Bonjour tout le monde ! Et oui, après sept mois sans rien ni lire ni écrire sur Twilight, je m'y suis enfin remise ! Et vous devez remercier pour cela mon inconscient qui m'a fait faire un magnifique rêve sur Edward et Bella et c'est ça qui m'a redonné l'inspiration et l'envie d'écrire sur ce couple ! Pour ceux qui lisent mes autres fics, ne vous inquiétez pas : je n'ai pas l'intention de les abandonner pour une nouvelle ! Mais c'est celle-ci que j'avais envie d'écrire en premier… je me mets par contre tout de suite sur Guerre de famille, puisqu'il ne reste qu'un petit chapitre avant la fin et que je vous ai déjà trop fait attendre ! Je veux remercier tous ceux qui m'ont envoyé des messages d'encouragement pendant mon absence et merci aussi parce que si vous lisez ceci, c'est que vous êtes encore là !

J'espère que vous aimerez cette suite de mon os pour le concours qui a vraiment traîné avant d'être écrit et merci aussi pour les 113 reviews du prologue ! Sur ce, je vous souhaite bonne lecture en espérant que vous aimerez !

CHAPITRE 1 –New-York, pv Bella

On dit que lorsqu'on réalise un rêve, cela laisse souvent un goût amer et déçu car il se révèle ne pas être à la hauteur de nos attentes… Pour moi, cette affirmation est totalement vraie.

Après ma nuit avec Edward, j'ai décidé d'aller de l'avant. Je ne pouvais plus simplement me laisser porter… je n'en avais plus envie car IL m'avait donné le goût de… de vivre, d'être tout simplement. Alors j'ai changé mes plans. Je me suis inscrite à l'Université de New-York, dans le programme de littérature où j'ai été accepté, à ma plus grande joie.

Je me suis ensuite trouvée un appartement dans une banlieue du New-Jersey, à plus de 45 minutes du campus… Pour mon père, il était hors de question que je vive à New-York même, la ville de tous les pêchés selon lui. Et par respect pour son pauvre cœur qui était déjà bien écorchée par mon départ, j'ai accepté ce compromis. Je vais devoir faire beaucoup de voyagement avec ma vieille camionnette, qui d'ailleurs ne tiendra peut-être pas la route, mais pour la tranquillité d'esprit de Charlie, je crois que ça vaut la peine.

Puis mon nouveau chez moi me plaît beaucoup. Je vis dans un coin tranquille, avec des voisins qui approchent tous de leur quatre vingtième anniversaire ou de gentilles familles. Il y a une épicerie à proximité, un cinéma, un petit centre commercial et des dizaines de parc. Bien plus de services qu'à Forks, quoi ! Mon appartement est spacieux, luxueux. J'ai même un petit balcon et tout cela, pour la moitié du prix de ce que j'aurais payé pour une pièce dans la Grosse pomme.

L'université est commencée depuis trois semaines maintenant. Les cours sont super, vraiment intéressants, la plupart des professeurs semblent maîtriser leurs sujets et le campus est juste… idyllique : entouré de gigantesques arbres, l'herbe recouverte de fleurs, c'est un oasis au milieu de la ville.

Et puis il y a New-York, bien sûr. Pour moi, la ville a été à la hauteur de sa réputation. Chaque fois que je m'y suis promenée, j'ai été… émerveillée par tout ce que j'y voyais. J'avais l'impression d'entrer dans un autre monde, une autre dimension. New-York est une ville qui ne ressemble à rien de ce que j'ai vu auparavant, tellement différente de Seattle ou même de Phoénix.

Alors on peut dire que mon rêve s'est réalisé ! Je suis dans une ville immense où je ne connais personne, où aucun regard curieux ne me fixe parce que je suis nouvelle, où je ne me sens pas jugée et évaluée sous toutes les coutures. Je peux faire ce que je veux, quand je veux. Je peux enfin devenir une nouvelle Bella. Ou plutôt, être celle que j'ai toujours voulu être…

Oui, sauf que les choses ne se passent pas toujours comme on le souhaite.

J'ai beau essayé, je n'arrive pas à me fondre dans le moule, à démarrer une nouvelle vie. Je me contente d'observer la vie des autres, de disparaître dans la foule… en deux semaines, je n'ai encore adressé la parole à personne, mis à part quelques voisins. Et personne ne m'a dit un mot. Ce n'est pas comme à Forks ici : il y a tellement de gens qu'il faut faire les premiers pas pour se faire des amis. Sinon, on reste misérablement seule.

