Titre : Haunted House
Auteur : Syhdaal
Genre : Maison hantée
Base : Weiss Kreuz
Couples : Ah, en voilà une question qu'elle est bonne… J'y travaille, toujours lentement, mais j'y travaille…
Disclaimer : Bon… Ca fait toujours une semaine (p'tête deux depuis l'temps) que je suis en vacances grâce aux courageux jeunes gens qui passent leur bac, donc, je m'ennuie et comme j'ai envie de me faire peur, j'ai décidé d'écrire ça. Ceux qui craignent des lésions cérébrales pour leurs cerveaux délicats causées par l'amas de conneries que je peux sortir, ne lisez pas. Si votre cerveau ne craint plus rien, vous pouvez y aller. Je décline toute responsabilité en cas d'emmerdement de rat mort. Dieu que je m'ennuie en ce moment c'est dingue. En plus j'ai la dalle, y fait beau, je suis seule et abandonnée de tous et y a plus de bonbons dans la boite. Ma vie est un enfer. Puisque j'vous l'dit.
Ah oui, j'ai oublié de dire que les persos de Weiss Kreuz ne m'appartiennent malheureusement pas, ils ont été crées par Kyoko Tsuchiya et blablabla…
/ Blablabla. / : Conversation télépathique
Haunted House
Chapitre 2
La joyeuse petite troupe se sépara donc et c'est deux par deux que les assassins commencèrent leur premier tour d'exploration, histoire de se faire une idée de l'état de l'habitation dans laquelle ils devraient séjourner jusqu'à accomplissement de la mission. Ils étaient néanmoins partis armés, juste au cas où, même s'il leur avait semblé à première vue que la propriété était déserte. Et abandonnée depuis un certain temps, mais ça ne voulait rien dire. Certains endroits comme le hall d'entrée n'étaient guère envahi par la poussière, signe qu'il y avait eu une activité relativement récente. Après tout, on n'était jamais à l'abri d'un guet-apens dans ce genre de métier…
Les premiers à partir à l'aventure furent les cadets de l'équipe et leur binôme plus ou moins forcés. Pas que ça les dérangeaient, ils se connaissaient suffisamment après les heures passées en ligne à se battre l'un contre l'autre, plus par jeu que par véritable animosité. Mais cela les distrayait mutuellement d'avoir un adversaire à la hauteur en matière de piratage informatique. Omi et Nagi prirent la direction des escaliers, le plus jeune des deux de nouveau plié sous la masse énorme de son sac. Ils avaient décidé d'explorer rapidement le premier étage et d'aller à l'essentiel : explorer les chambres où ils passeraient la nuit. Manx leur avait indiqué qu'elles étaient au premier ce qui arrangeait les affaires de la petite troupe : nul besoin d'aller s'exiler au second ou dans une partie éloignée d'une issue pour dormir.
– Dis-moi, t'as mis quoi là dedans ?
– Des trucs…
– Comme ? T'as pris de l'équipement spécial ?
BOUM !
Il n'eut jamais l'occasion d'entendre la réponse que Nagi aurait pu lui donner. Le petit télékinésiste venait de rater une marche dans l'escalier et de s'effondrer avec perte et fracas[S1] . Son pied s'était pris dans un repli du lourd tapis élimé qui recouvrait les escaliers. Omi se précipita pour l'aider à se relever : des gémissements lui parvenait de dessous le sac, lui indiquant que le petit Schwarz s'était probablement blessé (ou en tous cas, fait très mal). Le petit blond le débarrassa de son sac et l'aida à se remettre debout. Le dérapage dans les escaliers n'avait pas épargné Nagi mais l'adolescent avait réussi à sauver ses dents de la rencontre impitoyable avec le rebord d'une marche en bois particulièrement dure.
– Nagi ça va ? S'écria Schuldig du pied de l'escalier où la chute du garçon n'avait échappé à personne.
– Ca va ! Lança t-il d'une voix assez forte pour être entendu de ses équipiers quelques mètres plus bas tout en ravalant son humiliation du moment.
– Tu es sûr ? Interrogea Omi sans lâcher son bras le temps qu'il reprenne son équilibre sur les marches.
Le jeune Schwarz hocha la tête, incertain. Il fit doucement jouer les articulations de son bras et grimaça. Finalement, ça n'allait pas si bien que ça.
– Enfin je crois…
– Je vais t'aider à porter ton sac. Ca ira mieux à deux non ? Dit Omi en lui offrant un sourire.
De façade, certes, mais un sourire tout de même. C'était si facile. On s'attirait beaucoup plus facilement les faveurs et la confiance des gens par la douceur et Omi le savait. Après tout, sa couverture principale était d'être lycéen et fleuriste pendant son temps libre pour payer ses études. En dehors de ces considérations, il avait rarement l'occasion de côtoyer une personne de son âge ayant relativement les mêmes centres d'intérêts que lui, même si Nagi restait un opposant.
