Coucou :)

Et voilà, les coquin(e)s, nous sommes ENFIN le premier samedi du mois!

Je vous promets donc un nouveau quart d'heure hotissime^^

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Les non logés ayant laissé une review sur le chapitre précédent trouveront une réponse en fin de page!

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Chapitre 2 : Trois jours plus tard…

Dans le luxueux minibus les conduisant à Suna, l'ambiance au sein des Kyûbi avait quelque chose d'inhabituel. C'était trop calme, se disait Shikmaru. Certes, Chôgi dormait, la bouche légèrement ouverte et Kakashi était plongé dans sa lecture, répondant par onomatopées aux babillages incessants de Sakura. Comme toujours, kiba les régalait de ses dernières frasques. Et pourtant, c'était vraiment calme, par rapport à d'habitude. En fait, Shikamaru savait très bien ce qui clochait : Naruto était silencieux depuis leur départ. Depuis le petit déjeuner, même.

En ce moment, il était plongé dans ses pensées, le regard perdu sur le paysage défilant par la fenêtre. Il ne s'était toujours pas disputé avec Sakura et n'avait pas tenté d'en savoir plus sur la nuit de Kakashi, qu'ils avaient surpris ce matin au restaurant de l'hôtel, attablé avec leur comptable, Iruka sensei.

Tout ça n'avait pas échappé à Shikamaru. Mais ce qui retenait le plus l'attention du guitariste était la façon qu'avait Naruto de se tendre ou de se rembrunir à chaque fois que Sakura prononçait le prénom de Sasuke.

« Sasuke-ci, Sasuke-ça. Et quelle classe ce Sasuke. Et ce regard ! Cette voix ! Vous ne trouvez pas Kakashi sensei ? Vous pensez qu'il est marié ? Ho non…sûrement qu'une personne aussi importante que Sasuke n'a pas le temps pour ce genre de choses. Ce qu'il lui faudrait, c'est quelqu'un comme moi, pour l'épauler et le soutenir. Je suis sûre que si je me proposais, Sasuke serait prêt à me prendre à son service… »

« Je ne pense pas, non. Et de toute façon, tu travailles déjà pour moi. Et arrête d'appeler ce sale yakuza par son prénom ! Vous n'êtes pas intimes, que je sache ?! »

La voix de Naruto avait pris de plus en plus d'ampleur, jusqu'à hurler ces derniers mots. Sakura, comme le reste des occupants du véhicule, resta quelques secondes sans réaction. Puis :

« Non mais ça va pas de ma parler comme ça, Naruto ! Espèce d'abruti ! »

Elle lui donna un magistral coup de poing dans l'épaule, de façon très peu féminine. Naruto encaissa, sans chercher à esquiver.

« Et puis d'abord, je ne travaille pas pour toi mais pour le groupe ! Tu es tout simplement jaloux de la prestance de Sasuke ! »

« Moi ? Jaloux de ce connard ? C'est un yakuza je viens de te dire ! »

« Et alors ? »

« … »

Sakura le défiait du regard, les bras croisés sur sa petite poitrine, le menton en l'air.

« Tu es folle de fantasmer sur ce genre d'homme. Sort un peu de tes rêves de petite fille. Ce type n'est pas le bad boy du lycée, bordel. C'est un mafieux, un vrai. Et crois-moi, tu es naïve de croire qu'il pourrait être intéressé par toi et te prendre au sérieux. »

Il était rare que Naruto parle avec ce ton réfléchi. Pourtant, cela n'arrêta pas Sakura.

« Qu'est ce que tu veux dire ? Que je ne suis pas assez bien pour lui ? cracha-t-elle.»

« Tu es trop bien pour lui, au contraire ! Ce type n'a de considération pour personne à part lui-même. »

Cette réponse eu le mérite de la déconcerter.

« N'importe quoi…se contenta-t-elle de ronchonner. »

Naruto et Sakura n'avaient plus ouvert la bouche de tout le trajet. Autant dire que l'ambiance était vraiment « galère » selon Shikamaru.

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Ce n'est que quand ils arrivèrent à l'hôtel que Naruto sortit enfin de son mutisme. Il attrapa Sakura par le bras pour lui parler en aparté.

« Saku… »

Celle-ci le fusilla si bien du regard qu'il lâcha son bras.

« J'aurais besoin que tu ailles me faire une course en ville. »

« C'est urgent ? demanda-t-elle froidement. »

« Assez. »

« Qu'est ce que tu veux ? »

« Je voudrais que tu me trouves des bracelets en cuir. Les plus larges possible. Je compte les porter au concert de ce soir. »

La jeune femme plissa les yeux de colère.

« Tu te moques de moi ou quoi ? C'est ça ton urgence ? On vient à peine d'arriver. On a fait prés de cinq heures de routes, je suis crevée, et toi… »

« Je ne te demande rien d'autre que de faire ton boulot, la coupa Naruto. C'est pour ça que je te paye. »

« Le groupe me paye, pas uniquement toi ! cria-t-elle. »

« Et sans moi, ce groupe n'est rien. Vas-tu faire ce que je te demande ou est ce que je dois chercher une autre assistante ? rétorqua-t-il crânement.»

Folle de rage, Sakura s'adressa à l'accueil de l'hôtel pour qu'ils lui appellent un taxi.

« Bon, on se retrouve ici dans trois heures, leur annonça Kakashi. Dispersion ! »

Les membres du groupe regagnèrent chacun leur chambre.

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Lorsqu'il sortit de la salle de bain, Naruto ne fut qu'à moitié surpris de trouver Shikamaru allongé sur son lit, tenant une cannette de bière contre son torse.