Comme moi.

Je réussis presque à me convaincre que ça n'a pas d'importance, que mon indépendance durement acquise, ma nouvelle autonomie, ma solitude si chérie suffisent à me rendre heureuse. Oui, j'y arrive presque…

Sauf dans les soirées comme celle-ci, où je me sens simplement… seule. Seule et triste. Où j'ai l'impression qu'il me manque quelque chose…

Et ce quelque chose est plutôt quelqu'un. Un quelqu'un que je ne peux pas avoir, malgré le désir qui me dévore, qui me consume à petit feu.

Je ferme les yeux et je revois son visage souriant, mon cœur s'accélérant à ce simple souvenir. Je pousse un grognement exaspéré contre moi-même, puis je me relève de mon lit où j'étais étendue depuis de trop longues minutes, fixant stupidement mon téléphone. Comme s'il allait soudain se mettre à sonner… et que ce serait lui au bout du fil !

Pffff ! Ridicule.

-Allez ma grande ! Tu dois faire quelque chose de ta vie ! me lançai-je, agacée par mon attitude désespérée.

« Appelle-le. Peut-être que lui aussi pense à toi. » me souffle une voix dans mon esprit.

Je repousse cette pensée sans ménagement… j'y suis habituée maintenant. Mais ce soir, elles se font plus insistantes.

« Allez. Fais-le. Tu en auras le cœur net. Et s'il te rejette en bonne et dû forme, tu pourras peut-être enfin passer à autre chose. »

Je reviens vers mon lit et prend mon téléphone qui y traîne. Dans un élan de courage que je ne me savais pas avoir, je l'ouvre, les mains tremblantes. Cela fait six longs mois que je me dégonfle… vais-je enfin avoir l'assurance nécessaire pour l'appeler ?

Je pousse un soupir découragé et compose les touches que je connais par cœur à toute vitesse.

-Allo ? me répond une voix si familière.

-Salut papa. Tu vas bien ? demandai-je en me mordant la lèvre.

Le courage m'a déserté : encore une fois, je me suis dégonflée à la dernière minute.

-Bella ! Tu es chez toi un vendredi soir ? me demande Charlie, étonné.

Je ris, essayant de paraître joyeuse.

-J'avais plein de trucs à faire pour les cours…

Menteuse !

-Et je pourrais te retourner la question !

Mon père se racle la gorge et il semble soudain mal à l'aise.

-Je… je… en fait, j'allais sortir.

-Oh !

Je laisse ma tête tomber dans mes mains : même Charlie a une vie sociale plus divertissante que la mienne. Puis je reprends mes esprits et je comprends alors la signification de ce qu'il vient de me dire…

-Papa ! m'écriai-je brusquement, d'une voix un peu trop forte. Est-ce que tu aurais par hasard… un rendez-vous ?

Charlie toussote un peu, puis il garde le silence quelques instants avant de finalement avouer d'une voix bourrue :

-C'est un peu l'idée.

Je le cuisine quelques instants, pour finalement apprendre qu'il sort avec Sue Clearweather, une femme qui habite dans la réserve et dont le mari est mort plus d'un an plutôt. Je le félicite, puis jugeant que j'ai assez abusé de sa patience, je raccroche.

Et bien ! On aura tout vu ! Charlie a un rendez-vous ! Incroyable !

Je suis heureuse pour lui. Vraiment heureuse qu'il soit enfin passé à autre chose… après 17 ans à attendre le retour de ma mère, il était plus que temps !

Et moi, depuis combien de temps n'étais-je pas sortie avec un garçon ? J'aimais mieux ne pas y penser… de toute façon, aucun de ceux que je rencontrais ne m'intéressait. Il n'était pas LUI.

Sincèrement, comment pourrais-je un jour m'intéresser à un autre homme après avoir connu Edward ? Aucun ne lui arriverait jamais à la cheville ! Ça en était presque… désespérant. J'étais condamnée à rester seule pour le reste de ma vie, tout cela à cause d'une seule nuit.

Mais quelle nuit.

Oh oui ! Quelle nuit ! Edward est si… parfait ! Il est si beau que même les Dieux paraissaient pâle à côté de lui, il dégage un charme indescriptible, une grâce que je n'ai jamais vu chez personne d'autre et ses yeux… ses yeux sont littéralement hypnotisants. Mais il est plus, bien plus que cela : il est drôle, intelligent, attentionné et lorsqu'il m'a embrassé, lorsqu'il m'a touché… je n'avais jamais ressenti ça. Disons qu'il est… très habile de ses doigts !