– Hm. Si tu le dis.
« Pas très causant… Mais je suis sûr qu'il peut sourire. Note à moi-même, remercier Yohji et Schu pour nous avoir collés ensemble. »
– Alors, tu prends quelle chambre ?
Le petit brun haussa les épaules, peu intéressé pour le moment. Il ne comptait pas s'établir dans une chambre seul alors que le reste de la demeure n'avait pas été sécurisé et il n'était pas sûr de l'efficacité du Weiss en cas d'attaque extérieure même s'il connaissait ses talents de tireur d'élite. Avait-il une arme dissimulée sous ses vêtements ?
– On n'a qu'à visiter, on s'installera après, proposa le petit brun.
– Okay.
Ils laissèrent le lourd bagage près de la rampe d'escalier et firent face à l'étage qui s'étendait devant eux. Le palier menant aux chambres était assez long et large, et il faisait plutôt sombre mais ils pouvaient tout de même y voir. Sur leur droite, un corridor relativement spacieux disparaissait dans l'obscurité, débouchant probablement sur un accès au second étage ainsi qu'à une autre aile de la maison. Idem du côté gauche. Il leur faudrait explorer cette partie là également. Crawford leur avait signalé que son propre binôme se dirigerait vers l'aile droite du premier étage après avoir fait les vérifications d'usage au niveau inférieur. Nagi s'empara d'une lampe de poche qu'il avait emportée pour plus de confort et dirigea le rayon lumineux droit devant eux. Il y avait trois portes de chaque côté du couloir et une dernière leur faisait face. Un frisson simultané courut le long de leur échine lorsque l'éclat de lumière jaune de la lampe torche se posa sur cette dernière entrée close qui leur sembla plus large que les autres. Les deux jeunes assassins décidèrent d'un commun accord d'explorer d'abord les pièces sur la droite du palier. Ils se dirigèrent vers la première porte et l'ouvrirent tout en restant sur le qui-vive.
La chambre était poussiéreuse, emplie d'une odeur de renfermé mais semblait normale. Elle était simplement meublée, presque austère : une armoire, un grand lit, une commode et un bureau, le tout en bois massif et sombre. De beaux meubles, anciens certes, mais il ne s'agissait pas là de mobilier de petite valeur.
– C'est très grand. A ton avis, elles sont toutes comme ça ? Demanda distraitement Omi en faisant le tour de la pièce.
– J'sais pas. Voyons la deuxième.
Ils décidèrent d'explorer d'abord le côté droit. Celle-ci était grande et assez dépouillée hormis l'immense lit à baldaquin qui trônait en son centre. Les rideaux blancs qui habillaient les montants du lit étaient drapés sur les poutres de bois et le papier peint aux tons fanés avait dû être d'une jolie couleur pastelle orangée mais le temps et la lumière l'avait délavé au point qu'il n'était plus que d'une vague couleur jaunâtre.
– Ca devait être une chambre de femme, observa Nagi. Il y a toujours des cosmétiques sur la maquilleuse.
Son compagnon s'approcha et saisit ce qui semblait être un poudrier aux côtés sculptés… Ou était-ce un pot contenant un baume ? Il nota aussi la présence d'un miroir à main joliment ouvragé qui lui parut être en argent ou en étain : ce genre d'objet était devenu rare…
– C'est comme si le temps avait été suspendu ici. On dirait que tout est encore prêt à être utilisé…
Nagi ne dit rien. Quelque chose d'étrange régnait dans ces chambres où tout semblait avoir échappé aux dégâts du temps alors que de l'extérieur, la maison semblait sur le point de s'effondrer.
La troisième chambre fut sans surprise pour eux, semblable à la première : meubles massifs mais peu de décor si ce n'était une cheminée de marbre noir qui semblait dater d'un autre âge. Les fenêtres donnaient sur le parc mal entretenu. Ils firent rapidement un tour d'horizon des trois chambres restantes situées sur la gauche du palier. Les chambres de ce côté avaient vue sur l'océan et son air vif.
La plus proche des escaliers disposait d'un mobilier différent, semblant plus récent si ce n'était pour la malle ancienne et imposante qui trônait au pied du lit. Il y avait également un bureau et deux chaises ainsi qu'une immense armoire. Pas d'éléments de décor là non plus.
La suivante, située en face de la chambre de femme, était plus hétéroclite et ils y trouvèrent des murs aux tons blancs et bleus. Le lit était là aussi à baldaquins mais les rideaux semblaient cependant avoir disparus. Ils y trouvèrent également une bibliothèque sur un pan de mur qui comptait quelques ouvrages en langues étrangères mais dont la plupart des rayonnages étaient vides.