« Wep, t'en as une pour moi ? demanda-t-il en terminant de se sécher les cheveux. »

« Sur la table, lui indiquât son ami en se redressant. »

Naruto ne portait qu'un pantalon de jogging en coton. Les marques sur son corps n'échappèrent pas à Shikamaru.

« T'as couché avec une lionne ou quoi ? se moqua-t-il. »

Alors qu'il s'apprêtait à porter la canette à ses lèvres, Naruto blêmit.

« Merde, murmura-t-il. »

Puis il se précipita vers sa valise entre-ouverte pour attraper un t-shirt à manches longues. Mais c'était trop tard. Les tatouages sur ses poignets n'avaient pas échappés à l'œil de Shikamaru.

« Fais voir, lui demanda-t-il en lui prenant le bras. »

Mais Naruto le repoussa et enfila rapidement son vêtement.

« Putain…Galère… Mais si t'as envie d'en parler... »

Shikamaru se rallongea et Naruto s'assit à ses côtés, avec beaucoup de précautions. La peau de ses fesses était vraiment douloureuse, malgré les antalgiques qu'il prenait. En grimaçant, il finit par s'allonger aux côté de son ami.

« Merci, Shika. »

Puis ils écoutèrent en silence le dernier album de Jiraya, leur idole.

« On fait de la merde à côté de ça… »

« Ouais… »

C'est dans cet état apathique que les trouva Sakura. Elle balança à Naruto les bracelets qu'elle lui avait trouvés et referma la porte aussi sec.

Shikamaru se leva et s'étira.

« Bon, quand faut y aller… »

Naruto sourit. Il savait combien son ami n'aimait pas tout le côté parade de leur travail. Se préparer avant un concert, se faire « tout beau » comme disait Kakashi pour se moquer d'eux.

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Lorsqu'elle arriva dans sa chambre, Sakura y trouva un magnifique bouquet de fleurs. Elle prit la carte qui y était accrochée.

« T'es la meilleure. Naruto. »

Folle de rage, elle se saisit du bouquet et le jeta par terre avant de le piétiner.

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Il faisait incroyablement chaud sur la piste de danse du Shukaku. C'est ce que se disait Naruto en faisant rouler ses anches contre celles de sa partenaire. Gaara ne s'était pas moqué de lui, comme toujours. Il avait fait venir, pour lui et son groupe, les plus belles filles de Suna. Et ce soir, Naruto ne voulait pas rentrer seul. Le concert avait été mémorable, mais il avait encore besoin d'évacuer.

« Je m'appelle Ino, crût entendre Naruto à son oreille. »

La fille avait pourtant crié, mais les basses crachées par les enceintes étaient assourdissantes. Et de toute façon, qu'elle importance ?

« Moi c'est Naruto, ronronna-t-il dans son cou. »

La jolie blonde éclata de rire, avant de se pendre de nouveau à son cou.

« Je sais ! Idiot ! gloussa-t-elle. »

Naruto exhala un souffle chaud contre sa nuque, la faisant volontairement frissonner, et arrêter de rire, par la même occasion. La fille était chaude, pas trop farouche, un poil ambitieuse aussi, pensa-t-il. Un bon cocktail pour ce qu'il prévoyait de faire ce soir.

« C'est vrai que tu sors avec Fergie ? demanda-t-elle. »

« Non, Fergie est gouine, répondit-il en collant ses lèvres contre son lobe. »

« Tu mens ! Je peux pas le croire ! s'exclama Ino. »

« Je t'assure que si. Elle adore…brouter des minous, continua Naruto en suçant la peau de son cou. »

Troublé, la jeune fille resta silencieuse, se serrant un peu plus contre le chanteur.

Ho non, pitié ! pensa Naruto. Il laissa alors glisser ses mains sur les fesses et les cuisses de sa compagne. Ses caresses étaient sensuelles, en accord avec le tempo de la musique sur laquelle ils se mouvaient.

« Tu me plait beaucoup, princesse. »

« Merci, lui répondit-elle dans un sourire épanoui. »

Sourire que Naruto vit s'évanouir, comme au ralenti. D'autres mains venaient d'enlacer le leader des Kyûbi, par derrière. Flatté, le blond se retourna…et tomba nez à nez avec Sasuke Uchiwa. Instantanément, il lâcha sa partenaire et tenta de se défaire des bras du yakuza. Peine perdue. L'autre colla son torse contre son dos, emprisonnant ses bras dans ses mains. Sa poigne ne permettait aucun mouvement au chanteur qui du se résoudre à rester tranquille.

« Dégage, siffla-t-il à l'attention d'Ino. »

Celle-ci, bien que n'ayant pas entendu ce que lui demandait l'autre homme, comprit parfaitement ce qu'on attendait d'elle. Les yeux meurtriers de Sasuke ne laissant que peu de place au doute. Elle s'éclipsa, folle de rage, marmonnant qu'ils étaient tous pédés, ces chanteurs pour midinettes.

De son côté, Naruto aurait probablement hurlé d'entendre de telles diffamations. Mais pour l'heure, sa gorge était nouée et il cherchait désespérément du regard ses amis. Shikamaru, surtout, mais il lui tournait le dos, buvant une bouteille de saké avec Kakashi. Merde ! Kiba et Chôgi se trémoussaient un peu plus loin, mais aucun des deux ne prêtait attention à lui. Quant à Sakura, elle était rentrée directement à l'hôtel, après le concert.

Une douleur au niveau de son majeur ramena son attention sur le mafieux. Il était en train de serrer ses doigts dans sa main, avec une telle force que la bague qu'il portait à l'annulaire était en train d'entamer la chair des autres. La chevalière qu'il avait volée à son tortionnaire…

« Quel vilain garçon tu fais… Te frotter à cette femme, alors même que tu portes mon alliance…gronda Sasuke. »

La douleur provoquée par l'étau autour de ses doigts empêcha Naruto de répliquer quoi que ce soit.

