Wow... je n'imaginais pas recevoir un tel accueil avec cette histoire^^... un grand merci pour toutes vos reviews (notamment à celles auxquelles je n'ai pu répondre...).

Elles m'ont particulièrement touchée.

un merci spécial à Rauz, ma chère béta, qui a encore pris le temps de me relire :)

voici la suite que vous attendez apparemment impatiemment... j'espère qu'elle vous plaira tout autant :)

Bonne lecture^^


Jack fut presque mis au supplice au cours des minutes qui suivirent, quand l'apparition de Carter le délivra soudainement et lui fit rater plusieurs battements de cœur.

…Sam…


Toute colère ou tout sentiment d'agacement se dissipa une nouvelle fois quand il plongea immanquablement dans ses yeux troublés.

Il ne put rien faire d'autre que d'exprimer à son tour combien il était touché.

Jack enregistra rapidement sa tenue féminine et commença doucement à s'avancer vers elle. Il n'arriva pas à dissimuler la douceur de son regard, mais Au diable son éternel self control ! Pensa-t-il... Il n'était pas encore assez proche d'elle.

Sam se mit à trembler en marchant vers lui, se sentant comme miraculeusement aimantée par la profondeur de son expression. Elle lui renvoya pleinement la tendresse de son sourire. Son cœur battait même si fort qu'elle espérait que ses jambes puissent encore la porter sur les quelques mètres qu'il lui restait à faire.

Jack était toujours si sexy dans son uniforme !

Tous deux s'arrêtèrent, synchrones, à moins de cinquante centimètres l'un de l'autre. La jeune femme se mordit presque violemment l'intérieur d'une lèvre pour ne pas laisser ses yeux se fixer sur sa bouche, ni répondre à son besoin de le toucher.

Elle se sentait à la fois aussi molle qu'une poupée de chiffon sous son regard brûlant et plus vivante que jamais, son sang pulsant fortement dans ses veines.

- Samantha…

La tension de Sam frisa un nouveau sommet quand elle entendit son prénom à peine murmuré, mais elle n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit que Jack l'entraîna vivement en direction du parking, la guidant d'une main sur son coude.

Sam ferma brièvement les yeux à ce contact. Le premier depuis d'innombrables mois... Une sorte de courant électrique sembla passer entre eux mais ils ne s'y attardèrent pas, cheminant un peu plus vite de concert.

Sam avait elle aussi remarqué l'apparition sur l'esplanade du fameux gamin, ainsi que de plusieurs Généraux et membres de l'États-Majors. Et tout comme elle semblait le deviner pour Jack, elle n'avait aucune envie de leur faire la causette.

Jack avança jusqu'à son chauffeur et acquiesça au regard contrit qu'il lui lança.

- Je suis désolé Général, mais tant que les autres voitures n'auront pas bougé, nous ne pourrons aller nulle part.

- Ne vous en faites pas.

Jack avisa les limousines stationnées qui leur barraient le passage et se promit de recommencer à arriver en retard ! Quelle poisse !

Il jeta ensuite un coup d'œil au groupe de militaires qui grossissait non loin d'eux et sut qu'ils devaient agir. Ils ne pouvaient pas rester là s'ils voulaient avoir la paix. Carter était beaucoup trop appréciée par une majorité du gratin politico-militaire pour qu'ils puissent l'ignorer.

Non, en voyant même Matlock se rapprocher d'eux, la seule alternative qui lui vint à l'esprit fut d'aller se perdre dans la foule à leur proximité.

- Joe, vous avez le reste de votre journée. Dit-il en se tournant vers le conducteur. Je vous appelle au cas où j'ai besoin de vos services.

Puis, sur un signe de tête de Jack, les deux militaires bougèrent à l'unisson en direction de New York Avenue, laissant l'homme admirer pendant quelques instants leur parfaite et silencieuse coordination.

Quand ils disparurent de sa vue et qu'il leva les yeux vers le ciel plus que sombre et menaçant, Joe grimaça ensuite. La pluie n'allait pas tarder à tomber, pensa-t-il. Il espéra alors sincèrement que le couple puisse atteindre le métro avant !