La sixième chambre enfin, avait des couleurs plus soutenues (quoique pâlissantes) ainsi qu'un paravent ancien en laque qui habillait le mur du fond à proximité d'une armoire. Elle disposait d'un lit différent, dont les lourds montants aux arabesques compliquées étaient en fer forgés à la différence du mobilier en bois des autres chambres.
Finalement, ils firent face à la septième porte. Celle du bout du couloir. Sa porte de bois semblait plus massive, plus lourde que les autres. Nagi et Omi échangèrent un regard plein d'appréhension :
– On ouvre ?
– On ouvre.
Le jeune Weiss posa la main sur la poignée et l'actionna. Sans aucun résultat.
– Pousse plus fort, fit Nagi.
Omi recommença, en y mettant plus de force. Sans succès. Son compagnon leva les yeux au ciel et soupira.
– T'as qu'à le faire si tu te crois plus malin ! Lança Omi exaspéré.
– C'est ce que je vais faire. Pousse-toi.
Nagi posa sa main sur la poignée et ferma les yeux.
Il pouvait presque sentir les mécanismes de la serrure s'actionner.
I-m-m-o-b-i-l-e.
– Tss…
Il recommença, en forçant un peu mais pas trop. Il ne fallait surtout pas qu'il brise quelque chose dans le mécanisme mais le fait que sa télékinésie ne parvienne pas à actionner ce dernier commençait à l'inquiéter.
– Je n'y arrive pas. Ca ne bouge pas.
– Mais…
– Je ne sais pas. C'est « coincé ». Comme si il n'y avait rien. J'ai sentit les mécanismes s'enclencher et puis c'est comme si tout avait disparu. Je n'ai rien « touché ».
– Bon, ben si toi tu n'arrives pas à ouvrir cette porte, c'est pas la peine d'insister. Ca fait qu'y a six chambres de potables et…
– On est huit… Hooo la laaa, fit le plus jeune des deux en passant une main sur son visage. Cherche pas, ça va encore être pour notre pomme.
– C'est même certain, lâcha Omi d'un air blasé. Bon, tu préfères quelle chambre ?
– La chambre bleue était plutôt pas mal.
– J'étais sûr que tu dirais ça, dit Omi en souriant jusqu'aux oreilles. On va chercher nos affaires et on les met dans cette chambre là ?
– Tu comptes rester ?
– De une, je te signale qu'on ne doit pas se séparer. Ensuite, on va sûrement être collés ensemble pour le partage des chambres par Yohji et Schuldig…
– C'est vrai. Je sais pas ce qu'ils ont avec nous… Une fois Schu m'a dit qu'on se ressemblait… Moi je ne trouve pas.
Omi haussa les épaules. Le fait qu'ils soient en âge d'aller à l'école et aient tous les deux un nombre de morts dont ils avaient perdu le compte à leur tableau de chasse était sans doute un point commun suffisant. Bon, et ils partageaient les mêmes talents en informatique mais la ressemblance s'arrêtait là à son sens.
– J'sais pas et puis tu les connais, ils sont cinglés. On va aérer, ça sent le renfermé là-dedans…
Pendant qu'Omi se dirigeait vers la fenêtre, Nagi avait laissé tomber son énorme sac près du lit avant de choir sur le matelas en fermant les yeux un instant.
– Oh, viens voir. On a une jolie vue sur la mer d'ici.
– Ah ?
Nagi ouvrit doucement les yeux et se figea d'horreur. Le hurlement du garçon trancha le silence, résonnant dans la chambre aux murs bleus, se répercutant dans le reste de la demeure.
######
Pendant ce temps… Schuldig et Farfarello avaient pris la direction de la partie droite de la maison, c'est à dire la cuisine et toutes sorte d'autres petites pièces telles que des placards, cagibis et autres débarras. Schuldig se mit à fouiller dans les placards en chantonnant, curieux comme toujours. Il avait déjà repéré l'accès au sous-sol mais n'avait pas la moindre envie pour le moment d'aller explorer une cave sombre, humide et probablement infestée de rats et de cafards…. Voir des squelettes des anciens propriétaires.
– Alors, qu'est-ce qui se cache dans cette kitchenette… Des conserves… Des conserves…
Farfarello sentit une légère goutte de sueur lui glisser à l'arrière du crâne. En fait de kitchenette, ça tenait plus de la cuisine de professionnels de la restauration avec plans de travail en inox impeccables, piano de cuisine… Et tout l'équipement imaginable. Schuldig devait vraiment revoir son sens des proportions. Il jeta un coup d'œil un peu partout, faisant le tour de la pièce froide carrelée de blanc et fronça le nez.
– Bon, on a assez de boites de petits pois-carottes périmés pour tenir pendant la troisième guerre mondiale… Bah t'en tires une de tête qu'est-ce qu'il y a ?
L'Irlandais haussa les épaules, semblant indifférent, mais son œil unique étudiait la cuisine avec soin, ne laissant aucun détail au hasard.