« Je crois que ça mérite une petite punition… »

A ces mots, le blond se remit à chercher, de son regard affolé, une quelconque aide. Mais les danseurs qui posaient les yeux sur lui ne comprenaient pas, ne voyaient pas qu'il était en danger. La proximité d'une star faisait juste sensation. Excitation, dédain, interrogations. Mais aucune inquiétude. Qui s'inquièterait pour un inconnu, même illustre ?

C'est ainsi que Sasuke n'eut aucun mal à le trainer hors de la salle bondée, d'autant plus qu'il était entouré par ses hommes, Juugo et Suigetsu. En passant par la porte de derrière, ils ne croisèrent personne, comme si tout cela était parfaitement normal. N'y avait-il donc aucun membre du personnel dans cette boite ? Naruto se disait qu'il aurait du demander à Lee et Tenten, ses gardes du corps, de les accompagner, après ce qui lui était arrivé trois nuits auparavant. Mais Gaara s'était porté garant de sa sécurité. Et comment aurait il pu savoir ? Uchiwa était un malade !

Cependant, le chanteur était loin d'être saoul ce soir. Et, s'il n'avait pas voulu faire de vagues dans la salle surpeuplée du Shukaku, ne souhaitant pas se retrouver en couverture des tabloïds avec un yakusa, il n'hésita pas à hurler et se débattre dans les couloirs déserts où l'entrainaient le mafieux et ses hommes. Pour toute réponse, Sasuke le chargea sur son épaule comme un vulgaire sac de pommes de terre.

« Lâche-moi, enfoiré ! Sale yakuza de merde ! Tu vas me le payer ! »

« Je surveillerais mon langage si j'étais toi, Naruto, répondit froidement le brun. »

Une berline noire attendait sur le parking. Juugo en ouvrit une des portières, à l'arrière. Suigetsu s'installa au volant, un sourire moqueur sur les lèvres. Naruto était vraiment un pauvre clown.

Ce dernier se fit jeter sans ménagement sur la banquette, meurtrissant la peau plus que sensible de son derrière. Mais cela ne l'empêcha pas de bondir pour tenter d'ouvrir la portière opposée, puis de foncer contre Sasuke, lorsqu'il s'aperçu qu'elle était fermée à clef. Le mafieux le saisit alors par le col de son t-shirt et le plaqua contre la vitre. L'accoudoir rentra durement dans les côtes de Naruto, qui grimaça. En deux temps trois mouvements, il se retrouva les poings liés, attachés à l'appui tête par des menottes.

« Relâchez-moi, demanda Naruto avec le plus de respect dont il était capable dans une telle situation. »

Son sang bouillonnait de rage. Mais l'autre était imposant : Costume noir, chemise noire, épaules tendues, mâchoires serrées… Un vrai parrain de la mafia.

« Ho, on repasse au vouvoiement, chaton, sourit narquoisement Sasuke. »

« Va te faire foutre, enfoiré ! hurla le blond. »

Vif comme un serpent, le yakusa saisit durement son visage, d'une seule main, et serra sa mâchoire à lui en faire mal.

« Je n'ai pas dit que ça me dérangeait… »

Ses insondables yeux noirs avaient figé Naruto. Il se faisait l'effet d'un insecte épinglé sur un tableau.

« … Mais je crois t'avoir déjà demandé de ne pas dire de gros mots. J'ai les oreilles fragiles, termina-t-il en défaisant sa cravate. »

Puis il l'introduisit dans la bouche de Naruto qui tenta en vain de se soustraire à sa poigne de fer. Sasuke maintint sa tête d'une main, tandis que de l'autre il ôta au blond la ceinture en cuir de son pantalon. Affolé, Naruto redoubla d'ardeur pour se débattre, croyant que l'autre allait abuser de lui sans plus attendre. Mais ce ne fut pas le cas. Son tortionnaire le bâillonna simplement avec sa propre ceinture. Le cœur de Naruto battait à tout rompre. De la sueur coulait le long de ses tempes. Souriant toujours, clairement moqueur, Sasuke en lécha une, tétanisant un peu plus le chanteur.

« Voilà qui est mieux, chuchota-t-il à son oreille. Tu tortures déjà assez de monde avec ta musique de merde, le railla-t-il en se reculant pour s'installer confortablement de son côté. »

Sasuke ouvrit les boutons de sa veste, pour se mettre à l'aise, révélant le holster qu'il portait et dans lequel était fiché un révolver. Cela n'empêcha pas les yeux bleus de Naruto de s'étrécirent et il se contorsionna même pour balancer ses pieds en direction du yakusa. Ses protestations véhémentes étaient étouffées par son bâillon improvisé. Il s'agitait pour rien, ne parvenant pas à atteindre sa cible. Vite essoufflé, sa respiration étant partiellement entravée, il s'arrêtât, rouge de colère. Ses yeux meurtriers étaient posés sur Sasuke, qui ne daignait même pas le regarder, comme s'il n'était pas en train de vouloir le tuer à coup de pieds. L'air entrant et sortant de son nez était le seul bruit perceptible de l'habitacle.

Finalement, le brun consentit à se tourner vers lui, le visage impassible.

« Tu ne pensais tout de même pas que j'appréciais ton talent ? Tu n'es bon qu'à rendre hystérique les adolescentes hormonalement instables, assena-t-il pour enfoncer le clou.»

Naruto poussa un hurlement de rage. Mais sa voix resta sans effet, contrairement au rire de Sasuke. Ultime humiliation pour le leader des Kyûbi qui lui tourna alors le dos, comme il put, et se terra dans son mutisme. Ses bras et ses fesses lui faisaient mal et la cravate dans sa bouche répandait l'odeur du mafieux sur ses papilles. Ecœurant, pensa-t-il.

