Bonjour tout le monde !
D'abord, je tenais à m'excuser de ne rien avoir publié depuis... euh... longtemps, mais je n'en ai pas eu l'occasion. Ensuite, je souhaitais remercier mes reviewer/revieweuses.
Me revoilà donc, avec le deuxième des dix chapitres que compte cette nouvelle fic', qui lève le voile sur la porte ouverte de l'agent DiNozzo, enfin... Je vous laisse lire ça.
CHAPITRE II - DRÔLE DE DEJEUNER
" Vou-lez vous cou-cher avec moi, ce soir...
Pouvait-on entendre chanter, avec un très bon accent français.
- Alyson !?
- Oui, je sais, je chante faux, mais c'est Lady Marmalade !
- Quoi ?
- La musique... C'est "Lady Marmalade", la bande originale de Moulin Rouge. Puis, exaspérée : Mais si, Moulin Rouge... Nicole Kidman, Ewan McGregor. Encore un chef-d'œuvre signé Baz Luhrmann. Oh, papa...
- Je connais, je ne suis pas inculte.
- Bah alors pourquoi t'as pas réagi plus tôt ?
- Comment t'es rentrée ?
- Et c'est reparti pour un tour, marmonna l'adolescente.
- Quoi ? Répète, s'il te plaît, je suis pas sûr d'avoir bien entendu, répondit Tony, haussant le ton.
- Tu ne peux pas arrêter d'être, juste cinq minutes, l'agent spécial Anthony DiNozzo, de poser des questions, et devenir tout simplement Tony... Mon père... Non, à ce que je vois ce n'est pas possible, tu garderas toujours ta sale manie de faire subir un vrai interrogatoire à tous ceux que tu connais...
- Comment ça ? S'indigna-t-il. Mais vas-y, exprime-toi, je t'en prie !
- Première fois que je viens ici : allez hop, j'ai le droit à un interrogatoire sur toute ma vie. Sympa, l'accueil, franchement... Et deuxième fois - c'est à dire là - ... Rebelote, c'est "qu'est-ce que tu fais là", "comment t'es entrée", et patati, et patata. Mais y en a marre, à la fin !
- J'ai bien le droit de me poser des questions, non ? Je rentre chez moi, la porte est débarrée, il y a de la musique dans l'appartement, et... C'est quoi, cette odeur de brûlé ?
- Brûlé... Oh non, j'ai oublié le poulet dans le four ! J'espère que tu manges là ce midi ! Cria-t-elle en se dirigeant vers la cuisine. "
Elle courut à la cuisine éteindre le four. Par chance, le poulet n'avait pas cramé... C'était juste que le thermostat avait mal été réglé... Et si Tony avait si vite senti l'odeur, c'est qu'il n'était pas habitué à manger des plats comme cela... Agent de terrain, ça prend beaucoup de temps et d'énergie... Du coup, il en reste beaucoup moins pour cuisiner.
" Bon, reprit Tony, qui avait suivi sa fille dans la cuisine, on peut savoir comment tu es entrée dans l'appartement, où toujours pas ?
- Ta clé, papa... Tu te souviens de la dernière fois, pas vrai ? Eh bien il m'avait suffit de regarder vers où tu jetais ton regard lorsqu'on quittait l'appartement, et je savais approximativement où tu cachais ton double. Les gens ont toujours la manie de regarder là où sont cachés leurs biens les plus précieux.
- Et comment as-tu fait pour partir de ta famille d'accueil ?
- Ça, je dois avouer que c'était assez drôle... J'ai demandé à un pote chauffeur de taxi de passer me chercher et de m'emmener ici. Quant aux Cameron... Je leur ai dit que mon ami passait me prendre et m'emmenait au resto avant d'aller chez le psy. Je me demande ce qu'ils ont pu imaginer qu'il y avait entre lui et moi...
- Ingénieux, tout ça, vraiment, la félicita faussement Tony. Il y a juste un petit détail qui cloche... Tu n'es pas censée être ici. Tu as un rendez-vous, cet après-midi, et je compte bien t'y emmener, de gré ou de force.
- Tu crois vraiment que je vais aller le voir, ton pseudo-psy à la mords-moi-le-nœud ? Mais tu rêves, papa, tu rêves !
- Ce n'est pas quelque chose de négociable. Tu iras, un point c'est tout ! S'énerva-t-il, ce qui eut pour effet de faire sourire Alyson.
- Waw... Parce que tu crois que tu vas pouvoir faire en sorte que je t'obéisse au doigt et à l'œil ? On ne vient pas du même monde, toi et moi.
- Peut-être, mais je connais le tien, et crois-moi j'en ai maté des bien plus coriaces que toi.
- Mon pauvre petit papounet, se moqua-t-elle.
- Tu vas m'obéir, Alyson, et tu iras chez ce psy, ou...
- Ou ? "
Mais bon sang qu'est-ce qu'il me prend... Bonté divine, je commence à devenir comme... NON ! Pas lui, pas cet homme-là, je refuse de lui ressembler ! Il y a bien d'autres moyens pour se faire respecter, après tout...
