Disclaimer : Bon, c'est le passage déprimant : Star Wars ne m'appartient pas, c'est Georges Lucas qui en est propriétaire ( Sûr ? J'ai pas le droit de garder un bout ? Non ? OH :(( et Harry Potter à JK Rowling. Conclusion : y'a pas grand chose qui est à moi, à part le scénario !

Chapitre 7 : L'heure du loup

La nuit avait été particulièrement longue pour les occupants de Poudlard. La rumeur des combats s'était propagée à travers le château et rares étaient ceux qui dormaient encore. Les préfets avaient regroupé tous les élèves dans la grande salle, plus facile à défendre en cas d'attaque de l'école, et tandis que l'inquiétude grandissait, à l'infirmerie, deux victimes de mangemorts gisaient sur les lits de Pomfresh.

L'infirmière s'activait fébrilement sur ses patients. Ceux-ci avaient reçu le même Avada Kedavra lors de la sanglante attaque du ministère et étaient inconscients depuis une bonne heure lorsque Dumbledore vint prendre des nouvelles du ministre.

« Alors PomPom, comment vont-ils ? »

L'infirmière sursauta en entendant la voix du directeur. Concentrée comme elle l'était, elle ne l'avait même pas entendu entrer ni senti s'approcher.

« Oh c'est vous Albus ! Vous tombez bien justement je voulais vous parler. Nous sommes en présence d'un cas très étrange. D'après les Aurors qui les ont amenés, nos deux amis ont subis de plein fouet le sortilège de mort, et ils devraient être morts. Mais il faut croire que nos deux amis ont une chance monstrueuse parce que le mangemort n'a de toute évidence pas mis assez de force dans le sortilège et le fait qu'ils l'aient encaissé à deux a encore réduit la puissance du sort. Ils sont inconscients mais bel et bien vivant, ils devraient se réveiller d'ici demain soir je pense, le temps que les derniers effets du sort se dissipent . »

Albus s'autorisa un sourire. Malgré le lourd tribut que les forces de la lumière avait payé cette nuit, un mini-miracle avait eu lieu et leur ministre avait survécu à une attaque visant à réduire à néant l'un de ceux qui se dressaient sur le chemin de Voldemort. La chance s'était tournée vers eux pour une fois.

L'étendue des pertes n'était pas encore connue mais le pire était envisagé. Le ministre étant indisponible, les gens s'étaient naturellement tournés vers Dumbledore pour prendre leurs directives et celui-ci venait de passer la dernière heure à organiser les secours, à calmer les journalistes, à prendre des nouvelles, et à décréter l'état d'urgence. Il fallait recenser les morts, préparer leurs funérailles, donner les soins aux blessés, s'assurer que les forces de l'ordre seraient en nombre suffisantes, et il avait fallu rassurer les parents des élèves.

La rumeur de la mort de Arthur Weasley avait commencé à circuler parmi les journalistes et le fait que celui-ci soit injoignable n'aidait pas à démentir cette information. Albus n'avait pu que gagner quelques heures en disant qu'un communiqué officiel serait délivré le lendemain matin, une fois la situation éclaircie.

Si cela n'avait pas été fait par Dumbledore en personne et si la plupart des journalistes, libre de l'influence de Fudge, n'avaient effectué leur scolarité à Poudlard, la meute de journaliste n'aurait pu être calmé et s'en serait pressé de rapporter les plus folles rumeurs. Mais comme on ne pouvait rien refusé à Albus Dumbledore, les journalistes avaient acceptés de retarder la publication de leurs informations jusqu'à la conférence de presse, limitant ainsi les mouvements de panique. Les journaux du lendemain ferait état de l'attaque mais mettrait l'accent sur l'héroïsme des défenseurs qui avaient su repoussé les mangemorts. Le bilan des pertes ferait l'objet d'une seconde publication en fin de journée. Cet arrangement avait su convaincre les rédacteurs en chef qui trouvaient là une raison supplémentaire d'obéir à Dumbledore.

Albus s'était un temps inquiété de la bataille qui faisait rage à Pré-au-Lard mais ne voyant aucun mangemort ne s'attaquer à Poudlard, il en avait déduit que la résistance au village devait être efficace et que les mangemorts devaient avoir trouver à qui parler. Dès lors, après s'être assuré de l'état de santé de ses invités, le directeur se dirigea vers la grande salle pour rassurer ses élèves.

Ceux-ci avaient pris place autour de leurs tables respectives attendant de plus amples informations. Les rumeurs étaient bien belles, mais rien ne valait la vérité. Quelques premières années, exténuées, s'étaient endormies sur les bancs tandis que les préféts essayaient de rassurer les autres.

"Poudlard est l'endroit le plus sûr du monde et tant que le professeur Dumbledore est là, il ne pourra rien nous arriver. Nous n'avons absolument rien à craindre ici" expliquait Hermione à ses protégés.

Le professeur Dumbledore passa justement derrière elle à ce moment là.

"He bien, je vous remercie de votre confiance miss Granger" lui dit-il la faisant rougir et sursauter en une milli-seconde.

Albus lui adressa un sourire amusé avant de rejoindre sa place à la table des professeurs. Tous étaient là, sauf Rogue et Skywalker ce qui ne manqua pas d'attirer l'attention des étudiants. Dumbledore ne semblait lui y prêter attention. L'absence de certains élèves par contre ne passa pas inaperçu.

"Mione, t'as vu Malefoy est pas là ! Tu crois qu'il était avec ses petits copains mangemorts lui aussi ?" demanda Ron

Mais celle-ci n'eu pas l'occasion de répondre. Le directeur avait pris la parole.

"Chers étudiants ! Un peu de calme je vous prie"

Le silence se fit instantanément.

"Comme vous le savez tous sûrement déjà, Voldemort et ses sbires ont lancés cette nuit plusieurs attaques en même temps. Azkaban, Pré-au-Lard et le ministère étaient visés."

Le ministère. A ces mots, Ginny et Ron avait blanchi, leur père avait-il été touché ? De nombreux élèves dans la salle ne purent retenir un hoquet d'inquiétude : beaucoup d'entre eux avaient des parents qui travaillaient au ministère, beaucoup de victimes potentielles.

" Je commencerais par les mauvaises nouvelles : Azkaban est tombée. Les mangemorts qui y étaient emprisonnés, ainsi que la plupart des criminels qui y étaient enfermés ont été libérés et on probablement rejoint les forces de Voldemort. Les Aurors qui gardaient la prison n'ont pas survécu. C'est un coup très rude qui a été porté aux forces de résistance je ne vous le cache pas. L'attaque du ministère aussi a fait des victimes dans notre camp, le ministre a été frappé par le sortilège de la mort..."

Ginny ne put réprimer les sanglots qui menaçaient depuis quelques minutes et Ron en bon Gryffondor serra les poings pour masquer son trouble en fusillant du regard la table des Serpentards.

"...Mais que ses enfants soient rassurés, il est en vie. Encore inconscient mais bien vivant. Il semblerait qu'il en faille plus que cela pour venir à bout de l'obstination légendaire des Weasley..."

Quelques sourires virent ponctués cette remarque oh combien vraie ! Ginny ferma les yeux reconnaissante de la chance de sa famille.

"...nous n'avons pas encore d'estimation précise des pertes et ne connaissons pas encore les identités des victimes, mais il y en a moins que ce qui était à craindre d'après nos premières informations. Les défenses du ministère ont bien tenu et ont su repousser les mangemorts et les détraqueurs. Soyons fiers de nos héros. Pour ce qui est de l'attaque de Pré-au-lard, je n'ai pas de nouvelles"

A cet instant précis, les portes de la grande salle s'ouvrir dans un grand craquement. Tous les professeurs s'étaient levés, baguettes à la main, prêt à défendre vaillamment leurs protégés mais nul mangemort ne franchit les portes. Un éclat de rire enfantin vint briser la tension qui s'était installée dans la grande salle.

Quelques secondes plus tard les élèves manquants franchissaient l'entrée suivi par le professeur Rogue qui discutait avec énergie avec le professeur Skywalker. Aux côtés du professeur Skywalker marchait une femme à la chevelure de feu portant un bébé riant aux éclats dans ses bras. Harry et Drago suivaient discutant avec entrain des événements antérieurs avec les jumeaux.

Le professeur Dumbledore soupira discrètement de soulagement et son sourire s'agrandit en voyant l'apparente gaieté qui accompagnait le groupe. Une question muette fut échangée entre Dumbledore et Rogue.

"L'attaque de Pré-au-lard a été un succès total...pour nous" rapporta Sévérus.

Minerva ne put réprimer un froncement de sourcils. Rogue qui se permettait une sorte de plaisanterie en public ? Rogue qui ne montrait aucune animosité envers un de ses collègues ? Etrange, très étrange ! Mais qu'avait-on fait de son Rogue ? Pire encore, ou mieux encore, pourquoi Harry et Drago étaient-ils si calmes en étant si proches ?

"Les pertes sont minimes de notre côté vu les forces qui s'attaquait à nous. Mais le professeur Skywalker et sa famille ont maîtrisé les assaillants, seul un mangemort a pu s'échapper, et encore parce que nous lui avons laissé la possibilité d'informer son maître de leur débandade. Les dégâts matériels seront facilement réparables. Poudlard et ses environs sont hors de danger."

L'annonce de cette victoire remonta le moral des élèves. Les forces de la lumière avaient payé un lourd tribut à la guerre mais n'avaient pas cédé le moindre terrain aux forces du mal, Azkaban exceptée.

La lueur d'espoir qui s'était estompée ces derniers mois brillait plus fort que jamais dans le regard de Dumbledore. Pour la première fois depuis des mois, ils avaient la preuve qu'ils pouvaient vaincre le mal, la preuve que leurs efforts n'étaient pas vain. La fatigue, la lassitude, le poids des responsabilités et l'âge ne pesaient soudain plus autant sur ses épaules. Une force nouvelle le revigorait, l'énergie de la passion le faisait revenir bien des années en arrière. Jamais il ne s'était senti aussi jeune, aussi en forme. Un éclat nouveau émanait de lui. Se redressant dans toute sa splendeur il toisa avec bienveillance ses étudiants et pris la parole.

" Venez mes amis
Il n'est pas trop tard pour partir en quête
D'un monde nouveau
Car j'ai toujours le propos
De voguer au-delà du soleil couchant
Et si nous avons perdu cette force
Qui autrefois remuait la terre et le ciel,
Ce que nous sommes, nous le sommes,
Des coeurs héroïques et d'une même trempe
Affaiblis par le temps et le destin,
Mais forts par la volonté
De chercher, lutter, trouver, et ne rien céder."

Il regarda au plus profond de l'âme de chacun d'eux, cherchant à atteindre leur coeur. Et lorsque il reprit la parole, ses mots résonnèrent comme jamais dans la grande salle, sa voix semblait plus forte et plus assurée que jamais.

