Chapitre 2 : Une altercation mouvementée
House enfourcha sa moto et leva la tête vers le ciel parsemé de nuages gris. Il y régnait une atmosphère froide et humide. Cela ne présageait rien de bon songea le médecin. Il démarra son engin et passa directement en 3ème vitesse, grillant quelques feux rouges au passage. Il se contrefichait du code de la route, son principal objectif était d'arriver à l'hôpital le plus tôt possible. Mais il fut stoppé, lorsqu'un policier l'interpella lui faisant signe de se ranger sur le côté. Le diagnosticien se résigna et respecta les consignes. Lorsqu'il fit face au policier, il lui montra son sourire le plus hypocrite de son répertoire.
-Bonjour monsieur l'agent ! dit-il d'une voix mielleuse
Le concerné ignora cette « marque de politesse » et commença par la phrase basic du métier :
-Vos papiers! Fit-il d'une voix à la fois posée et imposante
House fit mine de chercher dans son sac à dos, tout en sachant qu'il n'avait ni son permis de conduire ni sa carte d'identité. Il était partit de chez lui en coup de vent, ne prenant que le stricte minimum pour tuer le temps à l'hôpital, c'est-à-dire : un magazine, un soda, sa PSP, deux cachets de vicodin, et quelques pièces de 50 cents. Il se retourna arborant toujours un sourire niet, et tendit sa canette vers le flic.
-Vous avez soif ? Questionna faussement le médecin
Le policier émit une réponse négative de la tête et recommença d'un ton menaçant
-J'ai dit vos papiers !
-Ho vous n'avez pas soif ! Tant pis, je me ferai un plaisir de la garder pour moi.
- Vous rouliez sans permis de conduire sur une moto, sans protection à 90km /h soit 50 de plus que la vitesse limitée et vous grilliez les feux rouges. Je me vois dans l'obligation de vous collez une amende et de vous emmenez au poste de police. Votre nom et prénom s'il vous plaît ?
- Bruce Willis.
- Monsieur, pouvez vous être sérieux quelques minutes ?
- Mais je le suis ! Insista house, J'ai juste maigri et je me suis laissé pousser les cheveux et la barbe.
Le policier soupira. Il fut poussé violement par son collègue qui observait en retrait depuis un petit moment la scène.
- Pousse-toi Mike ! Brailla ce dernier, Laisse faire les professionnelles ! A ce que je vois on a une forte tête et bah il ne va pas s'amuser longtemps avec moi. Alors t'es qui toi pour tenir tête à la police ! Cracha t-il
House faillit déglutir, ce type puait la cigarette et l'alcool et était d'une corpulence énorme, sa peau était flasque, les dents jaunes surement du à son statut de fumeur alcoolique, les quelques cheveux qui lui restaient, étaient longs gras et collés contre son crâne dégarnis, et en prime il vous postillonnait à la figure. En gros, il avait le profil du parfait…. Le diagnosticien s'essuya la joue avec sa main qu'il frotta après contre l'uniforme bleu marine du débiteur de postillons.
-Moi ? Je suis juste une personne parmi tant d'autre, répondit le médecin.
Au contacte de la main de House, l'homme aux dents jaunes recula d'un pas, manquant de trébucher contre le bord du trottoir.
-Espèce d'ordure, comment oses tu mettre ta main sur moi! Tu prétends être une personne parmi tant d'autres hein ! Et bah moi je suis celle qui va te foutre en tôle ! hurla le policier.
La respiration de ce dernier se fit de plus en plus forte et irrégulière, son visage légèrement rosi devint écarlate, on pouvait voir ses veines ressortir de ses tempes. Le dénommé Mike s'avança timidement au près de son collègue et commença d'une voix peu rassurée.
-Carl… s'il te plaît, tu m'entends ?... ça va ?
Mais Carl ne répondit pas, trop occupé à retrouver une respiration stable, il se racla la gorge pour parler mais en vain, chaque bouffée d'air qu'il exhalait de sa bouche paraissait être un effort considérable. Puis il se mit subitement à tousser à n'en plus finir. On aurait dit qu'il allait recracher un de ses organes surement un de ses poumons bousillés par le tabac et ses autres substances chimiques, ou son estomac et ses intestins ne supportant plus la nourriture graisseuse qu'il avait du ingurgiter.
House ne put s'empêcher de sourire devant cette situation mais changea vite d'expression lorsque Carl se mit à cracher du sang. Au début House avait pensé à une crise d'asthme aiguë mais cracher du sang ne fait pas partie des symptômes. Plusieurs explications trottaient dans l'esprit du médecin.
-Carl ça va ? Hé répond s'il te plaît !supplia Mike
-Bien sur que ça va pas ! Votre stupide collègue crache du sang et vous lui demandez si ça va ! Et ce n'est pas la peine il est dans l'incapacité de parler, il ne vous répondra pas ! Vite allongez le dans pas longtemps, il ne tardera pas à convulser, gronda House
-Mais… que … Bafouilla Mike
-Je suis médecin soupira House
-Ha c'est bizarre mais vous n'en avez pas l'air. On devrait plutôt appeler les urgences vous ne pensez pas ?
-Mais vous êtes idiot ou vous le faîte exprès, il va convulser ! Le temps que vous appeliez une ambulance il sera déjà trop tard. Faîtes moi confiance je vais prendre la situation en main. Fit House exaspéré.
-Je vais appeler une ambulance, Je n'ai pas confiance en vous et puis vous me dîtes que vous êtes médecin alors qu'il y 5 minutes vous prétendiez être Bruce Willis. Vous n'êtes qu'un menteur et c'est à cause de vous qu'il est dans cet état.
- Mik …ke articula difficilement Carl.
Il se remit à tousser et à cracher du sang.
-Carly arrête de parler tu te fatigues pour rien s'enquit Mike
-Écoute ce que dit … Carl s'arrêta, fixant House, et reprit entre quatre bouffées d'oxygène inspirées et trois violentes quintes de toux, … cet enfoiré de médecin.
House fut surpris de l'endurance et de la résistance que venait de faire Carl, il avait réussi à parler alors qu'il se trouvait dans un état critique. Mais l'effort qu'il venait de produire ne restait pas sans conséquence, Carl se remit à tousser de plus belle et à cracher de plus grandes quantités de sang.
-Tu divagues Carly, t'inquiètes pas ça ira mieux, je vais appeler les urgences, tenta de rassurer Mike.
Celui-ci sortit son portable de sa poche et commença à composer le numéro des urgences. House l'observait faire, de toute façon ce type était têtu comme une mule, ça ne servait à rien de le dissuader. Tant pis j'aurais au moins essayé songea House. Son regard se posa sur Carl qui le fixait continuellement avec un regard plaintif, il tentait de dire quelque chose mais n'y parvenait pas. Le diagnosticien éprouva soudainement de la pitié pour celui-ci. Puis il se retourna vers Mike qui attendait que l'on réponde à son appel. Une idée malsaine traversa l'esprit du médecin, il analysa la situation, c'était trop risqué à son goût, mais combien de fois avait-il fait des choses insensées dans sa vie : une bonne vingtaine ? Mais là c'était un peu différent des autres fois.
-Et puis merde fit House.
Il prit sa canne et s'approcha de Mike d'un pas décidé.
-Allo! Oui les urgences je suis policier ! Mon collègue a du mal à respirer et crach …
Mike s'écroula sous l'énorme coup de canne qu'il reçu à la nuque. Son agresseur ramassa le téléphone encore en ligne et coupa la communication.
Fin: To be continued …
