Titre : well it goes like this
Auteur : maybehonestly
Disclaimer : Rien ne m'appartient. Je ne fais que la TRADUCTION !
Lien Version Originale : archiveofourown works / 6733057 / chapters / 15389356
Voilà le deuxième chapitre !
De nombreuses personnes m'ont demandé le rythme de publication de la traduction et son nombre de chapitres. Alors cette histoire est composé de 9 chapitres et ils sont assez long c'est pourquoi j'ai décidé de publier tout les dix jours afin d'avoir le temps de les traduire tout en avançant d'autres projets.
Merci pour toutes les reviews et les nombreux follows. J'espère que la suite vous plaira tout autant que le premier chapitre !
Chapitre 2 : C'est tellement extraordinaire ici
Hier encore, nous nous posions des questions sur Derek Hale et un homme mystérieux très différent, mais si nos sources sont exactes, le Prince se trouvait, la nuit dernière, dans un club gay bien connu. Il semblerait qu'il ait bu de nombreux verres avant de faire son choix parmi les hommes présents. Le couple commença à se stimuler et à se chauffer avant de finalement partir ensemble. Nous pouvons seulement espérer que le Prince fasse de bons choix. La Reine ne peut se permettre de changer ses priorités une fois de plus, pour se concentrer sur les questions des MST et du VIH dans sa nouvelle campagne en raison des actions de son fils. Nous vous tiendrons au courant sur le Prince si vous promettez de garder les yeux ouverts, et si vous connaissez l'un des mystérieux hommes, faites-nous le savoir.
Derek se réveilla avec un violent mal de tête. Il y avait aussi cet horrible bourdonnement de moqueries près de sa tête.
"Il se réveille !"
"Laura, ta gueule," gémit Derek et il tira un oreiller sur sa tête.
Il y avait des moments comme ça pendant lesquels il détestait vivre avec toute sa famille, mais c'était la tradition, et autant sa mère était disposé à céder sur certains points, il y avait encore des choses qu'elle défendait. Comme le fait que tout le monde vivait dans le palais royal jusqu'à ce qu'ils soient mariés.
"Aw, bébé, sois pas comme ça."
"Je vais te tuer."
"Erica m'a prévenu, quand elle t'a ramené à la maison la nuit dernière, que tu pourrais peut-être être de mauvaise humeur mais j'ai supposé que, puisque tu t'étais envoyé en l'air, tu serais de meilleure humeur. Est-ce que c'était horrible ?"
Derek s'assit lentement et la regarda avec méfiance ; "Tu veux que je discute de ma vie sexuelle avec toi ?"
Laura frissonna, "Non, certainement pas. Je veux juste que tu sois heureux." Elle lui tendit une tasse de café qu'il accepta avec reconnaissance.
Et c'est dans ces instants que Derek n'était pas vraiment dérangé de vivre encore avec sa famille. C'était réconfortant de les avoir autour de lui et qu'ils fassent des choses pour lui simplement parce qu'ils le voulaient et pas parce qu'ils y étaient obligés du fait qu'il était un prince. ***
"Je veux juste de l'intimité."
Laura marmonna son accord et se détourna.
Elle ne voulait pas établir de contact visuel avec lui, ce qui n'arrivait que quand elle avait quelque chose à lui dire qui allait le contrarier. Laura était infailliblement honnête avec lui sur tout, mais ça ne signifiait pas qu'elle aimait lui annoncer de mauvaises nouvelles.
"Laura, qu'est-ce que tu ne me dis pas ?"
Laura soupira lourdement et se pencha pour ramasser ce qu'elle avait caché sur le lit. Elle jeta un journal sur le lit, devant Derek. Placardé en première page se trouvait une photo de lui et Stiles quittant le club. La main de Derek prenait en coupe le cul de Stiles, et ils se souriaient l'un à l'autre. Derek savait que c'était mauvais, et il était bien conscient des problèmes qu'il allait avoir. Mais il était aussi bien conscient que cela pourrait être pire. Lui et Stiles auraient pu s'arrêter dans plusieurs ruelles sur le chemin de son appartement. Derek ne put s'empêcher de laisser échapper un petit soupir de soulagement.
Laura saisit le journal et lui frappa la tête avec. Elle se leva et arpenta la pièce.
"C'est pourquoi ça ?" S'exclama Derek.
