Hello All !
Voilà la première partie d'une histoire dont j'ignore totalement dans quel sens ça va partir XDDDD !
Bonne lecture !
Chap 1: Un nouveau monde
Je me réveille sur un sol dur et froid. Je suis sur le dos et j'ai mal un peu partout mais rien d'insupportable. Il fait très sombre et je distingue à peine le plafond, quand bien même, cela me suffit pour comprendre que je ne suis pas chez moi : il est en pierre brute... Je suis dans une grotte.
Pendant la minute qu'il me fait pour revenir totalement à moi je bouge l'un après l'autre chacune des mes articulations comme en rééducation pour voir si je suis blessé. Je soupire de soulagement, ce n'est pas le cas. Après j'ai beau darder de regards dans tous les sens je ne vois pas mon fauteuil et je ne peux pas me déplacer sans lui.
Je me redresse avec un luxe de précautions et je vais m'adosser contre le mur le plus proche. De faire ces simples efforts me coûte beaucoup plus d'énergie que je ne le pensais et je suis en nage quand je termine de m'installer. Je reprend mon souffle pendant quelques secondes avant de me relancer dans l'inspection de cet endroit.
Je suis enfoncé d'une dizaine de mètres dans une grotte naturelle qui doit déboucher sur une forêt si je peux en croire le grand nombre d'arbres à la sortie. Il semble y avoir du soleil et je regrette d'être trop faible pour ne pas pouvoir explorer plus avant. J'espère que cette cavité ne sert pas refuge à un ours où autre chose du style.
J'imagine que beaucoup de gens paniquerait dans cette situation mais moi j'ai appris dans la douleur à être calme en permanence. Question de vie ou de mort. Je ne sais pas si je suis loin d'une clinique ou d'un établissement médical et une fracture dans l'immédiat me mettrait dans un état dangereux pour ma survie. La question demeure de savoir qui m'a enlevé et pourquoi ?
Je n'ai rien de valeur. Je vis d'une pension de misère et ma famille ne roule pas sur l'or, aux dernières nouvelles du moins. Après c'est possible que quelqu'un me fasse une blague tordue... Ça ne m'étonnerait même pas. L'humanité est tellement capable du pire. Alors que je soupire en me demandant combien de temps je vais rester seul un détail singulier attire mon attention. De la nourriture.
Il y a un petit animal mort qui ressemble vaguement à un écureuil qui est posé près de l'endroit où j'étais à mon réveil et plusieurs fruits. Non mais franchement quelle idée... Comment peut-on avoir un sens de l'humour aussi tordu ? Dépité, je me recale doucement. La pierre est vraiment trop dure et je risque de me blesser si je ne trouve pas une position qui soulage mon squelette.
La fatigue me rattrape peu de temps ensuite et une fois que j'ai trouvé une zone couverte d'un peu de mousse je m'allonge dessus. Dehors je crois qu'il est loin de faire nuit mais je suis bien trop épuisé pour que cela m'intéresse. Je me dit qu'avec un peu de chance lorsque je me réveillerais je serais chez moi dans mon lit. Alors que je ferme les yeux il me semble voir une silhouette à l'entrée mais il n'y a en fin de compte personne.
En me réveillant j'ai la désagréable, quoique prévisible, surprise d'être toujours au même endroit. On dirait que mon séjour va se prolonger. La douleur présente dans tout mon corps est bien moins intense qu'hier et c'est ça qui est le plus étrange pour moi. Après avoir dormit sur un ''lit'' aussi dur je devrais beaucoup souffrir au niveau des points d'appuis mais ce n'est pas le cas.
En fait je me sens plus en forme que d'habitude. C'est assez surprenant mais ça ne change pas tellement ma condition finalement. Le cadre non plus ne change pas. En revanche il y a une nouveauté. Un autre petit animal qui ne ressemble à rien de ce que je connaisse cette fois s'est ajouté au premier et les deux ont été mis plus près de moi.
On dirait que quelqu'un tient vraiment à sa mise en scène. Je ne peux pas manger de viande qui n'est pas cuite, trop dure pour mes dents. En revanche les fruits c'est tout à fait à ma portée. Je n'ai pas tellement envie de jouer le jeu de la blague mais ne pas me nourrir ne va pas m'aider non plus. Je prends celui qui est le plus proche de moi.