"L'espoir. Ne perdez jamais l'espoir surtout. Ce soir nous avons la preuve qui si les voies du mal sont plus séduisantes, plus faciles, elles n'en sont pas pour autant les plus puissantes. Nous avons été attaqués. Nous avons été acculés. Et nous nous sommes défendu avec vaillance, avec courage, sans renier notre engagement et nous avons vaincu. Des nôtres, certains sont tombés. Mais ils sont tombés au combat, en se battant comme des héros, chérissons leur souvenir et honorons leur mémoire car ils sont tombés pour nous permettre de bâtir un avenir meilleur, un avenir dont VOUS avez les rênes. Seule l'union de toutes les maisons nous permettra d'affronter cette avenir serein, le coeur plein d'espoir. Il est temps d'effacer les rancunes du passé et de se tourner vers l'avenir. Il est temps d'oublier les préjugés des temps passés et de forger une nouvelle alliance. C'est à vous de montrer l'exemple à ceux plus âgés qui se complaisent dans les ténèbres de l'ignorance."

Le message était clair et il s'adressait sans l'ombre d'un doute aux Serpentards et aux Gryffondors, ennemis ancestraux. Les serpentards regardaient avec mépris la table des Gryffondors qui eux aussi ne semblaient pas prêt à publier l'animosité existante. Et cela semblait devoir durer jusqu'au moment où à la surprise générale, Harry tendit sa main à son ennemi héréditaire. Les mots de Skywalker résonnaient encore dans son esprit.

Drago regarda la main tendue avec surprise, hésitation et perplexité. Il ne s'était pas attendue à ce que Potter ose faire ce geste, ose tenter de pardonner, mais lui aussi avait été marqué par le discours de son professeur. Et une voie différente s'ouvrait à lui désormais. Le professeur Skywalker était un combattant du bien. Il avait choisi le bien alors que son père était l'incarnation du mal. Pourquoi lui, Drago Malefoy, ne pourrait-il pas en faire autant ? Cette main tendue, s'était une deuxième chance, SA deuxième chance. Devait-il la laisser passer par fierté, par arrogance ? Devait-il gâcher toutes ses chances parce qu'il était un Malefoy ? L'écriture de ce futur, dont ils seraient eux, la nouvelle génération, les auteurs, se jouait là, en cet instant précis. Pouvait-il fuir cette responsabilité ?

Le temps du choix était venu. Cela pourrait décider de l'issue de la guerre et du futur dans lequel il voulait vivre. Alors, Drago Malefoy serra la main de Harry Potter. Le chemin ne serait pas simple, il y aurait encore des embûches à surmonter, des préjugés à oublier, mais au bout du compte, ils y arriveraient. Tous unis pour une même cause, dans un même combat. Porteurs d'espoirs, émissaires de la tolérance, cette poignée de mains venaient de les consacrer. Aucun mot n'avait été échangé mais leur poignée de main était franche et ferme, comme une promesse et un sourire satisfait vint illuminer le visage de leur professeur.

Le silence dû à la surprise dura encore quelques secondes jusqu'à ce qu'il soit brisé par les applaudissements d'abord timides qui venaient de la table des professeurs et qui s'amplifièrent rapidement. Le château lui même tremblait sous les applaudissements très enthousiastes des centaines d'étudiants.

La soirée avait débuté dans la crainte et le doute. Elle se terminait dans la joie et l'allégresse. Dehors le froid de la nuit s'était mêlé au froid de la mort et du deuil, mais une nouvelle source de chaleur venait d'éclore et elle promettait de bâtir un avenir meilleur. L'espoir. L'espoir était de retour.

Alors que Hermione ramenait les Gryffondors à leur dortoir, Ron, Ginny et Harry restèrent en arrière pour demander la permission au professeur Dumbledore d'aller rendre visite à Mr Weasley à l'infirmerie.

" Heu professeur ? demanda Ron en s'approchant de la table des professeurs où le directeur était informé du déroulement précis de la bataille de Pré-au-lard.

Dumbledore tourna la tête vers le trio avec un sourire sincèrement amusé.

"Oui monsieur Weasley ?"

"Je me demandais si nous pouvions aller à l'infirmerie pour voir Papa ?"

Dumbledore pencha la tête légèrement en avant comme si il allait confier un secret à Ron.

" Mais dîtes-moi, depuis quand vous faut-il une permission pour faire ce que vous avez prévu de faire avec ou sans ?"

Cela eut le don de faire rougir et Ron et Harry qui savait très bien à quoi faisait allusion leur directeur ou plutôt à tout ce à quoi il faisait allusion.

Leur absence de réponse était une réponse en soi, et il n'était même pas certain que leur professeur ait attendu une quelconque réponse.

" Vous pouvez y aller, mais ne faîtes pas trop enrager PomPom surtout !" leur répondit-il avec un clin d'oeil discret à l'attention de Harry.

La tension qui régnait entre eux les mois précédents était totalement oubliée au grand soulagement de tous les professeurs et des amis d'Harry. Le trio partit en courant vers l'infirmerie où Hermione les attendait déjà.

"Ben vous en avez mis du temps dîtes donc !" les réprimanda-t-elle amusée avant de les suivre dans l'infirmerie.

"Où comptez-vous allé comme çà jeunes gens ?" les interrompit le terrible cerbère de l'infirmerie : madame Pomfresh.

"Nous venions voir notre père madame" répondit Ginny

L'infirmière semblait à la fois mécontente que l'on pénètre à cette heure tardive pour voir un des patients et à la fois attendrie parce qu'elle aimait bien le célèbre trio, même si ils avaient la fâcheuse habitude de venir la voir un peu trop souvent pour leur propre santé.

"Bon, 10 minutes, pas plus ! Ils sont encore inconscients et ne devraient se réveiller que demain." Leur indiqua-t-elle

"Ils ?" interrogea Harry, curieux de l'identité des autres blessés.

"Oui, l'Auror Nymphadora Tonks a été également blessée, mais elle s'en remettra"

"Oh !" soupirèrent de soulagement Ginny et Hermione qui s'étaient liées d'amitié avec la jeune femme un peu maladroite mais tellement attachante lors de leur premier séjour à Grimmaud Square.

Harry s'approcha de la jeune femme tandis que les autres allaient voir Arthur. Il aimait bien Tonks, elle était vraiment touchante et comme lui, elle avait souffert de la mort de Sirius. Il était content de savoir qu'elle allait bien mais ne pouvait s'empêcher d'être inquiet pour elle, les nouvelles qu'il avait eu pendant l'été ne l'avait pas rassuré sur l'état de la jeune femme. Il se promit d'en parler à Dumbledore. Il déposa une bise sur son front avant de rejoindre les autres prendre des nouvelles d'Arthur. Il ne se serait pas moins inquiété pour Monsieur Weasley si celui-ci avait été son père. Molly et Arthur l'avaient traité comme leur propre fils et il leur en était très reconnaissant pour çà, ils avaient été les premiers avec Hagrid à lui faire sentir qu'il faisait partie de la famille. Molly avait l'an passé rétorqué à Sirius qu'il était comme son propre fils et lors du tournoi des trois sorciers, c'était Molly qui était venu le voir lorsque les autres champions rencontraient leur famille. Oui, les Weasley étaient sa famille, et ils lui avaient bien fait comprendre qu'ils le considéraient comme tel. Personne n'aurait plus mérité que les Weasley le bonheur et la fortune, mais si ils n'avaient point la fortune pécuniaire, ils étaient les plus riches du monde tant leur courage, leur dévotion, leur bonté et leur générosité étaient immenses. En ça les Weasley étaient immensément riches.

Ginny serrait avec force la main de son père pour se rassurer qu'il était bien vivant et elle ne retenait que difficilement ses larmes. Hermione rassurait Ron en lui rappelant ce que Pomfresh leur avait dit, et il n'échappa à Harry que Mione avait glissé sa main dans celle de Ron et que celui-ci était bien loin de vouloir la lâcher. Ce qui fit sourire Harry qui avait compris depuis plus longtemps qu'eux les sentiments qui existaient entre les deux préfets de Gryffondor.

"Allez ! Les 10 minutes sont finies. Filez au lit maintenant, vous reviendrez demain, ils ne bougeront pas d'ici là de toute manière !"

Madame Pomfresh avait surgi à côté d'eux sans crier gare et, comme souvent, les mettait à la porte de l'infirmerie. Inquiets mais rassurés, les quatre amis regagnèrent en silence leur dortoir. A peine avaient-ils franchis la porte qu'ils furent assaillis par plusieurs de leur condisciple.

" Harry, Harry, comment s'était ? Dis, comment s'était ?" demanda avidement Seamus.

Il fallut quelques secondes à Ron pour comprendre de quoi parlait leur camarade de chambre. Puis il écarquilla les yeux : Harry avait assisté à la bataille à Pré-au-lard bien sûr ! Hermione et Ginny aussi devaient avoir compris, quoique un peu avant Ron et s'étaient retournées vers Harry pour l'écouter. Celui-ci arborait un grand sourire.

"C'était waouh ! On discutait avec le professeur Skywalker quand Rogue est arrivé pour nous prévenir. Vous auriez vu les visages du professeur et de ses neveux...d'ailleurs où sont-ils ?"

"Avec leur oncle et leur tante d'après ce que j'ai compris" répondit Lavande

"Ah...vous les auriez vu, eux qui sont d'habitudes si joyeux, ils avaient l'air si sérieux, si concentrés, c'était impressionnant, même Rogue semblait intimidé. Ils sont partis vers Pré-au-lard à une vitesse incroyable, on aurait dit qu'ils volaient, ou qu'ils glissaient.. Et là-bas, waouh ! Les jumeaux se sont battus au sabre contre une dizaine de mangemorts, vous auriez vu ça, ils paraient les sorts avec une facilité déconcertante, je vous jure, ils dansaient oui, ça ressemblait à un ballet tellement c'était fluide. Et le professeur Skywalker s'est battu seul contre une dizaine de mangemorts aussi. Il y en a un qui lui a jeté l'Avada Kedavra par derrière, mais c'est sa femme qui l'a repoussée. Vous l'auriez sa femme, elle aussi elle est impressionnante, et vous savez quoi ? Elle l'a engueulé ! Elle lui as sortit un truc comme "la prochaine qu'on part en vacances, choisis pas un endroit où essayer de te tuer est un sport national" et lui s'est mis à rire alors que les autres mangemorts continuaient d'attaquer. Puis d'un geste il les a tous désarmé. Ce prof est génial, y'a pas d'autres mots, il est génial. Et lui sait ce que se battre veut dire, ça se voit. Et je crois que les jumeaux aussi. Malefoy leur a demandé si ils avaient déjà tué des personnes au combat, ils n'ont pas voulu répondre. Même Rogue était impressionné, je l'ai pas déjà dit ça ? Je vous jure il était comme un gosse !"