"Ce n'est pas nouveau pour toi, Derek. Oui, c'est un nouveau genre sur lequel tu peux être un peu moins secret, mais tu es bien conscient d'à quel point ça semble mauvais de rentrer avec un gars que tu viens juste de rencontrer dans un club."
"Ils ne savent pas que je viens de le rencontrer."
"Ce n'est pas le sujet," hurla-t-elle, "le fait est que tu agis comme si tu ne savais pas que les projecteurs sont sur toi. Putain de flash info-" Elle leva le journal. "C'est sur toi. Le pays tout entier te regarde."
Derek se leva, enfila un survêtement et croisa les bras sur sa poitrine alors qu'il lui faisait face. " Et alors quoi putain ?"
"Maman est furieuse, Der, et à juste titre."
Derek se moqua.
"Oh si, elle l'est. Elle planifie ce mouvement pour la réforme de la police, de l'armée, de la cyber-unité, de tout depuis des mois. Mais au lieu d'être capable de se concentrer sur ça, elle doit se concentrer sur le fait que son fils est rentré avec un gars, rencontré par hasard en boîte."
"Tu m'as dit d'y aller !"
"Je t'ai dit de coucher avec quelqu'un discrètement. Pas d'avoir la photo de toi en train d'agresser sexuellement un quelconque gars, dans la presse."
Derek roula les yeux. Laura était une telle hypocrite. Il y a quelques années, Derek avait eu exactement les mêmes conversations avec elle avant qu'elle ne rencontre son fiancé, mais il avait fait preuve de beaucoup plus de tact à l'époque.
"Je suis sérieux, Derek, tu dois te ressaisir."
"Vas te faire foutre. Je vais bien. Je ne mens à personne, ni au public ni à moi-même, pour la première fois depuis longtemps et si ça signifie qu'ils savent que j'ai baisé un gars du bar alors qu'il en soit foutrement ainsi."
Derek enfila son t-shirt et se dirigea vers la porte. "Der-", commença Laura.
"Vas te faire foutre," dit Derek alors qu'il claquait la porte derrière lui. Il aurait dû savoir que le soutien viendrait avec un ensemble de règles. Ca serait trop demander de simplement profiter de la vie pour une fois et de reporter à plus tard ses fonctions princières.
Derek erra sans but dans les couloirs du palais. Il se sentait confiné, pris au piège ; il ne pouvait pas échapper à ce qu'il savait déjà : le fait est qu'il ne pourrait jamais s'échapper. C'était sa vie. Il était né prince et cela signifiait qu'il devait vivre selon certaines règles. Ca ne voulait pas dire que c'était facile tous les jours.
Au moins, Laura n'avait pas parlé de ses anciennes conquêtes une fois de plus. Pour l'instant.
Derek glissa le long du mur et pris sa tête entre ses mains. Il savait qu'il devrait s'excuser auprès de Laura et de sa mère, mais c'était difficile de trouver la volonté de le faire quand il était tellement fatigué de tout ça. Il aimait le fait qu'il puisse faire une différence dans le monde et sincèrement aider les gens, mais environ une fois par mois, il souhaitait vraiment pouvoir être simplement Derek et non pas Son Altesse Royal, le Prince Derek Hale.
Derek était tellement perdu dans ses pensées qu'il n'entendit personne approcher jusqu'à ce qu'ils tapotèrent sa jambe avec leurs pieds.
Il leva les yeux pour voir Kate, son ex-petite-amie et une épine dans son pied depuis.
"Angoisser dans un couloir loin de toute action royale normale ; c'était comme si rien n'avait changé", se moqua Kate, "mais si rien n'avait changé, alors tu n'aurais certainement pas été repéré en train de quitter le club avec un quelconque gentleman la nuit dernière."
Derek haussa les épaules et se releva. Il se déplaça pour mettre un peu d'espace entre lui et Kate, mais Kate se rapprocha rapidement de lui.
"J'aurais aimé savoir que tu préférais les hommes. On aurait pu prendre beaucoup de plaisir avec ça," déclara Kate.
Son ton était léger, désinvolte même, mais Derek la connaissait depuis assez longtemps pour savoir que Kate était une politicienne jusqu'au bout des ongles.
Derek était extrêmement triste de se rappeler qu'ils étaient sortis avec elle pendant presque un an.
