- C'est que je ne suis pas comme toi ! Stiles voulait se cacher sous la couette et ne jamais en sortir … mais maintenant qu'il avait commencé à donner des explications, il devait finir sa tirade.

Tu vois, continua le plus jeune, tu es un loup garou, tu es beau, tu peux te taper un aveugle sourd et muet rien qu'en lui touchant l'épaule tellement tu es charismatique … et tu veux coucher avec moi ?!

Ne pense pas que je n'ai pas confiance en moi et que je me sous-estime tout le temps Derek, parce que quand j'ai couché avec une meuf pour la première fois, j'étais confiant … mais elle était de mon niveau !

Là j'ai l'impression qu'on ne joue pas dans la même catégorie et que je vais me tourner en ridicule. J'ai peur de pas être à la hauteur au moment tant attendu et comme je sais que t'es quelqu'un de bien sous tes airs ronchons, tu me quitteras pas pour ne pas me faire souffrir et je…

- Stop ! avait crié Derek. Il était étourdi par le monologue de son petit-ami et surtout, par les bêtises qu'il avait entendu sortir de cette bouche si tentante !

Ecoutes-moi bien Stinlinski, je ne veux plus jamais t'entendre dire des conneries plus grandes que toi et je t'interdis de choisir à ma place si tu m'excites ou pas.

Mets-toi ça dans la tête : tu me plais plus que de raison et j'ai envie de te faire l'amour comme je ne l'ai jamais fais avec personne d'autre sur cette putain de Terre !

Tu as besoin de temps je peux le comprendre, mais seulement si c'est pour une raison valable et non parce que tu penses que je ne me tape que des mecs au physique tout droit sorti de ton imagination. J'ai pris mon courage à deux mains pour t'avouer mes sentiments et à la première occasion venue, tu les mets en doute !

Stiles regardait l'homme en face de lui et se demandait si c'était bien le chef de meute ? Depuis quand était-il devenu si doué pour la parlotte ?

Le jeune homme se demandait surtout pourquoi Derek était si énervé et s'il réussirait à trouver les mots justes pour le calmer, il ne pensait pas que la conversation s'animerait autant suite à son aveu …

- Der … je suis désolé, je ne pensais pas que ça t'énerverait autant et je ne mets pas en doute tes sentiments, je t'assure. Tout en parlant Stiles, s'approchait du loup pour le prendre dans ses bras. Voudrais-tu qu'on aille en bas se faire à manger et après ça se matter un film, pour nous calmer et on pourra continuer cette discussion quand on sera moins tendus …

- Stiles, je pense que je vais rentrer chez moi et te laisser réfléchir sur la situation et ne te fais pas de film, je ne te quitte pas ! je voudrais juste que tu prennes le temps pour comprendre que je ne te ferais jamais de mal !

Je ne suis pas vexé parce qu'on ne couche pas ensemble aujourd'hui, ce qui me rend triste c'est que tu puisses penser que je ne vois que le physique des gens. Dis-toi bien que si je t'ai dis que j'avais des sentiments pour toi, ce n'était pas des mots en l'air.

Je pensais que tu le comprendrais, surtout que tu connais mes relations amoureuses passées et ce qu'elles ont détruits dans ma vie ! Derek parlait calmement mais il savait qu'il avait besoin de s'éloigner pour digérer la conversation qu'il venait d'avoir avec Stiles.

Le couple se sépara, non sans un baiser et chacun se retrouva seul à repenser aux mots et aux sentiments ressentis durant cette confession.

Genim ne savait plus quoi penser, il savait qu'il pouvait avoir confiance en son loup et maintenant il s'en voulait d'avoir réagi de cette manière.

Il se gifla mentalement d'avoir fait ressurgir les vieux démons de Derek concernant ses anciennes petites-amies.

Il comprenait maintenant pourquoi son compagnon était si énervé, il est vrai que l'Alpha pèse ses mots lorsqu'il parle et jamais, au grand jamais, il ne lui aurait avoué son attirance s'il n'avait pas été sûr à 100 pourcents.

Il s'endormit sur ces pensées, en se promettant que le lendemain il prouverait à son homme qu'il avait confiance en lui.

- Derek … appela Stiles en rentrant dans le manoir en pleine rénovation.

Le loup avait décidé il y a quelques mois qu'il n'était plus question d'habiter dans une demeure calcinée et qui lui rappelait les pires moments de sa vie. Il avait alors entrepris de tout retaper pour le plus grand bonheur de sa meute, qui était ravie de le voir se construire une nouvelle vie.

- Qu'est-ce-que tu fais là ?

Derek sortit de la cuisine et arriva pour saluer le plus jeune, même s'il faut l'avouer, il était étonné de le voir débarqué chez lui.

- Je sais que d'habitude c'est toi qui vient chez moi sans prévenir, mais je me suis dis que pour une fois on pouvait changer la donne.

Tu sais, c'est la monotonie qui tue un couple. Répondit Stiles en s'approchant du loup pour l'embrasser tendrement.

- Je suis heureux de te voir et je suis désolé d'être parti comme ça hier, mais j'avais besoin de souffler un peu.

- Je peux comprendre, ne t'en fais Bad Wolf. Ce serait plutôt à moi de me faire pardonner. Je sais que je peux te faire confiance et jamais plus je ne mettrais en doute tes sentiments à mon égard.

L'Alpha était heureux de voir Stiles et surtout de l'entendre lui dire ces mots.

Il avait réfléchit lui aussi durant la nuit et comprenait les inquiétudes du plus jeune.

Il se promit de ne plus lui forcer la main et d'attendre le moment où il sera prêt à se donner à lui.

Il ne voulait pas que sa relation ne soit basée que sur le sexe, il savait au fond de lui que Stiles était son compagnon et son loup ne put qu'acquiescer à cette idée.

S'il devait attendre pour partager son lit, il le ferait même si ce n'était pas la chose la plus simple à faire.

Il voulait montrer à son petit-ami que cette relation était importante pour lui et que des sentiments forts étaient en jeu.

- Ça te dit de m'aider pour repeindre la cuisine ? demanda Derek.

- Heu oui pas de souci, les ouvriers ne sont pas là ?

- En congé, répondit le loup. Je me suis dis que je pouvais quand même avancer sans eux.

- Au travail alors ! dit Stiles avec le sourire, alors qu'il suivait le plus vieux dans la dite cuisine.