Les Gryffondors avaient écouté religieusement le récit de Harry et n'en revenaient toujours pas.

" Harry, pourquoi tu as tendu la main à Malefoy ?" demanda Colin Crevy.

Harry réfléchit quelques secondes avant de répondre.

"Vous avez entendu Dumbledore, ce n'est qu'avec les quatre maisons unies que nous pourrons vaincre. Il est temps de grandir et de passer outre les divergences passées. Et quelque chose me dit que ce n'est pas le vrai Drago que nous avons vu pendant 5 ans, j'ai l'impression qu'il imitait son père, qu'il y était contraint."

"Et pourquoi verrions-nous le vrai Drago maintenant ? Qu'est ce qui te dit que çà va changer ?"

"Ce que nous a dit le professeur Skywalker." Répondit-il simplement.

"Bon, allez, tous dans vos lits !" ordonna Hermione " Si vous ne voulez pas que le professeur McGonagall ne nous enlève des points ! Au fait, les cours de demain matin ont été annulés "

Obéissants car fatigués, les Gryffondors allèrent se coucher pour finir leur nuit qui avait été bien agitée.

Harry n'arrivait pas à se rendormir. Les images de la bataille passaient et repassaient dans sa tête. Il s'était imaginé maniant lui aussi le sabre et combattant un mangemort devant Voldemort en personne. Dans son rêve, il vainquait le mangemort mais refusait de le tuer malgré les encouragements de Voldemort qui s'approchait lentement de lui.

"Tues le !" entendit-il Voldemort lui commandait

"Tues le et vient prendre sa place à mes côtés jeune Skywalker !"

Il se vit regarder le bras arraché du mangemort qui lui faisait face puis regarder son propre bras. Il se vit désactiver le sabre et se retourner vers Voldemort pour lui faire face.

" Je ne viendrai jamais du côté obscur. Vous avez échoué votre altesse, je suis un Jedi comme mon père l'avait été avant moi !"

"Si tu ne deviens pas l'un des nôtres, tu seras éliminé. Jeune imbécile. C'est maintenant, à la fin, que tu te décides à comprendre."

Et il sentit les éclairs brûler sa chair, il sentit ses forces décliner sous les attaques répétées de Voldemort. Il se sentit mourir.

"Tes faibles talents ne font pas le poids face à la puissance du côté obscur."

Puis cela s'arrêta. Et le rêve reprit ailleurs. Il était assis sur un tronc, un fantôme à ses côtés lui parlait

"C'est toi et tes capacités que l'Empereur veut. Et c'est pourquoi tes amis sont faits pour souffrir."

Une créature verte étrange était là également.

"A toi de décider comment les servir au mieux. Si tu pars maintenant peut être les aidera-tu, mais tu détruiras tout ce pourquoi ils se sont battus et ont souffert."

La scène changea encore. Il était dans une petite hutte, la créature était encore là.

"Je ne peux rien lui apprendre, cet enfant n'a aucune patience. Trop de colère en lui, comme son père. Il n'est pas prêt"

La créature se tourna vers lui et le regarda.

"Un Jedi doit avoir l'engagement le plus profond, l'esprit le plus sérieux. Celui-ci depuis très longtemps je l'observe et toute sa vie, il a regardé vers l'avenir, vers l'horizon. Jamais l'esprit là ou il était, hum! A ce qu'il faisait. "

Le décor changea de nouveau. Voldemort était là de nouveau...non...ce n'était pas Voldemort...il lui ressemblait étrangement mais ce n'était pas Voldemort.

"Tu voudrais ceci n'est ce pas ? La haine t'envahi maintenant. Prends ton arme de Jedi. Sers t-en pour me terrasser. Donne libre cours à ta colère. Tu n'as pas compris qu'à chaque moment que tu laisses passer, tu deviens un peu plus mon esclave."

"Bien. Je sens monter ta colère. Je suis sans défense. Prends ton arme, tu peux me terrasser avec toute la force de ta haine et tu auras terminé ton voyage vers le côté obscur."

Le fantôme était là de nouveau s'adressant à lui.

"Ton père c'est laissé séduire par le côté obscur de la Force. Il a cessé d'être Anakin Skywalker pour devenir Dark Vador. Lorsque c'est arrivé, l'homme de bien qu'était ton père, est mort. "

Le mangemort qui n'en était pas un, celui qu'il avait vaincu, était en train de le chercher.

"Vos pensées vous trahissent père. Je ressens le bien en vous. "

Autre scène, même personnage. Pas de peur cette fois, mais de la tristesse, une immense tristesse. L'homme en face de lui était mourant, il le sentait.

"Pour une fois, laisses moi te regarder avec mes propres yeux."

Harry s'était réveillé en sursaut, il avait compris que ce qu'il avait vu n'était pas un rêve, il avait vu des morceaux de la vie du professeur Skywalker. Et vu ce qu'il avait vu, ce qu'il avait senti, il n'avait envie de se rendormir pour de nouveau revivre çà. Les épreuves que son professeur avait vécu étaient pires que les siennes, il en était désormais convaincu. Mais cela ne l'avait empêché de continuer à se battre pour le bien, à aucun moment il ne s'était laissé aller, n'avait pensé à abandonner. Sa vie avait été bien plus difficile que celle de Harry et pourtant il avait fait face. Harry puisa dans cette idée la volonté de continuer, la volonté de se battre, la volonté de vaincre Voldemort.

Voyant que les autres dormaient encore, il descendit dans la salle commune pour lire un peu mais alors qu'il allait s'asseoir dans un fauteuil, il remarqua qu'il n'était pas seul. Recroquevillée dans un fauteuil, les genoux sous le menton, Ginny semblait hypnotisée par le crépitement du feu et ne l'avait pas entendu descendre.

"Gin ?" demanda-t-il doucement.

La jeune fille releva lentement les yeux rougis par les pleurs vers lui.

"C'est toi" constata-t-elle simplement

Harry eut un petit sourire devant ce commentaire. Quiconque avait passé un peu de temps avec la jeune fille savait que ce manque d'entrain n'état pas un bon signe.

"Oui, c'est moi. Cà va Gin ?"

Pas de réponse, mais les sanglots qu'il entendit se passait de commentaires. Mu par une impulsion, Harry s'assit à côté d'elle et la prit dans ses bras. Ginny se serra contre Harry et se laissa aller contre son épaule. L'inquiétude et la peur qu'elle avait ressenti avaient besoin de sortir.

Pendant plusieurs minutes il la berça doucement contre son coeur. Combien de fois avait-il eu envie de faire çà l'été passé ? Juste la prendre dans ses bras sans un mot sans une parole, juste deux coeurs à l'écoute l'un de l'autre battant à l'unisson. Toutes les questions qu'il s'était posées, toutes les interrogations trouvaient là leurs réponses : il était indubitablement tombé amoureux de la jeune femme. Mais depuis quand ? La réponse lui parvint soudain. Depuis qu'il l'avait vu étendue dans la chambre des secrets. Mais il n'avait pas compris à l'époque. Il avait fallu qu'il voit la jeune femme dynamique qu'elle était devenue, la joueuse de Quidditch enthousiaste, le condensé de joie de vivre, de spontanéité et d'humour qu'elle était. Il avait été finalement aussi aveugle que Ron et Hermione. Il devait se rendre à l'évidence : l'amour rendait réellement aveugle.

Ginny se décolla soudainement de lui et le regarda dans les yeux avant de lui faire un petit sourire.

"Merci Harry, merci d'être mon ami, d'être là pour moi, pour nous. Je sais que tu ne m'aimes peut-être pas comme moi je t'aime, mais c'est pas grave, promets moi que l'on restera ami"

Harry s'arrêta de jouer avec la mèche de cheveux roux qu'il tenait dans les mains.

"Gin, chut !" fit-il avant de l'embrasser doucement. Il la sentit surprise dans ses bras et lorsqu'il se séparèrent au bout de quelques secondes, il lut dans ses yeux la question muette qu'elle n'osait posé.

"Je ne sais pas pourquoi il m'a fallu autant de temps pour me rendre compte de ce que je ressentais pour toi, peut-être les garçons sont-ils plus idiots à ce sujet là que les filles, mais j'ai compris que tu ne faisais pas partie de mon monde, tu es mon monde ! L'an passé j'ai eu si peur pour toi, si tu ne t'en étais pas sortie, je ne sais pas ce que je serais devenu. C'est grâce à toi que j'ai tenu le coup cet été, grâce à tes lettes, à ton amitié, à ton amour. Tu ne me demandais rien, tu m'offrais ton amour tout simplement sans rien attendre en retour. Et je n'arrivais pas à déterminer ce que je ressentais pour toi. Tout à l'heure quand je t'ai vue pleurer sur ce fauteuil, j'ai compris que la seule chose que j'avais envie c'était te serrer dans les bras, faire fuir tes problèmes, chasser tes mauvais rêves, j'avais envie de te protéger pas comme l'on protége sa soeur, mais comme l'on protége son aimée. J'avais envie d'aller envoyer en enfer ceux qui ont osé apporter les nuages dans ton coeur, toi qui est le soleil incarnée. J'ai compris que si Ron était comme mon frère, si j'aime tes parents comme j'aurais aimé les miens, toi je t'aime différemment. Tu es mon oxygène, mon soleil. J'ai compris que j'étais irrémédiablement tombé amoureux de toi Ginny."

La jeune femme le regardait avec surprise, espoir, joie et amour. Petite fille, elle avait aimé Harry de cet amour innocent qu'un enfant a pour son idole, plus tard, elle l'avait aimé comme un ami, comme un frère, et lorsque elle l'avait vu avec Cho, elle avait compris que ce pincement au coeur signalait qu'elle était tombé amoureuse de lui. Comment aurait-elle pu faire autrement ? Il l'avait sauvée, il était patient, courageux, drôle, sensible. Il était Harry, tout simplement Harry. Et il venait de lui avouer qu'il l'aimait aussi. Elle avait eu si peur en voyant son père allongé inconscient dans son lit, et maintenant elle était si heureuse.

Elle posa sa tête contre son épaule et ne dit rien. Il n'y avait pas besoin de réponse. Harry avait lu dans ses yeux tout ce qu'il avait besoin de savoir, il y voyait l'amour qu'elle avait pour lui, la peur qu'elle avait ressentie et la joie qu'elle éprouvait. Enfuis les doutes, partis les cauchemars, oubliés les visions, il n'y avait qu'elle et lui au coin du feu. Seuls dans la nuit.

Quelques heures plus tard, ils furent réveillés par un flash éblouissant qui les laissa quelques instants aveuglés.

"C'est dans la boite" hurla Colin ce qui provoqua les rires des Gryffondors réunis dans la salle commune. Ils s'étaient endormis dans le fauteuil tendrement enlacés et s'étaient fait prendre en flagrant délit par la quasi-totalité des Gryffondors hilares. Même Ron, dont ils avaient craint la réaction, semblait sincèrement amusé et heureux pour eux.