"Qu'est-ce que tu fais ici ?"
"Père avait une réunion de bonne heure avec ta mère à propos de ses projets de défense et il me voulait dans le coin pour le conseiller," Kate déclara en haussant les épaules. "Et puis, j'ai fini par m'ennuyer et par chance, je suis tombée sur toi."
Derek grogna en accord. Il avait encore trop la gueule de bois pour gérer ceci.
"Quoi ? Nous ne pouvons pas être ami à présent parce que tu es gay ?"
"Bi," la corrigea Derek.
Kate leva les mains pour le calmer.
"Et bien, dans ce cas, si tu cherche juste un moyen de tirer ton coup facilement, je serais toujours heureuse de coucher avec toi. Le sexe a toujours été la seule chose pour laquelle nous étions bon, tu ne pense pas ?" Elle s'appuya contre lui.
Derek dû s'empêcher de frissonner. Il ne croyait pas avoir des regrets, mais s'il devait regretter quelque chose, ce serait qu'il ait un jour parler à Kate, et encore plus qu'il l'ait fréquenté.
"Heureusement, j'ai plus d'options maintenant." Derek ne put ravaler la remarque avant qu'elle ne quitte sa bouche, mais il essaya de se protéger. Ce serait une idée terrible de faire ressortir le mauvais côté de Kate. "Mais c'est juste parce que je ne voudrais pas que tu es l'impression d'être le dernier choix de quelqu'un."
"Bien sûr," répondit Kate, "Et bien, je suis là si tu veux coucher avec quelqu'un qui n'attirera pas toute l'attention du public. Je sais que ta mère n'est pas très heureuse à ce propos."
"Je vais garder ça à l'esprit," dit Derek, "En parlant de- Je dois aller voir ma mère. A plus tard."
Derek s'éloigna rapidement et il essaya de mettre le plus d'espace possible entre lui et Kate. Il ne voulait pas un relation sérieuse, mais il ne voulait pas non plus coucher avec son ex qui le rendait complètement fou.
C'était une honte absolue qu'il ne puisse pas simplement lui dire de le laisser tranquille pour l'éternité, mais son père était l'un des principaux opposants de sa mère sur presque chaque question que le Sénat traitait et c'est pour ça qu'ils ne pouvaient pas se permettre de bannir complètement leur famille.
Ce qui signifiait que Derek était obligé de la voir de temps en temps. Heureusement, ils s'ignoraient généralement l'un l'autre.
Quelque chose qu'il aimerait pouvoir faire avec ses problèmes actuels, mais il était de faire face aux conséquences avec sa mère. C'était toujours mieux d'aller la voir de façon volontaire plutôt que d'attendre qu'elle le traque en colère.
"Tu as passé une nuit d'enfer," dit Scott avec un sourire. "Ou du moins c'est ce à quoi ça ressemblait avant que tu ne disparaisse, collé à ce gars."
Stiles gémit et tira l'oreiller sur sa tête. S'il pouvait simplement ignorer Scott, il pouvait gagner une bonne vingtaine de minutes de sommeil supplémentaires. Il savait qu'il pouvait le faire, peu importe ce que Scott jetait sur lui-
La porte s'ouvrit violemment, et Lydia entra rapidement dans la pièce et, arracha les couvertures et l'oreiller de Stiles d'un seul coup. C'était quelque chose que Stiles ne pouvait pas ignorer, et même s'il essayait, Lydia rendrait ça pire.
"Je suis levé, je suis levé," marmonna Stiles alors qu'il roulait hors du lit.
"Tu l'es ? Ou es-tu encore en train de baiser le putain de prince ?" Demanda Derek alors qu'elle jetait plusieurs journaux sur le lit. Tous avec son visage en couverture.
Stiles put sentir le sang quitter son visage. Tout ce qu'il voulait était un coup facile avec un quelconque homme sexy, et non pas à avoir à gérer toutes les répercussions qu'il pourrait y avoir. "Est-ce que ça va foutre en l'air mon travail ?" Demanda tranquillement Stiles alors qu'il retombait sur le lit. Il put entendre le froissement des journaux alors qu'il s'asseyait sur eux.
