La suite de Ciel perdu est en ligne! Comme promis, Dimanche, tout frais tout chaud! (depuis le temps qu'il est dans mon ordinateur, il a eu le temps, ça oui ...)

Réponse aux reviews(et merci d'avoir reviewsé je vous aime! xOx)

kana: Bingo pour le perso principal! Bonne réponse et encore ... On pourrait presque penser que ce n'est pas vraiment le cas étant donné que c'est une nouvelle vie pour lui, c'est lui sans l'être ... Est-ce qu'une personne peut encore prétendre être celui qu'il était sans savoir réellement connaître sa vie passé, et donc ses véritables pensées? Moi je me le demande ...

Ta question au sujet des Gardiens va trouver sa réponse dans ce chapitre! C'est partie pour la valse des Gardiens! XD

XxXSpOOn-SpOOnXxX: Yeah! Une lectrice! Une! Merci beaucoup pour le compliment, j'essayé au mieux de transmettre les émotions du pauvre amnésique, perdu dans un monde qu'il ne peut pas comprendre. Un AU? J'étais certaine que quelqu'un tomberait dans le panneau au début! C'était presque fait exprès XD

Dilingling! Mauvaise réponse! Non ce n'est pas pour les changement d'endroit ou de temps, si tu remarque bien, il y a aussi de l'italique quand c'est à la première personne ...)

Oui, la parution est hebdomadaire et je compte bien poster tout les Dimanche! Au plaisir!

Linkless-Rena-Chan: Des fautes! Arg! C'est pas faute de relire pendant des heures et de faire relire! (même si la personne en question n'a que treize ans ... Mais elle m'en trouve parfois! Thank You Sister!) Merci d'avoir signaler, je vais m'en occuper(si je les trouve T-T)

Pour le Vongola 10th, je ne trouvais pas autre chose! Je ne dois PAS dire son nom! C'est mon défi jusqu'au final! YEAH!

Toxic Obscurity: Pas compris tout de suite pour X? ... Bah, au moins le genre Suspence n'est pas la pour rien! :D J'aurais pas dit longue à la détente mais ... Ca peut arriver à tout le monde XD

Haha 8D: Pas constructif mais toujours plaisant je te rassure!^

Diling Diling! Mauvaise réponse! Je ne dirais pas que c'est ce que le Decimo sait ou ne sait pas, parce que justement, ce n'est plus vraiment lui. Pour X, il n'a pas eu d'enfance où il était maladroit comme ses pieds, 'a jamais eu de tueur comme tuteur etc ... Et à remarquer aussi qu'il y a de l'itallique quand X parle aussi! C'est pas pour rien ... Peut-être plus d'éclaircicement dans ce chapitre!)

yukiXliffyXnurarihyonXvongola: L'idée met venue un très beau jour de Mars, le crachin battant à la fenêtre de ma si chère salle de classe où mon merveilleux prof de philosophie nous faisait une fois encore profiter de ses incroyables talents d'orateur ... Oui, la majorité de cette fic a préalablement était écrite durant mes heures de philo. Le pire dans l'histoire, c'est que j'arrive quand même a avoir des notes sur ces cours ... Bref! Voilà la suite! (et vive la philo pour l'inspiration!)

Reboyama: Personelement, je trouvais l'idée interessante, mais après, est-ce que je l'ai vraiment exploitée, à toi de juger^

Dilindiling! Mauvaise réponse! Comme j'ai dit aux autres, ce n'est pas vraiment notre si cher brun-trop-génial-quand-il-est-en-hyper-mode-que-j'aimerai-trop-avoir-toujours-une-photo-de-lui-comme-ça-pour-me-donner-du-courage-enfin-bref, c'est X Volterra, amnésique à ces heures perdus. Tu vas voir, l'italique n'est pas que dans les longs passages avec Goku et Co!

Et désolé pour le postage! C'est un chapitre par semaine! (et je suis ponctuelle t'inquiète)

laure59: Oui, je lui en fait beaucoup baver à notre héros! Mais ne t'inquiète pas, on ne quitte pas comme ça le monde de la mafia ... Les éléments n'ont pas dit leur dernier mot!

Magda-kun67: Je suis réellement ravie que cette fic t'ai tapée dans l'oeil et j'espère que la suite sera au niveau de tes attentes! (je te rassure, je ne review que eu aussi car je regarde toutes les fics sur mon portable et franchement, c'est pas le plus facile pour commenter! )

Merci de tout coeur pour tes compliments, tu ne peux pas savoir à quel point ça me fait plaisir! Je tente à tout prix à rester fidèle à l'idée que je me fais des persos dans le futur. Je pense que les lecteurs trouveront peut-être la suite OCC, mais je ne m'imagine pas les persos autrement dans quelques années (genre, riens que la voix du Decimo dans l'épisode 175! Sexy TYL!)

Ce chapitre ne fait pas tellement avancer l'histoire je pense, mais je me voyais mal y aller direct franco ... Je Devais faire ce chapitre comme ça. Ca fait un peu All27 en y repensant ...

Et voilà! Finis le blabla, enjoy!


