Quel est celui qui lui jettera la première pierre ?
Celui-là ne mérite pas d'être sur terre.
-Gorim
Une forte odeur de bière s'échappait du bâtiment dans lequel elle entra. A la taverne de la Barbaude, elle trouverait sûrement ce qu'elle cherchait. Des ivrognes, des trafiquants, ou du sang. Ou les trois en même temps.
Et c'est ce qu'elle vit.
Le propriétaire de la taverne semblait contrarié, et lorsqu'elle lui demanda ce qu'il se passait, il répondit d'abord d'une façon dédaigneuse, ne voyant que sa marque. Puis, après l'avoir reconnue, il s'aplatit devant elle et lui désigna l'arrière de la boutique, tremblant.
L'effet qu'elle pouvait produire sur les gens la surprenait toujours. Inspirer autant de crainte n'était pas nécessairement une bonne chose. La haine amenait des ennemis, qui amenaient des ennuis, qui amenaient la mort.
Dans le fond de la boutique, elle retrouva deux hommes, ainsi qu'un troisième qui gisait à leurs pieds, se noyant dans son propre sang.
Faren et Leski.
Elle ne connaissait pas l'homme à terre, sûrement un marchand qui s'était cru plus malin que Beraht. Grave erreur, qu'il avait payé de sa vie.
Sigrun les fixa, en attente d'une réponse. Faren prit la parole.
« Il avait volé de la marchandise, Beraht nous avait chargé de lui…refaire le portrait. »
« Et vous l'avez tué. Vous n'avez pas réfléchi à d'autres solutions ? »
« Sans vouloir vous vexez, Dame, on ne discute pas les ordres du chef. »
« Alors s'il vous demandait de lui torchez le cul avec votre langue, vous le feriez Leski? Votre cerveau n'est pas là juste pour décorer. »
Leski la regarda avec un air de dégoût profond. Il y réfléchirait à deux fois avant de la provoquer. Et peut être avant de tuer quelqu'un, sans penser aux conséquences. Ce pauvre bougre de marchand s'était frotté à la mauvaise personne, certes, mais il devait sûrement avoir des amis, une famille, et des responsabilités. Et l'on devait passer au dessus de ça seulement sous prétexte que Beraht l'avait ordonné ? Elle ne pouvait pas l'accepter.
« Leski, on se rejoint dehors ? J'ai besoin de m'entretenir avec la Dame. »
Le nain ne se fit pas prier et quitta la taverne, leur butin entre les mains. Faren fit alors tomber son masque.
« Eh ben, t'y es pas allé de mainmorte avec lui. Je comprends ce que tu as voulu dire, mais si j'avais conclu un marché avec lui, Beraht l'aurait su. Quelqu'un aurait vu le marchand et tout ça nous serait retombé dessus. Et je ne peux pas le permettre. Je ne peux pas faire ça à Rica. Elle a trop enduré pour que ces sacrifices deviennent inutiles maintenant. »
« Je sais que tu ne prends pas ça à la légère Faren. Je te connais. Mais pas Leski. Je ne lui fais pas confiance. »
« J'admets qu'il y a des personnes plus recommandables, mais il reste mon ami. Si tu apprenais à mieux le connaître, peut être que…. »
« Non. A ses yeux, je suis la Dame. On ne pourra jamais devenir ami. Et c'est tant mieux. Je suis heureuse de t'avoir Faren, mais me fréquenter te mets en danger. Les gens ne me veulent pas du bien. »
« Arrête, on a passé l'âge. Je sais me défendre seul maintenant. Tu n'as plus besoin de me protéger des « méchants qui m'embêtent ». Moi aussi je peux te protéger, Suldrun. »
« Faren… »
Il était le seul ami qu'elle avait, avec Gorim. Mais lui avait vécu les mêmes choses, et ils se comprenaient bien mieux qu'avec le guerrier. Ils avaient grandi ensemble dans la misère des Taudis, et l'amitié qui les unissait était indestructible. Mais avec le temps, elle avait vu les sentiments de son ami évoluer. Alors qu'elle le considérait comme son frère, il voyait beaucoup plus. Mais Suldrun s'était fait un nom, avait gagné des alliés, mais aussi beaucoup d'ennemis. Elle lui avait fait comprendre que tout cela était impossible. Elle ne se le pardonnerait pas s'il lui arrivait quelque chose, à lui ou à Rica. Mais Faren n'avait jamais abandonné. Elle voyait toujours cette flamme dans ses yeux, qui n'avait pas l'air prête à s'éteindre. Si seulement il pouvait comprendre…
« Ne t'en fais pas, je ne tenterai rien. Je respecte ta décision. Du moins, pour l'instant. Mais une fois que Rica aura eu un fils, et que nous serons anoblis, je t'emmènerai avec moi. Alors, reste en vie.»
