Seth

Ma première pensée fut la plus idiote : Et dire que je n'étais sortie que pour aller acheter des magazines. Ma mère, ma sœur et moi sommes à Seattle parce que Leah a finalement décidé d'aller à l'université et qu'on est tous allé visité la fac de Seattle avec elle étant donné que c'est la plus proche et elles m'ont torturés pour je sorte leur prendre quelques magazines supplémentaires. Et pendant cette courte période, je me suis battue avec une suceuse de sang, imprégnée d'une fille que je n'ai jamais vue de ma vie et l'ai amenée dans une forêt où on est présentement perdus. Je la regardai, Megan, mon imprégnée. Elle faisait les cents pas en marmonnant. Visiblement, la situation ne l'enchantait pas du tout. Moi, j'étais étendu sur le dos et lui jetai un coup d'œil de temps à autre.

-Tu sais, vu d'ici, le ciel est magnifique comparé à celui qu'on voit en ville.

Elle s'arrêta de marcher net. Elle me regarda comme si j'étais devenu fou.

-On est complètement perdus dans une forêt inconnue, il est tard et une quinzaine de minute avant tu te battais avec...je ne veux même pas prononcer ce mot. Et toi, tu regardes le ciel.

-Tu es toujours aussi angoissée? Détends-toi.

-Ok, peut-être que tu te fiches de rester coincé ici, mais moi, je suis fatiguée et j'aimerais rentrer chez-moi.

-Ce n'est pas en marchant sur place que tu arriveras chez toi.

Elle s'immobilisa immédiatement et croisa les bras. Elle ne semblait pas du tout contente. Bon sang, cette fille a mauvais caractère, ça en est incroyable. Elle commençait à taper du pied. Elle commençait à me stresser, ce que je n'appréciais pas du tout.

-Bon, calmes-toi et approches.

Je m'attendais à ce qu'elle proteste, mais elle vient s'assoir à côté de moi.

-Étends-toi.

Encore une fois, elle obéit sans poser de question. Elle devait être habituée de se plier aux ordres de chacun. Étrangement, je n'aurais pas pensé ça d'elle. Elle semblait tellement têtue. Après quelques secondes silencieuses où nous étions allongés sur le dos, elle reprit la parole.

-Bon, on fait quoi maintenant?

-On relax.

-C'est tout?

-C'est tout.

-Tu es cinglé.

Je me hissai sur un coude pour mieux la voir. Ses yeux bleus me regardaient avec agacement. Si je me fis à sa grimace, elle devait avoir envie de me cracher au visage.

-Écoute, que veux-tu que je fasse? Que je dise? Tu veux que je te dis que c'est une juste une farce et que je sais exactement comment sortir de cette forêt? Désolé, mais c'est faux. Je n'ai aucune idée où on est.

Je me rendis compte que mes paroles étaient un peu dur, mais je ne pouvais pas les ravalées. De toute façon, elle ne semblait pas s'en formaliser. Elle se redressa pour s'assoir et commença à faire pianoter ses doigts sur sa cuisse. Je me rallongeai et on ne parla pas pendant de longue minute. Mais je sentais sa présence, c'était agréable. J'avais l'impression de pouvoir rester comme ça éternellement et être heureux. Au bout d'un moment, Megan se mit debout et se campa devant moi, les mains sur les hanches.

-Maintenant, tu te relèves et tu m'aide à sortir d'ici.

Elle obéissait aux ordres, mais savait très bien en donnés également. Je me remis sur mes pieds péniblement. On passait un si beau moment...

-À gauche ou à droite?

-Hein?

Je crois que j'avais le cerveau un peu engourdie.

-Je te demande si on ferait mieux de partir à vers la gauche ou la droite.

-Tu veux t'aventurer dans une forêt inconnue, avec un étranger.

-Ce n'est pas en regardant les étoiles qu'on sortira de là. Et si tu avais voulu me faire de mal, tu l'aurais déjà fait. Alors, je répète : à gauche ou à droite?

