Chapitre 2
PDV Externe
Trois jours que Jay s'est pris une balle en pleine tête devant Erin. La jeune femme qui venait de passer deux jours sous sédatifs pour faire face à cette perte à enfin réussit à convaincre les médecins et Voight de la laisser rentrer.
-Hey, lança Antonio en entrant dans la chambre d'Erin
-Je pouvais rentrer seule. Déclara-t-elle
-Je sais mais Voight ne voulait pas, et puis je n'avais pas envie de te laisser.
-Je…je suis désolée…des fois j'oublie…j'oublie que…que je ne suis pas la seule à…à avoir perdu Jay…
-Hey, tu n'as pas à t'excuser. Je sais combien ça doit être dur. Tu l'aimais, vous étiez équipier depuis 5 ans, c'était ton meilleur ami. Vous vous êtes épaulé tous les deux, il a été là pour toi dans les moments durs, et tu as enfin trouvé l'amour après tout ce que tu as vécu. Je ne dis pas que la douleur partira un jour car tu l'aimais mais…elle s'atténuera avec le temps. Tu pourras toujours compter sur nous, je serais toujours là, à tes côtés. Je ne pourrais pas être aussi bien que Jay l'était pour toi mais je ferai de mon mieux.
La jeune femme l'enlaça, avant de prendre son sac d'affaire. Le portoricain mit dans le coffre avant de déposer la jeune femme devant son immeuble.
-Tu es sûr que ça va aller ? Tu veux que je reste avec toi ce soir ? Demanda Antonio
-Ca va aller, merci Tonio.
-Je passe te prendre demain pour l'enterrement ? Proposa-t-il
-Non ça va aller. Je préfère y aller par moi-même. Je ne ferai rien de stupide ne t'inquiète pas.
Il la regarda entrer dans son immeuble, il se demandait ce qui allait advenir de la maison qu'elle a acheté avec Jay et qu'ils étaient en train de retaper. Erin referma la porte et s'appuya contre. Elle ne retint pas ses larmes, qu'est-ce qu'elle ne ferait pas pour le revoir une dernière fois. Le sentir à nouveau. Voir ses beaux yeux bleus, sentir ses bras musclés autour d'elle, poser sa tête dans le creux de son épaule et respirer son odeur de déo, de musc et de gel douche. S'endormir le soir dans ses bras, la tête posée sur son torse.
-Oh Jay, pourquoi ? Pourquoi on t'a fait ça ? Pourquoi on t'a tué ? Tu ne méritais pas ça, tu mérités d'être heureux. Pleura Erin
Trop secoué par ses sanglots elle n'entendit pas les pas s'approcher dans le salon. Une silhouette apparut dans l'embrassure de la porte, mais Erin était recroquevillé contre la porte d'entrée, serrant une photo de Jay contre sa poitrine. Au bout de quelques minutes elle se leva pour se trainer jusqu'à la cuisine, et attrapa un verre d'eau. Le verre alla se fracasser par terre lorsqu'elle se retourna.
-Ooooh mon dieu. Souffla-t-elle avant de s'effondrer.
La silhouette attrapa les mains d'Erin afin d'enlever les bouts de verre qu'elle ne se coupe pas. Elle prit la jeune femme dans ses bras avant de la poser dans le canapé et de la serrer dans ses bras.
-C'est…Ce n'est pas possible…Je…Je suis devient folle…Murmura la jeune détective.
La personne la berça longuement, caressant ses cheveux.
-Er. Je suis bien là.
-Non, non je suis folle. Je perds la boule.
-Mon cœur, je suis bien là.
Il attrapa le visage d'Erin avant de l'embrasser tendrement. Des larmes perlèrent sur son tee-shirt, elle finit par se dégager et le regarda dans les yeux.
-Jay…
-Je suis là mon cœur, je suis là.
Les sanglots d'Erin reprirent de plus belle. Jay ne fit que la tenir un peu plus contre lui, la berçant. Le cœur serré de la voir dans cet état. Voight lui avait dit pour les sédatifs… La jeune femme n'en revient pas, elle est en train de rêver, il ne peut pas être là. Il est mort sous ses yeux. Ce n'est que les effets secondaires des sédatifs, demain elle se réveillera seule. Affreusement seule. Mais pour la soirée elle se contentera de son délire parce qu'elle se sentait bien dans ses bras.
-Tout va bien Er. Ça va aller ma chérie. Je t'aime. Je ne t'abandonnerais jamais.
Erin finit par s'endormir contre lui, il la prit dans les bras avant de l'emmener dans leur chambre. Le jeune homme la posa délicatement sur le lit avant de lui enlever ses vêtements.
-Voyons voir. Souffla-t-il en regardant dans la penderie.
Il attrapa un pantalon de survêtement et un tee-shirt à lui qu'elle aime porter. Il lui enfila tout aussi doucement avant de la mettre sous la couverture. Jay s'allongea à côté d'elle avant de l'attirer à lui.
