Titre : Il se fait tard - chapitre 1
Fandom : Glee
Personnages : Klaine, Rory, mention de Rachel, Mercedes, etc
Genre : futur, sorte de AU (car Rory est enfant lorsque Kurt et Blaine sont adultes)
Commentaires : c'est fait pour être du fluff complet ou presque, ça n'a pas de prétention autre que de me faire plaisir avec Klaine et Rory
Kurt se rappellerait toujours ce jour-là. Notamment parce qu'il l'avait écrit dans son agenda. Mais bien sûr, l'expression de Blaine lorsqu'il était rentré l'avait profondément marqué. De plus, cette synchronisation qu'ils avaient eu le rendait fier pour il ne savait trop quelle raison. Mais peu importe, il venait de lui parler d'un enfant. Leur enfant. La première réaction de Kurt avait été de serrer Blaine dans ses bras, dans une étreinte pleine d'amour et de tendresse. En y réfléchissant, ça n'avait pas beaucoup de sens. Quel fils ? Blaine avait-il donné son sperme à une mère porteuse sans lui en parler et il revenait tout juste de la clinique où elle avait accouché ? Non mais sans rire.
Cela dit, que ça eût du sens ou non, Kurt voyait que c'était important. Intense, même. Il demanda en toute logique des explications. Blaine s'assit donc dans leur canapé parme et Kurt s'empressa d'aller faire du thé pour en porter à son conjoint bouleversé. Ils burent quelques gorgées en silence et Blaine se mordit la lèvre, comme embarrassé par son attitude. Kurt, excédé par l'attente insoutenable qu'il subissait, s'exclama enfin :
« Tu vas me dire de quoi il s'agit ?
-Oui, excuse-moi, répondit Blaine en secouant la tête. J'ai l'air d'un fou, je le sais mais…
-Chéri, après t'avoir vu chanter dans un GAP, ce n'est pas ça qui me fera peur. »
Blaine ne put se retenir de rire à l'évocation de ce vieux souvenir. Il posa sa tasse sur la table basse et entreprit de tout raconter à Kurt.
« Aujourd'hui, j'étais avec une association qui s'occupe d'enfants orphelins ou dont les parents ne peuvent pas les garder. C'était bien, c'était vraiment chouette, certains gamins étaient un peu farouches, mais il y en avait des très sympas. On a chanté ensemble, ça s'est super bien passé. C'était un peu triste, aussi, forcément. Tu imagines tous ces gamins qui vivent dans ces foyers sociaux où on ne peut pas les encadrer autant qu'on le voudrait, mais ces assoc' font de leur mieux, vraiment. Ils attendent d'être placés dans des foyers d'accueil et s'ils ont de la chance, d'être adopté. Enfin tu sais tout ça, dit Blaine en battant l'air d'une main comme pour effacer ses paroles. Ça m'a fait penser à nous, et aux discussions qu'on a eues au sujet des enfants, de temps en temps. Et puis il y a eu ce gamin. » Les yeux se Blaine s'agrandirent d'un coup. Il avait l'air fasciné. « Ce gamin, répéta-t-il lentement. Il était tellement… si tu l'avais vu ! Je veux dire… Il a chanté, ça lui a beaucoup plu, parce qu'à un moment il a courut vers moi pour me donner un dessin. Tiens, regarde. »
Il se leva précipitamment et sortit de sa poche arrière une feuille pliée en quatre qu'il tendit à Kurt. Le dessin représentait Blaine, et même si ça n'avait pas été évident, vu que le personnage était au milieu d'enfants et jouait de la guitare, Kurt l'aurait reconnu parce que le petit lui avait dessiné de gros sourcils. Il eut un sourire attendri et amusé à la fois. Il y avait écrit « Merci » au crayon rouge dans le coin droit de la feuille. Blaine reprit son histoire.