Jack ralentit leur pas quand la foule eut fini de les engouffrer et posa négligemment sa veste sur l'une de ses épaules pour passer plus inaperçu. Sam l'observa en souriant. Elle avait même un mal fou à regarder ailleurs. Il marchait un peu en avant d'elle, comme s'il lui ouvrait la voie et la jeune femme ne se priva pas de la vue.

Elle en était incapable, alors qu'elle retrouvait la prestance de sa silhouette dont elle se souvenait quand elle pensait à lui… Elle se fit un devoir de rafraîchir sa mémoire, en reluquant ainsi ses épaules larges, son dos, ses hanches fines… et ses fesses… que la veste ne cachait plus et qui étaient extrêmement bien mises en valeur par la coupe de son pantalon.

Sam se mordit à nouveau la lèvre inférieure pour s'empêcher de gémir. Malgré le bruit qu'il y avait autour d'eux, elle ne tenait pas à ce qu'il l'entende.

Puis, puisant dans d'anciens réflexes, elle reporta immédiatement son regard sur le haut de son corps quand elle le sentit ralentir pour la garder à son niveau. Il lui était de plus en plus difficile de ne pas être séparée de lui tant la marée humaine était dense sur ce trottoir... à croire que tout le quartier s'y était spécialement donné rendez-vous!

Sam sortit de ses pensées quand elle sentit une nouvelle décharge la parcourir. Elle fixa leurs mains qu'il venait de joindre et d'où il irradiait une sensation de chaleur. Sam releva la tête vers son visage.

Jack sourit quand il vit son expression heureuse s'agrandir. Pouvait-il être aussi simple de lui donner la main ?

Il regretta alors de ne pas avoir osé ce geste des mois auparavant, tant il apprécia sa peau contre la sienne… son contact brûlant et sa douceur telle du velours.

Jack sentit sa respiration s'accélérer quand la bride de ses pensées se relâcha, au point qu'il put imaginer assez clairement combien le reste de sa peau devait l'être aussi. Il en grogna presque, mais un détail attira son attention et le sortit de ses élucubrations, quand il leva la main de Sam vers son visage.

Son cœur se serra au souvenir de ce qui avait naguère orné cet annulaire, aujourd'hui nu. Cela l'avait même déchiré jour après jour...

Le sourire de Sam disparut dès qu'elle vit son regard changer et presque se refermer. Elle haussa même les sourcils alors qu'il continua à fixer sa main gauche. Ses yeux se clouèrent ensuite dans les siens et Sam fut frappée par leur intensité.

- Plus de bague ou juste pas de bague ? Demanda-t-il gravement et calmement.

La jeune femme comprit instantanément où il voulut en venir. Il y a cinq mois, la dernière fois qu'ils s'étaient vus, elle portait encore la bague de fiançailles de Pete.

- Plus de bague. Énonça-t-elle simplement, maintenant incertaine quant à l'issue de leur échange.

- Depuis combien de temps ?

- Cinq mois.

Cinq mois… Jack ferma les yeux pour garder un maximum de contrôle sur sa respiration. Son cœur et ses pensées s'étaient déjà emballés au-delà de toute mesure...

Serait-il vraiment parti pour une mauvaise raison ?

Pourquoi ne le lui avait-elle pas dit ?

Pourquoi avait-il aussi rompu tout contact avec elle ? Peut-être qu'alors il aurait su, il…

Jack ouvrit instantanément les yeux quand la pression de Sam se fit plus forte sur sa main. Il ne put alors s'empêcher de plonger dans son regard et de lui rendre son sourire magnifique. Il réalisa même que tout cela était derrière eux maintenant.

Ils pouvaient choisir d'avancer. Le cœur de Jack doubla sa cadence à cette pensée.

Sam était libre… Et ils pouvaient avancer….

Souriant toujours, Jack lui fit un furtif baisemain puis sans la lâcher, il l'entraîna derrière lui en reprenant leur marche pour éviter d'esquisser un geste qu'il pourrait regretter. Non pas que la jeune femme le repousserait, puisqu'elle jouait elle aussi de son pouce contre le sien, mais Jack savait depuis longtemps que quand il commencerait à la toucher vraiment, à caresser Samantha Carter, il ne pourrait plus s'arrêter.

Elle serait sa drogue, son amphétamine et pour l'heure, elle ne l'aidait pas à se réfréner davantage dans ce lieu si inapproprié.