Ciel Perdu

Chapitre 2

Je n'ai pas eu mon mot à dire, ma tutrice m'a accompagné illico chez mon médecin. Il m'a prescrit les médicaments et conseils habituels et comme toujours, je vais l'ignorer. J'aimerai tant pouvoir m'en aller, visiter le pays à la recherche de mes souvenirs, mais rien ni fait. Je suis dépendant aux yeux de la loi, je n'ai rien à quoi me raccrocher, ni financièrement, ni socialement. D'ailleurs, mes amis ne sont pas là, encore à Rome pour du shopping que j'ai en horreur.

Je visite tranquillement, sans escorte pour mon plus grand plaisir, les rayons du magasin de journaux et survole les catalogues touristiques du pays. Mais toujours rien. Pas un lieu, ni de ne m'évoque quoi que ce soit. Je ne reconnais pas même les hauts lieux touristiques de mon propre pays.

C'est quand je repose presque furieux contre ce stupide inconscient que j'entends une exclamation de stupeur. A ma droite, un jeune homme de mon âge feuillette les pages d'un magasine les yeux émerveillés. Il lève ses orbes vert pomme pour les greffer dans les miennes et s'exclame :

« Non mais vous y croyez vous ? Ils ont enfin retrouvé Nessie ! Ca fait un an qu'ils avaient perdu ça trace ! »

Malgré moi, je ris à sa remarque tandis qu'il se replonge dans sa contemplation. Je l'observe un peu. Sa peau que j'imagine aisément marmoréenne et ses cheveux cendrés, accompagnés de vêtements lâches, à la limite de la délinquance, jurent avec cette personnalité joyeuse et dynamique. Je réalise qu'il me vouvoie étrangement pour un jeune de ma génération mais je n'y prête pas plus attention que ça.

« Vous aimez ce genre d'histoires ? » lui lance-je.

Il relève la tête, ses cheveux décollent sous la force exercée en même temps.

« Bien sûr ! reprend-il après un temps de vague, j'adore les énigmes, les choses incomprises … Lever les voiles, élucider les mystères depuis des années ensevelis … A quoi peuvent-ils bien servir sinon à être déterrés ? »

''A te pourrir la vie'', pense- je un peu trop vite.

Le jeune homme se noie une nouvelle fois dans les pages de son trésor et je ne peux pas m'empêcher de le fixer, ses doigts tournant frénétiquement les feuilles noircies.

« J'ai même-moi un mystère élucider, déclare-je à demi-voix, mais je crains de ne jamais pouvoir y arriver …

- Tout peut être résolu ! crie-t-il presque dans le magasin.

- Et ce qui est perdu retrouvé ?

- Ben, regarder ! dit-il en m'exultant le recueil sous le nez, ils ont perdu Nessie pendant presque une année et ils l'ont retrouvée !

- Mais si on dépasse l'année ? » Demande-je de plus en plus las.

Il hausse les épaules et reprend sa lecture tout en me répondant.

« Quelle est l'importance du temps qui passe ? Un, deux, dix, cinquante … Si on s'évertue à chercher, on finit par trouver ce que l'on a perdu. »

Je sais mes lèvres entrouvertes et mes yeux agrandis mais je n'ai pas la force de les remettre en place. Je le fixe vaguement, les pensées stoppées jusqu'à ce que finalement, il repose le magazine sur l'étagère.

« Bon et bien je dois vous laisser. »

Son ton a changé, ses yeux aussi. Sombre et douloureux, autant voir qu'à entendre.

Pour moi.

Mon cœur se serre je ne sais pourquoi quand il s'avance lentement jusqu'à la porte de la petite boutique. Avant de m'abandonner parmi les rayons, il s'arrête une dernière fois mais ne tourne pas son visage. Je ne peux que contempler son dos et remarquer enfin, ses muscles tendus à l'extrême.

« Je suis sincèrement heureux de vous avoir connu, m'annonce-t-il de but en blanc, adieu, et merci pour tout. »

Avant que je ne puisse répondre, le blanc s'enfuit à toutes jambes, ignorant les cris du marchand derrière lui. Laissé seul, je regarde le vide, à la place qu'occupait précédemment le jeune homme.

Le Rattraper.

Je ne peux m'empêcher de sortir par la même du magasin, scrutant les allées, laissant le vent s'insinuer dans ma chevelure hirsute, mais rien ni fait.

Il a disparut.

oOo

Le visage masqué par sa chevelure blanche, le jeune homme s'engouffre dans une ruelle. Ses pas ralentissent et l'argenté finit par s'appuyer dos au mur, les bras tremblants.

« Il te restait quelques minutes, Gokudera. » déclare une voix.

Devant lui, se tient un bébé, pas plus haut que trois pomme, son regard lui aussi caché par son fedora.

« Je ne pouvais pas … murmura le Gardien, je ne pouvais pas le regarder comme un étranger …

- Menteur, siffla le gamin, tu en pouvais simplement pas le laisser te regarder comme un étranger …

- Vous le supporteriez vous ? S'énerve le blanc.

Il a relevé la tête et toise froidement le petit tueur à gage. Ce dernier pivote sur le côté et ne daigne pas relever la tête.

« Je n'ai pas à me poser la question, déclare-t-il, seuls les Gardiens ont ce privilège.

- Ce n'est pas juste, souffle le fumeur.

- On ne peut rien y faire, tu as déjà fait beaucoup pour les autres, Gokudera ... Qui passe après toi ? demande enfin Reborn, les mains dans les poches.