Cependant, le trajet jusqu'à l'hôtel de son ravisseur lui paru trop court, malgré tout l'inconfort de sa situation. Il ne savait que trop bien ce qui l'attendrait ensuite. Et il avait beau se creuser la tête, il savait aussi que tous ses arguments seraient vains. Mais il voulait au moins échapper à la cravache. Tout sauf la cravache, se disait-il. Il n'y survivrait pas. Les stries bleues causées la dernière fois par son tortionnaire étaient encore enflées et il devait serrer les dents à chaque mouvement qu'il imposait à son séant.

Lorsque Suigetsu le sortit de la voiture, Naruto tenta une nouvelle fois de s'échapper. Mais Sasuke le stoppa sans mal, le prenant contre lui, dans ses bras.

« Pourquoi te donner tant de mal ? Toi et moi savons comment cela va finir, n'est-ce pas ? »

Le chanteur secoua négativement la tête contre le torse de Sasuke. Celui-ci lui caressa les cheveux et l'entraina dans le hall de l'hôtel. Une standardiste poussa un cri en les voyant, mais le gérant lui intima tout de suite de rester tranquille. Naruto se serra un peu plus contre Sasuke, honteux à l'idée d'être reconnu. Satisfait, le brun l'entraina dans l'ascenseur, laissant derrière eux Suigetsu.

« C'est agréable de te voir enfin docile, chaton. Seras-tu aussi sage dans mon lit ? J'espère que non… »

Les porte se refermèrent sur eux et Naruto fit alors volte face. Fou de rage, il tenta de se saisir du cou du Yakusa, malgré ses mains menottées. L'autre l'arrêta sans mal et se permit même de rire doucement.

« Tu es adorable, déclara-t-il en emprisonnant une nouvelle fois le blond entre ses bras. »

Lorsque l'ascenseur se rouvrit, il le traina jusqu'à leur chambre. Il le coinça contre la porte afin de la déverrouiller en lui empêchant toute fuite. Puis il le poussa à l'intérieure de la pièce et la referma à clef après y être entré.

Le blond s'était réfugié prés de la baie vitrée. Il voulu enlever son bâillon, mais il était trop serré pour l'ôter en tirant simplement dessus. Et, avec ses mains liées, il n'arrivait pas à défaire la boucle de la ceinture. Il décida rapidement que c'était une perte de temps et se focalisa sur la recherche d'une issue, tandis que le yakusa rangeait sa veste et son holster dans la penderie de l'entrée. Il repéra la porte de la salle de bain, et eu l'idée de s'y enfermer. Mais pour la rejoindre, il faudrait passer devant Sasuke. Il déglutit péniblement.

« N'y pense même pas, chaton, lui dit-il en défaisant ses boutons de manchette, comme s'il lisait dans ses pensées. Il n'y a nulle part où tu puisses m'échapper. Je te retrouverais toujours. Où que tu sois. Fais-toi une raison. »

Puis il se détourna pour ouvrir un placard, duquel il sortit…la cravache.

La respiration de Naruto se bloqua. Il ne put que rester pétrifié en voyant le yakusa s'installer confortablement dans un fauteuil, jouant avec l'instrument de torture.

« J'ai très envie de te fesser, chaton, lui dit-il en plantant un regard dur dans le sien. »

Non… Non, non. Pas ça ! pria silencieusement Naruto en cherchant des yeux une quelconque échappatoire.

« Je te laisse trois jours et tu as déjà oublié la leçon que je t'ai donné au sujet de ne pas dire de gros mots. Mais je ferais en sorte que tu n'oublies pas la leçon de ce soir : s'excuser avec sincérité. »

Il ponctua sa déclaration d'un sourire sadique, selon Naruto. Ce type était fou. Il aurait voulu le lui dire. Lui demander de le laisser partir. Il était même prêt à lui faire toutes les excuses qu'il voudrait.

« Tu as le choix : soit la manière douce, soit la manière forte, déclara Sasuke en lui montrant la cravache»

Naruto se mit à secouer la tête comme un dément, la peur clairement lisible sur son visage.

« Ce sera la manière douce alors. Si tu fais sagement ce que je te demande, je n'aurais pas à l'utiliser. Nous sommes d'accord, Naruto ? »

Comme si j'avais le choix ! pensa le chanteur en regardant son tortionnaire avec colère.

« Naruto ? insista l'autre. »

Après une brève hésitation, le blond hocha la tête.

Tout sauf la cravache, se disait-il.

« Bien, puisque nous sommes d'accord, j'aimerais que tu enlèves ton pantalon. »

« … »

Le chanteur avait envie de hurler. C'était tellement dégradant ! Mais s'il n'obéissait pas, il savait bien que le mafieux aurait le dessus sur lui, et là, il n'échapperait pas à la cravache.

Les bracelets de ses menottes tintèrent lorsqu'il déboutonna son jean de créateur. Sans défaire ses lacets, il ôta ses chaussures. Puis il laissa tomber son pantalon et en sorti ses pieds, sans quitter des yeux le yakusa. Il avait peur de le voir fondre sur lui, tel un rapace. Mais l'autre se contentait de l'observer, sans plus sourire, avec un regard acéré.

« Ton caleçon. »

Une bile amère prit Naruto à la gorge, mais il réfréna les protestations ordurières qui fleurissaient naturellement sur sa langue.

Furieux, il baissa rapidement son caleçon, ne voulant pas perdre le brun des yeux. Son t-shirt était trop court pour cacher son sexe, mais il garda la tête haute, refusant d'abdiquer pour si peu.

