Voilà enfin le chapitre deux, désolée pour le retard, c'est la faute de ma soeur aussi, elle me corrige à la bourre.

Je vous laisse savourer et n'hésitez pas à laisser une review, ça fait toujours plaisir !

Flower.


Trois mois. Cela faisait trois interminables mois que Tony s'était enfermé chez lui. Il ne voyait plus personne, d'ailleurs personne ne venait le voir, alors à quoi bon ?

Tandis qu'il descendait les marches de l'escalier menant à son atelier, il trébucha sur une énième boite de pizza vide, mais encore grasse de ce qu'elle avait pu contenir - c'est à dire une peperoni. Il dégringola donc les marches jusqu'à se retrouver la tête encastrée dans le mur. Tony fut sonné, son crâne le faisant souffrir, l'air lui manquait et il n'arrivait plus à se situer dans l'espace qui l'entourait. L'homme resta longuement adossé à la baie vitrée qui le séparait de son lieu de vie. Et oui, son atelier était l'endroit où il passait toutes ses nuits. En effet, il ne devait pas être moins de trois heures du matin et il avait encore beaucoup à faire.

Tony ne se releva que quelques minutes plus tard, trop vite apparemment puisqu'il perdit l'équilibre et retomba au sol. Cette fois-ci, il se redressa avec plus de précautions et prit le temps nécessaire pour ne pas vaciller. Ces jours-ci n'avaient pas été de tout repos, de toutes façons il ne dormait jamais - ou très peu - , il travaillait sur une nouvelle invention. Il la garderai pour lui celle-ci, pour son propre intérêt. C'était une puce à implanter dans l'individu choisi, et par elle, on pouvait contrôler son esprit le temps voulut. Cependant ce n'était qu'un prototype et il ne fonctionnait par correctement, la durée de l'influence était indéterminée.

Tony demeura deux semaine dans son atelier, à manger des pizzas peperoni et à dormir une heure par nuit. Pour la première fois de sa vie, il se sentait seul et voulait de la compagnie. Mais qui voudrait bien de lui, un homme qui a un ego aussi grand que la planète, et c'est encore peu dire, qui passe ses journées et ses nuits cloîtré entre les plans et la machine sur laquelle il travaille et qui se contente, comme déplacement de plus de dix mètres, d'aller chercher un pizza et de retourner la manger dans l'escalier. Il avait beau chercher, il ne trouvait pas. Du moins, ce qu'il trouvait ne lui convenait pas. Tony ne voulais pas appeler Pepper pour lui tenir compagnie alors qu'il l'avait envoyée balader quand elle avait voulut s'occuper de lui. Pourtant, il n'y avait qu'elle pour le supporter, la preuve, ils étaient resté des années sans aucune dispute, en ne comptant pas celle du gala.

Il attendit une semaine avant de se décider à l'appeler. Cela ne dura pas longtemps puisqu'elle ne répondit pas. Il réessaya environ un dixaine de fois et ce n'est que par l'usure qu'il pu enfin lui tirer un « Qu'est-ce-que tu veux ? » assez agressif et pas très encourageant.

«Pepper, je voulais tout d'abord m'excuser, avait-il commencé à dire. Je n'aurai jamais dû te dire tout ça, je voulais juste rester seul.

- C'est un peu tard, tu ne trouves pas ? Surtout que je ne connaîs toujours pas la raison pour laquelle tu m'as envoyé me faire voir devant tous les médias.

- La raison, je ne pense pas que tu ais vraiment besoin de la connaître pour pouvoir me pardonner et si je ne t'appelle que maintenant c'est parce que je n'ai pas pris le temps, avant, de réfléchir à ce que j'allais te dire. »

Tony se rendit compte qu'il venait de lui dire un mensonge gros comme lui.

« Admettons que tu ais gagné et que je te pardonne, je sais que tu ne m'appelles pas que pour ça alors je veux savoir ce que tu veux. »

Pepper le connaissait trop bien pour ne pas remarquer quelque chose d'aussi évident.

« Je ne vois personne depuis trois mois, et j'aurai voulu te demander de venir à la Tour pour me tenir compagnie.

- Tony...

- Je sais ce que tu vas dire et tu as raison. Je ne mérite pas que tu viennes après ce que je t'ai dit, mais je t'en supplie, pardonne-moi même si tu ne viens pas, pardonne-moi »

Sa voix s'était mise à trembler et il buttait un mot sur deux, ce qui signifiait qu'il appréhendait ce qu'elle allait lui répondre.

« Tony, j'accepte tes excuses et je veux te dire que je passerai sûrement dans la soirée. »

Il avait réussi à la faire venir, en lui mentant mais ça n'était pas ce qui importait. Elle venait dans la soirée. Dans la soirée ? Non, elle ne pouvait pas venir tant que la Tour STARK était en bordel, c'est vrai que y avait du laisser-aller depuis quelques temps. Tony ne se fit pas prier et il se mit à ranger comme jamais il ne l'avait fait. En commençant par l'escalier qui était presque invisible sous les tonnes de boites de pizza vides ou presque, il alla même jusqu'à ranger son atelier - quitte à devoir chercher ses outils dans un tiroir - si cela pouvait faire en sorte d'avoir l'air un peu plus propre. Il rangea pendant presque une heure et prenait plaisir à le faire, parce que c'était pour une personne qu'il aimait. Il prit également une douche, chose qu'il n'avait pas faite depuis des lustres, parce qu'il fallait sentir bon.