- La vache n'est pas encore prête, c'est à Yamamoto. »

oOo

Je vais encore dans le même café qu'auparavant. Au bar cette fois-ci, la pluie m'interdisant formellement la terrasse tant appréciée. Je m'assois au premier tabouret venu et commande à contre cœur ce stupide café que je me tue à boire. Je reste maussade bien me contraire de mon voisin qui regarde avec grand enthousiasme le match de baseball retransmit sur l'écran du café, dos au bar, les coudes pourtant accoudées.

« Incroyable ! Entends-je, quel coup ! Non mais t'as vu ça ! »

Il est tourné vers moi, un sourire éclairant son visage de part en part, désignant la télé du doigt.

Menteur.

Je me confonds maladroitement en excuses avec un sourire et vint m'accouder de la même manière. Je regarde l'action rediffusée et le jeune brun athlétique me commente le jeu.

« Il vient de faire un home-run à inscrire dans les annales. Il vient de faire gagner près de quatre points à son équipe ! »

Ma nouvelle vie n'y connait rien en baseball et je laisse le jeune brun à la peau tanné m'expliquer avec un certain accent le jeu des deux équipes. Je me prends moi-même à l'exercice et demande des précisions sur certains coups avec un plaisir non feint. Cet homme est d'une tranquillité malsaine malgré sans ton dynamique. Mais je ne peux m'empêcher de ressentir un profond malaise quand son sourire me parvient et trace une gigantesque arabesque sur son visage.

Menteur.

Peut-être que lui aussi sourit faux.

En plein éclat de rire partagé, l'anonyme consulte sa montre et se montre en panique.

« Je suis désolé ! Rigole-t-il en attrapant sa veste, il faut que je me sauve ! Au plaisir ! »

Menteur.

Il court littéralement vers la sortie, sans attendre une quelconque réponse de ma part et s'enfuie à travers la pluie. Je ne peux m'empêcher de l'observer dans sa course. Sa tête est baissée et il court à en perdre haleine, mais garde la bouche ostensiblement fermée. Je regarde la télé où l'heure se dessine en lettres d'or.

15h23.

Nous avons commencé à 15h16.

Je regarde sa place et constate que le brun n'a jamais commandé quoi que ce soit.

Il est rentré juste avant moi dans le bar, je l'ai vu.

Cet homme m'a fait la conversation pendant sept minutes avant de s'enfuir en regardant sa montre alors qu'il voyait aussi bien l'heure que moi sur le grand écran.

Ne pas oublier.

Je deviens paranoïaque.

oOo

« Je t'en supplie ! »

Je grimace en entendant la voix de la jeune femme monter dans les aigues.

« Je-ne-peux-pas ! » Articule-je pour bien qu'elle comprenne.

Elle vient encore faire des siennes. Nous voilà, mes amis et moi, dans un magasin jeux vidéo, chers au cœur de notre amie, et cette dernière me supplie sans pudeur devant les adolescents en extase.

« X, je ferai tout ce que tu voudras pendant des mois, reprend-elle, mais s'il te plaît, prêtes moi des sous !

- Tu auras beau faire tes yeux de coquer la réponse sera la même je ne peux pas de donner l'argent de ma tutrice pour un stupide jeu vidéo que tu t'empresseras de détruire par ta maladresse !

- Méchant ! » Hurle-t-elle fièrement du haut de ces vingt-quatre ans.

Elle vient se perdre dans les bras des autres, tout deux fauchés à s'en poser des questions, qui viennent lui tapoter maladroitement le dos en me renvoyant des sourires désolés. Je baisse les bras et viens me perdre dans le rayon des jeux de combat. J'observe un temps le testeur avant de me mettre aux manettes. Mes mains épousent parfaitement les courbes de la console et je me demande si j'avais l'habitude de la faire auparavant. Je souris en pensant que finalement, je n'ai peut-être pas eu une si terrible enfance que ça. Mon œil parcourt vaguement les personnages quand quelqu'un active le mode deux joueurs à côté de moi. Je tourne la tête et constate que c'est un jeune adolescent de pas plus de treize ans qui vient de m'inviter silencieusement à jouer avec lui. Je l'observe à la va vite: un blouson à imprimés vache et des yeux blasés, devant lesquels se perdent de nombreuses mèches brunes. Il me regarde dans les yeux pas plus de deux secondes avant de s'en retourner au jeu et de lancer le combat sans attendre que j'aie choisi par moi-même le personnage.

Il les caches mais ses yeux sont rouges.

La partie se fait en cinq minutes mais j'ai l'impression qu'elle dure des heures. Le gamin est doué et je prends les premières minutes, une sacrée trempe. Je me reprends et parviens, sans comprendre ma propre manœuvre, à faire un combo surpuissant.

« … C'est quoi cette boule de feu … ? Est la réponse très constructive de mon voisin.

- J'en sais absolument rien ! » Dis-je hilare devant sa tête.

Il avait juste levé la main et désignait la console de la paume ouverte, les yeux blasés mais sourcil relevé et la bouche entrouverte vers moi quand il me posa la question. On reprend le match de plus belle et mon personnage se retrouve congelé entre deux poteaux. Cette fois, c'est à moi de demander des précisions sur ce jeu stupide.