Qu'était-il en train de lui promettre ? Une échappatoire ? Une vie parmi les nobles ? Ils devaient sûrement être au courant de son ascendance, et si elle rejoignait le Cornal adamant, cela ne ferait que précipiter sa mort. Mais Faren ne le savait pas. Il devait se douter qu'elle était une bâtarde, mais pas une bâtarde royale, bien qu'ils n'en aient jamais parlé. Et c'était bien mieux comme ça.
« On dirait que tu ne prends pas mon aveu au sérieux. Tu sais ce que je ressens pour toi. Ne crois pas pouvoir m'échapper aussi facilement. Viendra un temps où tu ne pourras plus te cacher derrière cette armure de Dame. »
Touché.
Quel idiot. Elle avait envie de le prendre dans ses bras, et de rire, comme des années auparavant. Mais ils avaient grandi, et l'amour de Faren avait entaché leur complicité, bien qu'elle soit la seule à s'en être rendu compte.
Elle lui sourit afin de masquer la vague d'émotions qui la submergeait. Un sourire pas totalement factice, mais que Faren remarqua tout de même.
« Tu devrais y aller, on ne fait pas attendre Beraht. Prends soin de toi, Faren. Et passe le bonjour à Rica de ma part. »
« Non, tu le feras toi-même. Je sais que tu as du mal avec Kalah, mais ce n'est pas une raison pour déserter notre maison. Viens. Ce soir. »
Et sur ses mots, il partit, ne lui laissant pas le temps de formuler sa réponse. Après tout, pourquoi pas. C'est vrai qu'elle n'avait pas parlé à Rica depuis une éternité.
« Faren, attends ! Laisse-moi t'accompagner. »
C'est donc à trois qu'ils regagnèrent un des repères de Beraht. La boutique d'un marchand d'armes, terrorisé, qui s'était caché dans un coin de la pièce. Remplie d'hommes de main du Carta, l'échoppe venait d'être saccagé. Encore un qui n'avait pas payé. C'est au milieu de ce capharnaüm qu'ils trouvèrent Berhat, en compagnie de Jarvia.
Sigrun haïssait profondément cette femme. Sans aucun scrupules, elle était bien plus cruelle que son supérieur, et ceux à bien des égards. La façon dont elle toisait les gens l'agaçait, et elle devait se faire violence pour ne pas lui cracher au visage. Mais Beraht lui faisait confiance, alors Suldrun n'avait pas d'autre choix que d'obéir.
« Enfin, vous voila. Toi aussi, Suldrun. Vous avez trouvé ce que je vous avais demandé ? »
Leski lui tendit quelques pépites de lyrium.
« Oskias est mort, et voila la marchandise. »
« Bien. J'ai un autre travail pour vous. Ne pars pas Suldrun, ça te concerne aussi. »
C'était mauvais signe. Elle savait que cela allait avoir un rapport avec la Lice, tout le monde en parlait en ville. Gorim et Séréda allait être là. Ainsi que son père, et tout les nobles d'Orzammar.