Il ressemble à une grenade mais en plus souple et ne dégage aucune odeur. Je l'ouvre pour découvrir une chaire charnue qui a un très bon goût sucré. Le second a tout d'une orange si ce n'est qu'il est de forme allongée. Quand au dernier il a des faux airs de tomate mais j'ai l'impression de mordre dans une plaquette de beurre et je le termine juste par ce que j'ai vraiment faim.
Je passe les heures qui suivent à travailler autant que possible sur mes articulations. J'arrive par ailleurs à faire des exercices pendant plusieurs heures ce qui ne m'était jamais arrivé. Je pourrais trouver cela encourageant s'il n'y avait pas toutes les chances que je revienne à mon état initial d'ici peu. Une autre journée s'écoule ainsi.
Le lendemain quand je me réveille je met un peu de temps à réaliser ce qui ne va pas... Je vais bien... Par là j'entends que je ne sens pas l'habituelle douleur lancinante qui accompagne chacun de mes réveils en temps normal. Je déborde d'énergie pour être tout à fait honnête. Emporté par une espèce d'enthousiasme j'amorce un geste pour me lever.
Cela fait plusieurs années que je n'ai pas réussi à me tenir sur mes jambes. Il me faut un peu de temps pour retrouver comment faire et j'ai besoin de bien des essais pour arriver à mon but mais je réussi quand même. Avec une joie fébrile je me sens à nouveau vivant... Je me suis mis debout par moi-même. Avec ces deux jours passés ici a attendre je sais que ce n'est pas un stupide rêve. Il y a une larme qui roule sur ma joue et je pousse un cri de joie et de soulagement.
Pendant l'heure qui suit je fais des cercles avec l'air d'une marionnette mais chaque pas me permet de souvenir comment faire. C'est comme le vélo dirait un crétin de médecin que je connais, ça ne s'oublie pas. Alors que ma marche s'assouplit je me demande comment c'est possible. Si je peux marcher cela signifie que mes os se sont renforcés et peut-être que ma maladie a disparue.
Mais tout ça en si peu de temps... Je ne trouve aucune explication plausible. Je suis perdu dans mes pensées pendant que je tourne en rond comme un idiot pendant le reste de la journée au fond de ce trou. La nuit est presque tombée et il fait très sombre quand je sors de ma réflexion J'aperçois à peine ce qui m'entoure. J'entends alors un bruit à l'entrée de mon abri.
Le temps que je tourne la tête je crois voir une ombre bouger dans ma direction. Je sens quelque chose me frôler et je me retourne encore une fois. Il me semble apercevoir quelque chose de blanc se déplacer autour de moi mais je ne parviens pas à savoir ce que c'est. Cet animal a une apparence vaguement humaine mais il se déplace à une vitesse incroyable.
Des yeux qui luisent apparaissent soudain dans l'obscurité. Ils me semble étrangement familier : ils sont rouge sang. Ne sachant pas quoi dire je reste à soutenir ce si troublant regard pendant une dizaine de secondes quand je finis par entendre un espèce de grondement. Pourtant il n'est pas agressif et plus troublant encore je le reconnais aussi.
« Lilia ? » Je me hasarde.
Je me fait sauter dessus par un éclair de couleur blanc et je roule sur le sol, effrayé de cette créature et du fait que je risque des dizaines d'os cassés à cause de cette acrobatie. Lorsque je m'arrête je ne sens pas de douleur forte ce qui signifie que je n'ai rien et en levant la tête je ne comprends plus rien à ce que je vois. Je me demande même si je ne suis pas devenu fou.
Allongé sur ma poitrine il y a une jeune femme d'une beauté irréelle qui doit avoir la vingtaine à tout casser. Ses yeux sont rouges comme le sang et ses longs cheveux qui tombent en cascade sur moi sont d'un blanc de neige. Mais les deux détails qui me gène le plus ce sont les deux suivants : premièrement elle est complètement nue ! Et quand je dis nue, c'est ''habit de naissance''. Deuxièmement sur le sommet de la tête elle est deux oreilles supplémentaires qui ressemble à celle d'un renard qui bougent avec un réalisme troublant...
Je reste sans réagir alors qu'elle sourie avec une expression enjouée. Puis elle amène sa tête sous ma main et se met à la frotter avec l'air de vouloir quelque chose. Ne sachant pas vraiment quoi je me met à lui a caresser la tête entre les deux oreilles. Son visage affiche alors un bonheur encore plus grand, si c'est possible.