Ginny, toute rouge car embarrassée de se trouver le centre de tant d'attention, décida de faire comme si de rien n'était et déposa rapidement un baiser sur les lèvres d'Harry avant de filer en vitesse s'habiller.

Harry était désormais seul au centre de tout les regards et ne savait plus où se mettre.

"Bon, quoi ?" demanda-t-il, gêné et exaspéré.

"Rien, mais si tu avais attendu encore une petite semaine, c'est moi qui aurait empoché la mise" répondit Ron avec un grand sourire.

"Quoi ?" cria-t-il "Vous avez parié sur Gin et Moi ?"

Hochement de tête général.

"Même toi Hermione ?"

La dite Mione hocha la tête un grand sourire aux lèvres.

"Oui jumeau !"

"Ah c'est beau çà jumelle !" rétorqua-t-il en secouant la tête faussement vexé.

"En tout cas merci. C'est moi qui ai gagné grâce à toi !" dit-elle avec un grand sourire.

"Mon petit Harry" intervint Ron "il va falloir qu'on ait une petite discussion toi et moi maintenant !"

Harry savait que cela devait forcément avoir lieu et qu'il ne pourrait y échapper, après tout la demoiselle avait 6 frères ! Mais il ne comptait pas laisser Ron s'en tirer à si bon compte.

"La même que j'aurais avec toi au sujet d'Hermione c'est ça?" demanda-t-il innocemment.

Les deux concernés se mirent à rougir furieusement et à bredouiller des mots incompréhensibles ce qui fit redoubler les fous rires des Gryffondors.

Cette journée s'annonçait bien !

Voldemort était de fort bonne humeur. Il avait récupéré ses fidèles mangemorts, mit une sacrée pagaille au ministère, peut-être même tuer le ministre et son plan démoniaque était désormais en route. Certes il y avait bien l'échec cuisant de Pré-au-lard, mais son voyage au puit des âmes l'avait mis de tellement bonne humeur qu'il était prêt à pardonner Vockers lorsque celui-ci se montrerait, enfin après quatre ou cinq Doloris, il ne fallait pas abuser tout de même.

"Maître, Vockers vient d'arriver." Vint lui annoncer Bellatrix, sa fidèle Bellatrix, la seule à ne pas l'avoir renié, la plus proche de ses mangemorts, sa plus belle création.

"Bien, Bien, amène le moi Bellatrix" ordonna-t-il

Le mangemort qui devait mener l'attaque de Pré-au-lard avança vers lui et se mit à genoux, tête baissée en signe de soumission.

"Mes respects mon maître"

"Vockers, mon prometteur Vockers, que s'est-il donc passé pour que tu puisses ainsi me décevoir ?"

"Dumbledore a trouvé de nouveaux alliés puissants, très puissants. Ils maîtrisent une magie complètement inconnue, le sort de la mort ne leur a rien fait maître"

Voldemort se pencha en avant, faisant ainsi ressortir ses yeux reptiliens. Une curiosité intense s'était emparée de lui. Le seul à avoir survécu au sort de la mort était ce maudit Potter.

"Il ne leur a rien fait dis-tu ? Peut-être alors que ton sort n'était-il pas digne d'un mangemort digne de ce nom ?"

Vexé le mangemort releva les yeux.

"Non mon maître, je vous assure que je maîtrise parfaitement l'Avada Kedavra. Seulement ils l'ont repoussé à l'aide de leur arme"

"Une arme dis-tu ? Quelle genre d'arme ?"

"Une sorte de sabre de lumière, tout nos sorts étaient interceptés. Et l'un d'eux à réussi à jeter un sort similaire au Doloris sans se servir une seule fois de sa baguette maître"

Pensif, Voldemort essayait de voir les implications de cette nouvelle.

"Ils m'ont transmis un message pour vous maître" osa l'interrompre Vockers "L'ordre Jedi se dressera désormais sur votre route mon maître"

Le seigneur des ténèbres regarda Vockers quelques secondes. C'était gênant, très gênant. Il ne pouvait décemment pas laissé çà passer. Laisser Vockers diffuser cette information auprès des autres mangemorts n'était pas une bonne chose. Et dire qu'il s'était promis de pardonner cet incapable. Heureusement que seul Bellatrix assistait à l'entrevue. Il savait pouvoir compter sur sa discrétion. Après tout si elle voulait continuer à partager sa couche et à bénéficier de ses faveurs, elle avait tout intérêt à savoir quand se taire. C'était d'ailleurs pour ça que c'était sa préférée. Pure dans le mal, telle était Bellatrix. Elle méritait d'ailleurs une petite récompense pour son beau travail de la nuit.

"Ma douce Bellatrix, montre donc à notre ami Vockers ce qu'est un Avada Kedavra digne de ce nom" murmura-t-il.

Une lueur démoniaque illumina le regard de cette dernière. Le maître lui faisait une grande faveur en lui laissant donner la mort à sa place, peu de gens pouvaient se vanter de ce privilège : être la main de Voldemort n'était pas donner à tout le monde. Avec un sourire de prédateur assoiffé de sang, elle s'avança vers Vockers et déversa sur lui toute sa haine, ne laissant de lui qu'un amas de chaires sanguinolentes et fumantes.

"Ma douce Bella, ma fidèle Bella, heureusement que tu es là pour m'épargner tous ses incapables. Il est temps de récompenser ton dévouement comme il se mérite. Je t'ai choisis pour être la porteuse de mon héritier."

Une joie intense s'empara de madame Lestrange, le maître lui faisait l'honneur suprême en lui offrant cette opportunité. Elle n'avait pas renié le maître et recevait aujourd'hui le fruit de sa fidélité.

"C'est un grand honneur mon maître. Nous vivons pour vous, nous mourrons pour vous maître."

"Mais j'espère bien, ma chère, j'espère bien."

"Est-ce que ce que nous a rapporté Vockers contrarie nos plans seigneur ?"

Voldemort eut un geste nonchalant de la main pour balayer la question.

"Non, non, je ne pense pas, il faudra être plus vigilant et surveiller d'un peu plus près l'avancement des choses, mais notre plan n'est nullement remis en cause. De toute manière, le loup est déjà dans la bergerie." finit-il avant d'éclater de son rire glacial qu'aimait tant Bellatrix.

Le matin était levé depuis plusieurs heures et Rubeus Hagrid, garde chasse, maître des clefs et des lieux de Poudlard et Professeur de Soins aux créatures magiques était déjà au travail depuis le lever du jour quand cela se produisit.

Le professeur Dumbledore lui avait demandé de trouver de nouveaux gardiens pour l'entrée de l'école et les sphinx qu'il avait commandé étaient arrivés quelques instants plus tôt quand Hagrid eut la surprise de sa vie. La surprise lui fit lâcher violemment la cage qu'il transportait avec précaution. Ses yeux menaçaient de sortir de ses orbites, son pouls s'était accéléré, sa mâchoire était sur le point de se décrocher. Bref, la surprise avait paralysé Hagrid et il lui fallut quelques minutes avant de pouvoir reprendre ses esprits.

"Oh par Merlin ! C'est impossible !"

Devant lui se tenait en piteux état Lilly et James Potter accompagnés de Sirius Black.

Chapitre 8 : Rencontres du troisième type

Le matin était levé depuis plusieurs heures et Rubeus Hagrid, garde chasse, maître des clefs et des lieux de Poudlard et Professeur de Soins aux créatures magiques était déjà au travail depuis le lever du jour quand cela se produisit.

Le professeur Dumbledore lui avait demandé de trouver de nouveaux gardiens pour l'entrée de l'école et les sphinx qu'il avait commandé étaient arrivés quelques instants plus tôt quand Hagrid eut la surprise de sa vie. La surprise lui fit lâcher violemment la cage qu'il transportait avec précaution. Ses yeux menaçaient de sortir de ses orbites, son pouls s'était accéléré, sa mâchoire était sur le point de se décrocher. Bref, la surprise avait paralysé Hagrid et il lui fallut quelques minutes avant de pouvoir reprendre ses esprits.

"Oh par Merlin ! C'est impossible !"

Devant lui se tenait en piteux état Lilly et James Potter accompagnés de Sirius Black.

Flash-back

Le puits des âmes n'avait plus servi depuis une éternité. Rare étaient ceux qui connaissaient l'existence de ce lieu de magie pure, et encore plus rares étaient ceux qui pouvaient prétendre y accéder et en revenir vivant. Pour tout dire, aux connaissances de Lord Voldemort, ils étaient trois à pouvoir prétendre utiliser la magie de cet endroit : Albus Dumbledore, Harry Potter et lui-même. Et il savait que Potter n'était pas au courant de l'existence du puits contrairement à ce vieux fou amoureux des Moldus.

Ce puits avait dans l'histoire servi deux fois : la première fois il y a bien longtemps pour ressusciter un soi-disant Dieu de l'Egypte antique, la deuxième fois voici presque 2000 ans pour ressusciter ce prophète qu'une partie des moldus vénérait. Le prix à payer était cher pour faire revenir les morts mais en l'occurrence c'était un bon investissement que Voldemort était prêt à consentir.

La légende voulait que le puits soit l'entrée du cinquième cercle de l'enfer et que celle-ci soit gardée par un antique démon, toutefois si la première affirmation était vraie, le démon lui était aux abonnés absents.

Devant lui, des files d'âmes errantes avançaient à travers un porche gravé dans la roche. Un autre portail de ce genre existait, mais son accès était limité depuis plusieurs années par le ministère de la magie. Les portes du monde des morts ne devaient devenir une attraction touristique, trop de choses étaient en jeu. Combien de personnes auraient succombé à l'envie de se servir de ces portails pour retrouver des personnes chères trop tôt disparues ?

Le sombre seigneur avait failli lui aussi passer ses portes quinze ans auparavant, il n'y avait échappé que grâce à l'intervention d'un allié des plus inattendus : Potter. Derrière cette arche, s'étendait le cinquième cercle de l'enfer, le plus clément d'entre eux : le royaume des morts. Les trois cercles extérieur étaient réservés aux créatures démoniaques tandis que le cercle interne était le sanctuaire des seigneurs démons que nul mortel n'avait vu, même Voldemort ignorait à quoi ils ressemblaient alors qu'il se préparait à les invoquer.

Le plan étant magnifique, réellement brillant et il fallait un cerveau supérieur pour avoir pu imaginer un tel chef d'œuvre de cruauté. Mais Voldemort ne pouvait prétendre en être l'auteur. Une fois de plus, il avait trouvé son inspiration auprès de son maître : le grand Salazar Serpentard. Celui-ci avait jadis ambitionné mettre ce plan à exécution mais il n'avait eu le temps, ou la volonté, de mener son projet à son terme.