Si jamais elle était impliquée, et qu'on la reconnaissait…
Elle avait vu juste. Ils devaient s'introduire dans la Lice, et faire en sorte que le protégé de Beraht prenne l'avantage sur ses adversaires. La tâche semblait facile, Faren et Leski n'avaient sûrement pas besoin de son aide. Pourquoi l'envoyait-il avec eux ?
Elle attendit que ses compagnons quittent l'échoppe avant de s'adresser directement à son supérieur.
« Pourquoi dois-je aller avec eux ? »
« Celle qu'elle comprend vite, la morveuse. »
Ne pas répondre. Faire comme ci elle n'était pas là.
« Du calme, Jarvia. Suldrun, j'ai besoin de toi pour les surveiller. Le petit Faren semble un peu rebelle ces temps-ci. Et je sais que vous êtes proches, peut être que tu pourras… Le raisonner. De plus, j'ai besoin que tu récupères quelques objets pour moi. Voila la liste. »
Il se doutait de quelque chose. Elle savait que Faren avait un plan, mais il ne lui en avait pas parlé. Elle l'avait simplement deviné à sa façon d'agir. Et cette Jarvia !
Elle réglerait ça plus tard, la Lice n'allait pas l'attendre.
Ils entrèrent sans aucun problème, Beraht ayant soigneusement préparé leur couverture. Ils étaient des « nettoyeurs ».
Les gens les regardaient avec un air de mépris, et Suldrun demanda à ses compagnons de faire profil bas. Ce n'était pas le moment de se faire remarquer.
« Hey, regardez, ce ne serait pas un Garde des ombres là-bas ? »
Leski avait vu juste. Grand, la peau sombre et les cheveux noirs, l'humain se tenait avec beaucoup de prestance, mais quelque chose dans son visage lui donnait un air accueillant. Alors Gorim avait raison. La Garde recherchait de nouvelles recrues. Faren crevait d'envie d'aller lui parler, elle le voyait bien. Il avait toujours aimé les légendes que la mère de Suldrun leur racontait, quand tout allait bien. Lorsque les Garde, montés sur de blancs griffons, avaient pourfendu l'Archidémon et sauvé Orzammar des hordes d'engeances. C'était le côté chevaleresque du jeune homme, qui voulait toujours protéger la veuve et l'orphelin. La réalité de leur misère l'avait fait redescendre sur terre, mais il n'avait jamais oublié ses rêves.
« Allez lui parler. Nous avons encore un peu de temps. J'ai quelques tâches à accomplir, je vous retrouve plus tard. »
Faren lui fit un signe de la tête. Il avait du potentiel, peut être la Garde serait prête à le recruter. Il pourrait enfin s'échapper de cette ville, et trouver sa place.
Elle s'éloigna, se dirigeant vers les loges des champions. Elle fit son travail à la perfection, comme d'habitude, sans même éveiller les soupçons des gardes alentours. Lorsqu'elle cachait sa marque, les gens la prenait généralement pour une servante, ou encore mieux, une noble. Ainsi accomplir sa besogne devenait chose facile. Le son des trompettes l'avertit du début des combats. Il fallait qu'elle retrouve Faren et Leski.
Elle attendit à leur point de rendez-vous. Haut dans les gradins, elle vit Endrin, sa fille, et Gorim. Elle trouva une place à l'abri de leurs regards. Si jamais il la reconnaissait…
Un match eu lieu. Puis un autre. Ce retard l'inquiétait, Faren avait toujours été ponctuel.
Des halètements derrière elle la firent se retourner.
« Leski, où étiez-vous ? Je me faisais du souci ! Mais où est Faren ? »
« Ça, Dame, vous ne voulez pas le savoir. »
Elle fronça les sourcils qu'avaient-ils fait ?