Tout était propre, tout était rangé. Tony s'assit sur la terrasse, à attendre que l'ascenseur s'ouvre sur un visage qu'il n'avait pas revu depuis des mois. Dix-huit heure, dix-neuf heure, personne. Pepper avait dit qu'elle passerait dans la soirée, mais à ce train là, elle arriverait dans la nuit. Vingt heure, en effet, le soleil commençait à plonger dans l'océan et un petit vent frais se leva, obligeant Tony à se rapprocher de la baie vitrée où il était un peu plus à l'abri. Vingt heure trente, il était contraint de rentrer, abandonnant derrière la vitre la mer et ses reflet d'argent sous la faible lueur de la lune, encore dominée par les derniers rayons du soleil couchant, plongeant le monde dans une nuit fraîche et silencieuse. L'homme se laissa tomber sur le canapé, l'esprit vide, la déception commençant à l'envahir.

Vingt-et-une heure, l'ascenseur descendit enfin et le décompte des étages se fit entendre. Un fois en bas, silence. Ces quelques instants furent pour Tony des heures d'apnée qui se finirent enfin par l'ascension vertigineuse de la machine. Plus que trois, deux, le cœur de Tony se mit a battre la chamade comme jamais ça ne lui était arrivé, un, Ding. Le génie s'était redressé sur le canapé comme s'il venait de s'y asseoir confortablement et scruta à travers l'ouverture le moindre petit signe distinctif de Pepper. Ah ! Une mèche rousse. Il se rallongea tranquillement, d'un air confiant, puisque c'était bien elle derrière la porte.

«Et bien, on dirait que je ne suis jamais parti ! déclara Pepper sans même un bonsoir.

- Je ne vais pas te cacher que j'ai fait pas mal de rangement quand j'ai su que tu venais. D'ailleurs tu ne devais pas passer dans la soirée ?

- J'avais du travail, je te signal que depuis quatre mois je dois tout gérer toute seule.»

Pepper avait raison, même si Tony ne contribuait pas beaucoup à la direction de l'entreprise, il participait d'habitude un peu, et là il avait complètement laissé tomber.

«Je ne t'avais pas virée ? Ah, il me semblait pourtant. Bon, si tu es là ce n'ai pas pour qu'on parle travail.»

Tony avait commandé des pizzas, pour changer, et du champagne, ce qui s'accordait parfaitement d'après lui. Ils se mirent donc à discuter, de tout et de rien.

Tony lui expliqua qu'il était sur un nouveau projet, il raconta comment il avait eu l'idée des plans de la puce dont il avait déjà le prototype. Il fit une pause. Pepper avait arrêté de manger et elle le regardait avec passion, écoutant chaque mot qui sortait de la bouche du génie. Ils se regardèrent longuement. Puis, dans un mouvement lent et cadencé, il se pencha délicatement sur elle et l'embrassa. Pepper lui rendit son baiser et son cœur battait comme si elle venait de revivre après quatre mois de manque.

Ils passèrent toute la nuit ensemble, dans l'immensité du lit qui avait était leur refuge pendant tant d'années. Mais ce n'était pas comme avant, pour Tony en tout cas. Chaque fois qu'il la regardait, il voyait le visage de Loki. Tantôt qui lui disait qu'il l'aimait, tantôt qui lui disait qu'il devait l'oublier. Mais il ne pouvait pas l'oublier. Il avait besoin de la présence de Pepper, parce qu'il l'aimait, sans doute. Mais avec elle, tout ses souvenirs revenaient le hanter jour et nuit.

Et il se remit à boire, en cachette puisque Pepper était revenue vivre avec lui, mais il avait recommencé. Et ça se voyait. Son teint et sa voix étaient devenus sombres et il ne dormait plus. Quand Pepper allait travailler, il descendait dans son atelier, dans sa cachette, et il buvait. Jusqu'à ne plus pouvoir se lever, jusqu'à ce qu'il n'arrive plus à réfléchir.

Un jour, Pepper rentra plus tôt, ce qui n'arrivait jamais en principe, et elle trouva Tony affalé contre un mur, les doigts tailladés. Il n'avait sûrement pas eu la force d'aller chercher un décapsuleur alors il avait dut enlever les capsules comme ça. Il y avait un tas de bouteilles qui s'étendait de ses pieds au coin du mur. Et c'était comme ça chaque fois, sauf que les autres jours, il avait le temps de se remettre un minimum pour tout jeter dans la mer, par la baie vitrée. Voilà dans quel état il se mettait quand elle n'était pas là, et un peu à cause d'elle en plus. Et c'est pourquoi Pepper décida de remonter, sans s'occuper de l'homme qui gisait saoul, à ses pieds.