Merci mille fois du fond du cœur pour vos retours, mises en follow et favoris. Merci aussi aux lecteurs de l'ombre.
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Merci aux guest Mysty et Chipie pour leur review.
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Merci à Cha... Pour tout...
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Enjoy.
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Chapitre II : « Le sauveur »
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Bureau du lieutenant Rufus Turner.
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Mise au point sur la troisième et dernière affaire du jour : Gordon Walker.
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« Est-ce que quelqu'un a une explication à me fournir autre que la foudre divine qui se mettrait à frapper les mécréants ? », lance Rufus en balançant la presse du jour sur son bureau. « Pamela ? », en se tournant vers le médecin légiste, adossée au mur de droite.
« Rien de plus que ce qu'il y a dans le dossier pour le moment… Les dernières analyses ne nous ont rien appris de nouveau », bras croisés. « Ce cas reste, jusqu'à présent, une véritable énigme », en haussant les épaules. « Nous continuons nos recherches, mais j'ai d'autres clients qui attendent leur tour, les pieds dans la glacière »
« Épargnez-nous ce genre de réflexion, voulez-vous ? », soupire le lieutenant.
« Vous avez pensé à la combustion spontanée ? »
Des regards consternés se posent sur Samandriel, nouvellement promu dans la brigade.
« Je ne délire pas… C'est scientifiquement prouvé » se justifie le jeune homme en bafouillant.
« J'y ai pensé » répond Pamela, le plus sérieusement du monde. « Mais comme toutes les autres théories, elle ne peut s'appliquer ici. Vu de l'extérieur, le corps n'a pas souffert si on excepte les orbites et quelques… autres brûlures », sentant le regard de Dean sur elle. « Ce qui ne peut être compatible avec une combustion spontanée »
« Dean ? », l'interpelle Turner.
« On a fouillé son appartement… On n'a rien trouvé… On est ensuite retourné sur les lieux du crime mais là aussi, chou blanc… Soit les gens ne veulent pas parler par peur des représailles, le truc classique, soit il n'y a tout simplement pas de témoins », avec une moue désabusée. « Gordon Walker était mêlé à plusieurs affaires, dont certaines encore en cours d'instruction. Autant dire que la liste des personnes qui rêvaient de le voir mort ne cesse de s'allonger, ça nous facilite pas le travail », en soupirant.
« Je vois » rumine Rufus. « Ceci dit, il n'y a pas ENCORE de raison de s'affoler et puis demain commence la campagne pour les élections municipales, la presse va pouvoir s'en donner à cœur joie…Ça nous laissera les coudées plus franches pour tenter d'avancer dans cette enquête sans avoir les journalistes sur le dos… Dean… Ash… Je vous confie le bébé, mais vous devrez vous débrouiller seuls… J'ai d'autres chats à fouetter et je n'ai que quelques hommes pour manier la cravache donc… Messieurs et Mesdames », en s'adressant à Pamela et Jody. « Au boulot », en se levant de chaise pour conclure le briefing.
« Bref et concis » marmonne Dean.
« En même temps, il n'y avait pas grand-chose à rajouter » continue Ash.
« On fait quoi maintenant ? », en se levant tout en saluant de la main un de ses collègues.
« On peut retourner sur place pour tenter de contacter les quelques potentiels témoins qui n'étaient pas là hier et on avisera par la suite »
« Tu espères encore un miracle ? » se moque Dean, sourire en coin.
« Je crois aux probabilités… Les miracles, j'ai cessé d'y croire le jour où ils m'ont collé le roi de la branlette comme coéquipier », sourire entendu.
« Vous n'allez jamais me lâcher avec cette histoire ? », se désespère Dean, main sur le front.
« Jamais… Et c'est toi qui a commencé, je te signale », appuyé d'une frappe sur le bras.
« J'étais bourré... MERDE », en le devançant.
« In vino veritas » réplique Ash.
« Tu sais quoi ? J'abandonne », en balançant ses bras de dépit.
« Tu veux qu'on s'arrête à la librairie en passant ? » lance Ash, innocemment.
Il voit Dean stopper brièvement avant qu'il ne reprenne sa marche en ronchonnant.
« Bingo » chuchote Ash en repoussant une mèche de cheveux vers l'arrière.