« Que s'est-il passé ? Réponds. »
Il la regarda, effrayé par la froideur de sa voix. Elle ne tenterait rien devant tout ce monde, mais il ressentait quand même de la peur face à elle. Gâchiard. Il avait de la chance d'être l'ami de Faren.
Un nouveau combat débuta, annoncé par le Façonneur. Le bruit de deux lames qui s'entrechoquaient attira son regard. Il se battait avec deux dagues ? Style très étrange pour un nain de la caste guerrière. Agile, l'homme se glissa derrière son opposant, plaçant ses dagues entre le heaume et l'armure, seule faille de la cuirasse.
Un frisson d'horreur la parcourut. Faren. Dans l'armure d'un nain guerrier, se battant avec les armes d'un forgeron nain, son ami venait de terrasser son adversaire.
Le fou ! Si jamais il était découvert, il risquait un supplice bien pire que la mort ! Sa rage prit le contrôle, et elle empoigna Leski avec fureur.
«Pourquoi Faren est-il dans l'arène ? Il va se faire tuer, ou même pire ! Réponds, maintenant. »
Leski déglutit, et hocha la tête. Elle ne relâcha pas la pression pour autant, et força son interlocuteur à parler dans cette position.
« On a eu un problème avec Evert, il était saoul comme une barrique. Le combat allait commencer, on n'a pas eu le choix. »
« Et bien sûr, Faren s'est porté volontaire pour toi ? »
Le nain détourna les yeux, l'air coupable. Lâche. S'il arrivait quelque chose à son ami, il le paierait très cher. Elle y veillerait.
« Et bien nous n'avons plus qu'à attendre. Tout ce qu'il a à faire, c'est gagner n'est-ce pas ? »
Elle le lâcha.
Les combats s'enchainèrent, tous plus violents les uns que les autres. Faren en sortait toujours victorieux, étonnant par sa tactique de combat assez inhabituelle, mais très efficace.
Suldrun reprenait espoir, il avait une chance de s'en sortir. Enfin, il était l'heure du dernier combat. Elle jeta un coup d'œil vers les gradins. Gorim semblait fasciné par le spectacle, mais même avec la distance, elle voyait qu'il semblait inquiet. Il connaissait Faren pour être l'ami de Sigrun, et il l'avait déjà vu se battre. De plus, il savait que Beraht mettait beaucoup d'argent dans ses paris à la Lice, et qu'il était prêt à tout pour gagner.
L'enjeu de ce combat était capital. Mais Faren pouvait le faire. Elle avait confiance en lui.
Faren venait d'abattre son dernier opposant, et le maître de la Lice l'avait officiellement sacré vainqueur de cette Lice en l'honneur de Séréda Aeducan, qui applaudissait aussi fort qu'elle pouvait, le sourire aux lèvres.
Son sourire lui rappela à quel point elles étaient différentes. La ressemblance physique était là, c'est vrai, et Séréda avait hérité de la chevelure blonde cendrée de son père, comme elle. Mais ses yeux couleur noisette étaient plus joyeux que les siens, et sa démarche était bien plus orgueilleuse. Choyée par Endrin et sa femme, qui avait rejoint les Hauts quelques années auparavant, beaucoup vantait son raffinement mais aussi sa force. Suldrun l'avait vu se battre durant une Lice, il y a quelques années. Elle avait du talent, certes, mais elle n'arrivait pas à la cheville de Gorim, ou encore de Faren.
Elle ne pouvait s'empêcher de la haïr. Elle n'était pas responsable de son malheur, et Suldrun savait que les complots et assassinats étaient fréquents à la cour, mais malgré tout cela, elle avait eu une enfance heureuse. Et pas elle.
De plus, les longs regards que lui adressait Gorim l'horripilaient. Comment pouvait-il aimer une femme aussi superficielle, lui qui était si franc et honnête ? Séréda jouait avec lui, et il ne s'en rendait même pas compte. Le cœur des hommes pouvait être bien faible.
Comme Faren, qui la regardait en ce moment même. Elle devinait son sourire victorieux sous son heaume.