Ils pouvaient avancer…

Le cœur se gonflant d'une émotion particulière, Jack s'interrogea sur le moyen qu'ils pouvaient trouver pour les mener le plus rapidement chez lui.

Vu les embouteillages monstres qu'il y avait encore dans tout le quartier, le métro lui sembla alors être leur unique salut…

Ils parcoururent ainsi une vingtaine de mètres en direction de la prochaine station, fendant toujours la foule et davantage conscients du contact de leurs mains, jusqu'à ce que Sam ne se fasse fortement bousculer.

Jack s'arrêta et fut rapidement rassuré qu'elle n'ait rien. Il reporta ensuite son attention sur son visage et se retrouva immanquablement subjugué.

Il réalisait à peine l'importance de ce qu'ils étaient en train de vivre...

Leurs regards se soudèrent à nouveau et tous deux se perdirent dans l'autre, se fermant au rythme empressé de la vie autour d'eux.

Ils eurent même l'impression d'être dans une bulle… leur bulle… et leurs yeux y exprimèrent enfin plus librement le plaisir qu'ils avaient à se retrouver, à être en compagnie de l'autre.

Leurs silences étaient encore chargés d'émotions dans la tension particulière qui les enveloppait dès qu'ils se regardaient, mais ils ne savaient encore comment réagir… ni vraiment que dire d'ailleurs… Ils exploraient maintenant quelque chose de complètement nouveau.

Soudain, Jack fut pris d'une impulsion et brisa leur mutuelle contemplation en happant en coupe le visage de Sam. Il se laissa alors porter par l'intensité du moment, ainsi que par ce désir insatiable qui le tenaillait. Avec douceur, il passa un pouce sur ses lèvres, lui explicitant clairement son intention, son besoin lancinant de l'embrasser mais aussi la possibilité qu'elle avait de s'écarter si elle le désirait.

Sam frissonna presque quand elle sentit son contact engageant sur sa peau, mais ce qui la transperça une fois de plus était ses yeux… son regard assombri par le désir qu'il semblait tout d'un coup avoir du mal à contenir.

Ses propres reins s'enflammèrent en réponse, dans la seconde qui suivie.

Combien de fois l'avait-il regardée ainsi ? Bien trop peu pour qu'elle ne s'en souvienne vraiment et qu'elle puisse ravaler le gémissement qui s'échappa de ses lèvres.

Sam vit Jack s'avancer imperceptiblement mais se stopper rapidement, comme s'il attendait un geste de sa part… un accord… une confirmation.

Bon Dieu oui qu'elle allait le lui donner !

Tout en souriant, elle passa alors une main sur sa nuque et y imprima une légère pression, tremblant tout autant à ce nouveau toucher qui lui parut intime.

Si avec ça il ne comprenait pas !

Jack lui sourit à son tour et, ainsi encouragé, il réduisit contre toute attente lentement l'espace entre leurs lèvres.

Depuis qu'ils étaient réunis, il n'avait quasiment pensé qu'à la manière dont il pourrait dévorer sa bouche, mais il la voulait tellement qu'il trouva finalement plus de plaisir dans cette approche ralentie, à sentir son propre cœur se déchaîner et sa poitrine se serrer à lui faire mal…

Il se délecta peut-être plus de voir les yeux de Sam se fermer, ses lèvres s'impatienter, son souffle se raréfier et de sentir l'appui de plus en plus prononcé de ses ongles sur sa nuque…. Cela était si excitant !

Leurs lèvres finirent par s'effleurer doucement, tandis qu'ils sentirent en même temps de brefs contacts mouillés sur leurs peaux.

La pluie commençait manifestement à tomber à grosses gouttes mais ils n'en avaient cure. Les yeux toujours clos, ils restèrent immobiles front contre front, submergés par l'afflux de leurs sensations. Puis, comme si leurs bouches étaient animées de leur propre volonté, elles se frôlèrent à nouveau, avant même qu'ils ne tentent de le faire, réitérant plus fortement leurs ressentis.

Ils n'osèrent pas encore approfondir la caresse, comme si prolonger ce contact pouvait les aliéner réellement. Ils se contentèrent alors de ce jeu tendre le temps de s'apprivoiser et de juguler ce qu'ils éprouvaient. Ils avaient tant attendu pour en arriver là… à s'embrasser enfin sans situation exceptionnelle liée au SGC.