« Tu n'auras pas besoin de tes chaussettes non plus, se moqua le brun. »

Tout en les enlevant, Naruto le fusilla du regard. Cela donna envie de rire à Sasuke, mais il se retînt. Il ne voulait pas déjà le pousser à bout. Pas déjà, non.

« Et maintenant, chaton, je te veux à quatre pates sur le lit, ronronna-t-il. »

Naruto secoua la tête, en signe de refus. Et puis quoi encore ? Bordel, il ne pouvait pas s'abaisser à ça !

« Allons, tu as été si sage jusqu'à maintenant. »

Mais Naruto recommença à secouer la tête, buté.

« Ne me fais pas perdre patience, Naruto. A quatre pates sur le lit. Maintenant. »

Le yakusa s'était fait menaçant, pliant légèrement la cravache entre ses mains. Il avait beau paraître avachi dans son fauteuil, le leader des kyûbi le savait prêt à bondir. Il avait remonté les manches de sa chemise et le blond pouvait voir les muscles tendus de ses avants bras. Aussi se résigna-t-il à avancer vers le lit. Endiguer sa colère était finalement ce qu'il y avait de plus difficile.

« Offre moi une vue imprenable sur ton cul, ajouta Sasuke quand il le vit grimper en travers du matelas. »

Naruto ferma les yeux, respirant difficilement. Et « cul » alors, ce n'était pas un gros mot peut être ? se fit-il la réflexion. Il ne fallait pas qu'il se laisse submerger par son humiliation, comme la dernière fois. Et c'était d'autant plus difficile avec ce bâillon qui entravait son souffle. Sans plus regarder l'autre, il pivota sur ses genoux et posa ses mains attachées sur l'un des oreillers.

Et l'attente commença. Il ne devait s'agir que de quelques minutes, mais elles furent atrocement longues pour le chanteur qui imaginait le pire. Mais Sasuke ne bougeait pas. Il restait juste là, à le regarder, à regarder cette partie si intime de son corps, confortablement installé dans son fauteuil.

Un feu lancinant se glissa sous sa peau. Bouffée de chaleur, d'embarras, et d'excitation malsaine, à sa grande honte.

« Intéressant, déclara Sasuke alors que son sexe durcissait. »

Il ne se comprenait plus lui-même. Quel genre de pervers était-il pour bander dans une telle situation ? Mais plus il imaginait les yeux sombres du yakusa sur lui, plus il était excité. Naruto avait toujours aimé qu'on le regarde. Etre le centre de l'attention. Comme lorsqu'il était sur scène. Mais ce soir, il donnait une représentation un peu spéciale, pour un unique spectateur.

Tout à ses pensées chaotiques, il n'entendit pas Sasuke se lever et enlever sa chemise. Et il sursauta lorsque le bout de la cravache vînt se poser à l'intérieur d'une de ses cuisses.

« Ecarte les jambes, lui demanda le mafieux en tapotant gentiment la chair sensible de cet endroit. »

Fermant les yeux, Naruto s'exécuta. Avec lenteur, la cravache glissa jusqu'à son genoux, puis remonta jusque sur sa fesse. La caresse était douce et ne lui fit pas mal.

« Je t'ai bien abîmé, mon pauvre chaton. »

Le bout de la cravache redescendit jusqu'à son autre genou. L'intérieur de ses cuisses se couvrit de chair de poule. D'habitude, c'était les ongles des filles sur sa peau qui lui faisaient cet effet là. Il se maudissait. Et il maudissait Sasuke, par la même occasion.

Lorsqu'elle remonta encore une fois, la claquette ne s'arrêta pas sur sa fesse. Le yakusa la logea entre ses lobes rebondis et il caressa plusieurs fois sa raie avec. Sans pouvoir se contrôler, Naruto se cambra et sa respiration s'emballa. C'était trop ! Il était perdu entre l'humiliation, la colère, l'attente et l'envie. Perdu.

« Hum…oui. Tu me veux ici, hein Naruto ? demanda-t-il en appuyant le bout de la cravache contre son anus. »

Question rhétorique, il ne pouvait pas répondre de toute façon. Mais il tremblait. Sasuke laissa tomber la cravache et mis doucement sa main sur la chair bleuie d'une de ses fesses. Il y posa ensuite ses lèvres, dans un baiser imperceptible.

Puis il se recula et Naruto se relâcha un peu. Il entendit un petit bruit et se retourna pour voir le yakusa. Il était torse nu, en train de faire couler du lubrifiant dans sa main. Lorsqu'il releva les yeux vers lui, il le gratifia d'un petit sourire en coin. Puis il referma le tube et le jeta sur le fauteuil où gisait sa chemise. Il s'avança ensuite et grimpa à son tour sur le matelas. Il se campa sur ses genoux, derrière le blond. Tout en caressant sa hanche, il le regarda avec cette tendresse qui donnait à Naruto des envies de meurtre. C'est pourquoi il se détourna pour contempler la tête de lit, beaucoup moins horripilante.

Sasuke glissa alors sa main sous son t-shirt et le remonta jusqu'à le faire passer au dessus de sa tête et le laisser tomber sur ses poignets, où le menottes l'empêchèrent d'aller plus loin.

Il observa un instant le corps nerveux et halé, avant de tremper son index et son majeur dans le lubrifiant au creux de sa paume. Puis il se pencha sur le dos du blond et y déposa des baisers, tout en se saisissant de son érection impatiente.

Premier gémissement de Naruto.

Les doigts humides de sa deuxième main vinrent trouver son anus.

Deuxième gémissement de Naruto.

Puis Sasuke arrêta de compter, même si ce jeu l'amusait beaucoup.