Pas seulement de ses doigts.

Les joues en feu, gênée de mes propres pensées, je me dirige vers la salle de bain. Je dois prendre une douche froide et surtout, je dois empêcher mon esprit de partir dans des fantasmes délirant. C'est trop frustrant de rester insatisfaite, le corps tremblant d'un désir que je ne pourrai plus assouvir.

Après de longues minutes sous le jet glacé de la douche, j'ai finalement pris une décision. Je veux être une nouvelle Bella, je vais mettre de côté la fille timide et renfermée que je suis… mais je ne fais rien pour y arriver !

Si j'ai réussi à venir jusqu'ici, à briser le cœur de mon père (qui se remet plutôt il faut le dire), à partir dans une ville où je ne connais rien ni personne… alors je dois être capable d'avoir une conversation intéressante avec des inconnus. Non ?

Je sais que tous les élèves de littérature ont été invité à une petite discothèque à côté du campus, soit disant pour apprendre à se connaître. Je n'avais pas l'intention d'y aller, mais je crois qu'il est temps pour moi de prendre des mesures désespérées. Je suis venue à New-York pour me faire une nouvelle vie et je vais y arriver ! Je peux y arriver… du moins, je l'espère !

Et si, en passant, cela m'empêche pendant quelques instants de penser à Edward… tant mieux pour moi !

Après de longues minutes de délibération avec moi-même, plantée devant ma pauvre garde-robe, je me décide finalement à mettre mes habituelles jeans et espadrilles, mais je fais une petite concession en laissant de côté mes horribles t-shirt pour porter un joli bustier bleu. Je passe un rapide coup de brosse dans mes cheveux, puis je prends une grande inspiration, fin prête à partir.

Après presque une heure dans ma vieille camionnette, écoutant la musique à fond pour m'empêcher de penser à ce que je m'apprête à faire, je me gare enfin devant le Moe's bar, petit bâtiment annexé à un restaurant chic et à un petit café internet, dont le nom est un hommage à la série les Simpsons, sans aucun doute.

Je sors de la voiture, mon cœur battant douloureusement dans ma poitrine, mes mains moites replaçant mes cheveux dans un tic agaçant, puis je referme la portière un peu trop violemment.

« Allez Bella ! Tu peux le faire ! Edward sera fière de toi quand tu lui diras… si tu lui reparles un jour ! » m'encourageai-je sans grand succès, car une fois devant la porte du bar d'où s'échappe un vacarme que certains appellent musique, je me dégonfle pour la deuxième fois de la soirée et je tourne les talons, me dirigeant vers le café qui me semble bien plus attirant en ce moment.

Comme je m'y attendais vu l'apparence extérieure, l'endroit est charmant, vieillot et intime… mais étonnamment bondé ! Je me rue sans aucune grâce sur la dernière table libre et je me laisse tomber sur la chaise dans un vacarme qui fait se retourner les personnes assises autour de moi.

Mon visage s'enflamme et je marmonne un vague « désolée » avant de me plonger dans le menu disposé sur la table. La serveuse vint prendre ma commande, un café décaféiné parce que je ne supporte pas la caféine et une part de tarte au chocolat, puis je lui demande de m'apporter le New York Times par la même occasion. Je veux m'occuper les mains pour ne pas sembler trop seule et misérable… ce que je suis, mais les autres ne sont pas obligés de savoir !

Alors que je suis plongée dans les nouvelles du jour, pas très réjouissantes, j'entends quelqu'un se racler la gorge et je sursaute. Un homme se tient devant moi. Jeune, grand et large d'épaule, de longs cheveux blonds, son visage n'est pas de celui qu'on qualifie habituellement de « beau »… mais il a quelque chose de particulier, qui attire le regard.

Je secoue la tête, réalisant que je le fixe depuis plusieurs secondes déjà et je demande de mon ton le plus poli :

-Oui ?

-Je suis désolé de vous importuner, mais il n'y a plus de place et je me demandais si je pouvais m'asseoir à votre table ? me demande-t-il, d'une voix où perce un charmant accent du sud.

Je fronce les sourcils, me demandant si c'est une tentative de drague et je m'agite sur mon siège, mal à l'aise.

-Heu… d'accord, marmonnai-je avant de replonger derrière mon journal.