-À gauche.

-Tu es sûr?

-Non, j'ai choisi au hasard.

-Tu n'as pas un genre d'instinct lupin ou quelque chose du genre pour te guider?

-Non. Mais tu m'as demandé de choisir entre la gauche et la droite, j'ai fais un choix. À gauche.

-Bien.

Elle replaça son sac sur son épaule et tourna les talons vers la gauche. Je soupirai avant de la rattraper. On marcha en silence avant que je me décide à parler. C'était mon imprégnée, je devrais connaître plus que son nom, n'est-ce pas?

-Alors, ça fait longtemps que tu vis ici, à Seattle?

Elle ne répondit pas tout de suite. Elle semblait se demander si elle pouvait me parler ou s'il valait mieux que j'ignore totalement qui elle est. Elle finit par parler.

-J'ai vécu toute ma vie ici. C'est ennuyeux de dire ça comme ça, mais c'est vrai.

-Ne t'en fais pas, moi, je suis née et j'ai grandis à la réserve de La Push. Ce n'est pas mieux.

-La réserve de La Push? Ma cousine m'en a parlée, elle habite à Fork.

-C'est pas aussi bien que Seattle, mais c'est agréable.

-Ça ne peut pas être pire que Seattle.

Elle avait parlé très bas, espérant sans doute que je ne l'entende pas. Tant pis.

-Qu'y a-t-il de si nul à Seattle pour te faire dire ça?

-Oh, rien d'important. Seulement les gens de mon quartier qui ne m'apprécie pas beaucoup.

Elle balaya ses paroles d'un geste de la main, comme si c'était banal. Elle devait surement souhaiter que je n'insiste pas, mais c'était plus fort que moi.

-Pourquoi?

Elle se mordilla la lèvre et je vis l'hésitation dans ses yeux.

-Parce que ma grand-mère n'est pas, disons, vraiment traditionnelle.

-Que veux-tu dire?

J'étais conscient de lui arracher les informations au compte-goutte, mais je m'en fichais. Je voulais tellement en savoir plus sur elle, que je laissais tomber la subtilité. Elle soupira bruyamment.

-Ma grand-mère est médium. Elle peut voir l'avenir, le passé et parler aux esprits. Et elle en fait son métier. Elle est persuadée que j'ai hérité de ses dons et m'entraîne pour que je les perfectionne.

J'avoue que je ne m'attendais pas à ça. Elle poursuivit, peut-être pour m'éviter de dire quelque chose.

- Les gens de ma petite banlieue ne l'acceptent pas vraiment. Enfin, surtout ceux de mon âge. Il me traite de sorcière ou de menteuse. Ils me fuient comme si j'avais la peste...

-C'est horrible.

Elle me regarda, comme si elle n'avait jamais envisagé que c'était injuste que les autres la rejette à cause de sa différence.

-Ce n'est pas la fin du monde. Je mis suis habituée et ça ne me dérange plus vraiment. Il y a des différences qui sont plus difficiles à accepter que d'autres. Ce n'est pas comme si j'avais les cheveux mauves ou une cicatrice qui me couvrait le visage. C'est plus que ça : je suis une humaine avec des dons qui ne devrait pas existés. Je mets en cause leurs convictions.

J'haussai les épaules, je n'arrivais pas à croire que c'est normal, contrairement à elle. Surtout que son discoure ressemblait à un texte appris par cœur.

-Si tout le monde te rejette à cause de tes dons, pourquoi m'en as-tu parlé? Tu n'avais pas peur que je réagisse comme eux?

Elle eu un petit rire très mignon, comme une petite fille qui glousserait de bonheur devant un cadeau.

-Tu serais bien mal placé pour me traiter de monstre er me rejeter. Imagine, un loup-garou qui est dégouté d'une sorcière. Un comble.

Moi qui croyais que je ne pouvais pas être plus amoureux d'elle...