Je décide de gratter l'arrière d'une de ses oreilles de la même manière que je le faisais avec ma renarde et cela déclenche une réaction instantanée. Elle se cabre avec une tête de plaisir assez dérangeante, pour ne pas dire provocante et là je vois quelque chose qui finit de dissiper mes doutes. Ses deux canines supérieurs font le double de la taille d'un être humain normal et surtout une queue duveteuse, aussi blanche que ses cheveux et rattachée à son corps juste au dessus de ses hanche dans son dos, se balance de gauche à droite.
« C'est toi Lilia ? » Je redemande encore une fois toujours, un peu dubitatif.
Elle se penche vers moi et après une seconde malaise où je me demande ce qu'elle va faire elle commence à me lécher le visage avec affection. Je rigole car elle me chatouille mais ça ne l'arrête pas pour autant. Je me sens vraiment heureux en ce moment bien que je suis dépassé par tout ce qui passe autour de moi en ce moment.
Je me redresse et elle cesse ce qu'elle fait pour me regarder avec des yeux doux. Je la trouvais déjà très belle avant mais là pour peu je croirais me trouver devant une déesse. Mes yeux dérivent malgré moi sur sa poitrine mais je m'arrête juste avant de faire quelque chose que je sais que je vais regretter. C'est au tour de Lilia de me regarder sans comprendre.
Je caresse sa joue avec tendresse et elle presse elle-même son visage dans la paume de ma main. Après quelques secondes de silence elle baille ostensiblement et s'allonge en se roulant en boule sur mes genoux. Je continue à la cajoler et il y a beaucoup de questions qui envahissent mon esprit.
« Tu ne saurais pas ce qui se passe par hasard ? » Je demande sérieusement.
Pour toute réponse mon ancienne renarde baille de nouveau avant de se replacer d'une manière plus confortable. J'aurais essayé mais je ne sais pas trop ce que j'attendais en fin de compte. On dirait que nous avons tous les deux subis des modification sur nos corps mais le mental est resté le même. Preuve étant, Lilia est toujours une renarde malgré sa nouvelle apparence.
Elle s'endort assez vite et je fais de même peu après. Le bruit du vent dans les arbres dehors ressemble à une étrange berceuse. Il y a une magnifique lune qui illumine la forêt dans mon champ de vision. Je me demande bien quelles autres surprises peuvent nous attendre à l'extérieur.
Le lendemain lorsque je sors de ma torpeur Lilia n'est plus là. Une légère inquiétude s'empare de moi puis disparaît assez vite. Elle est probablement beaucoup plus à l'aise que je ne peux le penser dans cet environnement. Après tout c'est elle qui me rapportais à manger durant les deux premiers jours. Soulagé je me relève avec précaution mais cela se fait très rapidement sans aucune gêne. On dirait que j'ai récupéré un corps en parfait état de fonctionnement. En espérant que cela dure.
Je sors de cette grotte pour la première fois depuis mon arrivée en ces lieux. La première chose que je remarque c'est la chaleur et l'humidité suffocante pourtant totalement absente dans la grotte. Je suis au beau milieu d'une forêt tropicale qui s'étend aussi loin que je peux voir. Pour ma part je suis presque au sommet d'un montagne couverte de verdure. Sûr que ma renarde n'est pas loin je commence à descendre.
Au bout de deux heures je marque un arrêt contre un arbre pour reprendre mon souffle. Je suis fatigué, très fatigué. Je n'ai jamais pu faire sport de ma vie et du coup j'ai une constitution physique assez médiocre. Sans compter que le terrain est tellement accidenté et la végétation tellement dense que je ne même pas certain d'avoir fait trois kilomètres.
J'ai toujours eu bonne mémoire alors je ne crains pas de me perdre mais je dois avouer un malaise. J'ai vu pas mal d'animaux étranges et difformes dans cette jungle et je commence sérieusement à croire que je ne suis plus sur Terre. Dans l'immédiat je pense n'avoir vu que des herbivores et je reste silencieux car je n'ai pas tellement envie d'aller voir plus haut dans la chaîne alimentaire.
Au moment où je m'apprête à repartir un bruit dans les buissons derrière moi me fait me retourner. C'est Lilia qui tient dans sa bouche un petit animal. Elle saute avec agilité près de moi et vient le déposer à mes pieds. Elle se déplace toujours à quatre pattes mais malgré le déséquilibre de longueur entre ses bras et ses jambes le pas est toujours aussi véloce et gracieux. Je remarque que ses ongles sont assez longs et plutôt pointus comme les griffes de n'importe quel animal.