Rendu au pied de l'arche, il concentra toute son énergie magique et lança son incantation :

« Seigneurs des cercles, entendez mon appel, que les courants de l'espace portent en cette poussière d'étoiles mon message. Seigneur Flâam tu n'es pas de notre galaxie mais du fond de la nuit d'aussi loin que l'infini descends jusqu'ici, réponds à mon invitation. Moi Lord Voldemort, je t'invoque toi le démon roi »

Ce faisant le sombre seigneur souffla sur une poignée de poussière d'étoiles qu'il tenait dans le creux de sa main. Celle-ci s'envola en direction de l'arche et à peine l'avait-elle franchi qu'un doux bourdonnement s'éleva de la porte et s'intensifia. Les runes inscrites sur les montants de l'arche se mirent à luire faiblement dans l'obscurité des galeries. Le bourdonnement s'accentua pour devenir une douce musique qui s'accompagna de vibrations grandissantes. Quelques minutes plus tard, une surface rouge lisse et opaque emplit le vide de l'arche. Une voix inhumaine se fit entendre provoquant des remous sur l'étrange surface.

« Qui es-tu mortel pour déranger ainsi le seigneur des cinq cercles ? »

Voldemort, bien qu'être malfaisant et puissant, ne put s'empêcher de trembler devant la puissance qui émanait de cette voix. Il savait que le démon Flâam, comme la majorité des démons majeurs, ne pouvait prendre consistance dans cette dimension mais il ne doutait pas que sil celui-ci avait pu prendre corps, il aurait été des plus imposants.

« Seigneur Flâam, Voldemort est mon nom, descendant de Salazar Serpentard et c'est moi qui ai invoqué ta présence en ce monde. »

La surface vira au bleu et les remous suggéraient que le démon devait rire de l'autre côté.

« Lord Voldemort, oui, de toi, j'ai entendu parler. Tes victimes, quelques un de mes invités sont. Ta réputation à moi est parvenue. Curieux je suis de savoir les raisons qui te motive. Rares sont les vivants qui osent venir en ces lieux, plus rares encore sont ceux qui auraient osé m'invoquer. Parle mortel, divertis moi et la vie sauve, peut-être tu auras. »

Un frisson parcourut l'échine de Voldemort, il savait qu'il n'avait pas le droit à l'erreur mais le jeu en valait la chandelle.

« Seigneur Flâam, vous qui parcourûtes la Terre voici plus de mille ans et dont l'accès à ce monde vous fut interdit par l'Emrys, votre aide j'implore pour accomplir une vengeance. Votre vengeance contre les descendants de l'Emrys, ma vengeance contre un terrible ennemi. Un millénaire à passer, mais cette atteinte qui fut jadis faite à votre grandeur, aujourd'hui peut être effacée . »

Le silence se fit pendant quelques secondes. Cela suffit à Voldemort pour comprendre qu'il avait su captiver l'attention de Flâam. La voix du démon revint à la charge, puissante, pleine de haine et de colère.

« Une insulte cela fut. Nul ne peut s'en prendre au maître des cercles sans en payer le prix. L'Emrys avait de grands pouvoirs et son charme toujours efficace est. Arpenter ton monde je ne puis plus désormais, mais cet affront ne restera pas impuni. Les descendants de l'Emrys et sa lignée doivent disparaître. Demande ce que tu as à demander, mon aide tu auras. »

Le seigneur des ténèbres retint un soupir de soulagement qui menaçait de trahir son trouble. Il était encore en vie et son interlocuteur était prêt à envisager son idée. C'était déjà bien.

« Parmi vous, marche trois individus dont la vie me serait utile à l'heure qu'il est. Accordez leur le droit de franchir à nouveau l'arche et de revenir marcher parmi les vivants. Ils seront le vaisseau de notre vengeance. J'invoque l'Axentuar. Nul ne nous permettra mieux qu'eux d'anéantir nos ennemis.»

« Bien, je vois de qui tu veux parler. A ta requête je veux bien accéder. Que ceux qui ont franchi l'arche, la franchisse à nouveau. »

L'arche devint lumineuse, véritablement aveuglante, pendant quelques instants avant de reprendre sa forme originelle. Quand la luminosité redevint acceptable, trois corps nus gisaient au sol, bien vivants.

Et le rire lugubre de Lord Voldemort résonna contre les parois des galeries, se propageant jusque dans le tréfonds de la Terre. Les fléaux étaient de retour…

Fin du flash-back

Il ne rêvait pas, il fallait bien qu'il l'admette. Ce n'était pas une hallucination, à moins que…une vision…oui, peut-être était-ce une vision…non. Il n'était pas endormi, cela ne pouvait être une vision…à moins que…oui à moins qu'il soit endormi et qu'il rêve qu'il est éveillé…cela pouvait bien être un rêve finalement…

« Hagrid ! »

La voix de Sirius vint sortir Hagrid de la torpeur dans laquelle il s'était enfoncé en voyant devant lui trois personnes qu'il croyait morte.

« Hagrid » reprit Sirius, visiblement épuisé « aidez nous. Nous devons aller voir le professeur Dumbledore, vite ! »

« Si…Sirius ? C'est bien vous ? » Hagrid secoua la tête « Non, ce n'est pas possible. Vous êtes mort. Et Lily et James aussi. Je suis mort ? C'est ça ? Je suis mort et je vous ai rejoint ? »

Sirius lui adressa un petit sourire empli de fatigue.

« Non Hagrid, vous n'êtes pas mort, et nous non plus. Enfin, plus maintenant. C'est pour çà que nous devons voir le professeur Dumbledore. Il faut lui expliquer. »

Lilly, qui n'avait prononcé un mot tout comme James, s'avança vers le demi-géant.

« Hagrid, c'est bien moi, c'est bien votre petite fleur de Lys. Nous sommes revenus. » lui dit-elle avec un léger sourire.

« Incroyable, c'est incroyable » répéta Hagrid.

« Hagrid » reprit James « Il faut que nous allions voir le professeur Dumbledore rapidement. Voldemort prépare quelque chose et il faut le prévenir sinon nous courons à la catastrophe »

Hagrid semblait perdu toutefois il murmura un « bien entendu » qui n'échappa à aucun des revenants. Finalement il secoua la tête et sembla reprendre pied.

«Vous pourriez être des mangemorts ayant pris du polynectar. Je suis désolé je ne peux pas vous laisser voir le professeur Dumbledore. » dit-il en secouant la tête.

« Mais voyons Hagrid, comment les mangemorts auraient pu trouver un morceau de chacun d'entre nous ? » répondit un peu agacé Sirius

« heu… je n'avais pas pensé à çà»

« Hagrid » intervint calmement James « Dites simplement au professeur Dumbledore que lorsque le phénix pleure, le lion rugit. Il comprendra. »

Résigné Hagrid hocha la tête.

« Je peux faire çà. Attendez moi dans ma cabane, je reviendrais vous chercher si le professeur Dumbledore veut vous voir. »

James hocha la tête avec un sourire.

« Allez-y. Nous sommes morts pendant près de quinze ans, attendre quelques minutes ne nous tuera pas…à nouveau » ce qui lui valut une petite claque sur la tête de la part de sa douce épouse.

« Tu ne peux pas t'en empêcher pas vrai ? »

« Non mon ange, et c'est pour çà que tu m'aimes » lui rétorqua-t-il en lui souriant alors qu'elle lui tirait la langue.

Hagrid parcourut les couloirs de Poudlard dans un drôle d'état. Il n'en revenait toujours pas. Lilly et James Potter attendaient devant les grilles de Poudlard comme deux décennies auparavant ils attendaient la rentrée des classes, enfin façon de parler.

Arrivé devant la gargouille qui gardait le bureau du directeur, il lui fallut plusieurs minutes pour se souvenir du mot de passe tant son esprit était embrouillé.

« Queue de castor » lança-t-il finalement à la gargouille qui voulut bien le laisser passer.

Gravissant quatre à quatre les marches de l'escalier, Hagrid se retrouva bien vite dans le bureau du professeur Dumbledore. Toutefois celui-ci n'était pas seul. Le ministre de la magie lui tenait compagnie ainsi que la directrice adjointe de l'école et le professeur de Potion.

« Ah Hagrid ! Nos sphinx sont-ils bien arrivés ? » s'enquit le directeur de la plus grande école de sorcellerie d'Europe.

Rubeus hocha la tête encore ébranlé par ce qu'il devait annoncer.

« Professeur Dumbledore, je…enfin j'ai….non…plutôt…ils… »

Rogue grimaça de mépris. Passe encore que Dumbledore ai engagé Hagrid comme garde-chasse, mais lui confier un poste d'enseignant, c'était tellement ridicule.

« Des problèmes de mémoire Hagrid ? » demanda narquoisement Sévérus.

Hagrid fronça les sourcils et se retourna vers Rogue qu'il fixa pendant quelques secondes.

« Je sais que vous me croyez idiot professeur Rogue, seulement si j'ai du mal à m'exprimer c'est que la nouvelle que j'apporte est incroyable. »

Rogue resta coi quelques secondes. Jamais le demi-géant n'avait osé lui parler ainsi depuis qu'il était à Poudlard, comment beaucoup d'autres, il avait bien trop peur de lui.

Hagrid se retourna alors vers le directeur.

« Monsieur le directeur, Lilly et James Potter ainsi que Sirius Black demandent à vous voir. Ils attendent dans ma cabane. »

Le regard amusé du professeur Dumbledore se changea soudain en curiosité pure et il se pencha légèrement vers Hagrid pour sonder les tréfonds de son âme. La réaction de Rogue fut plus véhémente.

« Quoi ? » hurla-t-il « Mais vous avez oublié qu'ils sont morts triple buse ! La boisson ne vous réussit pas ! »

Minerva lâcha un hoquet de surprise tandis que sa tasse de thé se brisait au sol. Et le ministre de la magie fronçait les sourcils, réfléchissant à ce que cela pouvait réellement être car lui croyait Hagrid sans aucun doute.

« Un piège, cela peut-il être un piège ? » demanda-t-il au directeur.

« Hagrid ? » interrogea ce dernier

« James m'a aussi dit de vous dire que lorsque le phénix pleure, le lion rugit, professeur. Il a dit que vous comprendriez. »

La lueur de malice revint bien vite briller dans la prunelle des yeux du professeur et son sourire énigmatique vint bouleverser les convictions de Rogue. La tension qui s'était emparée du vieil homme avait disparu aux paroles d'Hagrid.

« Hé bien, pour une surprise s'en est une » répondit Albus en se levant « Et si nous allions voir d'anciens élèves qui reviennent nous rendre visite Minerva ? »

Minerva hocha la tête intriguée et se leva aussi. La confiance qu'elle vouait à cet homme n'avait de limites, et si il disait que c'était bien James, Sirius et Lilly qui attendaient dehors, alors c'était la vérité. Toutefois tout le monde n'était pas aussi facile à convaincre.