"Ton travail ? Tu pense que je m'intéresse à ton job ? Je suis l'assistante de presse de la putain de famille royale ; le fiasco de Derek est ce qui me préoccupe." Lydia le fixa. "Tu pense que je me soucie de ton travail de serveur de merde que tu déteste quand tu viens juste de bousiller le mien ?"
"Royalement bousiller." Gloussa Scott, mais il s'arrêta rapidement au vue des regards sévères qu'il reçut de la part de Stiles et Lydia.
"Lyds, je ne savais pas."
"Tu es en train de me de dire que tu n'as pas reconnu le prince ?" Demanda Lydia à Stiles. Elle dirigea sa prochaine question à Scott. "Son ex-petite-amie est la tante de ta fiancée, comment n'as-tu pas pu savoir qui il était ?"
"Ally et son père restent loin de leur famille, par conséquent je ne prête pas beaucoup attention à la politique," déclara Scott en haussant les épaules.
Stiles était dans la même situation. Il ne s'intéressait pas à la famille royale, et il avait appris assez tôt qu'il n'était pas prudent de parler de la famille d'Allison avec elle, trop de rancune, donc il évitait juste tout ça.
"Quelle est ton excuse ?" Attaqua Lydia.
"J'étais déjà ivre quand nous nous sommes rencontré, et je lui ai demandé pourquoi Scott pensait qu'il lui avait l'air familier, il a dit qu'il avait juste un de ces visages banals. Comment pouvais-je savoir que ce n'était pas vrai ?"
Stiles maintint le contact visuel avec Lydia jusqu'à ce qu'elle laisse échapper une petite bouffée d'air, lui signifiant qu'elle le croyait.
"Baiser Derek," murmura Lydia.
"C'est exactement ce que Stiles a fait," commenta Derek.
"Sérieusement Scott, pas le temps," assena Lydia.
"En fait, vous semblez tous les deux sur le point d'avoir un infarctus, c'est pourquoi je pense que vous avez besoin d'un peu d'humour."
"Tu as sans doute raison, mec, merci," dit Stiles et il parvint à offrir un petit sourire à Scott. Il espérait juste, priant même, pour que son père n'ait pas vu ça ; qu'il ait, d'une certaine manière, raté toutes les couvertures de journaux qui se dressaient sur son chemin du travail. Ce n'était pas ce dont son père avait besoin, pas au vue de tout le reste.
"Lydia, qu'est-ce que je dois faire au sujet de mon travail ? C'est de la merde, je sais, mais je ne peux pas me permettre de le perdre. J'ai besoin d'argent," gémit Stiles.
Lydia déverrouilla son téléphone et envoya quelques messages. "Peux-tu te porter malade pendant quelques jours ? Le temps que tout ceci se calme, et ton patron sera probablement plus heureux. Personne ne veut avoir à gérer des paparazzis qui campent dans leur café et qui font fuir les clients."
Lydia continua de taper rapidement sur son téléphone. Stiles massait ses temples alors qu'il y réfléchissait. "Je ne peux pas me permettre de manquer le travail, mais ça vaut mieux que d'être viré, je suppose."
Lydia donna son accord, mais elle était toujours autant concerné par son téléphone. Si c'était tellement mauvais qu'elle ne pouvait même pas prêter attention à Stiles, il était vraiment mal barré.
"Je suis baisé, pas vrai ?" Demanda Stiles à Scott.
"Peut-"
"S'il te plaît, donne-moi deux minutes la prochaine fois avant de tirer les conclusions les plus extrêmes." Lydia lui lança un regard approbateur ; presque comme elle le ferait avec un homme avec qui elle considérait coucher, mais Stiles savait qu'ils avaient dépassé ça il y a des années. "Avec un peu de style, cela pourrait fonctionner."
"Qu'est-ce qui pourrait fonctionner ?" Stiles se sentait légitimement concerné. Ce regard ne signifiait jamais rien de bon pour lui.
"Fais-moi confiance, j'ai un plan."
"Est-ce que j'ai le droit de savoir quel est ce plan ?"
"Nope. Allez debout, nous avons une journée remplie devant nous." Lydia poussa Stiles en direction de la douche. Stiles savait qu'elle ne lui disait rien parce qu'il dirait non, mais si son plan lui permettait de garder son emploi et son revenu régulier, et bien, il n'y a pas grand-chose qu'il ne ferait pas pour ça.