J'entends la chaise face à moi racler le sol, puis l'inconnu s'assoit.

-Merci. Je vous promets qu'à partir de maintenant, je ne prononce plus un mot. Vous ne saurez même pas que je suis là !

Je lui jette un regard sceptique par-dessus le papier, le jeune homme face à moi ne me porte même plus attention, déjà plongée dans un manuel qui porte sur la deuxième guerre mondiale. Je calque donc mon attitude sur la sienne et nous passons deux heures, l'un en face de l'autre sans échanger rien d'autre que des sourires et des regards. Étrangement, je me sens plus à l'aise maintenant. L'ambiance entre nous est… chaleureuse, même si aucun mot n'est échangé et je me dis même que ce garçon me plaît bien. Il pourrait même devenir un ami.

Au moment où je prends enfin mon courage à deux mains pour lui adresser la parole, il se lève de sa chaise et m'adresse un sourire charmant.

-Et bien, cela m'a fait plaisir de passer la soirée avec vous. On se revoit en cours ?

Il m'adresse un signe de tête, puis il s'éloigne alors que je le fixe, la bouche ouverte sous la surprise.

Quoi ? Est-ce qu'il suit les mêmes cours que moi ? Pourquoi est-ce que je ne me souviens pas l'avoir vu ?

Je pince les lèvres, agacée contre moi-même. Il est vrai que j'ai passé le trois-quarts de mon temps de classe, les yeux rivés sur le tableau et l'autre quatre, sur le sol… mais il m'a sûrement pris pour une sombre idiote de ne pas l'avoir reconnu !

Je pousse un soupir et laisse tomber ma tête contre la table.

Bella Swan, tu es un cas désespéré !

La fin de semaine, puis le début de la semaine ont passé à une vitesse d'escargot. Tous les jours se ressemblent et après seulement trois semaines et demi de cours, je suis déjà bien ancrée dans ma petite routine. Ça en est presque… désespérant ! Je SUIS désespérante !

Mais il y a quand même eu une distraction : cette semaine, j'ai commencé à me chercher du travail… ce qui n'est pas une mince affaire ! J'ai laissé mon cv dans tous les restaurants, cafés, magasins et librairies du coin et j'attends d'avoir des nouvelles…

Et aussi… roulement de tambour : j'ai revu mon mystérieux inconnu ! Il est dans mon cours d'histoire de la littérature et aussi, à mon grand désespoir et comme je l'ai découvert ce matin, dans mon option sport qui est le yoga, une discipline dans laquelle je suis complètement nulle mais où au moins je ne risque de tuer personne avec ma maladresse ! Et le mieux dans tout ça, c'est que je lui ai même dit bonjour !

Wow ! Tu as de quoi être fier !

Je grogne contre ma petite voix sarcastique, c'est tout de même un petit pas en avant… et peut-être qu'à la fin de l'année, je pourrai avoir avec lui une conversation de quelques mots, qui sait ? Puis je me laisse tomber sous un arbre, prête à dévorer mon sandwich et à profiter des rayons du soleil, épuisée par les exercices de contorsion que je viens de faire, presque sans tomber lorsque quelqu'un me bloque soudain mon apport en vitamines C. Je relève la tête et je perds le souffle un instant.

-Bonjour.

-Heu… je… bonjour, balbutiai-je à mon inconnu qui vient de se planter devant moi, dans une situation qui me semble familière.

Il me sourit et je lui fais une grimace tordue qui j'espère, passera pour un sourire. Puis je me force à dire quelque chose, n'importe quoi, juste pour le plaisir de discuter enfin avec quelqu'un de vive voix.

-Tu… tu as envie de manger avec moi ? proposai-je d'une voix tremblante.

Je suis surprise moi-même par ma propre audace, mais heureuse aussi. J'ai vraiment envie d'apprendre à le connaître. Je ne sais même pas son nom ! Son sourire s'agrandit et pendant un instant, je suis persuadée qu'il acceptera l'invitation… mais il secoue la tête avec une mine désolée.

-J'aurais adoré, mais j'ai des amis qui m'attendent à la cafétéria.

Oh ! Des amis. Bien sûr. Même s'il passe un vendredi soir seul dans un café… LUI a des amis.

-Je voulais justement venir t'inviter à te joindre à nous, si tu en as envie, poursuit-il en me fixant du regard.

Je reste un instant muette, stupéfaite par sa proposition inattendue.

-Hum… non merci. C'est vraiment gentil à toi, mais… j'aime bien passer un peu de temps seule.