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Castiel cligne des paupières et fixe un long moment le plafond. Il y a quelques mois encore, il ne dormait pas. Aujourd'hui, il a besoin d'au moins 5 heures de sommeil pour ne pas s'effondrer en fin de journée. Il n'aime pas cette dépendance qui le lie à ce corps et l'oblige à lui céder.
Il ne mangeait pas non plus ni ne buvait avant… Avant quoi ? Il n'arrive pas à se souvenir. Maintenant son corps réclame au minimum un repas par jour et son litre d'eau quotidien.
Pourtant sa mémoire n'est pas entièrement morte, contrairement à son corps qui le lâche.
Preuve en est, il comprend toutes les langues parlées et écrites. À ce jour, Curtis en a répertorié 152 et, parmi celles-ci, des langues mortes ou de traditions orales oubliées de tous.
Il lit un livre en quelques minutes et en retient chaque mot même si, avec les semaines, il perd peu à peu cette capacité.
Il essaye de comprendre ce corps qui lui échappe et qu'il apprivoise à la fois. Curtis tente de l'aider du mieux qu'il peut. Castiel sait que le libraire lui cache une partie de la vérité mais, pour être honnête, il hésite à la connaître.
Cette vérité qui a fait de lui un assassin.
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Il se redresse sur son lit et grimace. Il ressent la souffrance. Réminiscences ou nouvelles expériences ?
Ses muscles sont endoloris et son estomac gronde.
Assis au bord du matelas, il fait jouer ses orteils sur le tapis. Il sourit.
Il est.
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Castiel descend les quelques marches de sa chambre qui mène au rez-de-chaussée et à la librairie.
Affublé d'un vieux jean et d'un T-shirt délavé, pieds nus et cheveux chiffonnés, il entre dans la cuisine où Curtis l'attend devant un thé encore fumant.
« Bonjour, Castiel »
« Curtis », en s'installant face à lui.
« Comment te sens-tu ? »
« Fatigué, je crois ? », ayant du mal à mettre des mots sur ses ressentis.
« Ça s'est bien passé hier soir ? »
« Oui », en se servant un café.
« Tu vas y retourner ? », en buvant son thé.
« Oui »
« Bien », devant se satisfaire de ses monosyllabes.
Castiel est quelqu'un de taiseux. Pas qu'il le veuille, il est juste maladroit avec les mots.
Alors il écoute, et surtout il retient, beaucoup.
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Quelques minutes plus tard, Curtis l'abandonne une nouvelle fois derrière le comptoir de la boutique.
Il sort et se dirige vers l'arrêt de bus. Il s'arrêtera Chez Donna et y restera jusqu'en début d'après-midi on y sert les meilleurs thés et scones de la ville.
Il attend encore le 4 quand l'Impala de Dean Winchester se gare devant sa librairie. Il sourit, satisfait, en resserrant les pans de son parka.
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« Qu'est-ce que tu fous ? » balance Dean à Ash qui s'apprête à ouvrir sa portière.
« Bah… Je viens avec toi » s'étonne-t-il.
« Pas question », en ôtant sa ceinture. « Tu restes ici et tu veilles sur la bagnole », en sortant. « Et t'avise pas de me suivre », en le menaçant du doigt avant de claquer sa portière, sèchement.
Ash ne répond pas mais un éclat malicieux traverse son regard.
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Dean vérifie une dernière fois que son coéquipier n'ait pas bougé et entre dans la librairie.
Un groupe de jeunes filles couine au fond de la boutique, près d'un rayonnage consacré aux mangas.
L'une d'elle croise le regard de Dean et lui sourit en rougissant avant de piailler de plus belle avec ses amies.
Il avance en se redressant comme un paon qui défile, mais perd toute son assurance quand deux orbes bleu se plantent sur lui.
Droit comme un i derrière le comptoir, ne sachant quoi faire de ses mains, l'homme lui offre un sourire maladroit.
« Hello », de sa voix grave.
« Hey… Je venais aux nouvelles… Vous savez pour le… », indiquant de la tête le groupe de jeunes filles.
« Le livre sur la masturbation masculine ? » lui répond-il, n'ayant visiblement pas saisi le message subliminal de Dean.
Dean qui vire rouge pivoine quand il entend les rires fuser à sa gauche.