« Il était adorable, il avait ces yeux bleus qui me regardaient avec… je ne sais pas, semblait s'énerver Blaine, cet air ! Et cet accent à couper au couteau mais tellement mignon et… » Blaine marqua une pause. « Il te ressemble, Kurt. Ça parait dingue, je sais, mais ça m'a frappé, et je n'ai plus réussi à détacher mon regard de lui. Il est resté collé à moi le reste de la journée et j'avais envie de l'emmener avec moi, là, tout de suite ! Et il n'avait pas l'air de me coller comme il l'aurait fait avec n'importe qui, tu sais, parce que bon ces gosses seraient prêts à tout pour se barrer de leurs foyers, alors ils font les mignons devant les visiteurs, mais il s'est vraiment passé quelque chose entre nous, je l'ai senti. Alors… »
Kurt était surpris, c'était le moins qu'on puisse dire. Il avait légèrement ouvert la bouche sans s'en rendre compte à l'énonciation de sa ressemblance avec ce mystérieux petit garçon et il devait maintenant avoir l'air d'un poisson mort. Quand il en prit conscience, il referma la bouche et essaya de trouver quelque chose à dire, mais il y avait tant de pensées qui s'entrechoquaient dans sa tête qu'il n'y parvint pas tout de suite. Il était perplexe, inquiet, un peu fier quelque part, un peu touché, plus qu'un peu intrigué. Heureusement, il n'eut pas à prendre la parole tout de suite, car Blaine continua, en faisant les cent pas entre le canapé et la table basse.
« Je sais que c'est énorme. Je ne peux pas te demander de l'adopter comme ça, sur un coup de tête. Je sais que tu veux des enfants, mais peut-être pas là, dans l'instant. Tu as encore des représentations de prévues pour quelques semaines, et moi aussi d'ailleurs, même si j'en ai moins. Et puis on a jamais parlé d'adopter un enfant déjà grand. Enfin quand je dis grand, il a cinq ans, mais pas un bébé, je veux dire, alors… » Blaine passait et repassait ses mains dans ses cheveux nerveusement.
« Je veux le voir. »
Blaine se tourna vers Kurt d'un mouvement vif.
« Tu… tu veux vraiment ?
-Evidemment. Je dois voir qui est ce petit garçon qui t'a chamboulé comme ça.
-Oui, haha, oui, sans doute.
-Mais Blaine, comme tu dis, c'est énorme. Il faut que tu prennes en compte que je n'aurais peut-être pas le même coup de foudre pour lui que tu as eu. » Le visage de Blaine s'affaissa mais Kurt devait aller au bout de son idée. « Je ne veux pas te donner de faux espoirs. Et il faut que tu acceptes la possibilité que je dise non. J'ai l'impression que ça te briserait le cœur, et c'est la dernière chose que je veux, mais je ne pourrais pas adopter un enfant juste pour te faire plaisir. Pour toi, pour moi, et pour lui. Même s'il y a peu de chances que je ne sois pas gentil avec lui, je dois sentir que je peux l'aimer de tout mon cœur. »
Blaine passa la main sur son visage en hochant la tête. Il se rassit.
« Tu as raison. Tu as complètement raison, dit-il. Et tu sais, peut-être que demain, je me rendrais compte que ça n'était qu'un coup de sang, un truc du genre. Je dois penser de façon rationnelle. Mais si tu veux vraiment le voir…
-Je veux le voir, » le coupa Kurt. Il prit la main de Blaine dans la sienne et la serra fort. « On ira ensemble le voir. Tu sais, aujourd'hui, je m'apprêtais à te parler d'enfants… j'ai décidé que j'en voulais. Maintenant. Je ne dis pas que ça doit forcément être lui… comment s'appelle-t-il, d'ailleurs ?
-Oh, c'est vrai ! J'ai tout dit sauf ça, s'esclaffa Blaine. Rory.
-Rory… »
Kurt songea qu'il aimait bien ce prénom. Il avait envie de voir son mini sosie. D'un autre côté, il voulait garder ses espérances au plus bas. Vraiment, ne rien attendre de cette rencontre. Il ne devait pas trop faire monter ses attentes, parce que sinon, il pourrait ne pas être aussi emballé qu'il voulait l'être. Et par-dessus tout, il ne voulait pas faire de mal à Blaine. Quelque chose au fond de lui criait qu'il voulait aimer Rory, pour Blaine, pour lui, pour ce petit qui avait sans doute besoin de parents aimants. Mais il devait attendre de le voir.
