure entre ses draps.
" Prince Heero Yuy, Professeur Trowa Barton, je vous présente une amie très chère: Lysa Maxwell."
Cette fois-ci, Trowa suivit son ami dans son baise-main tant la nouvelle venue était charmante et ce fut en se relevant que sa mémoire lui rappela où il avait déjà entendu le nom des Maxwell.
" Seriez-vous la soeur de Duo Maxwell?"
La jeune femme parut surprise.
" Oh! Vous connaissez mon frère?
Non, je n'ai pas ce plaisir. Je pensais au remue-ménage que sa nomination avait faite il y a plus d'un an lorsqu'il a succédé à la tête de l'Empire Maxwell à la suite de votre père. Si je me souviens bien, les actionnaires avaient vu d'un mauvais oeil qu'un coureur de F1 devienne le parton d'une des entreprises les plus prospères de son temps...
Et Duo leur a cloué le bec en augmentant de 30 pour 100 le bénéfice net de l'entreprise et en a profité pour créer une succursalle sur L2 . Il me fait penser à ce vieux personnage de BD... son nom déjà... Oh oui!! Largo Winch.
Il y a un peu de ça..."
Trowa se joignit au rire de la jeune femme. Elle avait un franc-parlé qui lui plaisait infiniment.
Les présentations s'arrêtèrent là.
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La Comtesse Lucrezia Von Noin, superbe dans son fourreau de soir noir, juste voilé d'une étoile de tulle fine d'un brillant gris perlé, descendait vers eux avec la grâce digne des belles actrices de l'Hollywood d'Audrey Hepburn ou de Greta Garbo.
Elle ne portait d'autres bijoux que la Larme de Shinigami, reposant à la naissance d'un profond décolleté, soutenue par un collier composé d'une centaine de petits diamants.
Une pièce magnifique selon les critères d'Heero qui se targuait d'être un expert en la matière.
Son nouvel époux, un certain Zechs Merquise, ancien soldat qui s'était illustré avec bravoure lors de la dernière guerre et dont il était devenu un des héros, alla à sa rencontre alors que la jeune femme descendait les dernières marches du monumentale escalier qui menait de l'intérieur de la maison à la terrasse où se rassemblait les invités, encadrés par des dizaines de buffets et une centaine de serviteurs en livré, prêts à satsifaire la moindre exigence d'une de ses personnalités du Gotta terrestre et coloniale qui semblait réuni ici au grand complet à quelques exceptions près.
Heero apercevait d'ailleurs les cheveux si blonds de l'héritier de la Winner Corps, Quatre Raberba Winner – qu'il ne connaissait pas personnelement mais il savait que son père lui avait laissé la direction de la filiale commerciale et au vu du bond que leurs actions avaient fait à la Bourse, Quatre avait les dents aussi longues que son père.
Au plus grand désespoir d'Heero, non loin de lui se trouvait l'insupportable Duchesse Dorothy de Catalonia, son cauchemar incarné.
La femme blonde de quelques années son aînée lui tournait pour l'instant le dos, discutant tranquillement avec un bel homme d'environ 40 ans.
Elle se tenait droite, le cou tendu pour le faire paraître plus long et cette posture, le Prince l'aurait reconnu partout.
Depuis qu'il lui avait avoué aimer chasser les joyaux rares lors d'une réception où on les avait présentés quelques années plus tôt, elle ne cessait de l'ennuyer – et encore le mot était trop faible- pour qu'elle lui retrouve quelques diamants qui auraient appartenu à la Reine Marie-Antoinette, qui malgré les siècles fascinait toujours, autant par sa grâce que l'opulence de sa cassette.
Il avait eu beau lui dire qu'il ne s'occupait exclusivement que de sa propre collection, voir peut-être de celle de ses amis proches, cercle dont elle ne faisait pas partie.
Mais tout lui semblait dû et il ne put retenir un mouvement arrière quand elle se tourna vers lui et que ses yeux gris se plantèrent dans les siens.
Elle l'avait vu...
Le sourire de Dorothy s'élargit et elle s'excusa auprès de l'homme avec lequel elle discutait pour fondre sur lui comme sur une proie.
Heero eut l'impression d'être pris au piège et avec ses sourcils froncés, elle lui fit penser à un rhinocéros qui chargeait.
La situation aurait pû être très amusante s'il n'avait pas été lui-même le but final de l'attaque.
Il se prépara courageusement à la confrontation – son honneur ne supporterait pas qu'il fuit, il avait combattu, que Diable!!!- quand un bras salutaire se glissa sous le sien et l'entraîna d'autorité vers l'un des buffets, laissant derrière lui une Dorothy, vexée.
Il jeta un coup d'oeil à son sauveur.
Le profil fier de Lysa Maxwell se découpait sur la lueur des milliers de bougies que l'on avait disposé un peu partout dans le jardin et qui l'illuminaient l'ensemble d'une douce lumière tamisée.