Puis, sous une fougue nouvelle, le baiser se transforma mutuellement en un échange plus profond.

Leurs mains accentuaient divinement la pression de leurs contacts et ce n'est que quand Sam gratta de ses ongles le cuir chevelu de Jack, que leur ardeur s'accorda merveilleusement à celle de la pluie tombant drue sur eux. Aucun ne pensa ou ne put se stopper pour se mettre à l'abri, tant ils furent perdus dans ce vertigineux maelström de sensations.

Jack finit cependant par ôter doucement ses mains du visage de Sam... Aussi bon que cela était, ils allaient attraper la mort s'ils continuaient où ils étaient... Et sans lâcher ses lèvres, il déploya sa veste au-dessus de leurs têtes en espérant les protéger un peu. Ce piètre rempart ne fut toutefois pas suffisant pour leur éviter d'être complètement trempés…

Jack amorça ensuite un mouvement de recul pour les diriger vers le premier magasin derrière eux, mais Sam s'accrocha davantage et se moula si vivement contre lui qu'il en oublia presque l'idée. De plus l'entendre gémir faisait se répandre en lui un torrent de lave, qui annihila quasiment toute sa capacité de retenue.

Comment pouvait-il réagir autrement alors qu'il avait dans ses bras la femme de ses rêves, plus que consentante, et que celle-ci continuait de jouer de sa langue comme si sa vie en dépendait ?

Dans un grognement, tandis que la pluie se déchaînait maintenant plus qu'il n'était possible et que des éclairs apparaissaient dans le ciel, Jack prit en partie le poids de Sam sur lui et les réfugia rapidement dans le renfoncement à côté du magasin derrière eux… seul espace qui lui avait paru suffisamment grand pour pouvoir les accueillir. Les longs coups de tonnerre semblèrent aussi y résonner, mais cela ne les sortit pas de leur transe.

Sam se laissa guider, encore peu maîtresse d'elle-même.

Elle était même bouleversée… comme déconnectée ou ivre des sensations qu'il faisait naître en elle. Elle ne se reconnaissait plus mais cela lui importait peu en fait. Elle avait attendu neuf ans pour l'avoir contre elle… neuf ans pour connaître son goût comme elle le souhaitait… Neuf ans pour voir briller dans ses yeux cette faim, cette lueur primaire et complètement incendiaire qu'elle ne lui avait jamais vue auparavant…

L'orage les avait acculés jusqu'au fond de ce qui figurait maintenant être une longue entrée. Les éclaboussures les atteignaient encore, mais aucun d'eux ne se préoccupa de savoir sur quoi ils débouchaient.

Sam avait le dos appuyé contre l'unique porte vitrée, par derrière laquelle on apercevait de longues tentures sombres, mais rien d'autre ne compta que les bras de Jack qui l'encerclaient, tandis qu'il avait appuyé ses mains de chaque côté de son visage.

Aucune partie de leurs corps ne se touchaient, comme s'ils se jaugeaient présentement pour savoir qui craquerait le premier.

Leurs respirations demeuraient encore hachées et tous deux restèrent immobiles à se perdre dans les yeux assombris de désir de l'autre.

Ils hésitaient une nouvelle fois quant à la marche à suivre… Ils venaient d'ouvrir une belle brèche dans leur passion et ils ne savaient pas s'ils supporteraient que le barrage ne cède à son tour. L'intensité de ce qu'ils ressentaient était colossale, peut-être même excessive compte tenu de toutes ces années de tempérance et de frustration. Ils en étaient conscients. S'ils se laissaient aller davantage à ce qu'ils aspiraient tous les deux, cela les empêcheraient à coup sûr de rejoindre rapidement l'appartement de Jack. Ils en eurent une absolue certitude à travers leur échange.

Pouvaient-ils vraiment s'aimer ici, dans cet espace plutôt confiné, alors que la pluie déchaînée leur offrait un rideau protecteur inespéré ?

Sans s'éloigner, Jack vit Sam frissonner. Il était sur le point de l'embrasser à nouveau mais l'importance de son bien-être prévalut instantanément sur son désir.

Elle semblait trempée de la tête aux pieds et lui-même commençait à trouver ses vêtements mouillés inconfortables.