« C'est si chaud ici, chaton. Et sa glisse si bien… »

Oui, et il n'y avait pas qu'à l'intérieur de lui que ça glissait bien. La main sur son sexe aussi. Et elle lui procurait un plaisir inouïe. C'était comme si Sasuke savait exactement comment le manier. Comme si on lui avait donné le mode d'emploi de son corps. Les baisers fougueux qu'il donnait à sa nuque, sa langue qui glissait derrière son oreille, le bout de ses doigts qui massaient si gentiment sa prostate… Tout. Ce satané yakusa faisait tout pour lui faire perdre la tête.

Haletant, il laissa le haut de son corps s'effondrer contre les oreillers. C'était si bon…

« Hum…oui, c'est bon n'est-ce pas ? susurra justement Sasuke. »

Et c'était bon pour lui aussi. Il avait une trique d'enfer, rien que de voir son blond si soumis à son bon vouloir. Si pris par le plaisir dont il était le seul maître. Il relâcha son sexe et intensifia ses allées et venus dans son anus. Sa paume massa les reins, le dos et la nuque du chanteur qui criait sans pudeur, n'ayant pas honte de sa voix dont la portée était étouffée par le bâillon.

Mais tout s'arrêta lorsque Sasuke retira ses doigts de son corps. Naruto était déjà essoufflé, sa respiration étant entravée.

« Retourne toi, demanda-t-il doucement, en caressant ses flans. »

Et l'autre s'exécuta sans attendre et sans protester. Il roula sur le dos et écarta largement les cuisses, quémandeur, son bâillon trempé de salive. Il en avait même sur le menton.

« Bon garçon, murmura le yakusa en sortant une petite clef d'une des poches de son pantalon. »

Il détacha les menottes des poignets de son prisonnier et lui enleva ensuite ses larges bracelets de cuir, révélant les tatouages le marquant comme sien. Avec dévotion, il les embrassa. Puis il se redressa. Naruto ne tenta rien, laissant ses bras au dessus de sa tête, le regardant avec ses beaux yeux humides de plaisir. Il déboutonna son pantalon et baissa sa braguette. Sortant son sexe de son caleçon, il se masturba un instant, y étalant un reste de lubrifiant. Puis il attrapa les cuisses de Naruto et les remonta un peu, regardant sans détour entre ses fesses.

« Tu es encore tout humide et détendu, chaton. C'est magnifique. »

Le blond détourna les yeux, le rouge aux joues. Et Sasuke entra en lui, lentement mais implacablement, ne s'arrêtant que lorsque ses bourses touchèrent ses fesses. C'était si bon de retrouver son étroitesse. Le chanteur avait agrippé les oreillers, poussant un gémissement incroyablement long et sensuel. Il en était même de nouveau essoufflé.

Alors Sasuke souleva sa nuque d'une main et défit la ceinture qui le bâillonnait. Il la poussa hors du lit et plongea les doigts dans sa bouche pour en sortir sa cravate détrempée de salive. Enfin, il attira le blond jusqu'à ses lèvres. La langue du chanteur ne se fit pas prier pour se mêler à la sienne et il étouffa ses gémissements en se mouvant langoureusement en lui. Lorsque le baiser prit fin, Naruto laissa librement s'exprimer son plaisir.

C'était si bon. Demain, il serait surement furieux. Demain, tout serait de la faute de cet enfoiré de yakusa. Mais pour le moment, le blond voulait que Sasuke ne s'arrête jamais de bouger ainsi en lui. A de longues et profondes poussées, il alternait des séries de petits coups justes sur sa prostate. Ça lui faisait perdre la tête. Il gémissait à n'en plus finir. Il sentait que bientôt, la jouissance le prendrait.

Sasuke aussi le sentait. Il voyait son érection tendue au maximum. Des gouttes de liquide séminal y avait coulé tout le long. Le blond était au paroxysme de son plaisir. Aussi le mafieux se chargea-t-il de le faire brutalement redescendre sur terre en serrant durement la base de son sexe avec sa main.

« Haa ! Non ! protesta Naruto en attrapant le poignet du brun pour le faire lâcher prise. »

Mais l'autre serra encore plus fort, lui faisant si mal que Naruto retomba sur le matelas, hurlant, les larmes aux yeux.

« Je sais, c'est douloureux. Mais il ne tient qu'à toi que je fasse cesser cela, chaton. »

« Comment ? s'écria plaintivement le chanteur. Aïe…j'ai mal… sanglota-t-il. »

Sasuke desserra un peu sa prise, le soulageant immédiatement. Son sexe n'avait pas totalement débandé, mais s'était bien ramolli tout de même.

« Allons, ne pleure pas chaton. Excuse-toi gentiment et je te donnerai ce que tu veux. »

« Pa-pardon, pleurnicha Naruto. »

« Ho ? Et pourquoi me demandes-tu pardon exactement ? »

Le blond le regarda sans comprendre. Ses grands yeux bleus étaient plein de larmes et son visage rougi affichait une expression suppliante. Sasuke le trouva vraiment attendrissant, mais il avait une leçon à donner à son chaton. Il fallait qu'il soit ferme !

« Ce n'est pas ce que j'appelle des excuses sincères. Ce sont des mots comme n'importe quels autres mots pour toi. Ça n'a aucune valeur. Surtout si tu ne sais même pas ce que tu as à te faire pardonner. Alors écoute moi bien chaton, je vais recommencer à te baiser. Je te baiserai sans répit même, mais je ne te laisserais pas jouir tant que tu ne te seras pas sincèrement excusé pour ce que j'ai à te reprocher. Est-ce clair ? »

Naruto ne put empêcher son sexe de durcir à nouveau en entendant ça. Il était pourtant effrayé.

Il humidifia ses lèvres devenues sèches.