Ça se fit très vite, car, d'une part, Kurt voulait voir l'enfant le plus vite possible, dans le cas où, s'il devait dire non, Blaine n'ait pas le temps d'espérer, d'autre part parce qu'ils ne travaillaient ni l'un ni l'autre le lendemain et qu'ils décidèrent d'y aller aussitôt.
Kurt ne pouvait pas dire qu'il était stressé. En fait, il l'était totalement, mais à côté de Blaine, c'était une bagatelle. Blaine faisait tout son possible pour ne pas trop y croire, il le savait, mais c'était dur, et Kurt le comprenait. Il avait eu un tel choc. Kurt se sentait sous pression. Il évitait tant que possible qu'on lui fasse ressentir de la pression pour des choses auxquelles il ne pouvait rien ou pour lesquelles il n'avait pas à culpabiliser, mais là, l'enjeu était important. Il s'agissait de son compagnon de vie. L'homme qu'il aimait et qu'il risquait de blesser et de décevoir.
Ils étaient en voiture depuis près d'une demi-heure et aucun d'eux ne parlait. Les silences dans leur couple était fréquents et normaux, il n'y avait donc rien d'étrange dans leur attitude, pourtant, la tension qui régnait était palpable. Au bout d'un moment, Blaine rompit le silence :
« Ecoute, Kurt, je sais que j'ai eu l'air très touché par cette histoire, et c'est vrai, je ne le nierai pas. J'ai vraiment l'impression que ce gosse pourrait faire partie de la famille et j'en ai envie. Mais si tu dis non, s'il ne te fait pas le même effet, tu ne dois pas avoir peur. Ça ne changera rien pour moi. Je t'aime, et je t'aimerai après ça. Quelle que soit ta décision. Alors, ne te monte pas la tête, agis comme tu le sens. »
Kurt, ému et soulagé il devait l'admettre, murmura un petit « okay » à peine audible mais ils hochèrent la tête à l'unisson, prêts à affronter cette décision qui pourrait changer leur vie. Ils arrivèrent enfin au foyer. C'était la fin de la matinée, le soleil se reflétant sur la neige et les parois blanches du bâtiment les aveuglait. Kurt se gara tant bien que mal, et ils sortirent sur le parking. Ils se regardèrent un instant, sans bouger, et finirent par rire un peu nerveusement. Puis Blaine prit la main de Kurt et le guida à l'intérieur.
C'était plus calme que Kurt ne l'aurait cru, mais il changea d'avis lorsqu'il vit deux gamins sortir d'une pièce en roulant par terre. Il crut tout d'abord qu'ils étaient en train de se battre mais ils semblaient seulement jouer. Une femme les réprimanda tout de même et leur ordonna de se calmer et de retourner en salle de jeux. Elle repéra ensuite le couple et vint à leur rencontre.
« Bonjour, dit-elle, un peu surprise mais amusée, semblait-il de revoir Blaine si vite car elle lui sourit de manière entendue.
-Oui bonjour, dit-il en riant d'un air gêné. Je sais que j'étais déjà là hier mais j'ai rencontré un petit garçon et j'ai pensé à le présenter à mon compagnon, ajouta-t-il en désignant Kurt d'un geste de la main. Kurt, Mlle Stevens. »
Ils se serrèrent la main et Mlle Stevens leur souhaita la bienvenue. C'était une femme qui avait la trentaine, elle portait un jean et un col roulé, avec un gilet à capuche délavé, et ses cheveux étaient attachés en une queue de cheval un peu défaite. Ça ne devait pas être simple de s'occuper de tous ces enfants.
Elle leur expliqua que les enfants allaient déjeuner alors ils en profitèrent pour faire visiter les lieux à Kurt. Il avait déjà visité des foyers de ce genre, mais pas celui-ci, aussi s'y plia-t-il se bonne grâce. Au bout d'un moment, Blaine s'excusa pour aller aux toilettes et Mlle Stevens laissa Kurt se balader à sa guise pour retourner s'occuper des enfants qui revenaient progressivement du réfectoire. Kurt visita les chambres, souvent occupées par quatre enfants ou plus, et il se rendit compte qu'il avait eu la chance d'avoir une enfance dorée. Parfois brutalisé, certes, mais il avait eu une mère, et même lorsqu'elle partit, son père était toujours resté près de lui, solide et aimant. Il lui avait toujours acheté tout ce dont il avait eu besoin et plus. Alors que ces enfants, la plupart n'avaient pas de parents, les autres avaient des parents drogués, trop pauvres pour les garder, lorsqu'ils ne les frappaient pas. Il se demanda dans quelles circonstances le petit Rory avait atterri dans un endroit comme celui-ci.