– Juste l'impression qu'on me regardait…
/ Exactement ce que je ressentais. Tu penses à quoi ? /
/ J'sais pas… Il y a quelque chose de bizarre dans l'atmosphère de cette maison. /
Schuldig se rembrunit, voilà qui n'était pas une bonne nouvelle pour eux. Farfarello était peut-être aliéné, mais il était loin d'être bête. Il était même très réceptif à ce qui l'entourait et doué d'une intuition relativement aiguisée. Il était tellement réceptif que ça pouvait parfois en devenir effrayant, même pour lui qui entendait des voix, et qui parfois, voyait sa perception des réalités déformée à cause de sa télépathie. Schu se permit un léger sourire : en la présence de Farfarello, nul besoin de se cacher ou de rendre des comptes. Farf acceptait tout simplement le fait qu'il puisse ne pas se sentir bien sans poser d'inutiles questions qui resteraient de toute façon sans réponse. C'était pour ça qu'il l'adorait d'ailleurs. D'autant que l'Irlandais était actuellement dans une de ses brèves périodes de lucidité, ce qui rendait les relations plus simples au sein de l'équipe des Schwarz.
– Pourquoi tu souris comme ça ?
Schu secoua la tête sans se donner la peine d'effacer son sourire stupide.
– Laisse tomber.
Le jeune homme borgne haussa les épaules. Inutile de le forcer à cracher le morceau, il savait son compagnon d'une obstination sans bornes. Il regarda une fois de plus tout autour de lui.
– La maison est grande. Ca m'étonnerait pas qu'il y ait des passages ou des trappes.
– Farf, tu regardes trop la télé.
– Et c'est un télépathe hyper rapide qui me dit ça ?
– Bah oui, affirma ledit télépathe en le toisant de sa relative hauteur (c'est à dire les trois centimètres de plus que lui si l'on ne comptait pas sa volumineuse tignasse).
Le plus jeune des deux secoua la tête, incrédule. Schuldig parlait avec un aplomb qu'il ne lui avait été donné de voir chez aucune autre personne. A part peut-être Crawford, mais Crawford était d'une assurance impressionnante : le leader des Schwarz savait cependant de quoi il parlait en toutes circonstances, et sa fonction lui imposait d'avoir une autorité à toute épreuve… Notamment si on prenait en considération la composition de son équipe.
– T'es un idiot, lâcha Farfarello d'un ton inexpressif en reprenant sa joute verbale avec Schuldig.
– T'es cinglé.
– Moi j'assume.
– Comment veux-tu que j'assume quelque chose de faux ?
– Comment fait Brad pour te supporter toute la journée ?
– Folie pure ?
– Schu…
– Calme et patience à toute épreuve ?
L'Irlandais soupira.
« Il doit être sous Prozac pour ne pas l'étrangler, c'est pas possible. »
– Farf.
– Quoi…
– Je t'ai entendu.
– Je vois. Bon, où est caché le tiroir à couteaux ici…
– Farfarello…
– Tu préfères peut-être explorer la cave sans lampe de poche, suggéra l'Irlandais sans plus lui prêter attention en ouvrant des tiroirs au hasard pour trouver ce qu'il cherchait.
– Non merci, l'humidité me donne des frisottis, rétorqua le rouquin en rejetant une mèche de cheveux flamboyant derrière son épaule.
Un petit gloussement secoua les épaules larges de Farfarello qui lui tournait toujours le dos en poursuivant ses recherches :
– Princess.
– Pardon ?
– Nothing.
– Tu me le paieras.
– Un jour, peut-être, nargua le cadet toujours en pleine exploration des placards et autres tiroirs à ustensiles.
– Dis Farfie…
– Hm ?
– Tu crois que Brad…
– Ne pose pas cette question. Je n'ai pas la réponse. Mais toi ?
– Moi…
Voilà une grande question à laquelle lui-même n'avait pas de réponse. Crawford et lui étaient très proches, cela était certain : les années passées à travailler, vivre et tuer ensemble les avaient étroitement liés. Mais Crawford restait une énigme pour lui qui était incapable de déchiffrer son esprit insondable. Et Brad Crawford n'était pas homme à dévoiler aisément ses sentiments, malheureusement pour lui.
– Je crois, dit-il lentement en observant ses pieds.
Farfarello arrête un instant de s'agiter, levant le nez vers le plafond blanc, comme s'il cherchait quelque chose.
– Croire n'est pas suffisant Schuldig.
Cette phrase arracha un sourire au télépathe.
– Oui, tu en connais un rayon toi sur croire ou ne pas croire.
Le borgne haussa les épaules :
– Dieu seul le sait, dit-il avec un petit sourire énigmatique, amusé au-delà des mots.
– HAAAAAAAAAAAAAA !
Ils levèrent le nez vers le premier étage dans un bel ensemble avant de se mettre à courir en direction des escaliers. Les gamins avaient des problèmes.