« Alors, dis-moi ce que tu me reproches ! demanda-t-il d'une voix une peu trop aigüe.»

« Ça, ça serait trop facile, chaton, répliqua Sasuke, amusé. »

Et il se remit à aller et venir dans l'étroitesse du blond. Doucement, puis de plus en plus vite, jusqu'à le faire hurler de plaisir. Et soudain, il se retira entièrement…pour revenir brutalement, faisant claquer son bassin contre ses fesses meurtries, malmenant son anneau de chair. La douleur, le plaisir… Naruto en eu le souffle coupé.

« Alors Naruto, je t'écoute ? lui rappela le brun en recommençant à le prendre doucement. »

Puis de plus en plus vite, de plus en plus fort, jusqu'à ce qu'il ressorte encore une fois entièrement de son corps. Le chanteur écarquilla les yeux, comprenant ce qui l'attendait. Paniqué, il s'écria :

« Pardon ! Pardon d'avoir dit des gros mots ! »

Mais Sasuke se rengaina brutalement en lui, frappant douloureusement sa prostate et ses fesses.

« Tu es vraiment adorable. Mais ce ne sont pas les excuses que j'attendais, déclara le yakusa en recommençant le même manège. »

« Je…hum…ha…J-je m'excuse… Je m'excuse ! »

Le mafieux se pencha jusqu'à son oreille.

« De quoi t'excuses-tu, chaton ? »

Sa voix très douce contrastait étrangement avec la vitesse effrénée se ses coups de reins. Il fit glisser ses lèvres contre les siennes. Et cette caresse sembla si intime. Elle mit Naruto au bord des larmes. Il passa ses bras autour du cou du yakusa et s'y accrocha violement, plantant ses ongles dans les épaules musclées de son amant lorsqu'il retira une énième fois son sexe de son corps.

« Ha ! Pardon ! Pardon d'être un vilain garçon ! »

BAM ! Sasuke était revenu en lui, implacable. La peau de ses fesses était brulante à présent. La douleur lui rappelait celle des coups de cravache, décuplant son excitation. Mais il ne pouvait pas jouir. La main du brun l'en empêchant toujours. Il se sentait désespéré. Que dire ? Que devait-il se faire pardonner ? Reprenant son souffle, il attrapa les cheveux dans la nuque du brun et colla leurs bouches l'une contre l'autre, exigeant un baiser. Il en avait tellement besoin. Il était effrayé ! Toutes ses émotions le bouleversaient !

Le yakusa l'avait bien compris. Finalement, il l'avait poussé à bout. Il plaqua son corps contre le sien, intensifiant ses mouvements de bassin, et il lui donna un baiser d'amant passionné.

« Tu es à moi, Naruto. A moi ! souffla-t-il contre ses lèvres. »

« Oui… Hun…Oui. Pardon, pardon d'avoir…Humm…avec…cette fille, ahana le blond, sans même s'en rendre compte. »

Et Sasuke l'entraina fougueusement dans un autre baiser. Il relâcha son sexe pour caresser sa joue, ne s'arrêtant pas de le prendre.

Il ne fallu que quelques secondes au chanteur pour jouir. Il se cambra en s'arrachant à la bouche du brun, hurlant son plaisir. Son sperme gicla abondement, jusque dans son cou.

En serrant les dents, le mafieux se retira. Il s'empara de son érection et se masturba rapidement. Sa tête partît en arrière et il se libera sur le torse du blond, silencieusement.

Sa maitrise tout au long de l'acte et jusqu'à la jouissance lui avait coupé le souffle. Il remonta son caleçon et s'accorda quelques instants pour se reprendre.

Quand il posa de nouveaux le regard sur son amant, il le vit se hisser sur ses bras, son attention fixée sur sa ceinture au sol. Il se leva, mais l'autre ne bougea pas.

Naruto était en train de réaliser tout ce qui venait de se passer, et il ne se trouvait aucune excuse, n'étant pas sous l'emprise de l'alcool, comme la dernière fois… Pire même, il lui semblait à présent qu'il avait été bien plus combatif la dernière fois. Il était terriblement en colère contre lui. Il ferma les yeux et serra les draps entre ses poings.

Sasuke l'attrapa alors par le bras et le tira fermement pour qu'il se lève.

« Ne reste pas comme ça. Va te laver, lui dit-il en le dirigeant vers la salle de bain. »

Et c'est comme si ces quelques mots, pourtant tout à fait anodins, avaient été une monumentale gifle. C'est vrai qu'il était sale. A cause de cet Uchiwa de malheur. Il dégagea brusquement son bras de la poigne du brun.

« Lâche-moi, enfoiré ! cria-t-il en faisant volte face. »

Tout son corps était tendu. Ses incroyables yeux bleus reflétaient tant de colère en cet instant…

Il est magnifique, pensa Sasuke en détaillant sa nudité.

« Si tu te laves bien partout, je te ferais des choses que tu aimes, murmura-t-il en s'approchant de lui. »

Mais le chanteur recula, prenant une position défensive.

« Va te faire foutre, cracha-t-il. »

Tel un serpent, le yakusa fondit sur lui, le plaquant contre le mur. Il l'attrapa par les cheveux et tira sa tête en arrière.

« Surveille ton langage, Naruto. C'est la dernière fois que je te le répète. En outre, ajouta-t-il en raffermissant sa prise sur ses mèches blondes, c'est toi qui est tapissé de mon foutre. Et j'ai bien l'intention de te remplir le cul avec, dés que tu seras propre. »

Et il l'embrassa violement avant de le trainer jusque dans la salle de bain et de le jeter sous la douche. Le blond resta là, sonné, tous les mots qu'il retenait lui brûlant la poitrine. Il se retint de fracasser ses poings contre le carrelage lui faisant face.