Quand Derek entra dans le bureau de sa mère, elle était en grande conversation avec son chef de cabinet, Deaton. Leur chef des Relations Publiques, Morell arpentait la pièce alors qu'elle criait dans son téléphone en ce qui semblait être pour Derek du hongrois. Laura et Cora étaient allongées sur le canapé, appréciant clairement le fait de ne pas être à la place de Derek.
Talia releva la tête quand la porte se referma derrière Derek. "Derek, mon chou, assis-toi s'il te plaît."
Derek prit place à contrecœur sur le canapé en face de ses soeurs tandis qu'elles lui adressaient un petit sourire suffisant. C'était pour le punir du nombres de fois où il n'avait pas été sympa avec elles quand elles avaient eu des problèmes.
"Maman," essaya de commencer Derek, mais elle leva la main pour le couper.
Talia regarda quelque chose sur l'iPad en face d'elle avant de prendre une profonde inspiration pour se calmer et elle tourna son regard puissant vers Derek.
Derek déglutit et il essaya de ne pas avoir trop, trop peur.
"Derek, mon chou, j'aimerais savoir pourquoi tu t'es senti si incertain, si mal aimé pendant si longtemps que tu as eu l'impression que tu ne pouvais pas me parler de tout ça."
Derek put entendre ses soeurs étouffer un rire, mais quand il aperçut le visage de sa mère, il put dire que ce n'était pas une blague ou qu'elle n'essayait pas de le faire se sentir mal. Elle pensait honnêtement qu'elle avait rater quelque chose avec lui.
"Maman, ce n'est pas ça," protesta Derek.
"Si tu avais été ouvert avec nous dès le début, nous aurions pu faire avancer les choses plus tôt. Ca n'aurait pas été facile, mais alors tu n'aurais peut-être pas ressenti le besoin de faire l'idiot maintenant," déclara Talia en soupirant. "Je sais que tu n'as pas eu le plus de chance niveau relation amoureuse, avec Paige et Kate, mais ça ?"
Derek connaissait assez sa mère pour savoir qu'elle ne le blâmait pas pour tout cela. Mais il ne voulait pas non plus parler des ses histoires d'amour avec sa mère.
"Maman, c'était un accident. Laura m'a dit que je devais sortir et j'ai juste, eh bien j'ai été distrait et j'ai un peu oublié d'être prudent. Je te promets que cela ne se reproduira plus."
Derek se déplaça pour s'asseoir à côté de sa mère et il posa sa main sur la sienne.
Elle serra sa main en retour et lui sourit affectueusement. "D'accord, mais ça ne résout pas notre problème d'image actuel. Qu'est-ce que nous avons à l'heure actuelle ?"
Elle tourna son attention vers Deaton et Morell qui se regardaient l'un l'autre, suppliant silencieusement l'autre d'avoir quelque chose.
"J'ai une liste des choses dont je sais qu'elles ne fonctionneraient pas," admit finalement Morell, "parce que si Derek arrête d'être vu en public avec des hommes, cela donnera l'impression que nous voulons le cacher et s'il est vu avec un autre homme si tôt, ça va lui donner l'air d'avoir des mœurs légères."
Derek rougit et il souhaita désespérément que pour une fois, ce ne soit pas sa vie. Qu'il n'ait pas à avoir sa vie amoureuse planifié par plusieurs conseillers.
Derek fredonna pensivement. "Il semblerait qu'il n'y ait pas de plan facilement applicable."
"J'ai un plan."
Tout le monde se retourna pour regarder Lydia, une jeune assistante des Relations Publiques, passer la porte.
"Lydia Martin, Votre Majesté," dit Lydia à la Reine, "Je suis l'assistante de presse."
Derek ne se soucia pas de regarder l'échange. Ses yeux étaient fixés sur le visage qui était encore à moitié caché par la porte.
Parce que le gars avec qui Derek avait passé la meilleure nuit de sa vie, était actuellement debout sur le seuil de la porte, donnant l'impression qu'il donnerait tout pour se trouver ailleurs.
Derek essaya de faire quelque chose, n'importe quoi, mais son corps ne lui répondait plus.