######
Simultanément, dans une autre aile du rez-de-chaussée de la vaste demeure… Aya et Ken s'étaient éloignés côte à côte dans une humeur un peu moins joviale. Ils avaient toujours partagés des rapports particuliers, oscillant perpétuellement entre l'amitié et la tension. La principale raison en était leur manque de tact mutuel. Si Aya ne savait pas mettre les formes et manquait parfois cruellement de sensibilité, Ken était connu pour ne pas réfléchir avant d'ouvrir la bouche et de proférer des énormités. En dehors de ces problèmes chroniques de communication qui menaient régulièrement à des frictions, ils étaient relativement proches, même si leur rencontre avait été pour le moins houleuse la fameuse nuit où Aya avait été recruté par Birman[S2] pour Kritiker.
– Dis Aya, tu trouves pas qu'il fait froid ?
– Hn.
– Sérieux, y a un de ces courants d'air, murmura le brun en soufflant dans ses mains.
– Hn.
Aya dut admettre que son coéquipier n'avait pas tort. Un courant d'air glacial les accompagnait depuis qu'ils avaient laissé le reste de l'équipe et qu'ils étaient partis en exploration de leur côté. Il ne faisait pourtant pas si froid dehors, même si une bise cinglante venue de l'océan tout proche soufflait à leur arrivée sur le site. C'était à croire qu'une fenêtre (voire carrément un pan de mur entier) avait été brisée, pourtant toute les pièces parcourues jusque là ne montraient aucun signe de détérioration si ce n'était une impressionnante couche de poussière et de toiles d'araignée.
Les deux Weiss longeaient une enfilade de pièces toutes aussi grandes les unes que les autres. Contrairement à Schuldig et Farfarello, ils étaient partis à gauche de l'escalier principal. Peut-être les pièces se rejoignaient-elles au centre de la maison ?
– Mince, c'est immense ici ! T'as vu la taille de cette salle ?
– Ken, c'est un manoir. C'est normal que ce soit grand, soupira le rouquin en continuant d'avancer, renonçant à la furieuse envie de se masser les tempes du bout des doigts en prévision de la migraine qui s'installerait incessamment sous peu entre ses deux yeux.
Ken lui tira la langue, se sachant puéril à souhait mais la froideur d'Aya l'enrageait.
« Je sais que c'est gamin mais qu'est-ce qu'il peut être con alors ! Ca lui boucherait pas le trou du cul de faire un sourire quand même ! »
– Je t'ai vu.
– Ben prends une photo, ça dure plus longtemps.
– Ken… Râla le roux d'un air menaçant.
Le brun continua son exploration en l'ignorant ouvertement, signe qu'il était maintenant de mauvaise humeur.
« Génial, je l'ai mis en colère. Mais pourquoi faut-il toujours que ça me tombe dessus ? » Gémit intérieurement le leader des Weiss.
« Pourquoi est-ce que j'ai accepté cette mission avant même d'en connaître le contenu ? La prochaine fois j'attends de savoir avant de dire oui ! De tous les tueurs à gages au monde, fallait qu'on tombe sur les Schwarz ! Ah je hais ma vie ! Et pis pourquoi j'ai pas pris Yohji ? Lui au moins il l'aurait fermée. »
Une petite voix railleuse à l'arrière de son crâne lui répondit simplement qu'il préférait cent fois supporter le babillage ininterrompu de Ken aux détails peu ragoûtants de la vie sexuelle de l'autoproclamé play-boy. Ils continuèrent leur progression en silence jusqu'à ce que Ken reprenne la parole, curieux.
– Aya ?
– Hm ?
– On peut s'arrêter pour faire le tour de la pièce ? Y a un tas d'objets bizarres entreposés là-bas.
– Pourquoi faire ? Tu les vois bien d'ici non ? Répondit le roux, lassé de ces questions.
Il y avait bien un tas de bric à brac entreposé dans un coin de ce qui semblait être une bibliothèque. Globes terrestres, anciennes mappemondes jaunies, gros volumes encyclopédiques aux coins écornés. Il y avait même un tableau noir et de la poussière de craie répandue partout au sol. En dehors de ça, rien d'assez intéressant pour qu'ils s'y arrêtent lors d'un premier tour d'exploration.
– C'est tout, on continue, lâcha Ken légèrement irrité.
Dix mètres plus loin.
– Aya ?
– Quoi encore ?
Surpris par l'éclat de voix de son aîné, Ken fit instinctivement un pas en arrière.
– Rien. C'est pas la peine de crier comme ça !
– C'est pas d'ma faute si tu poses que des questions débiles ! Explosa Aya, à bout de nerfs. Si tu veux faire quelque chose fais-le ! T'as pas besoin de moi !
– Primo, je ne pose pas de questions débiles, et secundo, ça te dérangerait d'être plus sympa avec moi ?