« Mais pourquoi tant de cruauté ? »

V de la victoire et sourire niais. Sale gosse.

Mais je sais que la fin me sera favorable. Nos personnages se sont éloignés l'un de l'autre et le gamin en profite pour étirer rapidement sa main droite. En quelques touches je suis sur le menu et regarde les combos avant qu'il ne me lance un cri indigné. Je reviens derechef à la partie et enchaîne les touches dont je me souviens et tue son avatar dans un cri de joie. Lui tient la manette toujours entre ses paumes et me regarde légèrement outré.

V de la victoire. Je suis un sale gosse et j'en suis fière.

Malgré sa défaite, il se met à rire et finit par littéralement exploser devant moi. Il ne se retient plus de rire et vint mettre ses mains devant ses yeux pour calmer son rire retentissant. Je ne comprends qu'après quelques secondes la vérité.

Il pleure.

Ma poitrine se compresse mais avant que je ne m'avance, une femme prend l'adolescent par le bras.

« Vite ! dit-elle, il faut se dépêcher tes frères t'attendent ! »

Il se laisse entraîner, poupée de chiffon dans sa poigne et sans que ne puisse dire, encore une fois, quoi que ce soit, il disparaît.

La partie a duré cinq minutes.

oOo

L'ado enlève son bras rageusement de la prise de la femme arrivé dehors et s'enfuit à toutes jambes dans la rue. Il tourne à une ruelle et vint se réfugier dans les bras du Gardien de la Tempête. Ce dernier est démuni face aux pleurs de son cadet, mais finit par caresser d'un geste maladroit la chevelure de la Foudre. Il sent son corps se tendre face à l'énergie mal canalisé du tout jeune Gardien mais ne dit rien et supporte en silence, la douleur des éclairs.

« Il a presque tout foiré, tonne une voix derrière voix.

- C'est un gosse ! Répond la Pluie rageuse derrière la Tempête, ne lui en demandait pas trop. Il était comme un grand frère pour lui …

- Et alors ? Rétorque la voix, si ça avait continué …

- Mais il ne s'est rien passé, siffle Hayato, on avait prévu le coup et le Juudaime ne s'est rendu compte de rien.

- Encore heureux … »

L'argenté ne répond pas et fixe d'un air mauvais le mafieux ennemi, partagé par l'épéiste qui vient mettre sa paume sur l'épaule du plus jeune dans le but de la calmer à l'aide de sa flamme.

« Après ? demande-t-il.

- Dokuro et l'ananas. »

oOo

Je vais poser un nouveau mot dans la langue italienne l'amicide.

Amicide, acte de tuer ses propres amis quand ceux-ci vous cassent littéralement les pieds et autre partie de l'anatomie masculine, en bas de la ceinture.

Après des heures de suppliques inlassables, ces renards ont réussi à me renvoyer à la capitale pour jouer de hanches sur une piste de danse semi éclairée et bondé de monde.

Ma Vie sera surement d'accord avec moi j'en suis certain je déteste les boîtes de nuit.

Je suis encore une fois à un bar, cocktail sans alcool à la main, un air désabusé sur le visage et un œil toujours sur mes 'amis', les verres s'enchaînant pour eux.

« Kufufu quelle ambiance … ! » S'exclame une voix à mes côtés.

Un jeune homme roux, de quelques années mon aîné, est venu se poster à mes côtés, une fille, blonde elle, dans les bras, dos à son torse et agrippant doucement les bras du rouquin autour de ses épaules.

« A qui le dite vous … soupire-je.

- Oh ? On n'aime pas vraiment faire la fête ? me demande-t-il d'un air taquin.

- Ouais … enfin j'en sais rien … Mais là vous voyez, j'ai vraiment la flemme de vous expliquer mon problème … »

Il rigole et se met à se balancer de droite à gauche, entraînant avec lui la jeune femme silencieuse, en divisant le tempo de la musique.

« Vous êtes seul ? me demande-t-il sont fou rire passé.

- Si vous voulez parler de ses fourbes qui ont eu l'audace de m'entraîner jusqu'ici, y'en à un qui picole, un autre qui se prend un râteau, et la dernière me drague ostensiblement en roulant des hanches sur la piste de danse.

- Kufufufu … » répète-t-il.

Je me suis trompé, c'est ça son vrai rire.

« Vous devriez rentrer si vous vous prêtez si peu à la fête ! Continue mon voisin.

- Et risquer d'en perdre un ou deux au passage ? Rétorque-je, ma conscience m'en voudra.

- Kufufufu ! Nous avons affaire à un petit Saint parmi les Saints !

- Je suis juste trop gentil … soupire-je à nouveau.

- Attention de ne pas vous laissez bouffer par les capricieux … fait-il malicieux.

- Eh ! Me défends-je, j'ai déjà réussi à ne pas me faire arnaquer de quarante euros il y a trois jours par la taxeuse d'en face.

- Kufufufu les apparences sont souvent trompeuses alors, je vous ai pris pour un vrai pigeon !

- Au moins vous êtes direct … »

Son rire retend encore et je me contente de le fixer. Il regarde seulement la piste de son regard cuivré, la blonde toujours muette dans les bras.

Quelque chose cloche au tableau.