"Heureusement pour nous, je connais le gars avec qui Derek a passé la nuit. C'est un bon ami. C'est-" Lydia se retourna pour regarder Stiles, mais elle réalisa qu'il ne l'avait pas suivi dans la pièce. Elle lui dit sèchement, "Stiles, viens ici. Il a une assez bonne réputation pour qu'il puisse raisonnablement sortir avec le prince et ainsi, nous avons notre solution."
"Qui est ?" Demanda Talia, mais il était clair qu'elle réfléchissait déjà à la proposition de Lydia.
Derek pouvait déjà dire qu'il n'aimait pas ce plan, mais il était bien conscient qu'il n'avait pas vraiment le choix. Plus maintenant, ni jamais.
"Le prince et Stiles vont faire semblant de sortir ensemble pendant au moins les six prochains mois."
"Quoi ?" S'exclama Stiles. "Tu dois te foutre de moi."
Stiles fulminait silencieusement alors que Lydia lui faisait signe de se taire.
"Stiles, s'il te plaît c'est un plan génial. Le pays va adorer voir Derek engagé dans une relation et nous pourrons expliquer que Boyd est juste le petit-ami d'une amie proche. Nous publierons des photos de lui et d'Erica d'il y a quelques temps et cela résoudra ça, et nous dirons que la nuit dernière était la première fis que Derek et Stiles se voyaient depuis la première fois et les choses se sont emportées. Puis les deux iront à des rencards et ils agiront comme s'ils étaient engagés dans une relation amoureuse. Cela donnerait une légitimité à la sexualité de Derek, soyons honnêtes, tout le monde aime une bonne histoire d'amour."
Un rapide coup d'œil à Derek, pendant la tirade de Lydia, apprit à Stiles tout ce qu'il avait besoin de savoir. Son Altesse Royale ne voulait pas plus sortir avec Stiles que Stiles voulait sortir avec lui.
"Et nous sortirons ensemble pour toujours ?" Demanda Stiles sarcastiquement. Il n'arrivait pas à croire que Lydia essaierait de le forcer à faire ça. Et bien, en fait, il pouvait totalement le croire, mais ça ne le rendait pas plus heureux pour autant.
"Six mois à un an," Lydia roula des yeux dédaigneusement.
"Cela ressemble à un bon plan, commençons à rédiger les communiqués de presse comme ça nous pourrons les publier avant la fin de la journée," répliqua Talia, "maintenant, nous devons encore discuter de la soirée caritative qui est dans seulement deux mois maintenant. Deaton, où en sommes-nous avec le Premier ministre-"
"Non," dit Stiles avec audace.
Il retint une grimace quand la Reine se tourna pour le fixer, mais il ne céderait pas.
"Le problème dans votre petit plan est que je refuse. Je ne le ferais pas, d'accord ? Alors trouvez un autre coup d'un soir parce que je ne suis pas votre homme." Il ne put résister à l'envie de jeter un regard mauvais dans la direction de Derek.
"Un instant, Votre Majesté," dit Lydia alors qu'elle tirait Stiles hors de la salle.
Un fois la porte refermée derrière eux, Derek se tourna vers sa mère.
"Tu ne peux pas vraiment penser que c'est une bonne idée ?"
"Je pense que c'est une excellente idée, chéri. Ca va te permettre de faire descendre la pression."
"Maman, laisse-moi gérer ça," dit Laura alors qu'elle arrêtait Derek qui faisait les cents pas.
Laura posa une main douce sur le bras de Derek. "Der."
Il essaya de soutenir son regard mais ça ne dura pas longtemps. Il n'avait jamais été bon pour rester ne colère contre Laura et aujourd'hui n'était clairement pas le bon jour pour essayer.
Elle baisa la tête pour que personne d'autre ne puisse entendre. "Te souviens-tu de comment tu m'as fait ton coming-out ?"
Derek roula des yeux et il essaya de détourner le regard mais Laura prit son menton en coupe jusqu'à ce qu'il rencontre son regard.
"Il y avait ce gars dans cette émission de télévision que nous regardions. Grand, dégingandé, un peu ridicule mais avec un certain charme. Et tu m'as dit à quel point tu le trouvais mignon, et plus tard, tu as admis que tu aimerais vraiment pouvoir sortir avec un gars comme ça. Et bien, c'est ta chance."
"Mais ce n'est pas une vraie relation donc ça ne sert à rien," protesta Derek. Malheureusement, il comprit ce que Laura voulait dire. Stiles était exactement son type. C'est pourquoi il avait été si prompt de partir avec lui la nuit dernière.