Une petite fille le bouscula tout et à coup. Elle avait des cheveux courts, blonds, mal coiffés et les yeux verts. Loin de s'excuser, elle le regarda d'un air farouche et grimaça, puis lui tira la langue et s'enfuit. Kurt ne savait pas s'il devait rire ou bien soupirer.
« Elle est jalouse de votre sac, entendit-il tout à coup.
-Pardon ? »
Kurt se retourna et vit deux petits garçons dans le couloir. L'un d'eux pointait du doigt sa besace Marc Jacobs.
« Elle me l'a dit, » explicita le garçon.
Kurt eu tout à coup un élan de sympathie pour la petite. Si elle avait eu un coup de cœur pour un Marc Jacobs c'est qu'elle avait du goût. Il lui pardonna son attitude aussitôt. Il se dit qu'il devrait faire un sondage auprès des enfants et ceux qui aimaient son sac seraient illico dans la case « adoptables ». Il continua son tour, se demandant ce que faisait Blaine, qui ne revenait pas. Il avait dû tomber sur Rory et n'avait pas pu le lâcher. Il se mit donc à leur recherche. Il se rendit compte qu'un des petits copains de la fashionista malpolie le suivait. Il portait une salopette en jean sur un t-shirt rayé et les jambes du pantalon étaient roulées de manière inégale sur ses chevilles. Ses cheveux étaient mal coiffés et Kurt prit note de faire envoyer des peignes au foyer. Ce n'était pas possible. Mais il avait une bouille adorable malgré tout. Le gamin trottinait derrière lui, et quand Kurt se retournait, il s'arrêtait, les bras collés le long du corps comme un soldat au garde à vous, puis, quand Kurt reprenait sa route, il se remettait à gambader derrière lui. Au bout d'un moment, Kurt lui demanda :
« Tu veux quelque chose ? »
Le petit se figea à nouveau et serra les lèvres très fort sans rien répondre. Kurt s'approcha de lui. Le garçon avait l'air d'un lapin pris dans les phares d'une voiture. Tétanisé, il ne bougea pas, même quand Kurt, n'y tenant plus, entreprit de le coiffer un peu avec un peigne qu'il sortit de son sac. A la fin, il lui dit :
« Ferme les yeux. »
Le gamin s'exécuta et Kurt aspergea son crâne d'un petit coup de sa bombe de laque. Lorsqu'il eut fini, il sortit de son sac un miroir et le mit devant le petit garçon pour qu'il vît le résultat. Le petit, qui avait progressivement et timidement rouvert les yeux, desserra les lèvres et se regarda, puis il sourit de toutes ses dents. Le cœur de Kurt se serra d'une manière étrange. Il tendit la main, que le petit garçon regarda un instant sans comprendre, puis, hésitant, il tendit la sienne aussi. Kurt l'attrapa alors fermement, faisant sursauter le gosse, et se remit à marcher en l'entraînant avec lui.
« Tu pourrais me montrer où est la salle de jeux ? »
Le petit garçon hocha la tête et se mit à le guider.
« Tu es muet ? » s'inquiéta Kurt.
Le gamin se mordit la lèvre et leva les yeux vers Kurt en secouant timidement la tête de droite à gauche. Bon, il n'était pas muet, mais il avait décidé de ne parler. Soit. Kurt se dit que ce n'était pas grave. Après tout, un gamin pas bruyant, c'était appréciable. L'enfant semblait observer Kurt attentivement, bien qu'essayant d'être discret. Il regarda ses chaussures en faisant « oh » avec sa bouche, et Kurt en ressentit un brin de fierté, parce que oui, ses chaussures étaient les plus belles, et il le savait. Des bottines en cuir violet et doublure en fourrure, avec sangle sur le côté et petit talon de deux centimètres. Ensuite, le gamin avait regardé de plus en plus haut, et il semblait toujours plus impressionné. En regardant le visage de Kurt, il mit la main à ses cheveux et sourit. Il avait l'air content de la coiffure que Kurt lui avait fait. Kurt commençait à se dire que ça craignait très sérieusement. Son cœur faisait des choses bizarres dans sa poitrine et il se dit que si chaque gamin se montrait chou avec lui comme ça, il aurait envie de tous les embarquer et ça n'était pas possible.