– Alors arrête de l'ouvrir pour dire des conneries, ça me fera des vacances !
– Quoi ? C'est toi qu'est con ! TU fais toujours une tronche de deux pieds de long ! TU gueules toujours sur tout le monde ! Tu crois que c'est agréable de se faire tout le temps aboyer dessus par un pauvre type qui sait même pas ce que le mot GENTILLESSE veut dire ! T'ES INVIVABLE !
– Moi JE suis INVIVABLE ? C'est QUI qui tape le bordel à six heures du mat pour aller s'entraîner à taper dans un stupide ballon ? C'est QUI qui laisse traîner ses affaires partout, qui range jamais ? C'est QUI qui s'arrange pour se foutre dans le pétrin même dans la plus simple des missions ? C'est QUI qui pose des questions DEBILES comme le DEBILE qu'il est ! Utilise ton cerveau ABRUTI des fois ça MARCHE !
Un éclat fugitif de douleur passa dans les yeux sombres de Ken mais le brun reprit rapidement contenance en le toisant du plus haut qu'il put. Il savait que cela n'aurait pas d'effet, sachant qu'il avait quelques centimètres de moins que son leader et aurait préféré lui déboîter la mâchoire d'un coup bien ajusté mais il risquait de signer là son arrêt de mort.
– Si tu le dis, cracha le garçon avec un regard assassin.
Il se détourna et fit quelques pas.
« Alors c'est vrai. Lui aussi il sait que je suis un incapable. »
Il émit un petit rire, amer, et continua à avancer, laissant Aya pour le moins stupéfait par ses actions derrière lui. Ils se disputaient parfois, mais Aya n'était pas si dur avec lui en règle générale. Ils avaient toujours évolué dans une sorte de crainte et de respect mutuel, mais il semblait que ce fragile terrain d'entente ait lui aussi volé en éclat. Ca ne pouvait pas durer.
Ca ne durait jamais. Kase aussi avait fini par lui faire de terribles reproches, jusqu'à désirer sa mort. Une amitié sincère, sans reproches et sans jalousies existait-elle vraiment ? Il s'était souvent posé la question, supposant que non.
« Aya est parfait. Je l'admire. Il est tellement parfait. Je ne sais rien faire à part tuer. Même ça je sais pas le faire bien. Juste bon à rien, Kenken. »
Il s'arrêta et s'appuya contre un mur, les épaules secouées par un rire mordant qui n'arrivait plus à arrêter : l'ironie de la situation lui apparaissait particulièrement drôle.
– Ken ? S'inquiéta Aya, s'approchant de lui pour vérifier qu'il allait bien.
Un tel comportement n'était pas dans les habitudes de son équipier. Ken n'était pas cynique et froid, comme ce rire cassant qui avait franchit ses lèvres. Ken était plein d'une chaleur et d'une insouciance que lui-même avait perdu depuis longtemps. Il était difficile de conserver un sourire véritable dans leur travail. Il remarqua les poings serrés du jeune homme et se mordit la lèvre. Il avait dû le blesser. Mais il se savait incapable de prononcer les mots d'excuses qui effaceraient l'incident.
« Qu'est-ce qu'il a ? Il pète un plomb ou quoi ? »
– Décidément… Je suis vraiment bon à rien… N'est-ce pas Aya-kun ? Fit-il en lui jetant un coup d'œil en biais, dissimulé par ses mèches sombres.
– Ken je…
Le plus jeune des deux secoua la tête en signe de dénégation.
– Laisse tomber.
Il s'apprêtait à continuer son chemin quand un hurlement d'horreur brisa le silence.
– Ca vient du premier, murmura Aya en sentant l'angoisse le gagner.
Il vit une lueur d'effroi passer dans les yeux sombres de Ken.
– Omi…
Ken se rua en direction des escaliers, suivit de près par Aya qui avait déjà dégainé son katana.
######
Au même moment… Les deux aînés du groupe s'étaient quant à eux dirigés vers le premier étage et son aile droite pour explorer les pièces attenantes aux chambres que les deux plus jeunes visitaient juste en haut des escaliers.
– C'est quand même grand ici. Surtout par rapport à l'allure de la maison dehors, lâcha Yohji qui tentait de dénombrer les pièces de la demeure et d'en évaluer la taille.
– Aa. Ca doit donner quelque chose comme huit cent mètres carrés…
– Ouais. A vu de nez, ici y a à peu près une quinzaine de pièces, chambres comprises.
Ils arrivèrent à un tournant du couloir. Cela leur laissait donc le choix entre ouvrir la porte qui se trouvait devant eux ou bien continuer leur chemin le long du corridor poussiéreux qui menait probablement à un accès au second étage plus loin. Yohji avait toujours été doté d'une curiosité dévorante, ce qui l'avait poussé à exercer quelques temps dans sa lointaine jeunesse (il étouffa un rire amer, il n'avait que vingt-deux ans, après tout) le métier dangereux mais terriblement intéressant de détective privé. Il ignorait tout de l'avis de Crawford sur la question, mais lui était d'avis d'explorer petit à petit tous les recoins du manoir avant de se précipiter à l'étage supérieur pour voir ce qu'il s'y cachait.