"Penses-y comme à un entraînement. Tu n'as pas eu de longues relations depuis un moment, et certainement pas avec un homme. Ca te donnera une chance de te remettre en jambes sans aucun réel risque. Et ainsi, la presse arrêtera d'être sur ton dos pendant un moment."
Derek sut qu'elle savait qu'elle l'avait eu. Il en avait tellement fait subir à sa famille récemment qu'il ne pouvait pas leur faire subir un autre scandale.
Ce n'est pas comme s'il voulait sortir avec quelqu'un de toute façon. Il avait appris il y a longtemps que les relations ne valaient les efforts qu'elles nécessitaient. Pas quand il finissait par avoir le cœur brisé ou complètement humilié.
Donc si cela signifiait que ça aiderait sa mère, il le ferait.
"Bien."
"Excellent." Laura l'enlaça fermement et le fit tourner pour faire face à leur mère.
"Il va le faire," dit-elle joyeusement.
Talia laissa échapper un soupir de soulagement. "Bien. C'est réglé alors," déclara fermement Talia.*
"Ce n'est certainement pas réglé," cracha Stiles, en quelque sorte plus en colère que quand il avait quitté la pièce à l'origine.
Derek fit l'erreur de rencontrer son regard et il dut résister à l'envie de reculer face à la fureur qui était dirigée contre lui. Il espérait clairement que Derk serait aussi opposé à l'idée qu'il l'était.
Talia se leva et se dirigea vers Stiles, transpirant la grâce et le pouvoir à chaque pas. "M. Stilinski, que faudrait-il pour que vous donniez votre accord ?"
"Je pense que la principale préoccupation de Stiles est que cela va clairement provoquer des complications avec son travail qui lui ait absolument nécessaire, ce qui est, bien sûr, très compréhensible," apaisa Lydia.
"Bien sûr," convins Talia, "Que proposez-vous, Mme Martin ?"
Derek savait qu'une fois que sa mère avait décidé d'un plan d'action, il était presque impossible de la faire changer d'avis. Il n'y avait que peu de choses qu'elle ne serait pas disposer à négocier en ce moment.
"Eh bien, et comme cela va aussi causer un certain de degré de stress personnel à Stiles, je suggère que toutes ses dépenses de la vie quotidienne soient prises en charge et que le salaire qu'il se serait fait en travaillant soit doublé, et pour finir que ce qui reste de ses prêts étudiants soit remboursé."
Derek regarda à nouveau Stiels, mais son visage ne trahissait rien. Il y avait quelque chose de plus profond qui se passait, mais Derek n'était clairement pas au courant de cela.
Talia regarda rapidement Deaton qui lui donna subtilement son accord, Derek l'aurait manqué s'il n'avait pas passé toute sa vie à l'affût.
"Je crois que c'est raisonnable. Avons-nous un accord M. Stilinski ?" Talia se tourna vers Stiles et lui tendit la main.
Derek regardait le combat intérieur qu'il se jouait en Stiles avant qu'il ne soupire lourdement.
"Bien." Stiles serra la main de Talia.
"Maintenant, nous devons négocier quelques derniers détails," commença Lydia, "je crois qu'il serait préférable si personne en dehors de cette pièce n'était au courant de cet accord." Elle regarda Stiles avec insistance.
"Tu veux que je mente à mon père ?" La voix de Stiles chancela.
Lydia se rapprocha de Stiles. "Je pense que c'est pour le mieux."
Stiles hocha la tête.
"Bien, tout est réglé alors. Je vais commencer à planifier leur premier rendez-vous immédiatement afin que nous puissions faire fuiter l'endroit à la presse. Je vais aussi rédiger un contrat pour tout le monde pour que tout ceci soit officiel," dit Lydia, se mettant immédiatement au travail.
D'une certaine manière, Derek et Stiles finirent assez proche pour que Laura soit capable de se tenir entre eux et de poser une main sur chacune de leurs épaules.
« Ayez l'air heureux, les garçons. Ne savez-vous pas que vous êtes amoureux ? » Les taquina Laura.
Stiles s'éloigna et sortit de la chambre avant que Derek ne puisse réagir.
Dans quoi venait-il de se fourrer ?