Le regard de Tony était vraiment noir. Déjà que ce n'était pas son fort d'être avec des enfants, si en plus il n'arrivait pas à faire en sorte que sa propre fille lui obéisse ! Alyson, quant à elle, soutenait plus que fermement le regard de son père. Elle savait que celui des deux qui lâcherait le premier serait vaincu, quoi qu'il se passe ensuite. C'était comme ça, dans la rue... Mais on n'était plus dans la rue. Plus elle regardait son père, plus elle avait peur... Jusqu'où irait-il pour se faire obéir, respecter ? Irait-il jusqu'à lui mettre une gifle ?
Non, sinon il perdrait tous ses droits paternels, et aucun de nous ne veut ça... Mais il la regardait si bizarrement... Elle se décida :
" Ça va, c'est bon, j'irai le voir, ce foutu psy, cria-t-elle, détachant son regard de celui de son père. Mais SEULE, c'est clair ? Je m'en vais, ça commence à craindre ici... Tiens, ta clé. De toute façon, je t'ai pas attendu pour en faire un double, alors... Et tu vas le manger tout seul, ton poulet, t'es content ? Hurla-t-elle en passant le pas de la porte, avant de tituber, puis de s'adosser brutalement contre le mur : elle avait failli s'écrouler dans les escaliers. Son père accourut aussitôt.
- Alyson, ça va ? Dis-moi ce qu'il se passe.
- Mais rien... Arrête de psychoter tout le temps, comme ça, pour moi.
- Mais c'est mon rôle de m'inquiéter. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Un faux mouvement ? Un coup de fatigue ?
- Rien, rien, tenta de le rassurer la jeune femme. Juste... Une petite douleur, là.
- C'est là où tu as été blessée, constata son père.
- Bah... C'est rien, ça... Ça va passer. Elle avait le souffle court.
- Allez, je te ramène dans ta famille d'accueil. Et tu me promets de passer au moins l'après-midi à te reposer, d'accord ?
- Mais... Le rendez-vous ? "
Elle se moquait bien de ce rendez-vous, mais c'était pour la forme... Faire penser à une soudaine prise de conscience, quelque chose comme ça.
" Au diable le psy ! Je l'appellerai pour annuler. Ta santé physique passe pour le moment avant ce maudit... psy. Tu dois te reposer encore au moins huit jours, jusqu'à ce qu'on t'enlève ce plâtre, d'accord ? Allez, viens, on y va.
- Et ton boulot ? Et ton poulet-frites ?
- J'informerai Gibbs que je ne pourrai pas aller travailler, il comprendra. Et puis, le poulet-frites... On peut toujours le manger en voiture, qu'en penses-tu ? "
La jeune femme acquiesça d'un signe de tête. Il prit alors ses affaires, puis ils allèrent à la voiture de Tony. Elle s'assit à l'avant et commença à dévorer à pleines dents le poulet-frites qu'elle avait concocté pour son père.
" Hé, laisse-m'en un peu, tu n'es pas la seule à mourir de faim, ici, protesta-t-il.
- Miam… Désolée, mais… J'adore ça. Tiens, goûte moi ça, un peu.
- Hum… Un pur délice, s'exalta-t-il. Ça me rappelle quelque chose, cette recette.
- Oui, c'est celle que préparait grand-mère. Généralement, elle faisait plutôt ça avec la dinde.
- Hum, les Thanksgiving chez les McCallaway ont toujours été un pur régal. C'est vrai que Maggie faisait les plus merveilleuses dindes de la ville…
- De l'Etat…
- Du pays…
- De la terre…
- De la galaxie...
- De l'univers…
- Ah, tu m'as battu.
- Elle… Elle a eu son accident de voiture le soir de Thanksgiving. On était tous à la maison - sauf John, heureusement qu'il était en voyage au Japon ce jour-là, pour passer une commande, je ne sais quoi - alors, pour une fois, j'ai pu assister à un repas de famille. Quand elle est partie, le soir, elle est montée dans sa voiture. Quelques instants après… Boum ! Un chauffard ivre lui a foncé dessus. Elle est restée une semaine dans le coma, et puis… Un soir… L'hôpital a appelé… Elle venait de mourir.
- Et le chauffard ?
- Il s'était enfui, personne ne l'a jamais retrouvé. Mais passons, il faut aller de l'avant, pas ressasser le passé. Tu veux des frites ?
- Oui, merci. Ah, on arrive bientôt.
- Tu sais, à propos de tout à l'heure… Excuse-moi, je ne voulais pas te mettre en rogne ou quoi que ce soit… J'ai encore agi à ma guise, une fois de plus.
- Excuses acceptées. Allez, viens, on est arrivé, maintenant. "
Ils descendirent de la voiture. Alyson s'excusa de s'être enfuie, Tony pria les Cameron de bien veiller à ce que sa fille se repose, et n'aille pas à son rendez-vous, qu'il allait annuler, après ce qu'il s'était passé. Il repartit pour le NCIS. La petite demi-heure de trajet fut rapidement effectuée. Il gara sa voiture, entra dans les locaux et, ne voyant personne, se rendit au labo d'Abby, par les escaliers…
Si l'ascenseur est encore bloqué comme ça, Gibbs doit être avec Fornell… J'ai comme un mauvais pressentiment…
Et voilà, suite au prochain chapitre. N'hésitez pas à me donner votre avis, quel qu'il soit. Thanks for reading.