" On dirait que cette femme vous fait peur, cher Prince.
Vous n'allez peut-être pas le croire mais c'est effectivement le cas. J'ai eu suffisamment à faire à elle pour ne pas avoir envie de passer une minute de plus en sa compagnie.
Décidemment, Dorothy jouit de la plus mauvaise réputation de la Haute.
Vous la connaissez?
Oui, mais ne pensez pas que nous sommes amies, loin sans faut. Notre inimité est réciproque et c'est bien la seule chose sur laquelle nous sommes d'accord elle et moi. Nous autres les Maxwell n'aimons pas l'esbrouffe hypocrite."
Heero sourit à l'étrange tournure de phrase et il allait lui répondre que les Yuy étaient de la même eau mais Trowa les rejoignait.
" Eh bien mon ami!!! Je suis content que tu sois venue me débusquer dans mon repère pour me mener vers ce superbe joyau que j'ai pu admirer à mon aise ce soir!!!
Je savais que tu aimerais ma surprise!
Et comment!!! La Larme de Shinigami en personne!! Un diamant unique par sa couleur et par son histoire!! Mon Dieu!! Ce soir, je suis un homme comblé!
Vous vous intéressez aussi à cette pierre?"
Heero et Trowa tournèrent vers elle un regard étonné.
Elle rit et répondit à leur muette question.
" Non, je ne suis pas une folle de bijoux, qu'ils soient récents ou anciens bien que leur histoire me fascine, je faisais allusion à Lucrézia qui m'en parle depuis qu'elle a pu le ravir au nez d'un grand amateur."
Le Japonais eut une moue contrariée qui fit de nouveau rire l'Américaine.
" Vous êtes le fameux amateur!! Je comprends maintenant sa fierté. Votre habilité au jeu des enchères n'est plus à faire, cher Prince et vous battre sur votre terrain doit être un plaisir que peu de gens ont eu la joie de s'offrir.
Heero aurait souhaité lui répondre qu'il était bon joueur, d'où sa présence ici, offre de la Comtesse qu'il n'avait pu refuser mais celle-ci venait justement de se matérialiser à leurs côtés et leur enleva la délicieuse Lysa Maxwel et sa bonne humeur.
Un serveur vint apporter une coupe de champagne aux deux hommes restés seuls à deux pas d'un buffet de fruits exotiques duquel ils s'approchèrent en discutant tranquillement.
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Au bout de plusieurs minutes à contempler les différents invités et à répondre à quelques vagues saluts, Trowa brisa le confortable silence, teinté du brouhaha qui régnait dans le jardin.
" Aurais-tu trouvé la perle rare?"
Heero fut pris de court par la question.
" Hn?
Je te parle de la sublime Lysa Maxwell avec laquelle tu viens de passer plus d'une demi-heure en tête-à-tête."
Heero ria de bon coeur.
" Nous avons parlé de la Duchesse Dorothy."
Trowa eut une légère grimace, montrant qu'il la connaissait aussi.
" C'est une de ses amies?
Pas exactement. Elles se connaissent mais ne peuvent se supporter.
Je me demande bien pourquoi!!"
Ils rièrent ensemble et se mêlèrent enfin aux autres invités pour profiter de la réception.
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Durant la soirée, Heero souhaita échanger quelques mots avec Zechs Merquise mais on lui répondit que celui-ci avait reçu un coup de téléphone et qu'il était parti depuis environ une heure.
Le retour de Lysa vers eux lui fit oublier sa déception et il finit la soirée en compagnie de son ami, de Lysa et de Rélena.
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Aux alentours de 2h du matin, Heero allait proposer à Trowa de rentrer quand un cri retentit à l'étage de la demeure.
Les hommes présents, y compris Heero et Trowa, se ruèrent à l'intérieur de la maison et découvrirent comme les autres gentilhommes présents, une servante agenouillée en pleines crise hystérique, à quelques mètres seulement du corps égorgé de la Comtesse , son illustre bijou, envolé.
Heero fut le premier à réagir en interdisant quiconque de s'approcher du corps à part lui puisqu'il avait déjà franchi le périmètre de sécurité pour vérifier si elle était bien morte puis envoya un valet appeler la police et interdire le départ aux invités.
Il savait très bien qu'il y avait peu de chance pour que l'assassin soit toujours dans les parages mais s'il y avait une chance, il fallait la saisir.
Trowa accompagna le serviteur à la terrasse et annonça l'effroyable nouvelle aux dames restées dehors.
Certaines tournèrent de l'oeil, d'autres se figèrent et quelques unes, à l'instar de Lysa, prirent les choses en main avec les dames pour laisser à ses messieurs le soin de s'expliquer avec la police.
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J'espère que cela vous plait toujours!!!
Kisu.
Noan