-Tu en es certaine ? insiste-t-il doucement.

-Oui, soufflai-je en détournant la tête, de peur de me laisser convaincre.

Je n'ai aucune envie de me retrouver une fois de plus entourer d'inconnus qui sont tous amis et qui m'évalueront, me jugeront pour vois si je suis assez bien pour entrer dans leur bande… je l'ai vécu une fois à mon arrivée à Forks et c'était bien suffisant. Et puis, je ne veux pas que l'inconnu se méprenne sur mes intentions envers lui. J'ignore s'il flirte avec moi ou non, mais je ne veux aucun malentendu.

L'inconnu en question hausse alors les épaules.

-Dommage.

Puis il s'éloigne, me laissant en plan.

« Bravo ma grande ! Belle avancée : tu as rejeté la seule personne qui t'ait adressé la parole depuis ton arrivée ici ! »

Je le regarde partir, me mordant nerveusement la lèvre alors que ma résolution faiblit petit à petit. Je suis vraiment un cas sans espoir ! Une sombre idiote même pas capable de se faire des amis normalement ! Je pousse un soupir, pensant qu'en cet instant, Angela, Jessica et même Mike me manquent… ils avaient été si faciles de me lier avec eux ! Ils étaient tous venus vers moi et m'avaient accueilli à bras ouverts ! D'accord, j'étais pour eux presque un nouveau jouet et je n'étais jamais réellement devenue proche, sauf peut-être avec Angie, mais il avait quand même été plus facile de me lier avec eux qu'avec les gens d'ici !

Cette fois, je vais malheureusement faire des efforts pour avoir une vie sociale…

Je me lève, résolue, ramasse mon sandwich et je me dirige à grands pas vers la cafétéria. Je n'y ai mis les pieds que le premier jour et elle est vraiment… immense. Malgré cela, je repère facilement le gentil inconnu, accompagné de trois amis. Deux garçons et une fille, la plus sublime que j'ai jamais vu ! Même les mannequins semblent affreuses à côté d'elle ! Puis il y a un jeune homme si grand et si costaud qu'il me fait penser à un ours… mais le sourire bon enfant qui éclaire son visage lui donne l'air plutôt d'un nounours.

À ce moment, mon inconnu se tourne vers moi et me fait un signe de la main. Mon cœur s'arrête un instant de battre avant de repartir à toute vitesse. Je lui fais rapidement un signe de dénégation, puis je me rue hors de la cafétéria où je glisse et je m'écroule sur le sol.

OH. MON. DIEU.

Impossible. Impensable. Il ne peut pas être là. Il devrait être très loin d'ici… loin de New-York dans je ne sais quelle ville où il rencontrera je ne sais quelle blonde. C'est ce que sa sœur m'a dit : il est parti faire le tour du monde !

Et pourtant, je ne peux pas me tromper. Même si je ne l'ai aperçu que quelques secondes. Sa tignasse cuivre, son sourire en coin, son allure décontractée… je ne l'ai vu que de profil, mais je sais que c'est lui. Son visage est gravé en moi.

Edward est ici. À quelques mètres de moi seulement. Si je veux, je peux aller le voir, le toucher, lui parler…

Assise sur le sol, indifférente aux regards choqués que me lancent les autres élèves, je laisse le temps à mon cœur de se calmer avant de me remettre sur pied. Je jette un coup d'œil à la porte derrière moi avant de m'en éloigner le plus vite possible, sans m'écrouler bien sûr.

Je suis une idiote. Je fuis l'homme auquel je pense sans arrêt depuis des mois maintenant. Je retarde des retrouvailles que j'attends et anticipe depuis notre séparation… mais je ne peux pas le revoir. Pas maintenant, pas tout de suite. Il y a tant de choses que je veux faire avant ! Tant de choses !

Je marche de plus en plus vite, me faufilant sans talent parmi les gens qui encombrent ma route, lorsque…

-Isabella ?

Alors ? Quand avez-vous pensé ? ;) Vous allez voir que les rôles des personnages seront un peu différents de ce qu'on voit habituellement (sauf pour Alice et Edward qui sont encore frère et sœur mais comme je l'avais dit dans le prologue, je n'avais plus le choix !) parce que j'avais envie d'un peu de changement !

Est-ce que Jasper drague Bella ? Est-ce que Bella et Edward vont se retrouver ? Comment ça se passera ? Réponse dans les prochains chapitres, même heure, même poste !