« Professeur Dumbledore, ils sont morts, tués par un avada Kedavra, ils ne peuvent nous attendre gaiement dehors. Cà pourrait être un piège grossier et vous pauvre fou, vous vous précipitez dedans ! Et vous, vous le suivez comme des moutons qui iraient à l'abattoir ! » cria excédé Rogue.

Albus se retourna vers son professeur de potions et le regarda droit dans les yeux. Tout amusement avait disparu du regard du directeur qui le regardait avec un regard dur et impérieux qui aurait fait baissé les yeux à Voldemort en personne.

« Sévérus, je tolère beaucoup de chose, et j'en pardonne davantage encore mais là vous frisez avec des limites qui ne vaudrait mieux pas franchir. Me suis-je bien fait comprendre Sévérus ? »

Le professeur de potion hocha la tête et détourna le regard. Il venait de comprendre pourquoi Dumbledore était le seul sorcier dont Voldemort avait peur, il venait d'entrevoir l'homme qui avait défait jadis Grindelwald, un homme qu'il ne valait mieux pas défier et mettre en colère.

« Bien » repris Dumbledore en souriant comme si de rien n'était « ne faisons pas attendre plus nos invités »

L'univers autour de lui se colora d'un blanc laiteux et imperméable à toute vision puis, le décor apparut. Autour de lui s'étendait un marécage à perte de vue, l'obscurité semblait hanter les lieux, le soleil ne semblai jamais avoir éclairé l'endroit. L'environnement offrait un aspect sinistre. Peut-être était-ce çà l'enfer ? Tout ne semblait que bourbier et monstres invisibles. Un cri lointain, inhumain presque surnaturel dans ce paysage embrumé vint chatouiller les oreilles d'Harry. Un frisson de terreur s'empara de lui.

Pourtant, pourtant cet endroit lui semblait familier, comme si il était déjà venu en cet endroit, comme si il avait déjà arpenté ces terres.

Un bip sonore le fit se retourner. Devant lui, une scène des plus étrange se déroulait. Un cylindre blanc sur pattes, non, pardon sur roulette semblait se bagarrer avec un elfe de maison. A bien y regarder, non, la créature, bien que ressemblant aux elfes de maisons, était quelques peu différente. Soudain, il la reconnut. Il l'avait déjà vu dans d'autres rêves, ceux de maître Skywalker. Rêves ? Alors il était en train de rêver ? Mais pourtant il se souvenait parfaitement être éveillé, s'être réveillé dans les bras de Ginny dans la salle commune, mais alors que se passait-il ? La créature le regardait maintenant.

« Je me demande pourquoi tu es ici ? » lui demanda-t-elle

« Je…je suis à la recherche de quelqu'un » s'entendit-il répondre

« A la recherche ? » un large sourire s'élargit sur le visage de l'elfe froissant encore plus la peau ridée « Mais il me semble que tu as trouvé quelqu'un, non ? »

Harry se força à sourire.

« Evidemment…mais »

« T'aider je puis…oui…oui… »

Inexplicablement, Harry voulait faire confiance à l'étrange créature, mais comment un individu aussi minuscule pouvait-il l'aider dans sa quête ?

« je ne le crois malheureusement pas » répondit-il « je suis à la recherche de mes origines »

« Oui…Oui » répondit la créature « tes parents tu cherches »

« Non » répondit-il à regret « Mes parents sont morts depuis longtemps »

La créature évalua Harry de bas en haut et s'assit sur un tronc d'arbre qui trônait là. Il se pencha vers lui, ses deux oreilles s'aplatissant quelque peu vers lui.

« T'aider je puis »

« Je ne veux pas de ton aide, tout ce que je veux c'est sortir de ce trou boueux, visqueux »

« Boueux ? Visqueux ? Ici je vis ! »

« Ca suffit ! Laisse moi tranquille maintenant, j'ai à faire »

« Combien de disparus qui n'ont pas disparus qui sont allés ailleurs ? Combien s'en sont allés où vont les évadés, chercher un guérisseur ? Combien de parents qui reviennent parce que l'enfant qu'ils aiment est toujours le leur ? La vie, la mort, on entre, on sort, c'est tout. On veille, on dort, on aime un corps, on y prends goût, on aime encore, encore plus fort, encore plus fou, et puis après la guerre, la paix, c'est tout. Combien j'en ai compté qui se sont égarés parce qu'ils étaient perdus dans les recoins des villes ? Combien qui s'en foutent qui ont laissé leur doute derrière un carré de fleurs ? On ne choisis pas çà vient comme çà, on est choisis c'est tout. On fait ce qu'on doit avec ce qu'on a, on est en vie c'est tout. Combien de disparus qui reviennent parce qu'ils aiment encore ? »

Harry regardait la créature, comme hypnotisé par ses paroles.

« Peuvent-ils revenir ? » demanda-t-il simplement

La créature lui adressa un sourire emplie d'une sagesse infinie et d'une tendresse débordante.

« Le contraire de la vie, la mort n'est point. Car l'opposé de la mort, la naissance cela est. »

La créature se leva et se dirigea vers les tréfonds des marécages. A la lisière des arbres qui peuplaient l'endroit, la créature se retourna vers une dernière fois.

« Il n'y a pas d'émotions , il y a la paix ;

Il n'y a pas d'ignorance, il y a la connaissance ;

Il n'y a pas de passion, il y a la sérénité ;

Il n'y a pas de mort, il y a la force »

Yoda secoua la tête.

« Etait-ce la bonne voie, je ne le sais. Pendant des millénaires, elle nous a conduit. Des gardiens, nous avons été. Toujours entre le danger et le peuple nous nous sommes dressés. Des soldats nous n'étions pas. Bien des conflits nous avons ignorés enfermés dans nos principes que nous étions. Aux nouvelles générations, la voie nouvelle s'ouvre. Réalisée va être la prophétie. L'équilibre la force va retrouver. Temps il est que comme les sorcières de Dathomir, se lève les Cymbrogis de la Terre. Votre place dans l'ordre, reprendre vous devez. A Albus, transmets mes paroles jeune Padawan. »

Et tandis que maître Yoda s'enfonçait dans l'obscurité des marais de Dagobah, le décor s'estompait.

« Harry ! » l'appela une voix qu'il reconnut facilement, « nous allons être en retard en cours » lui glissa Ginny en serrant sa main.

« J'arrive » répondit-il en lui souriant faiblement.

Et lorsque il essaya de se lever, il sentit clairement ses jambes tremblaient. Ginny et Hermione aussi l'avaient remarqué.

« Harry ? Ca va ? » demanda Mione

Il lui adressa un regard un peu perdu. Il ne savait pas.

« Je ne sais pas. » répondit-il sincèrement « J'ai eu une vision étrange »

Hermione se leva brusquement.

« Une vision ? Il faut prévenir Dumbledore. Tu as vu ce que préparais Voldemort ? »

Harry secoua la tête.

« Non, non, ce n'était pas ce genre de vision là. C'était différent. Je crois que c'était un souvenir du professeur Skywalker, mais pour moi. »

« Comment çà ? » demanda Ginny, inquiète.

« Hé bien, c'était clairement un évènement de la vie du professeur mais qui m'était destiné. Les paroles m'étaient adressées »

« Et de quoi çà parlais ? » demanda Hermione, pour sa part plus curieuse qu'inquiète.

« De mes parents. Je partais à la recherche de mes parents et le maître du professeur Skywalker m'a dit quelque chose à ce sujet. Quand je lui ai demandé si ils pouvaient revenir, il m'a répondu : Le contraire de la vie, la mort n'est point. Car l'opposé de la mort, la naissance cela est. »

« Viens, nous devons aller voir Dumbledore, il faut le prévenir. » conclu Hermione.

Harry hocha la tête pour acquiescer.

« Oui, nous devons aller voir Dumbledore, j'ai un message pour lui. »

Le groupe de Gryffondors quitta la salle commune mais au lieu de prendre la direction du cours de DCFM, ils prirent la direction du bureau de Dumbledore. Cependant Rusard, ne les manqua pas. Le regard torve, la morve au nez, la bave aux lèvres, il les toisa un par un.

« Où courez-vous comme çà jeunes gens ? Je vous y prends, à sécher un cours à préparer un sale coup, vous allez voir, il n'y aura personne pour vous sauver cette fois »

« Ha, vous voilà ! » le coupa une voie de jeune femme qu'ils ne connaissaient pas très bien « Luke m'envoyait vous prévenir, il avait peur que vous ne l'attendiez trop longtemps, il apprends à Ben à voler et sera un peu en retard. »

« Mais qui êtes-vous ? » le coupa Argus.

La rousse dame se retourna vivement vers le vil concierge et le regarda droit dans les yeux. Cette femme était une véritable flamme : chaleureuse, réconfortante et éblouissante mais tout aussi dangereuse quand il le fallait. Sans oublier qu'elle était intelligente et drôle. Les demoiselles de Poudlard ne pouvaient rivaliser avec une telle créature, le cœur du professeur Skywalker était incontestablement entre de bonnes mains.

« Moi ? Mara Jade Skywalker. L'épouse du professeur Skywalker et un maître jedi à qui il ne vaudrait mieux pas chercher querelles. Sinon, même au fond de l'estomac du Sarlaac vous ne seriez à l'abri, et toute la progéniture des Siths ne sauraient m'empêcher de vous débusquer. Sur ce, passez une bonne journée. » lui répondit-elle en poussant devant elle les quatre Gryffondors laissant Rusard planté là, seul au milieu du couloir.

« Merci madame » répondit timidement Ron

« Oh appelez-moi Mara, madame ça me vieillis trop et j'aime vraiment pas çà » leur dit-elle avec un sourire sincère.

« En tout cas, vous nous avez tiré d'un mauvais pas » répliqua Hermione

« Avec plaisir ! Mais qu'est ce que vous faisiez dans les couloirs, puisque nous avons cours ensemble, enfin sauf vous miss Weasley, vous devriez être en classe »

« Cours avec vous ? Mais le professeur Skywalker… »

« …s'amuse comme un petit fou avec son fils et ses neveux. Donnez à Luke et Jaina quelque chose qui vole et vous ferez d'eux des gens heureux. Ce sont des vrais gamins quand il s'agit de voler. Alors je vais faire cours à sa place. »

Cela parut rassurer les quatre jeunes gens tout autant que de les exciter au plus haut point, mais ils avaient quelque chose à faire et ne pourraient assister à ce cours.

« Nous devons aller voir le professeur Dumbledore, Harry a eu des visions. » l'informa Ron qui eut le droit à un regard assassin de la part d'Harry.