Pendant ce temps, Sasuke l'observait, en ôtant ses derniers vêtements. Il vînt ensuite se poster derrière lui et mit l'eau en marche. Le chanteur sursauta car elle était froide. Le brun se passa le visage sous le jet avant d'y exposer sa nuque, se penchant sur l'épaule du blond. Il avait appuyé sa main contre le mur, bloquant toute retraite à Naruto. Quand l'eau devînt chaude, il se recula et versa du shampoing dans sa main. La bouteille reposée, il commença à laver les cheveux de son amant. Il fit mousser le gel et massa son cuir chevelu. Cela sembla le détendre. Aussi, c'est d'une voix presque inaudible qu'il demanda :

« Pourquoi tu fais ça ? »

« Parce que ton corps aime que je le baise, répondit-il en faisant rouler les cervicales de Naruto entre ses doigts. »

« Non… Pourquoi tu…me laves comme ça ? »

« Je prends toujours soin de ce qui m'appartient. »

Le chanteur se mit à rire nerveusement. C'était la meilleure celle-là ! C'en était trop. Ses nerfs lâchaient et son rire s'amplifiait, secouant tout son corps. En réponse à sa perte de contrôle, Sasuke embrassa sa nuque, le serrant dans ses bras, tout contre lui. L'effet fut immédiat. L'hilarité douloureuse de Naruto cessa et il repoussa violement le yakusa.

« Arrête ça ! hurla-t-il, les yeux plein de larmes de rage. Arrête ça, dit-il de nouveau, baissant la tête et se mordant la lèvre. »

Sasuke passa un bras autour de sa taille et le tira de nouveau contre lui. Il embrassa le haut de sa tête puis saisit son menton, pour qu'il le regarde.

« Laisse-toi juste aller, murmura-t-il, comme un secret. Tu n'as pas à culpabiliser d'aimer ça. C'est moi qui t'y oblige. C'est moi qui te fais toutes ces choses. Je veux combler tous tes désirs, même ceux dont tu n'as pas conscience.»

« Non, je ne veux pas ! chouina Naruto »

« Si, tu veux… Alors laisse-moi faire.»

Sur ces mots, Sasuke scella leurs bouches.

Et Naruto fît ce qu'il lui demandait. Toute la nuit, il se laissa aller dans l'étreinte du mafieux, oublieux de sa personne. Il se contenta de prendre tout ce que l'autre lui donnait. Sous la douche, les jambes enlacées autour de ses hanches. Contre la baie vitrée, par derrière. Sur le fauteuil, dans ses bras. A plat ventre, sur le lit…

Oui, le blond était fait pour lui. Increvable. Jouissant encore et encore. Encaissant son insatiabilité mieux qu'aucun autre. Son corps était fait pour accueillir le sien. Il devait le lui faire comprendre.

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Au matin, Sasuke se réveilla seul. Le leader des kyûbi avait déserté ses draps, abandonnant sur la table de nuit sa chevalière. Son alliance. Il la prit et la serra dans sa main, à s'en faire blanchir les phalanges. Une autre leçon qu'il devrait apprendre à son petit blond : Respecter ses engagements, surtout ceux qu'il prenait envers lui.

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Tout de suite, retrouvé un extrait du chapitre trois sur mon LiveJournal.

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Réponses aux reviews des non logés:

La limace : Coucou ma chère Dame Limace Je suis vraiment ravie de te retrouver sur cette histoire Peu de lecteurs m'ont suivi sur ce coup, et on les comprend lol Et non non, ton côté gluant ne me dérange pas du tout ! Bien au contraire, c'est rassurant d'avoir des lecteurs prêts à braver tous mes délires ! Bon, je ne peux pas te le cacher plus longtemps, à toi la revieweuse de la mort qui tue, mais cette histoire aura aussi son lot de petites émotions. C'est limite PWP, mais si ça ne menait vraiment à rien, je ne pense pas que j'aurais pris autant de plaisir à écrire cette fiction. Bon, tu l'auras compris, Sasuke n'est pas un romantique lol Mais Naruto non plus de toute façon, alors^^ Oui, c'est un viol, je dois bien le reconnaitre, bien que je n'aime pas l'idée d'avoir écris ce genre de chose. Disons qu'on est clairement encré dans le fantasme, contrairement à Sans Contrefaçon qui se voulait très réaliste. Naruto n'est pas consentant mais il prend son pied, c'est ce qui rend la scène supportable, voir même agréable à lire^^ Je te confirme que si tu venais à te faire aborder par un mafieux, il te faudrait faire profil bas et fuir dès que possible lol. Ce n'est jamais bon de faire ami-ami avec c'est gens là ) Le coup du vol de la chevalière montre clairement la puérilité de Naruto, mais aussi, inconsciemment, son envie de garder quelque chose du yakusa qui l'a tenu dans ses bras ainsi. Bref, il est déjà sous le charme ! (Enfin, toi et moi savons que ce n'est pas gagné lol). Merci de m'avoir prévenu pour l'erreur commise dans le nom des perso ! Tu m'as sauvé sur ce coup là tu sais ? J'attends avec impatience ton avis sur le chapitre d'aujourd'hui ! A bientôt !

Red apple : Coucou Merci beaucoup pour cette review pour le moins emportée^^ Je suis heureuse d'avoir pu faire plaisir à quelques amateurs du genre en écrivant cette histoire. J'aime explorer de nouvelles choses lorsque j'écris, le sm hotissime est dons une première pour moi ! Tes compliments sur mon écriture me font vraiment vraiment plaisir et j'espère ne pas te décevoir avec cette suite ! Tu me donneras des nouvelles de ta culotte ? A bientôt !