Oui je sais, mais je ne sais pas quoi. Cette chose qui dicte mes pas fait encore des siennes. Parfois, elle s'insinue jusque dans mes viscères et les tords violemment. Dans ces instants, je recule instantanément et une voiture passe à toute vitesse à l'endroit exacte où je me trouvais dix secondes plus tôt. Mes amis me disent que j'ai un instinct de survie incroyable. La survie passe dans la détection des mensonges ? Car ça aussi j'en suis capable.

Malgré ce léger malaise, je ne me sens pas plus en danger que d'habitude. D'habitude, depuis près d'un mois, la petite voix se fait insistante à toute heure de la journée. Auprès de ces deux inconnus, je me sentirai presque …

... En confiance.

Les minutes s'enchaînent et je sais qu'ils vont s'en aller en bredouillant de maigres excuses.

« Et bien mon cher … commence le roux aux yeux cuivres, je me vois dans l'obligation de vous laisser seul avec votre petit compagnon le verre vide ! »

Et voilà. Il murmure quelques mots à sa compagne qui le suit sans protester vers la sortie tant espérer de la boîte. Au bar, je contemple mon verre en effet vidé de son contenu. Mon poignet se décale et je regarde discrètement l'heure à ma montre.

23h54

J'ai regardé quand ils m'ont accosté.

23h47

Sept. Sept minutes. Encore une fois, sept minutes.

Je deviens réellement paranoïaque ou ils le font exprès?

oOo

Le rouquin tient toujours la blonde dans ses bras quand ils s'enfoncent dans le décor de la boîte. Le jeune homme se pose contre le mur et baisse la tête jusqu'aux cheveux de la jeune fille, masquant ses émotions sous ses cheveux. Le masque tombe. Enfin, apparaissent Dokuro Chrome et Rokudo Mukuro, les visages graves. Le bleu tente de calmer les pleurs de la violette de murmures à son oreille, qui s'enfoncent dans les bras de son protecteur. La Brume au complet est bientôt rejointe par la Pluie qui les observe respectueusement.

« Il ne faudra pas nous en demander plus, Yamamoto Takeshi, déclare le bleuté.

- Je sais. » Répond simplement l'épéiste.

Dans une nappe indigo, les deux illusionnistes disparaissent devant les yeux fatigués du baseballer. Il est bien vite rejoint par le petit tueur au caméléon qui se poste à ses côtés pour observer la piste.

« On ne peut pas rester trop longtemps, déclare l'Arcobaleno, il faut s'en aller.

- C'est dur. » Coupe l'épéiste.

Reborn ne répond pas, il comprend et ressent exactement la même chose. Leur regards sont perdu dans la contemplation du petit brun accoudé au bar et observant du coin de l'œil ses … amis.

« C'est douloureux de le voir avoir cette vie, continue le brun, de le voir se battre tout les jours contre son amnésie et de ne pas pouvoir lui expliquer.

- On ne peut rien n'y faire, s'évertue le bébé, il est hors de notre contrôle et il faut s'y résoudre. La fin programmée des Vongolas est en marche et c'est lui qui en est la clé. »

Takeshi ne répond pas. Il sait qu'il n'y a plus d'espoir.

Ou presque.

oOo

Accoudé au bar, je regarde vaguement les danseurs. Mon amie me lance des regards hautement suggestifs mais je ne réponds pas. Je prends une gorgée de ma boisson nouvellement commandée quand je sens une main ferme sur mon épaule. Ah … Il vient d'abandonner sa proie du soir. Non, au vu de la joue rougie, c'est elle.

« Dix … prononce-t-il, on a un problème avec l'autre demeuré. »

J'évite de justesse de mettre une main désespéré à mon visage et le suit de bonne grâce. Deux minutes plus tard, nous sommes tout les trois aux toilettes, mes doigts tenant fermement les cheveux du 'demeuré', vomissant de tout son soul au lavabo. L'autre est accoudé de l'autre côté et je lui lance un regard désolé, une main compatissante frottant doucement le dos de notre camarade.

« J'appelle un taxi. » Entends-je tandis qu'il sort son portable.

Encore dix minutes plus tard, nous le traînons hors de la boîte, le portant tout les deux par les épaules. Il rigole bêtement et tourne sa tête vers moi avant d'écarquiller les yeux.

« Dix … murmure-t-il, une révélation lui ayant apparemment sauté au visage.

- Quoi ? Lui demande-je par pur rhétorique.

- Je viens de déceler l'un des mystères de ta personne …

- Oula …

- Tu as un frère jumeau ! »

Je ne relève pas. Je ne relèverai pas. L'autre par contre n'en attend pas plus pour lui frapper l'arrière du crâne. Le taxi nous attend et j'étale le comateux le long de la baquette, sa tête reposant sur les genoux du troisième luron.

« Je le raccompagne, me dit-il, il ne serait pas capable de se souvenir de notre hôtel.

- Ok. Moi je vais m'occuper de notre danseuse du ventre avant que les serpents ne s'en prennent à elle. »

Il me répond d'un pouce levé et je ferme la portière, laissant le taxi emmener mes amis. Je me prépare mentalement à la lourde tâche que d'arracher l'hystérique à l'un de ses passe-temps favoris et grimace en pensant à ses vocalises surdimensionnées.