« Des visions ? » interrogea Mara

« Oui » répondit Harry « d'ailleurs vous pourrez peut-être m'aider. »

« Dis toujours »

« J'étais dans des marais et il y avait une drôle de créature verte avec de grandes oreilles qui m'attendait. Elle m'a parlé de mes parents, elle a parlé de la Force, de Dathomir, vous y comprenez quelque chose professeur ? »

Le visage de Mara s'était assombri quelque peu avant de s'éclairer de nouveau quand elle se rendit compte que les jeunes gens attendaient sa réponse.

« Maître Yoda, tu as vu maître Yoda. Il était le mentor de mon époux, c'est lui qui lui as transmis une partie de son savoir. Il faudra que tu nous racontes ta vision avec précision. »

« Vous croyez que j'ai vu l'avenir ? » demanda Harry

Mara eut un triste sourire.

« Toujours en mouvement est l'avenir. C'est ce qu'a un jour dit Maître Yoda à Luke. Non, ce n'est pas l'avenir, Maître Yoda est mort il y a plus de vingt ans maintenant. »

Elle s'arrêta un moment repensant à une conversation avec son mari. « Luke, viens, c'est Harry, ça commence » pensa-t-elle en direction de son mari. La réponse ne se fit pas attendre «J'arrive, laisse le y aller »

« Le professeur Dumbledore est dans la cabane de Hagrid, vous viendrez nous voir après. Luke voudrais vous parler…après… »

Elle leur sourit tandis qu'ils disparaissaient dans les couloirs. Ce qui allait suivre promettait d'être très intéressant.

« Elle est cool ! » commenta Ron une fois sorti du château

« Je suis d'accord » intervint Hermione « le professeur Skywalker a de la chance »

« Oui ! » fit rêveusement Ron, s'attirant ainsi un regard noir de la part d'Hermione.

Arrivés devant la porte de la cabane d'Hagrid, ils hésitèrent à frapper car des voies inconnues en sortaient. Finalement Harry cogna à la porte. Quelques secondes passèrent avant qu'on vint leur ouvrir.

Une fois la porte ouverte, le spectacle n'était guère celui auquel s'était attendu la joyeuse petite bande. Sirius, James et Lilly étaient assis dans des fauteuils faisant face à la porte.

L'étonnement, la joie, la peur, la surprise, le bonheur, le doute, l'appréhension. Toutes ces émotions passèrent en même temps sur les visages des anciens Maraudeurs et d'Harry. Le jeune Gryffondor avait les yeux écarquillés de voir ce spectacle et tous avaient les yeux rivés sur lui maintenant.

Le silence qui s'était installé fut brisé par la voie d'une jeune femme qui s'approchait du jeune garçon.

« Harry. Mon enfant, comment tu nous as manqué… » lui dit-elle en sanglotant, l'enlaçant dans ses bras.

Harry mis du temps à comprendre que ses parents et son parrain étaient bel et bien là, dans la même salle que lui en chair et en os. Pleurant depuis plusieurs minutes sans en avoir conscience, Harry prononça le seul mot qui lui vint à l'esprit en ce moment de trouble intense.

« Maman ! »

Chapitre 9 : Révélations

Une fois la porte ouverte, le spectacle n'était guère celui auquel s'était attendu la joyeuse petite bande. Sirius, James et Lilly étaient assis dans des fauteuils faisant face à la porte.

L'étonnement, la joie, la peur, la surprise, le bonheur, le doute, l'appréhension. Toutes ces émotions passèrent en même temps sur les visages des anciens Maraudeurs et d'Harry. Le jeune Gryffondor avait les yeux écarquillés de voir ce spectacle et tous avaient les yeux rivés sur lui maintenant.

Le silence qui s'était installé fut brisé par la voie d'une jeune femme qui s'approchait du jeune garçon.

« Harry. Mon enfant, comment tu nous as manqué… » lui dit-elle en sanglotant, l'enlaçant dans ses bras.

Harry mis du temps à comprendre que ses parents et son parrain étaient bel et bien là, dans la même salle que lui en chair et en os. Pleurant depuis plusieurs minutes sans en avoir conscience, Harry prononça le seul mot qui lui vint à l'esprit en ce moment de trouble intense.

« Maman ! »

Bercé par les bras de sa mère, Harry n'arrivait pas à prononcer le moindre mot et se contentait de pleurer à chaudes larmes profitant de l'étreinte maternelle trop longtemps ignorée. Debout à quelques pas de là, James observait avec émotion les retrouvailles entre son fils et sa femme, les deux personnes qu'il aimait le plus au monde. Sirius lui arborait un sourire victorieux et avait l'air des plus satisfait tandis que Minerva, Albus et Arthur regardaient la scène avec beaucoup de tendresse. La seule à avoir gardé l'esprit clair était bien entendu Hermione qui se demandait comment cela était possible mais le silence poignant qui s'était installé fut brisé par le seul qui pouvait tenir un tel rôle : Sévérus Rogue.

« Mais nom d'un corbeau noir, comment diantre cela est-il possible ? Vous êtes morts ! » cracha-t-il.

Ce qui lui valut un regard particulièrement assassin de Sirius et d'Hagrid qui fut celui à réagir avec le plus de véhémence.

« Rogue, oiseau de malheur, ne pouvez-vous pas vous taire et garder votre cynisme au fond de vos chaudrons ? »

Le professeur de potions allait répliquer quand Albus intervint pour mettre fin à la querelle.

« Suffit. Réjouissons-nous plutôt de ce miracle, il sera temps après de savoir comment cela est arrivé. »

« En fait » intervint Sirius « j'aimerais plutôt vous le conter maintenant, cela permettra à Harry et ses parents de profiter d'un peu d'intimité par la suite. »

Albus consulta Harry du regard, celui-ci étant le plus concerné par la question. Le plus jeune des Potter hocha la tête bien que visiblement encore sonné.

« Lorsque je suis tombé à travers l'arche au ministère, je suis tombé dans un monde intermédiaire. Pas vraiment mort mais pas vraiment vivant j'ai erré dans ce lieu des semaines durant, jusqu'à ce que je tombe sur Lilly et James. Le Prior Incantatem a en effet libéré leurs âmes, mais ils étaient encore coincés sur ce plan de conscience là. Il y a quelques heures, un phénomène étrange s'est produit. Le voile entre les mondes s'est rompu un bref instant et nous nous sommes retrouvés en plein milieu du département des mystères, à l'endroit même où j'avais disparu. Moi n'ayant jamais quitté mon corps, je n'ai eu aucun souci pour comment dire…ressusciter. Cela n'aura pas dû être possible pour James et Lilly puisque leurs enveloppes charnelles ont disparu. Mais le plus étonnant c'est que leurs corps les attendaient au pied de l'arche et ont attiré leur âme. Cela, nous ne nous l'expliquons pas. »

Grande était la surprise qui se lisait sur le visage de tout les adultes présents dans la petite cabane. Rassembler le corps et l'âme, surtout un corps sensé avoir disparu environ quinze ans auparavant, comment cela était-il possible ? Luke entra silencieusement dans la cabane tandis que les plus folles explications passaient dans les esprits de chacun.

« Vous voulez nous faire croire que quelqu'un a déposé les corps de Lilly et James, des corps qui ont disparu après que Voldemort les ai tués voici seize ans ? Mais qui aurait pu faire çà ? Et qui en avait les raisons ? » demanda Rogue, des plus sceptiques.

« Moi. » répondit une voix décharnée que presque personne ne put reconnaître mais qui fit naître un sourire sur le visage de Luke et d'Albus.

« J'aurais dû m'en douter » marmonna Albus tandis que se matérialisait sous les yeux ébahis de l'assemblée une forme lumineuse qui pris peu à peu les trais d'une petite créature verte aux grandes oreilles.

« Maître Yoda » salua Luke en inclinant la tête en direction de son ancien mentor.

« Vieilli tu as, mon garçon. Mais assagi tu es devenu, la paix intérieure enfin tu as trouvé. Juste était la prophétie, mais mal nous l'avions interprété. L'équilibre la force a recouvré, ainsi que la république. Bien des épreuves avec succès elle a passé et bien d'autre lui reste à affronter mais solides sont désormais ses fondations. Les millénaires passeront et la République restera tandis que toujours les gardiens les jedis en seront. Fier de toi, les anciens sont. Mais un point de rupture Maître Windu a ici trouvé. Temps est venu que les Cymbrogis de la Terre marche à nouveau aux côtés des jedis, frères dans la Force. Temps est venu que les descendants de l'Emrys se révèlent car des profondeurs du néant s'élève une menace plus grande encore. Menacée est la vie elle-même. Dansent les ombres et tombent les lumières, c'est entre les ténèbres et les étoiles que se trouve le salut. Unis par le temps et l'espace sont les cœurs qui vibrent ensemble, plus fort seront les bras qui se dresseront contre la menace. Un, Lumière et Obscurité font. Venu est le temps du nouvel ordre jedi, ici commence son voyage. »

Yoda se tourna vers le professeur Dumbledore et lui adressa un sourire complice.

« Bien tourné tu as, mon ancien Padawan. Quitté le temple, un bon choix cela s'est avéré. Pour ton peuple, un exemple tu es. Parmi les maîtres, un grand tu aurais été, mais mort tu serais désormais. Enfant de l'Emrys, libérer la vérité tu dois enfin car cela seul vous sauvera. »

Le maître jedi se tourna finalement vers Harry.

« Plus jeune que maître Skywalker tu es, jeune Potter, mais tout aussi troublé ton cœur est. Harassant ton destin est, mais sache que sur les spectres du passé se bâtissent les visions du futur. Une seconde chance offerte t'es, en profiter tu dois. Des alliés ton ennemi s'est trouvé mais seul tu n'es plus. A tes côtés, les Jedis marcheront et ne point oublier tu ne dois que la Force est avec toi à jamais. »

Son spectre disparut peu à peu dans les ombres de la pièce tandis qu'un silence absolu régnait dans la cabane d'Hagrid, silence qui fut brisé par un reniflement dédaigneux de la part de Rogue.

« C'était quoi çà ? Un elfe de maison farceur ? »

« Maître Skywalker, je pense qu'il serait bon que vous expliquiez à notre ami qui il vient de voir » intervint Albus avec un léger sourire amusé.

« Professeur Rogue, la personne que vous venez de voir n'est autre que mon défunt mentor, le maître Jedi Yoda, guide du grand conseil Jedi et probablement la personne la plus puissante que je n'ai jamais rencontré. Il vous aurait terrassé en un clignement de cil si il l'avait souhaité ainsi que chacun dans cette pièce et probablement dans ce château. »

« Ridicule, même si je ne suis pas le plus puissant sorcier de cette assemblée, je doute qu'il aurait pu défaire le professeur Dumbledore si facilement » répliqua Sévérus.