C'est cette distraction qui l'empêcha de voir l'homme ivre s'avancer sur le sable de l'arène. Faren ne le vit pas non plus.
Un grommèlement résonna à travers la salle. Lorsqu'elle reconnut cet homme, comme toute la foule, son monde s'écroula.
« Hey, mais je le reconnais ! C'est Evert ! »
« Mais alors qui est ce soldat, si Evert est là? »
La rumeur s'amplifia dans la salle, causant un brouhaha sans nom dans la Lice. Le maître tenta de calmer la foule.
Pendant ce temps là, Faren n'avait pas bougé. Il devait se douter du sort que l'Assemblée allait lui réserver lorsqu'ils découvriraient sa marque. Il était fini.
« Silence ! Nain, veuillez retirer votre heaume, pour que nous puissions voir votre visage. »
« Je refuse. J'ai gagné cette Lice, et je mérite votre respect. »
Faren, arrête… Il est trop tard maintenant. Suldrun le regardait, désespéré.
« Faites-le, ou les gardes s'en chargeront. »
Faren sembla étudier les options qui lui restaient. Résolu, il jeta un dernier regard vers elle, puis se tourna de nouveau face au maître de la Lice, accompagné du Garde des Ombres et de la famille royale.
« Fort bien. Regardez-moi, tous ! Je n'appartiens à aucune famille, ni à aucune caste ! Moi Faren Brosca, un paria, je vous ai battu sur votre propre terrain ! »
Son heaume toucha terre, laissant voir sa marque. Des hurlements secouèrent la salle. Quel imbécile, pourquoi les provoquaient-ils ? Les soldats allaient le tuer sur place.
Par réflexe elle fit un pas en avant et tendit la main, appelant son ami. Tous les parias autour d'elle la fixèrent, interloqués.
Ce geste inconscient allait lui coûter cher. Elle reprit sa place comme si de rien n'était, mais le mal était fait. Tout le monde l'avait vu. Et Gorim l'avait reconnu, malgré la distance. Son air horrifié le confirmait.
Les gardes s'emparèrent de Faren, puis le maître de la Lice ordonna la fermeture de toutes les portes.
« Tous les complices de cette vermine seront traqués et subiront le même sort que lui ! »
« Façonneur, pardonnez-moi, mais ne pensez-vous pas que l'exil soit suffisant ? Ce jeune homme a su prouver sa force devant toute cette assemblée.»
« Je regrette Duncan, mais nos lois sont très clairs. Le paria doit payer pour cet affront. Vous ne pouvez pas comprendre. »
L'agitation se fit plus violente. Les nettoyeurs furent bientôt encerclés par les gardes. Il leur fallait un bouc-émissaire, peu importe lequel.
« C'est elle son complice ! Vous ne l'avez pas vu ? Elle l'a appelé par son prénom ! »
Leski, sale gâchiard. Il pensait s'en sortir comme ça ? Il avait oublié qui elle était. Lancer cette phrase allait être la pire erreur de sa vie.
Gorim venait de les rejoindre sur le sable. Sûrement pour lui sauver la mise, comme d'habitude.
« Gardes, je suppose que vous connaissez le visage de cette naine. De plus nous savons quelle est la valeur de la parole d'un paria. C'est sûrement lui son véritable complice. »
Les nains ne se firent pas prier. Sa position de Dame la protégeait, et Leski paierait pour avoir tenté de la trahir. Ils l'emmenèrent. Il avait jeté la première pierre, et il allait mourir pour ça.
Gorim la regarda, et elle vit qu'il lui offrait toute sa compassion. Juste avant qu'il détourne les talons, elle entendit un vague « désolé ». Qu'allaient-ils faire à Faren ?
Sa tête lui tournait. Il fallait qu'elle trouve Berhat pour arranger les choses.
Tout de suite.
Les choses se corsent ! J'espère que vous avez apprécié la lecture !