Je me baisse et je la caresse pour la remercier et je me rends compte alors que sa nudité ne me dérange plus. Elle a beau avoir prit forme humaine elle n'en reste pas moins une renarde. L'absence de vêtement est naturelle de son point de vue. Et c'est une amie à qui je tiens tant que ça me coupe de toute envie mal placée. Mais il y a autre chose qui me dérange cependant. Elle est sale et ce n'est rien de le dire
On dirait qu'elle vient de se rouler dans la boue. Ses cheveux sont collés par paquets sans compter tout les herbes et autres débris qui forment des nœuds dans sa chevelure et sa queue. Je jette un coup d'œil dans toutes les direction et j'aperçois enfin une cascade. Il y a des chances qu'un plan d'eau se trouve là-bas.
Je la caresse une nouvelle fois et avant de ramasser la proie qu'une vient de me rapporter et de me diriger vers la chute d'eau. Pendant le trajet je la vois gambader joyeusement autour de ma position, disparaissant et revenant au gré de ses envies. Il nous faut une demi-heure de plus pour arriver à destination et Lilia s'empresse d'aller boire à grandes lampées.
Je m'assoie et j'observe. Un fois qu'elle a terminée de se désaltérer, ni une ni deux elle bondit avec enthousiasme et atterrit dans l'eau avec un bruit sonore. Je ne sait pas si tous les renards aiment se baigner à ce point mais dans tout les cas la mienne doit être la réincarnation d'un poisson. Ce qui m'a souvent valu des visites chez le vétérinaire à cause des otites à répétition En la voyant naviguer je ne peux d'ailleurs m'empêcher de rire. Imaginez à quoi cela peut ressembler un humain qui nage comme un canidé.
Je la laisse s'amuser autant qu'elle le veut et pendant ce temps je cherche quelque chose qui puisse me servir de peigne. Je trouve une branche morte de petite taille hérissée de beaucoup d'épines. Je casse les pointes et j'obtiens a peu près ce que je veux. Je le pose sur une pierre et je le recouvre avec mes vêtements. Il faut très chaud et humide alors je pense que profiter d'un baignade ne fera pas de mal. Ça me sera aussi utile pour m'habituer à utiliser de nouveau mon corps. Je ne pouvais pas marcher alors nager était hors de question. Je ne vais d'ailleurs pas me tremper plus haut que la taille. On est jamais trop prudent. J'ai un frisson en entrant, l'eau est assez froide.
Je me pose sur le sol en galets et je commence à m'asperger d'eau. C'est vraiment très agréable et je vais jusqu'à m'allonger. Il n'y a plus que mon visage qui dépasse, le chaleur du soleil est appréciable maintenant que je suis immergé et j'entends, en déformé, le bruit de Lilia qui se déplace. Après quelques minutes très agréable où je somnole à moitié je sens quelque chose me chatouiller les jambes.
En levant la tête je vois ma renarde qui est venue se coller à moi. Elle pose son menton sur mon torse et me regarde avec l'envie que je la caresse. Ce que je fais et un visage satisfait apparaît alors que je remarque qu'elle est parfaitement propre maintenant. Cela dure pendant quelques minutes et je sourie en me disant qu'on l'on pourrait croire à une espèce de mauvaise interprétation de la genèse dans la bible.
Je me lève doucement et je sors sans me presser. Lilia me suit de près et s'ébroue d'une manière assez burlesque peu après. Je m'habille de nouveau et je n'ai même pas fini que je recommence déjà à transpirer. Un bain pas très rentable mais bon je ne vais me plaindre. Toujours totalement trempée ma renarde se met à regarder ce qu'elle a chasser un peu plus tôt avec appétit. Je pousse un soupir.
« Goinfre... » Je murmure, amusé.
Je trouve un peu de petit bois sec autour du plan d'eau et je me lance dans une tentative de feu de camp. Je m'en sortais pas trop mal quand je pouvais encore faire du camping il y a quelques années. J'espère ne pas avoir trop perdu. Il me faut une heure de plus et j'ai mal aux mains mais je parviens à obtenir une flamme. Je plante notre futur repas sur une branche pointue et je la met à rôtir après l'avoir vidée avec une pierre.