- Tu as froid ? Demanda-t-il quand un autre frisson la parcourut et qu'il la colla à lui pour partager un peu de sa chaleur.

Sam sourit à la spontanéité du tutoiement qu'il vint d'adopter et au plaisir qu'elle eut à se blottir contre lui.

- Un peu effectivement. Dit-elle en se serrant un peu plus dans ses bras. Mes vêtements me collent à la peau et l'air s'est bien rafraîchit.

Jack frotta son nez dans son cou pour refréner la subite envie qu'il eut d'admirer l'effective transparence de son chemisier blanc, que sa veste n'avait apparemment pas suffisamment protégé.

Il jeta ensuite un coup d'œil aux trombes d'eau derrière eux, examinant l'orage continuer de plus bel...

- Je ne pense pas qu'on soit prêts de rentrer ! Ça peut durer un moment...

Sam acquiesça en se mordant la lèvre inférieure, ce qui fit péniblement déglutir Jack quand il capta son geste... Elle fut si tentante qu'il dut impérativement dévier son attention. Il regarda alors derrière elle.

- Sais-tu où nous sommes ? Demanda-t-elle, en prolongeant son regard sur les tentures sombres derrière la porte.

Tout comme lui, elle considéra cela étrange de ne voir aucun signe ou détail qui puisse indiquer dans quelle entrée ils se trouvaient. Il n'y avait pas de pancarte, ni d'insigne, ni de sonnette ni même de bouton pour la lumière…

- Je ne sais pas ce qui se cache derrière cette porte.

- J'espère que ce n'est pas un sex shop !

Jack sourit doucement, embrassant subrepticement son front. La pensée n'était pas si incongrue que cela… elle lui avait aussi vaguement traversé l'esprit, mais il avait encore envie de taquiner la jeune femme.

- Ça pourrait pourtant me donner des idées pour mieux te réchauffer... Lui dit-il alors au creux de son oreille, sur un ton volupteux.

Sam frissonna à nouveau et arqua un sourcil sous l'insinuation à peine cachée… Le contact de ses lèvres et la sensualité de sa voix la retranchaient un peu plus dans ses limites et elle tenta absolument rester dans le registre de la plaisanterie. Ce lieu ne pouvait pas être celui de leur "délivrance"...

- Cherchez-vous à me suborner, mon Général ? Choisit-elle alors de riposter, avec une moue qu'elle espéra aussi angélique que mutine.

Le regard adoucit de Jack s'assombrit à nouveau et son sourire se fit outrecuidant. L'homme savait pourtant qu'elle faisait autant d'efforts que lui pour ne pas les amener à se céder trop rapidement, mais cela ne fut plus suffisant. Il n'avait définitivement pas assez goûté d'elle !

La tension redevint donc à couper au couteau autour d'eux, tandis que Jack repoussa vivement le corps de Sam contre la porte et replaça ses mains autour de son visage.

Le barrage de leur passion semblait enfin s'effondrer ... et dans le regard qu'ils échangèrent, aucun ne parut le regretter...

Sans crier garde, Jack se plaqua contre elle et fondit derechef sur sa bouche.

Sam l'accueillit avec une ferveur qui les rendit rapidement pantelants. Leurs langues se livrèrent duel sur duel, sur un rythme de plus en plus effréné, alors que leurs mains, conquérantes, chiffonnèrent sans vergogne leurs vêtements mouillés.

Soulevée par le vent, la pluie prit également un angle différent et s'engouffra dans l'entrée. Mais bien trop lancés et d'autant plus émoustillés par leur concert de gémissements, ni Sam ni Jack ne le remarqua. Ils mirent même plusieurs secondes à percevoir la disparition de l'appui derrière Sam, pivot de leur position.

Ainsi, comme au ralenti, ils se sentirent tomber, au fur et à mesure que la porte s'ouvrit et ils ne durent le salut de leur équilibre qu'aux réflexes aiguisés de Jack. Le Général réussit en effet à les redresser in extremis, sous les yeux mi-étonnés, mi-amusés d'une sorte de Majordome...


A suivre...

A votre avis, où sont-ils donc "tombés"?

Je me demande si vous le pourriez deviner... ^^

La tension commence à bien monter entre Sam et Jack et je vous promets que c'est loin d'être terminé^^

la suite samedi prochain...