Ce mec n'a aucun filtre, se désespère-t-il en fermant brièvement les yeux pour reprendre contenance.
« J'ai passé la commande hier soir » continue le libraire, impassible. « Votre livre nous sera livré fin de semaine »
« D'accord » soupire Dean, à deux doigts de prendre ses jambes à son cou.
« Tu devrais lui refiler tes coordonnées » lance une voix masculine dans son dos.
Putain, il ne manquait plus que lui, en s'appuyant sur le comptoir.
« Tu sais, histoire qu'il puisse te contacter dès que le bouquin sera en sa possession » continue Ash, goguenard.
« Je t'avais pas demandé de rester dans la bagnole ? » peste Dean.
« Si », en haussant les épaules, désinvolte, mains dans ses poches. « Pas mal », avec admiration.
« Ash » tonne Dean en se retournant, furax.
« Je parlais de la librairie » souligne-t-il, sourire en coin.
« Tu… »
« Monsieur attend », le coupe-t-il en indiquant le comptoir.
« Pardon » bafouille Dean en se retournant vers l'employé qui le regarde, perplexe, tête penchée sur le côté.
Et merde ! Il sent le sourire satisfait d'Ash sur sa nuque.
« Je… Je vais vous donner mon numéro… Vous n'aurez qu'à me téléphoner dès que… Enfin bref », en se maudissant de se montrer aussi empoté.
Il fouille ses poches et peste de n'avoir rien pour écrire sur lui, ni stylo ni carnet de notes, le tout étant resté dans la voiture.
« Je peux ? », demande Dean en indiquant des post-it sur le comptoir près de l'ordinateur.
« Je vous en prie », en lui glissant ceux-ci ainsi qu'un feutre.
« Je vous note mes coordonnées…N'hésitez pas à laisser un mot sur la boîte vocale au cas où », tout en griffonnant son numéro.
« La boîte vocale ? » répète le libraire, dubitatif.
« Oui, vous savez la boîte vo… », s'arrêtant d'écrire.
Non, il n'a visiblement pas l'air de savoir… Mais d'où il sort ce mec beaucoup trop adorable pour son propre bien ?
Adorable ?
Mais qu'est-ce qui lui prend ?, effaré, se giflant mentalement.
« Tenez », repoussant le bloc vers l'employé.
« Dean Winchester ? », hésitant, cherchant la confirmation dans le regard de l'autre.
« Euh oui, c'est moi », tout en fronçant les sourcils.
« Je confirme que c'est lui » rajoute Ash par-dessus son épaule.
Dean respire profondément.
« Et vous êtes ? » insiste son coéquipier.
Dean expire bruyamment.
« Je vous demande pardon ? », fait l'employé de sa voix décidément trop rauque.
Dean fond, comme un con.
« Votre prénom ? » demande Ash en s'écartant de Dean pour se placer à ses côtés. « Lui, c'est Dean… Moi, Ash et vous ? »
« Oh », semblant comprendre. « Oh », ayant compris. « Je m'appelle Castiel », léger pli sur les lèvres.
« Castiel, hum ? V'là un prénom peu courant », en croisant les bras.
« Vraiment ? », s'étonne le dit Castiel.
Le tout devant un Dean éberlué, qui passe de l'un à l'autre, en mode poisson rouge.
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Tout ça parce qu'un soir d'ivresse, il a parlé avec une tendresse trop houblonnée de sa main droite comme de sa maîtresse la plus fidèle.
Tout ça parce qu'il a perdu un pari et s'est retrouvé avec le nom d'un stupide bouquin pioché sur le net dans cette même main droite.
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« Castiel ? » se met à penser tout haut Ash, sortant Dean de ses pensées. « Ça sonne un peu comme les mecs de la bible-là, non ? Genre Gabriel, Michael, Uriel, Raphaël… Vous ne seriez pas un ange, par hasard ? », en posant le coude sur le comptoir pour y appuyer son menton et papillonner des yeux.
« Un… Un ange ? » s'étonne Castiel, dubitatif.
« Fous-lui la paix, tu veux » ronchonne Dean, en lui frappant sur le crâne, faisant voler ses cheveux mi-longs vers l'avant. « Faut l'excuser, ce n'est pas de sa faute, sa mère l'a fait tomber de son berceau quand il était bébé et depuis… », en se tapant la tempe de l'index.