Derrière moi, un cri retenti. Un véritable hurlement de peur qui est suivit de près par d'autres, tout aussi affolé.

Je me précipite à l'arrière de la boîte où je constate deux hommes, aux prises avec une jeune femme qui se débat violement pour échapper à leur étreinte. Encore une fois, la jeune femme n'a pas le temps de crier une fois de plus que je suis déjà en train de tordre violement le poignet de son agresseur. Les deux hommes, baggys et sweats extra larges, commencent à rouler des mécaniques quand celui que je tenais se relâche de ma poigne. Je leur fait face seul, la jeune femme, très peu vêtue et surement pompette en pleine fuite derrière moi, et sans aucune peur.

Aucune.

Pas même quand les deux hommes sortent tour à tour des canifs d'une dimension non négligeable et prêts à s'enfoncer allègrement dans ma poitrine. Je me borgne seulement à baisser les genoux, relever mes poings et fixer les deux gorilles devant moi. L'un d'eux n'attend pas pour plonger sur moi, la lame au poing.

Vu.

Mon bras glisse le long du sien et décroche un coup de coude puissant dans son menton. Il chancelle tandis que je suis déjà près de son voisin, le frappant de toutes mes forces dans l'estomac. Il se pli en deux et mon genoux entre en violente collision avec son nez tandis que ma paume tient ferment sa tête par le haut de son crâne. Quand je le relâche, je vois les deux hommes se tenir le visage, surement en train de voir des étoiles danser. En un instant je me retrouve derrière eux et leur assène un coup sec dans la nuque qui les fait s'écrouler net au sol.

Et enfin je sors de ma transe. J'observe sans les voir les deux agresseurs gisant au sol et maintenant je comprends pourquoi je ne ressens pas la moindre peur, ni regrets.

Je sais me battre.

Et si j'en juge par l'état de mes adversaires. Plutôt bien.

oOo

Une semaine après, c'est toujours à Rome que je fais un détour. Non pas pour un bar ou une boîte, mais bien pour un tournoi de boxe.

Quand je suis revenu après l'agression, ma première visite a été pour mon médecin. Hystérique, je lui ai affirmé que je savais me battre et que ma Vie était peut-être consacrer à ce domaine. Je sais qu'il ne m'a pas dit le fond de sa pensée mais j'ai quant même reçu une liste de sport qui pourrait convenir à mon style de combat. La boxe n'est pas dans les premiers classés mais les habitués des sports de combats sont les même et je caresse l'infime espoir de pouvoir être reconnu parmi les personnes présentes.

Je me glisse parmi les spectateurs dans l'espoir d'apercevoir quelque chose de familier. Et quand je dis familier, je ne parle pas forcement des abrutis qui me servent d'amis que j'ai déjà réussi à perdre dès les premières minutes. Je soupir lentement quand je me résous enfin à les chercher.

« Extrême ambiance ! » Hurle une voix près de moi, me grillant nettement les tympans.

Un jeune de mon âge regarde l'un des matchs avec un plaisir non feint ...

Menteur.

... Ou pas.

Je chasse la voix et le détaille. Il porte qu'un jogging large et un sweat à capuche qui me rappelle avec amertume l'agression de la semaine dernière. Mais lui, laisse entrevoir un visage souriant, criant des 'extrême' à tout va.

« T'as l'air de vraiment apprécier ce sport, commente-je, tu es déchainé ! »

Il me regarde un vague instant avant de partir dans un éclat de rire.

« Oui ! reprend-il, j'adore vraiment ce sport ! »

Je comprends à ces mots. Il n'est pas italien et a apparemment des difficultés pour la compréhension rapide. Je me tends quand enfin je saisi autre chose. Son accent est le même.

Le même que le sien. Le brun.

Un rapide coup d'œil à ma montre et je reprends avec joie la conversation.

« Tu es là pour quoi ? demande-Je , avide de temps.

- Cette question ! S'exclame-t-il, les matchs bien sûr ! Si on a une passion, il faut s'y consacrer à l'extrême ! »

Je me demande si ce mot n'est pas le premier que le jeune homme a regardé dans son dictionnaire. Je ne peux plus lui parler, il est parti à crier pendant des heures à ce rythme. Des 'extrêmes' extrêmement retentissant couvrent même les paroles des commentateurs. Puis, la révélation.

« J'ai oublié à l'extrême ! »

Je sursaute au niveau décibel mais quand je tente de lui faire remarquer qu'il doit bien avoir une loi quelque part qui doit faire payer les dépassements d'intensité sonre qu'une oreille peu supporter, il a déjà disparu. Je le cherche droite à gauche du regard mais je me résous à l'évidence, il est parti. Je regarde ma montre. Quatre petites minutes. Je hoche les épaules et je dois bien avouer que j'ai bien été paranoïaque ces derniers temps. Des cris que sorte de mon absence, le prochain match ayant été annoncé pendant que je comatais.

Il est là.

Sans aucune pudeur, l'extrême' jeune homme enlève son jogging et son haut sur le ring dans le but d'enfiler ses gants, sa tenue déjà sur lui et faire son show sur le ring. La cloche sonne et le combat commence. Son adversaire ne lui pose pas plus de problèmes que ça et il semble juste vouloir prolonger le combat, pour le jeu. Puis il devient sérieux et met KO son adversaire d'un uppercut surpuissant de ce que j'ai compris -. Son nom est acclamé comme le vainqueur mais je ne parviens pas à le comprendre clairement, suite au bruit des spectateurs hystériques. Il disparait enfin dans les coulisses et enfin la foule se calme, à mon grand soulagement.