– On entre ? Proposa t-il au leader des Schwarz.
Crawford hocha la tête. Il n'avait guère eu d'indices sur le futur proche mais sentait qu'ils devaient explorer correctement les lieux qui s'offraient à eux avant de prendre quelque décision que ce soit. Il dégaina son arme à feu et après avoir échangé un regard avec Yohji qui était lui aussi paré à toute éventualité, il ouvrit précautionneusement la porte. Un premier coup d'œil leur permit de reprendre une attitude moins défensive. Rien de bien étrange ici, il ne s'agissait que d'un bureau.
– C'est juste un bureau, observa Yohji en faisant écho aux pensées de son aîné, se frottant par avance les mains à l'idée de ce qu'il allait pouvoir y trouver. Y a sûrement quelque chose d'intéressant là dedans. Y a toujours des trucs intéressants dans les bureaux.
Crawford croisa les bras et haussa un sourcil.
– C'est le détective qui parle ?
Yohji lui fit un clin d'œil, amusé. Bien sûr, Crawford savait tout ou presque du passé connu de chaque membre des Weiss et il ne s'en formalisait pas. Eux aussi avaient remués quelques vieux dossiers vaseux pour en savoir un peu plus sur leurs ennemis récurrents, mais leurs habilités particulières y étaient sans doute pour quelque chose dans le fait que les Schwarz étaient introuvables… Ou presque !
– C'est comme le vélo, les mauvaises habitudes ça s'oublie pas !
Yohji investit la pièce aux couleurs sobres et se tourna pour ouvrir les portes d'une armoire et se mettre à farfouiller à l'intérieur, curieux. L'Américain qui ouvrait des tiroirs en quête de quelque chose (il ne savait pas trop quoi mais quelque chose à tout le moins) se releva brusquement :
– Yohji, tu ne devrais pas rester là, averti l'homme.
– Et pourquoi ? Demanda le jeune play-boy toujours en pleine investigation dans les profondeurs obscures de l'armoire.
Crawford n'eut pas le temps de lui répondre, une horde d'araignées velues venait de tomber du plus haut rayon de l'armoire, ratant de peu la tête de Yohji.
– AAAAH ! Quelle horreur !
L'aîné des deux étouffa (à peine) un petit rire devant la mine dégoûtée de Yohji.
– Arachnophobe ?
– Ne me confonds pas avec Omi, rétorqua Yohji. Pourquoi tu ne m'as pas prévenu avant ?
– J'étais en train de le faire.
– Ces choses poilues auraient put se retrouver dans mes tifs[S3] ! J'ai mis une heure à me coiffer ce matin moi. Je ne tombe pas dans les pommes en voyant une araignée mais ça veut pas dire que j'adore en avoir en barrette.
– Avec du vernis à ongles noir, tu serais raccord avec le… Décor.
– Oh, de l'humour du grand Brad Crawford ? S'amusa Yohji en dispersant la troupe d'arachnides galopants du bout du pied.
La colonie de bestioles se dispersa pour disparaître dans quelques interstices entre les plinthes et les lames du plancher sombre et poussiéreux.
– Ravi de pouvoir te surprendre.
Yohji lui dédia un sourire : la compagnie du leader des Schwarz était en fait plutôt agréable, contrairement à ce qu'il s'était imaginé. Il reprit son exploration de l'armoire et Crawford fouillait le reste de la pièce. Il y avait un lourd fauteuil matelassé de velours vert et le bureau lui-même était ancien et en bois massif. Un des tiroirs était verrouillé. Crawford soupira.
– Aurais-tu par hasard un passe-partout sur toi ? Il semblerait que nous ayons un tiroir récalcitrant.
– Bien sûr ! Chantonna Yohji en s'approchant de lui et du tiroir en question sur lequel Crawford était penché.
– Etonnant qu'il soit resté fermé si le bâtiment est vide depuis si longtemps. Il y aurait au moins dû avoir des voleurs… Déclara l'Américain.
– C'est vrai. Mais bizarrement, les lieux n'ont pas l'air d'avoir été pillés.
– C'est justement ce qui me semble étrange.
– Les rumeurs disent que la baraque est hantée… Peut-être que ça a tenu les gens à l'écart.
– L'appât du gain est plus fort que la peur en général.
Yohji échangea avec Crawford un regard entendu. Ils étaient arrivés à la même déduction.
– Je suis d'accord, c'est bizarre. Mais en attendant, on a un tiroir… Ouvert ! S'exclama t-il avec un dernier tour de poignet en ouvrant effectivement le tiroir mystérieux à présent déverrouillé.