Devant l'air horrifié et peiné de Castiel, Dean se reprend aussitôt.
« Je blague, mec », de plus en plus perdu devant les réactions totalement décalées de son vis-à-vis.
Ça couine à nouveau, Dean foudroie du regard les gamines qui se moquent ouvertement du libraire.
Il écarte doucement le pan de sa veste pour mettre en évidence sa plaque d'inspecteur de la crim'. Il faut moins de 30 secondes pour les voir déguerpir de la librairie.
« Efficace » balance Ash avec un demi-sourire.
« On y va » le rabroue Dean.
« Salut, Castiel…À la revoyure » lance Ash en se dirigeant vers la sortie.
« Salut, Cass… On garde contact » lance Dean.
« Au revoir… Dean », en lui offrant un sourire tout en entre-lignes.
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Dean se laisse tomber sur le siège conducteur, le visage pâle et les traits soucieux.
« Ça va, mon pote ? » s'inquiète Ash.
« C'est rien… Juste une impression de déjà-vu », en mettant le contact.
« Ce sont là les effets d'un cerveau en décalage… C'est dû à la fatigue, au stress… C'est quand le cerveau va plus vite que le temps et que… »
« La ferme, Ash… Par pitié, la ferme » le supplie Dean, en laissant tomber son front sur le volant.
« Okay », en levant les mains en signe de reddition.
À peine la voiture atteint-elle le coin de la rue :
« Et si on parlait de ce très bizarre mais très foutrement bandant libraire ! », relance Ash, distraitement, en calant son coude contre le bord de la vitre.
« Non », en levant les yeux au plafond. « Et puis d'ailleurs, depuis quand tu t'intéresses aux mecs, toi ? », le fustige Dean.
« Depuis…jamais », en haussant nonchalamment les épaules. « Mais ça veut pas dire pour autant que je ne peux pas reconnaître quand j'en trouve un canon »
« Il n'est pas canon » chicane Dean.
« Non juste foutrement bandant » rétorque Ash, sourire complice.
« J'avoue… T'es content ? », en remerciant d'un signe de la tête un conducteur qui lui cède sa priorité.
« Tu devrais tenter ta chance », l'air de rien.
« Nop »
« Il n'est pas du même club ? », levant un sourcil interrogateur.
« Tu sais très bien que mon gay radar a toujours été nul à chier », en se parquant sur la droite.
« Si c'était que ton gay radar » marmonne Ash en sortant.
« Contrairement à la croyance populaire, ça ne rend pas sourd, je te signale » réplique Dean en faisant de même.
Ash éclate de rire en claquant la portière.
« N'empêche, tu devrais tenter ta chance », depuis le côté opposé du capot. « C'est que tu commences à te faire vieux, mon pote… Tu ne pourras pas toujours t'appuyer sur ton charme légendaire pour faire tomber les pantalons… Viendra le temps où tu glisseras ton dentier dans un verre d'eau avec regret »
« T'es pas bien, toi ! », grimace Dean en lui indiquant le trottoir opposé.
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Ils passent les trois heures suivantes à faire du porte-à-porte, glissant leurs cartes sous celles qui refusent obstinément de s'ouvrir.
Personne n'a rien vu ni même entendu. Gordon Walker est mort dans l'indifférence générale.
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« Je crève de faim » marmonne Dean en descendant une nouvelle volée d'escalier.
« J'avoue que je cracherais pas sur un burger » le suit Ash.
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« Inspecteur » fait alors une petite voix, dont ni l'un ni l'autre n'arrive à déterminer l'origine.
« Qui est là ? » demande Dean, sans hausser le ton, de peur que la voix ne s'éteigne.
« Ici »
Ils lèvent tous deux les yeux. Sur le palier du dessus, une femme leur fait signe de monter.
Un regard et Ash donne son accord à Dean.
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La femme ne doit pas dépasser les trente ans malgré ses traits tirés et ses yeux éclatés.
« Suivez-moi », en les menant jusqu'à un petit appartement dans lequel règne un désordre sans nom.
Elle referme la porte aussi vite, vérifiant par le judas que nul voisin n'apparaisse dans le couloir.
« Mademoiselle ? » l'interpelle Ash.
« Ils sont partis », les yeux qui roulent dans ses orbites, incapables de fixer un point précis.