Je ne sais pas ce que c'est comme animal mais en tout cas il sent trop bon pour ne pas être comestible, enfin je pense. Je mords dedans et je manque de me brûler la langue. Une minute plus tard et c'est bon pour la consommation. Je goûte en premier au cas où et finalement j'ai l'impression de manger un morceau de poulet défraîchi mais c'est comestible. J'en donne la moitié à Lilia qui n'attends pas que cela refroidisse davantage.
Notre repas se termine par cette espèce d'orange en longueur. Il y a un arbre qui en est rempli juste à côté de nous. C'est le dîner le plus étrange, de très loin, que j'ai jamais pu avoir mais je dois dire que vu que je ne sais rien de ce qui m'entoure il y avait probabilité que ce soit pire. Il reste peu de temps avant qu'il ne fasse nuit et nous commençons à rentrer. Je surveille ma renarde pour ne pas qu'elle se salisse avant d'arriver.
Les deux lunes du ciel nocturne sont encore plus grosse que celle sur Terre et bien qu'il fasse sombre se diriger n'est vraiment pas un problème malgré l'épaisseur de la canopée. Quand nous sommes sur le seuil je suis assez surpris de ne pas être aussi fatigué que je ne le pensais. Je suis peut-être perdu au milieu d'une jungle dans un monde totalement inconnu mais pour le moment j'ai retrouvé la santé et Lilia est avec moi. C'est tout ce qui n'importe.
Je m'assoie sur une pierre plate et je l'appelle doucement. Elle vient se blottir entre mes jambes et je me lance dans une activité que je maîtrise bien : peigner ! Bon alors ce n'est pas spécialement compliqué malgré ses protestations plus où moins visibles. Mais en dépit du fait que je n'ai que deux endroits à m'occuper j'ai l'impression que c'est plus long que de faire tout son corps d'origine.
Une fois terminé elle s'ébroue et s'éloigne de moi avec un air indigné. Je sourie. C'est habituel chez elle. Lilia n'a jamais appréciée que je la peigne mais je ne lui laisse pas le choix. Dans quelques minutes elle reviendra se mettre sur moi. Elle boude par principe dirons-nous. Après tout on ne pas être aussi belle sans agir un peu de manière snob. Finalement peu de temps après un bâillement sonore et un étirement prolongé madame vient reprendre sa place en esquivant mon regard.
Vous voyez, je vous le disais.
Je la caresse machinalement et elle s'endort très vite alors que moi je reste plongé dans mes pensées. Je me remémore cet étrange lumière qui est le seul lien entre chez moi et cet endroit... Sans mentir je préfère encore rester dans cette jungle avec tous les risques que cela peut comporter plutôt que de repartir dans mon monde d'origine et à la pseudo-existence qu'il m'offrait.
Je dois pourtant chercher s'il n'y a pas des habitants. Il est impossible de pouvoir rester éternellement seul même dans le plus fou des rêves. Je serais tôt où tard remarqué et autant que j'en apprenne le plus possible avant. La question étant de savoir si je vais tomber sur des amicaux où des hostiles. Perdu dans mes réflexions c'est Lilia qui en bougeant me ramène à l'instant présent. Elle s'est réveillée en sentant que j'avais stoppé les caresses et me regarde avec envie.
« Je crois qu'il faut que nous allions dormir. » Dit-il. « Et toi ? »
Un autre bâillement et elle se lève pour aller se positionner à l'endroit où je dormais les deux jours précédents. Je me lève pour la suivre avec un sourire. Décidément son intelligence m'a toujours laissé étonné. Je m'allonge et ma renarde fait de même en se plaçant à moitié sur et mon torse et mon abdomen. Je recommence à lui gratter les oreilles et bientôt nous nous endormons tous les deux paisiblement.
Pas très loin de là, perché dans un arbre, une silhouette humaine massive surveille avec un sourire carnassier. Il porte une sorte d'énorme couteau et l'un de ses yeux luit d'une couleur jaune. D'un bond incroyablement silencieux il retourne sur le sol et semble se délecter de ce qu'il compte faire dans un futur proche. Sa gorge laisse échapper un bruit gutturale à peine plus audible qu'un bruissement de feuilles dans un arbre.
« De nouvelles proies... » fait-il avec un sourire qui s'agrandit encore.
Fin du chapitre 1 !
Et oui encore du suspense !
Désolé mon pote je ne sais faire que ça XD
Moi les citrons (lemon ou smut, pour nos camarades anglicistes) ça me passe 10 km au dessus de la tête ! XD
En espérant que cela vous a plu !
A la prochaine !
