Merci à toutes celles qui sont venues mettre leur avis sur cette premiere partie, cela m'a fait très plaisir.

Voici donc le second chapitre.

PPARTIE 2 : faut pas pousser!

Sébastian, tout démon qu'il était, ne vit pas la gifle arriver.

- Mais qu'est ce qui te prend ! Écarte-toi de moi ! IMMEDIATEMENT! Démon ! dit Ciel fulminant et haletant.

A regrets, Sébastian s'écarta de son jeune maître.

- Bien puisque vous n'êtes apparemment pas d'humeur joueuse, je vais préparer votre chocolat. Je vous recommande tout de même de vous calmer Bocchan, il est inutile de mettre en péril votre santé en risquant la crise d'asthme.

Et ce fut le sourire aux lèvres et sur un Ciel rougissant et crachant comme un chat qu'il ferma la porte tout doucement.

- Pour qui me prend cet empêcheur de tourner en rond? Qui est-il pour me parler comme il le fait, pour me regarder comme il l'a fait ? Personne n'a le droit de me réduire ainsi ! Et certainement pas Sébastian Michaelis ! Il est censé m'obéir ! C'est moi qui donne les ordres ici ! Je suis son maître et je suis LE Comte Phantomhive ! Et j'estime avoir droit aux égards correspondant à mon rang !

Et ce fut sur ces mots que, sans aucune grâce, il se laissa tomber de tout son poids dans son fauteuil.

Que Sébastian pouvait être long parfois…, pensa-t-il au bout de quelques minutes, pourquoi était il si long d'ailleurs ? Il ne faut pas tant de temps pour préparer un misérable chocolat chaud !

Ciel sentit sa colère revenir. Il fit teinter la clochette et se dit que pour son propre intérêt, Sébastian avait plutôt intérêt à se bouger le fio...*

- Bocchan ?

- Tout de même ! Il t'en faut un temps pour préparer un chocolat ? Tu le fais pousser ou quoi ?

- Disons que j'ai dû donner à la cuisine un aspect plus… normal… après le passage de l'ouragan Bard ».

- …

- Boc-chan ?

- Quoi !. Eh bien ne reste pas planté là, le regard perdu dans le vague comme un ahuri ! Quelle mouche te pique encore ?»

- C'est quoi…. Ça ?

- Ça quoi ?

- Ça ça ! dit Sébastian en montrant la fenêtre du doigt.

- Rien je te dis! répondit le jeune garçon en lui tournant le dos. Vas faire ce pourquoi je te pai...

- Une misère ! coupa le démon.

- Bien assez cher comme ça vu ce que tu auras comme prime à la fin de ton contrat !

- Ahhhh j'ai hâte d'y être... ce sera certainement extrêmement jouissif ! fit Sébastian rêveur, passant sa langue sur ses lèvres, ce qui n'échappa pas à son jeune maître qui le voyait dans la glace.

Ciel sentit un frisson le parcourir en observant le regard rougeoyant de son démon à cet instant. Il se retourna vivement, fixant Sébastian et tendant vers lui un doigt rageur.

- Ne jouis pas en pensant à moi ! C'est un ordre !

- Je ne pense pas à vous, mais à votre âme Bocchan ! répondit le diable se délectant de la fureur de l'enfant.

- Eh bien ne jouis pas en pensant à mon âme ! C'est aussi un ordre !

- Euh… Bocchan ? dit fébrilement une voix à la porte.

La vitesse à laquelle Sébastian et Ciel tournèrent la tête vers cette voix fut assez appréciable.

- May linn…. dit le comte en se tenant la tête. J'imagine que tu as entendu la fin de notre conversation ?

Au regard du visage cramoisi qu'elle affichait c'était sûr.

Dead…

Il suffisait à Ciel d'imaginer ce qu'elle allait raconter aux autres pour avoir envie de se jeter par la fenêtre et faire le même vol plané manqué que cette saleté d'an…! Zut! Il l'avait oublié celui là ! pensa-t-il.

- Bon eh bien je crois que je vous ai assez vu comme ça pour les deux prochaines heures (pour Sébastian), mois (pour May Linn ) ! dit le jeune homme en souriant, ce qui donna des sueurs froides à ses interlocuteurs.

- Mais vous ne voulez pas savoir ce qu'elle a à vous dire ? demanda Sébastian qui LUI voulait bien savoir, ce que la bonne avait à dire et surtout POURQUOI son jeune maître les virait aussi vite de cette pièce avec ce sourire faux.

- Non ! coupa sèchement Ciel.

- Et vous ne voulez pas votre chocolat chaud ? Même si j'avoue qu'avec tout ça il ne doit plus vraiment l'être !

- Non !

- …

- Allez, disposez tous les deux ! Ouste ! Du vent ! Du large !

- Bon très bien. Je ne vous savais pas si soupe au lait Bocchan, à moins que vous n'ayez quelque chose à cach…

- DEHORS j'ai dit ! ordonna le gamin en leur montrant la porte, prêt à les jeter dans le couloir s'il le fallait.

May Linn sortit paniquée, alors que le diable lui, passa la porte de très mauvaise grâce, regardant d'un air suspicieux son jeune maître qui lui cachait sans aucun doute quelque chose, ce qu'il ne tolérait pas du tout.