Vu.

La cloche s'est arrêté après la fin du combat, annonçant ainsi en combien de temps l'étranger à gagner son match.

Mon sang s'arrête.

Trois.

Trois minutes. Le match n'a duré que trois minutes.

Je commence franchement à me poser des questions.

Sérieusement.

oOo

Le boxeur rentre dans sa loge, un dernier sourire à ses supporteurs et claque enfin la porte. Son regard se perd ensuite dans la contemplation de la porte et il vint s'y adosser doucement. Il sent quelqu'un devant lui mais ne daigne pas lever la tête. Il se contente de lever les bras et d'amener cette personne tout contre son torse. La jeune brune l'enlace à son tour et ne relève pas les larmes qu'elle sent pointer dans son dos. Elle se contente de l'étreindre doucement, cherchant par la même, le réconfort. Sa perte avait touché tout le monde. Même elle, qui lui reprochait pourtant d'emmener le sportif dans les combats.

C'est Lui qui était venu s'expliquer quand elle avait donné son ultimatum à son petit ami. Il lui avait tout expliqué, prenant le soin de mesurer chaque parole. Sa franchise l'avait surprise, mais bien moins que Son assurance à cet instant.

Le plus dur, était de devoir garder les autres dans l'ignorance.

Et de Le voir les regarder comme on regarde un inconnu, un étranger.

« Il ne reste plus qu'Hibari, murmure-t-il entre ses cheveux, ensuite, ce sera définitivement terminé pour nous. Nous disparaîtrons de sa vie, définitivement. »

Hana ne répond pas.

Pourquoi répondre à l'inévitable.

Mais la Tempête derrière, relève les yeux vers la silhouette entrelacée du couple, ses yeux brillants que personne ne regarde pour une fois.

Elle n'a pas dit son dernier mot.

oOo

J'attends à l'arrêt de bus. Ce geste basique est pourtant tout nouveau pour moi et je replonge dans le plan pour être certain d'arriver à bon port.

C'est la toute première fois que c'est moi qui rejoint mes amis dans leur nouvelle école, seul, perdu à Rome. Que je déteste cette ville …

Enfin mon bus arrive et je plonge à l'intérieur. Je prends un siège éloigné et me prépare à une demi-heure de trajet. Le bus s'ébranle et je me tourne vers la fenêtre pour contempler le paysage. Enfin, les rues de Rome, nues des sans papiers à cette époque de l'année, les touristes trop peu nombreux.

On s'assoit près de moi et je pivote la tête. Cet homme n'est définitivement pas italien comme l'atteste ses yeux plissés pour le plus flagrant. Je suis tiré de mon observation par un détail assez gros de mon perchoir un oiseau jaune trône sur son épaule. Je le regarde attendri par la petite boule de plume ensommeillée.

« Qu'est-ce que tu regardes ? » Demande l'homme d'une voix sec.

Effrayant mais je me contente de rigoler nerveusement cela dit.

« Je pensais juste que ton oiseau était mignon ! » Me défends-je, en espérant très fort que ce type ne va pas commencer à me frapper.

Etrangement, il ne semble plus en colère et tourne juste la tête vers la bête à plume qui entrouvre des yeux fatigués. L'oiseau se tourne vers moi et commence à battre des elles pour venir se poser sur mes mains entrelacées sur mes cuisses. Attendris par la boule jaune, je lève mes mains pour que son visage se place près du mien, en murmurant un très viril 'Trop mignon …'

« Comment tu l'as apprivoisé ? M'enquis-je.

- Il est venu seul à moi et depuis, il ne m'a pas quitté.

- Un petit gardien en somme … »

Je repense au mien de gardien et songe par la même aux nombreuses heures de maux de tête qu'ont été cers derniers mois. Presque chaque soir, je lui faisais face, enfin … allongé, dans cette pièce blanche. Pas une seule avancée dans ma mémoire depuis mon Réveil, il y a maintenant onze mois.

Je me replonge avec amertume dans la contemplation du petit être entre mes doigts qui les mordillent amicalement et je ris doucement devant l'élan d'affection, qui par ailleurs, ne semble pas être la marque de fabrique de mon voisin, qui garde les yeux clos et les bras croisés. Le petit oiseau choisi maintenant de disparaître de mes mains pour venir se poser dans ma crinière où il piaille de bienêtre.

« Il t'aime bien. » Déclare mon voisin, les paupières demeurées closes.

Je lui renvois un petit sourire et me remet à l'observation du paysage, toujours la boule de plumes dans les cheveux. Soudain, je sens le poids devenu familier au fil des minutes et constate mon voisin en train de partir. Il ne pose pas même un regard vers moi, tandis que le petit oiseau le suit en piaillant.

Je soupire, il n'est resté que six minutes. Je continue à le regarder à travers la vitre et le vois finalement disparaître à l'angle d'une rue. Je reviens sur le cadran du bus.

Raté.