Quand ils arrivèrent à la grande salle de jeux, Blaine n'y était pas. S'était-il perdu, ou quoi ? songea Kurt en râlant. Les enfants présents dans la pièce se réunirent d'un coup autour de lui comme des fourmis autour d'un morceau de sucre.
« Vous êtes qui ?
-C'est quoi ces chaussures bizarres ?
-Pourquoi vous êtes là ?
-Vous voulez une fille ou un garçon ?
-Je vous ai vu à la télé une fois !
-Vous avez quel âge ? »
Bon, chaque gamin n'avait l'air tout à fait l'air aussi mignon que son nouvel ami. Il avait d'ailleurs été séparé de celui-ci par les nouveaux arrivants qui ne cessaient de tirer sur son manteau ou de caresser la fourrure de ses chaussures. Le petit laqué avait l'air bien triste mais n'osa pas s'imposer parmi la foule et il se retira plus loin dans la pièce, pour s'asseoir à un bureau et commencer à dessiner sombrement. Kurt eut de nouveau le cœur qui se tordit. Arrête, Hummel, tu dois retrouver Blaine et son protégé, se dit-il fermement.
Il éloigna le plus délicatement possible de lui les enfants qui le collaient et voulut se mettre à la recherche de son compagnon. Il n'eut pas à le faire car Blaine arriva à ce moment même par la porte à l'opposé de la pièce et sourit en voyant Kurt. Il était seul, cependant, et Kurt tendit le cou pour voir s'il n'était pas avec un enfant. Puis, tout à coup, une petite fusée fonça sur Blaine et s'accrocha à sa jambe comme l'aurait fait un koala à son arbre. Blaine sourit de toutes ses dents.
« Hey, fit-il, d'un air enjoué, comment vas-tu ? »
Le petit garçon releva la tête et sourit timidement, et Kurt sentit son cœur se desserrer. Il était très serein, tout à coup. Blaine regarda Kurt et se pencha vers le gosse en salopette.
« Tu vois cet homme là ? lui dit-il avec un grand sourire. C'est lui dont je t'ai parlé hier. »
Rory, car c'était lui, Kurt s'en rendait compte, regarda vers lui. Il ouvrit la bouche pour la première fois depuis que Kurt l'avait vu.
« Il m'a coiffé, » dit-il à Blaine, tout sourire.
Il toucha ses cheveux du plat de la main pour sentir les jolies courbes de sa coiffure et comme pour mieux la montrer à Blaine. Celui-ci parut surpris mais ravi.
« Vous vous connaissez alors ? »
Rory hocha vivement la tête. Blaine lui prit la main et s'avança vers Kurt qui n'avait pas pu bouger un sourcil. Soudain, cela lui apparu comme une évidence. C'était une vision qu'il ne voulait plus jamais perdre. Quand Blaine arriva jusqu'à lui, la main du petit garçon dans la sienne, il sentait les larmes lui monter aux yeux.
« Kurt, qu'est-ce qui se passe ? s'inquiéta Blaine.
-Rien du tout, répondit Kurt. Je t'aime. Je t'aime tellement. »
Blaine ouvrit grand les yeux. Il regarda Kurt, qui regardait tendrement Rory. Il comprit. Il prit Kurt dans ses bras et le serra presque à l'étouffer.
« Alors c'est décidé ?
-C'est décidé.
-Tu es sûr ?
-Certain. »
Ils se tournèrent vers Rory qui ne semblait pas comprendre la situation et Kurt s'accroupit devant lui.
« Ça te dirait de venir vivre avec nous, Rory ? »
En contemplant l'expression qui passa sur le visage du petit garçon à cet instant, Kurt se dit qu'il avait définitivement fait le bon choix.