-Juste un rêve…Murmura Erin dans son sommeil.
Erin se réveilla le lendemain, elle était groggy, un poids sur le cœur. Un poids sur le ventre attira son attention, des bras sont enroulés autour de sa taille. Le visage blessé, trahi de Jay flotta dans son esprit, comment a-t-elle pu lui faire ça ? Trois jours après sa mort, elle l'a déjà trompé… Les larmes montèrent de nouveau à cette idée. Elle se leva doucement, pour ne pas réveiller l'individu à côté. Elle fut étonnée de voir qu'elle portait un pyjama, elle n'avait pas souvenir de s'être changée.
-Er. ?
Elle se glaça en entendant cette voix. Elle tourna la tête pour voir Jay lui sourire, la regardant tendrement. Son cœur eut un raté et elle se remit à pleurer, c'était trop beau pour être vrai. Jay se redressa et l'attrapa dans ses bras.
-Chutttttttttttt mon cœur tout va bien. Je suis là, tout va bien.
-Mais…Mais tu…tu es mort…dans…dans le parc…
-Ce n'était qu'une balle à blanc. Tu te souviens de ce gang que j'ai infiltré et qu'on a arrêté ? Demanda-t-il
Elle hocha la tête, fixant leurs mains entrelacées.
-Ils ont mis un contrat sur ma tête, j'ai fait profil bas en moment, mais d'après un indic d'Olinsky la prime sur ma tête a triplé. Par sécurité pour l'unité mais surtout pour toi je dois me faire passer pour mort. Mais pour que ça soit crédible le maximum de gens devait le penser. Alors Voight et Crowley ont fait un contrat pour me faire passer pour mort. Je savais que je me ferai tirer dessus avec une balle à blanc. Et crois-moi t'entendre pleurer quand je me suis « effondré » a été un calvaire.
-Mais qui ?
-Alvin. Je ne savais pas quand ni où ça arriverait que ça ait l'air plus vrai. Les ambulanciers et le docteur Rhodes étaient dans le coup.
-Dans l'ambulance quand…quand ton cœur…la machine…
-Sans le faire exprès Brett a mis le capteur sur ma poitrine et comme j'étais vivant, la machine a capté. Alors pour rattraper le coup elle a dû feindre de me faire un massage cardiaque. Ils t'ont sédatés pour que tu n'es pas trop à penser à ma mort. J'ai tenu à revenir ici pour te voir, je ne voulais pas t'abandonner comme ça. T'entendre dans la chambre d'hôpital le temps qu'ils me fassent sortir en toute discrétion a été un vrai déchirement. Je m'en voulais tellement de te faire subir ça. Mais on n'imagine pas le pire de ce que le gang peut faire pour arriver à leur fin. Je voulais te protéger. C'était la seule façon.
-Mais…si personne ne demande la prime ils vont douter…
-Tu réfléchis trop. Mouse a utilisé un portable jetable pour demander la prime, qu'elle soit déposée dans un endroit spécifique. Et comme il n'est pas connu, il s'est « déguisé » et il a été cherché le sac. Ça devait être le plus parfait que possible, Mouse a fait toute la logistique, Antonio et Voight le reste.
Erin caressa doucement le visage de Jay, s'attardant sur son front, là où il s'est pris la balle.
-Une fois à l'hôpital, je devais être exfiltré de là-bas aller dans une planque de la police choisit par Crowley. Je devais changer d'identité en attendant que ça se règle. Et s'il y avait encore trop de menaces je devais entrer dans le programme des témoins et disparaître. Mais je ne voulais pas t'abandonner. Ne pas te faire vivre ça. Termina-t-il en l'embrassant.
Elle lui rendit son baiser doucement,
-Pourquoi tu ne m'as rien dit ?
-Je voulais mais Voight craignait que tu ne joues pas assez bien la comédie.
Les larmes commencèrent à couler le long des joues d'Erin. Jay les essuya tendrement, avant de l'attirer dans ses bras.
-Je t'aime mon cœur.
-Je t'aime tellement Jay, c'était horrible…
-Je sais, je suis désolé.
Il regarda l'horloge, il était temps qu'elle se prépare.
-Er, ils n'ont pas été attrapés loin de là. Il faut que tu simules d'accord. Il faut que tu ailles à l'enterrement et à l'hommage chez Molly. Le gang peut observer voir si je suis vraiment mort. Tu iras vivre quelques temps chez Voight pour que ça soit crédible.
-Je veux rester avec toi.
-Mon ange, il faut vraiment qu'on fasse profil bas. Je ne serai jamais loin de toi, mais c'est mieux que tu ne restes pas avec moi. Une fois qu'ils auront vu, ils vont baissent leur garde et commencer à se vanter assez pour qu'on les chope. Souffla-t-il avant de l'embrasser.