Il en est bien resté sept.

oOo

Dans l'angle du mur, le brun à l'oiseau passe sans un regard près du jeune homme aux cheveux blanc. Ce dernier l'entend juste prononcer 'inutile' avant de souffler une bouffée cigarette salvatrice et d'interpelé son collègue du Nuage.

« Hibari, hèle-t-il, ce soir dans mon bureau.

- Pourquoi faire? Lui demande le Conseiller Externe, on a plus aucune chance de tout manière.

- Ce soir, répète la Tempête en l'ignorant, dans mon bureau.

- Ne me donne pas d'ordres Gokudera Hayato. » Répond Kyoya.

Il disparaît sans autre parole mais l'Huricane Bomb le sait, le Nuage solitaire sera ce soir face à lui et les autres.

oOo

Il avait eu raison. Le Nuage est là ce soir, ne provoquant d'ailleurs pas d'incident alors que son homologue de la Brume est tranquillement assis, plutôt avachis, sur le canapé, à la droite de sa douce Chrome. Ils sont tous réuni dans la même pièce et ne causent aucun dommage. Gokudera pense avec raison que si le Juudaime était là, il en pleurerait presque de joie.

« Alors, entame Mukuro, pourquoi la Tempête nous a-t-elle demandé ce soir alors que le Ciel est définitivement mort pour nous? »

Très bien l'illusionniste n'y va pas par quatre chemins et cela bénéficie plus au blanc qu'il ne le pense. Il observe rapidement des collègues avant de répondre. Yamamoto le regarde, adossé au mur et attendant la réponse qu'il connaît déjà, Lambo pianote avec dextérité sur son portable, avachi au possible dans le fauteuil du blanc, Sasagawa regarde le sol avec tristesse, Hibari et Rokudo s'observe du coin de l'œil tandis que Chrome contemple ses pieds.

« Je vous ai appelé pour une bonne raison, commence Gokudera, autre que celle de nous dire une bonne fois adieu.

- Je ne vois pas pour quelle autre raison je serai ici si ce n'est pour dire adios, une bonne fois pour toute à la mafia sans le petit Boss à sa tête, rétorque presque rageusement le vairon.

- Pour l'y remettre ? » Déclare le dynamite-man.

L'ancien détenu le regarde interdit avant de se pencher en avant, subitement intéressé par la tournure que prenait la conversation.

« Tu t'expliques? Demande-t-il tandis que sa partenaire relevait elle-aussi la tête.

- Vous pensez réellement que j'ai demandé à ce que les Gardiens est l'autorisation de lui parler une dernière fois, dans l'unique but de le voir, par satisfaction personnelle? Je ne suis pas aussi désespéré et tout cela était programmé.

- Continue tu nous intéresses, Tête de Poulpe, commente le Soleil, revenu des confins du désespoir.

- Les lieux des rencontres n'ont pas été choisis au hasard, s'explique le cendré, j'ai réussi à nous faire rencontrer le Juudaime dans les principaux lieux de sa nouvelle vie, Rome et Volterra afin de tâter le terrain…

- Mais ça ne sert plus à rien étant donné que cette stupide famille nous empêche d'y accéder à l'extrême! Fait le boxeur.

- En effet nous, les Vongolas ne pouvons plus nous approcher de ces zones, reprend le Gardien, mais une autre personne, sans lien apparents avec la mafia mais pourtant plongé depuis bien longtemps, le pourrait.

- Oui mais pour cela il nous faudrait trouver la personne idéale qui pourrait échapper à ces hommes et par la même nous aider! Renchérit la Brume.

- La trouver n'est pas très difficile quand on a les bons renseignements … répond énigmatique le bras droit.

- … Raking Futa, comprend le vairon tandis que ses collègues du Nuage et du Soleil lève les yeux de stupeur, ou écarquillés de deux millimètres pour l'un.

- Bingo, et devinerez-vous qui arrive en tête dans les personnes qui savent pour la mafia mais dont les informations s'y conférant ont disparu, sachant se battre et toujours prêtes à aider le Juudaime ? »

Chrome lève les yeux, elle sait. Les autres patientent sous le seul son du portable de la Foudre.

« Je vais vous aider: cette personne a arrêté tout lien avec la mafia hormis les membres pour se consacrer à ses études et son passé a été tout bonnement effacé par le Juudaime même …

- C'est bon. » Claironne le gamin vache sur son fauteuil.

Il devient le centre de l'attention général sous l'œil ravi de la Tempête et de la Pluie dont les sourires se font plus prononcés.

« I-Pin vient d'embarquer de la Chine pour l'Italie, explique Lambo, la contre-attaque commence. »


Eheheh ... Alors? La suite conviens à vos attentes? J'espère ne pas trop en faire avec la valse des Gardiens, mais je voulais absolument qu'ils y passent tous ... (espérons pour mon âme qu'ils ne soient pas trop OOC, surtout certains ... Sinon je vais me faire lyncher ...) A vos coms!

Pour info, c'est tout à fait normal que les 'amis' n'aient pas de nom. Ils sont figurant pour notre héros, s'ils ne faisaient pas partie de sa Vie, il n'arrive pas à leur donner une quelconque importance.

Et pour le chocolat virtuel? Personne ne sait pour le changement de police? :D

Et deuxième info, cette fic n'a que quatre chapitre et un épilogue!

See you!