« Partis ? » répète Dean.
« L'homme qui est mort, que son âme pourrisse en enfer », rajoute-t-elle en aparté, crachant sur le sol avec dédain. « Le mac tapait sur une de ses filles… Il tapait fort et elle criait… fort », en faisant les cent pas. « Ils vous diront rien, parce qu'ici, tout le monde s'en fout…mais… Mais moi, j'ai regardé là », en pointant la fenêtre. « L'autre lui a dit d'arrêter, mais l'autre taré a jeté la fille contre le mur… Tellement fort qu'elle s'est évanouie », en s'agitant.
D'un regard, Dean indique à Ash une cuillère, un briquet et un élastique épais traînant sur la table basse.
« Qui est cet autre, madame ? » lui demande Ash.
« Le sauveur », avec un air béat. « Le sauveur a posé la main sur la tête de l'autre homme. Et l'autre, il a crié et ses yeux se sont illuminés et puis… boum », imitant un corps qui s'effondre. « Vous devez me croire… J'suis pas folle »
« Vous pourriez nous le décrire ? » poursuit Ash sans conviction.
« Trop sombre », se lamente-t-elle. « Mais c'était un homme blanc », d'une main balayant le vide.
« Et la fille ? » l'interroge Dean tout en regardant par la fenêtre qui donne effectivement sur la scène de crime.
« Partie avec lui »
« Vous la connaissez ? »
« Une pute du quartier… J'connais pas son nom » crache-t-elle en se tordant les doigts.
« Vous n'avez rien vu d'autre ? » demande Ash.
« Non mais… mais c'est suffisant ? ».
Elle s'approche de lui, fébrile.
« C'est suffisant oui », en croisant le regard las de Dean.
Il fouille sa poche et en sort 50 dollars. Turner va encore tiquer sur la note de frais. Le témoignage d'une junkie en manque ne tient jamais devant une cour.
Mais de rien, ils sont passés à quelque chose, ça valait bien quelques billets.
La femme s'en saisit vivement et les serre contre sa poitrine.
« Voici ma carte » joignant le geste à la parole. « N'hésitez pas à nous appeler si un détail vous revenait », insiste Ash.
« Hum », avec un hochement de tête vif, tout en l'attrapant.
« Dean », en se dirigeant vers la sortie.
« Il… Il… » bredouille la femme en leur tournant le dos. « Il portait un imper… comme celui de ce policier à la télé… Le vieux qui parle toujours de sa femme et de son chien. »
« Columbo ? » tente Dean après quelques secondes de réflexion.
« C'est ça », en les chassant de la main.
« Merci », la salue-t-il alors que Ash s'apprête déjà à sortir.
« Cassez-vous de chez moi », la voix qui tremble au même rythme que son corps qui réclame.
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« Tu crois qu'elle a dit vrai ? » se demande Ash en descendant les marches.
« On sera vite fixé… Si Gordon a vraiment fracassé la tête de la fille contre le mur, il doit y avoir des traces »
« Les légistes n'ont rien trouvé » lui signale son coéquipier.
« Vu l'état de la ruelle, ce n'est pas étonnant…Ça sera plus facile maintenant qu'on sait ce qu'on cherche », en poussant la porte du hall.
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Ils font le tour de l'immeuble et se mettent à fouiller la ruelle.
Il faut moins de dix minutes à Ash pour trouver du sang et quelques cheveux blonds collés au mur de droite, entre une benne à ordures et quelques boîtes en carton vide.
« J'appelle Pamela », tout en félicitant Ash d'une tape sur l'épaule. « Si on arrive à identifier la fille, on arrivera peut-être à identifier son bon samaritain »
« C'est mince… Une prostituée blonde… Si son ADN n'est pas répertorié, ça va pas nous servir à grand-chose »
« Non mais au moins, on sait qu'elle est blonde, qu'elle tapinait dans le quartier et qu'elle doit être salement amochée »
« Je contacte les mœurs » opine Ash en sortant son téléphone.
Dean lève les yeux vers l'appartement où ils se trouvaient quelques instants plus tôt.
Le sauveur ! en fronçant les sourcils.
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Fin chapitre II
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En espérant que ce nouveau chapitre vous aura plu, on se retrouve, si le coeur vous en dit, dimanche prochain.
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Love you.