– J'avoue que tes capacités de cambrioleur m'épatent. Etonnant de la part d'un Weiss.
– Que veux-tu mon cher Crawford, on se refait pas !
Crawford eut un petit sourire presque amusé et tourna son regard vers le contenu du tiroir. Il renfermait ce qui semblait être un cahier ou un livre de notes assez ancien. La couverture était épaisse et cartonnée. Un liseré doré soulignait les bords élimés de la couverture d'un rouge très sombre, presque brun. Il allait ouvrir le cahier afin de jeter un œil à son contenu mais son sang ne fit qu'un tour lorsqu'un hurlement d'horreur retentit dans les profondeurs de la maison. Crawford était déjà sur ses pieds et se ruait hors du bureau avec Yohji sur ses talons. Ils se retrouvèrent en quelques enjambées dans le couloir des chambres. Yohji et lui étaient déjà en train d'ouvrir successivement toutes les portes quand Schuldig et Farfarello firent irruption à leurs côtés, suivit de peu par Aya et Ken.
– Ici !
Farfarello entra le premier dans la pièce d'où provenait le cri, talonné par les autres. Omi était debout près de la fenêtre, pétrifié. Nagi était tout près de lui, l'air terrifié, une main crispée sur le t-shirt du blond. Leurs aînés investirent la chambre et commencèrent à en faire le tour, pendant que Schuldig s'approchait des deux adolescents.
– Chibi, qu'est-ce qui s'est passé ?
Nagi pointa un doigt tremblant vers le lit. Il était livide de peur.
– Y a quelque chose…
– Le lit ?
Aya et Crawford examinèrent le lit d'un œil plus attentif quoique prudent pendant que Farf faisait le tour de la pièce, ouvrant l'armoire et inspectant les rayonnages dépouillés de la bibliothèque pleine de poussière. Yohji et Ken mirent un genou à terre de chaque côté du lit et d'un œil entendu se baissèrent en même temps pour jeter un œil sous le meuble, arme à portée de main juste au cas où… Mais ils n'y trouvèrent rien.
– Il n'y a rien, observa Ken.
Nagi secoua doucement la tête. Il avait retrouvé un semblant de calme depuis l'arrivée des aînés de la troupe mais il n'avait pas réussi à retrouver sa voix pour leur indiquer où chercher. Il était pourtant sûr d'avoir vu Aya lever le nez pour scruter le plafond mais le leader des Weiss semblait n'avoir rien vu. Pourtant, on ne pouvait guère rater cette horreur.
– Au-dessus.
Yohji s'assit sur le lit et leva le nez. Sa réaction ne se fit pas attendre, contrairement à son collègue.
– ACK ! S'étrangla t-il en palissant à vue d'œil.
Les autres levèrent la tête, la peur au ventre. Qu'avaient vu Nagi et Yohji de si terrifiant pour avoir une telle expression sur le visage ?
– Quelle horreur… Souffla Balinese.
– 'S damn creepy, ne Crawford ? Murmura Schuldig.
Crawford hocha simplement la tête. Schuldig avait plutôt bien résumé la situation.
Note : Hmm… Je sais pas trop quoi penser de ce chapitre. Techniquement, il n'est pas terminé mais je trouve que c'est mieux si ça s'arrête là. En fait, vu qu'il ne restait qu'une dizaine de lignes… Autant que ce soit dans le prochain chapitre. En plus ça colle mieux.
Sinon, je viens de me rendre compte que je n'ai pas répondu aux questions de fin d'épiso… Euh de chapitre du n°1… Ma foi, vous le saurez bien un jour…
Quand je le saurais moi-même quoi… Ah ma vie est un enfer !
Je vais m'arrêter avant de faire un roman paske sinon… J'ai pas fini.
Bon, pour les insultes c'est par là bas (je compte sur vous, soyez sympas ^^) !
Prochain chapitre… Quand je l'aurais tapé… Disons quelque chose comme trois semaines pour trois pages quoi…
Commentaires :
[S1] M'enfin, surtout avec fracas quoi… Et pis d'abord pourquoi perte ? Mince, encore une question sans réponse… J'en ai une liste longue comme un jour sans chocolat…
[S2] Voir le manga de Weiss Kreuz.
[S3] Heuuuuuuuuuuurk !
Je dois l'avouer, CA c'est mon cauchemar. J'ai horreur de toutes ces bêtes ailées qui rampent qui volent qui font je ne sais pas trop quoi mais qui sont là. Même les papillons j'aime pas ça. Insectes, araignées et compagnie JE HAIS ! Franchement, j'préfère 100 fois, 1000 fois les serpents et les rats, c'est plus sympa.
OH MY GOD A LADYBUG! Somebody saaaaaaaaaaaave meeeeeeeeeeeee…