« Détrompez-vous mon ami » répondit Albus « maître Yoda fut également mon mentor et bien que beaucoup plus jeune et vigoureux que lui, je n'ai jamais réussi à prendre le dessus sur lui dans nos leçons et je reste persuadé après toutes ces années qu'il n'avait jamais eu recours à toute sa puissance. Aussi comme disait le proverbe au temple : lorsque maître Yoda parle, l'univers entiers se tait et écoute. Ses avertissements sont à prendre très au sérieux, une menace plus grande que Voldemort se profile à l'horizon.»

« Il a dit aussi qu'il était temps que la vérité soit révélée. » intervint Hermione ce qui lui valut de s'attirer les regards de tous les adultes de l'assistance dont celui plutôt amusé d'Albus.

« En effet, il est grand temps que les ombres soient chassées. Celui que maître Yoda a nommé l'Emrys est plus connu pour chacun d'entre vous sous le nom de Merlin, LE Merlin et ma famille descend directement de l'enchanteur, je reviendrai dessus dans quelques instants mais continuons l'arbre généalogique. Il y a quelques 110 ans, maître Yoda est revenu sur Terre après de longues années dans les étoiles, pas de questions Sévérus acceptez seulement ceci comme véridique. Vous avez remarqué que maître Yoda ressemblait à un elfe de maison, ceci n'est foncièrement pas faux, car il appartient bien à la famille des elfes mais à celle des sources et avait quitté son peuple voici près de 800 ans pour devenir un chevalier Jedi. Il y a donc 110 ans, en visite dans son peuple, maître Yoda m'a senti, il n'y a pas d'autres mots et a décidé de me prendre comme Padawan pour devenir à mon tour maître jedi. Pendant un temps j'ai suivi son enseignement mais j'ai quitté le temple pour revenir ici à cause d'une femme. Celle-ci se nommait Catalina et j'en ai été éperdument amoureux. Mais celle-ci est morte durant son accouchement, le jour où elle a mis au monde Méline, notre fille. Celle-ci a épousé un sorcier du nom d'Harold Potter et ensemble ils ont mis au monde un fils nommé James… »

« Harry, çà veut dire que le professeur Dumbledore est ton arrière-grand-père ! Je le savais ! » s'écria Ron tandis qu'Albus continuait sa phrase

« …qui à son tour épousa Lilly et eurent Harry …et Hermione. »

« Quoi ? » s'écrièrent Harry, Hermione et Ron en même temps tandis que Minerva, Arthur, Sévérus, Hagrid et Sirius regardaient Albus, James et Lilly avec des yeux gros comme des soucoupes.

James prit la parole à son tour pour finir de dévoiler la vérité trop longtemps cachée.

« A la naissance, Lilly mit au monde deux beaux enfants, le premier était un petit garçon : Harry, le second une sublime petite fille que nous nommâmes Hermione. Nous avions prévu de vous cacher tous deux pour vous préserver des sombres dessins de Voldemort, malheureusement, nous avons tôt sût que les espions de Voldemort avaient appris la naissance d'un héritier mâle : Harry. Sachant qu'il n'était désormais plus en sécurité nulle part, nous ne pouvions le cacher ou nier son existence sans attirer l'attention sur l'existence d'un deuxième bébé. » Sévérus se mit soudain à se tortiller sur sa chaise, visiblement mal à l'aise. « Alors nous avons décidé à contrecoeur ma douce Hermione de te confier à une famille de moldus qui ne pouvait pas avoir d'enfants mais avait beaucoup d'amour à t'apporter : les Granger. Au moins l'un de vous était en sécurité. Ce fut un véritable déchirement que de devoir te confier à la garde d'étrangers en sachant que nous risquions de ne jamais te revoir, mais tu étais loin des griffes de Voldemort et de ses sbires. »

Lilly voulut prendre une Hermione toute chamboulée dans ses bras mais celle-ci ne lui en laissa pas le temps et s'enfuit en courant de la cabane, suivi de très près par Harry.

Ron voulut aller avec son ami, mais son père l'en dissuada :

« Ronald, laisse-les régler çà entre eux. Ils ont besoin de se retrouver pour l'instant. Cela fait beaucoup de nouvelles d'un coup, elle a besoin de faire le point. Tout ce qu'elle tenait pour acquis vient de voler en éclats. Je sais que tu l'aimes mais pour l'instant si tu veux l'aider, laisse la seule avec Harry, elle viendra vers toi ne t'en fais pas pour çà. »

Cela eut le don de faire rougir Ron qui eut le bon goût de ne pas nier l'évidence.

« Si vous permettez, je pense que je peux les aider, j'ai eu comme qui dirait exactement le même problème étant plus jeune » intervint Luke.

James consulta Lilly du regard et finalement accepta l'offre de soutien du professeur Skywalker.

« Et cette menace dont maître Yoda parlait ? » demanda Minerva curieuse tandis que Luke sortit à son tour de la cabane pour retrouver les deux jeunes gens.

Chapitre 10 : Promenons-nous dans les bois pendant que le loup n'y est pas

Harry pénétra à son tour dans la forêt interdite, Hermione était proche, il le savait, il la sentait. Pourquoi diable fallait-il qu'en cet instant, celle qui incarnait la raison dans leur trio se mit à réagir de façon impulsive et irréfléchie ? Elle se comportait de façon tout à fait irresponsable. Cette pensée eut l'effet de faire sourire Harry, après tout sa chère sœur devait régulièrement penser la même chose à son propos.

Le destin devait avoir décidé que de s'amuser avec eux devait être particulièrement divertissant vu le nombre d'épreuves qu'il leur avait imposé. Mais il semblait aussi avoir décidé qu'il était temps pour eux de vivre des temps plus cléments. Même si plusieurs sentiments se battaient en duel en lui, incontestablement la joie dominait. Et il fallait faire en sorte que cela dure en retrouvant Hermione avant que la forêt ne referme sur elle ses sombres tentacules et ne le prive de ce bonheur retrouvé.

Enjambant les racines effrontées qui se dressaient sur les chemins chaotiques de la lisière de la forêt, Harry pénétra plus profondément dans les ténèbres avant de s'arrêter, légèrement désespéré. Le souffle court, les idées peu clair, il ne savait vraiment pas par où commencer ses recherches, la forêt était si immense et si dangereuse, Hermione pouvait être n'importe où.

« Aie confiance en la Force »

Cette pensée lui vint sans qu'il en sache l'origine mais pourtant il en perçut tout de suite la véracité. Il ne fallait pas qu'il réfléchisse plus et ne devait faire confiance qu'à son instinct, c'était pour lui la seule façon de retrouver sa sœur dans cette immensité. Alors il se mit à suivre le chemin que lui indiquait ses pas, sa course se faisant de plus en plus rapide tandis qu'au fond de lui grandissait la certitude qu'il était sur la bonne voie, qu'il se rapprochait d'Hermione.

Le temps ne représentait plus rien, le décor avait cessé de lui être familier depuis un moment déjà et il commençait à se demander comment ils arriveraient à rentrer à Poudlard quand soudain, il déboucha dans une petite clairière étrangement éclairée et sereine. Une oasis de lumière dans un monde d'obscurité, telle était cette clairière, tel était aussi Poudlard.

Elle était là. Recroquevillée, adossée à la souche d'un arbre en plein centre de la clairière, pleurant toutes les larmes de son corps et tremblant comme une feuille. Alors Harry souffla de soulagement. Il l'avait retrouvé et pouvait maintenant essayer de calmer son cœur qui battait si fort dans sa poitrine qu'il était étonné que celui-ci y soit encore à l'intérieur. Lentement, il s'approcha d'elle et s'assit à ses côtés. Nul mot n'était pour l'instant nécessaire pour qu'ils puissent partager leurs émotions. Il lui suffisait d'être là, à côté d'elle, pour comprendre tout le trouble qui était le sien.

Au bout de quelques instants, Hermione posa sa tête contre l'épaule d'Harry et celui-ci l'entoura de son étreinte protecteur de grand frère. Grand frère ? Ils ne savaient même pas lequel des deux était né le premier, mais en cet instant précis, cela n'avait aucune importance. La vérité était là : c'est l'amour d'un frère et d'une sœur qu'ils exprimaient en cet instant par cette étreinte. Tout autour d'eux aurait pu s'effondrer, qu'eux seraient restés debout soutenus par cette inébranlable force qui les avait réunis.

« Je crois que l'ai toujours su », finit par dire Hermione, « Au fond de moi, je l'ai toujours su. Mais de l'entendre aujourd'hui, ça m'a fait un choc, je n'étais pas prête à l'accepter. Les Granger m'ont toujours aimé comme leur fille et apprendre qu'ils ne sont pas mes parents…j'ai…j'ai pas supporter. Je suis désolé Harry, tellement désolé.»

Harry était quelque peu surpris par ces derniers mots, bien sûr il s'était attendu à ce qu'elle ait du mal à accepter que les Granger n'aient pas été ses véritables parents, il s'était attendu à ce que cela lui ai causé un véritable choc, mais par Merlin, pourquoi donc était-elle désolé ?

« Désolé ? De quoi Mione ? »

Elle le regarda les larmes plein les yeux.

« De ne pas être aussi forte que toi Harry. Si je…si je me suis enfuie, c'est pas parce que je n'ai pas envie d'être ta sœur, mais je ne suis sûre d'avoir envie d'être la fille de nos parents, je ne suis pas sûre d'être prête à l'accepter. Je… »

Harry la fit taire en posant un doigt sur ses lèvres.

« Tu n'as pas à être désolé, Mione, on a eu beaucoup d'émotions aujourd'hui. N'importe qui aurait craqué, c'est normal. Je comprends ce que tu ressens. Tu dois te sentir si perdue, déboussolée, en tout cas moi je le suis. Apprendre qu'on est la fille cachée des ennemis de Voldemort, morts il y a 16 ans et ressuscités depuis moins d'une journée, ça a de quoi te démolir une personne. »

Hermione eut un léger sourire amer sur ces dernières paroles. Il fallait avouer que dit comme ça, cela paraissait totalement incroyable et surréaliste.

« Je ne sais plus qui je suis. Hermione Granger ou Hermione Potter ? Est-ce que j'arriverai à aimer nos parents ? Est-ce qu'ils vont m'aimer ? Et qu'est ce qui va se passer avec mes parents, enfin les Granger ? Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdue »

« Fais comme l'oiseau » murmura Harry ce qui provoqua un froncement de sourcils de sa sœur.

Harry secoua la tête avec un sourire attendri.

« Je comprends ce que tu veux dire. J'ai été privé de mes parents pendant quinze ans, je ne les connais presque pas, je les aime, je veux dire, mais je ne les connais presque pas. Pendant ces quinze ans, j'ai dû vivre sans eux, sans leur amour et aujourd'hui les revoilà, revenus du royaume des morts. Je ne sais pas de quoi seront fait les jours qui vont venir, mais je sais de quoi étaient faits ceux de ces quinze dernières années. »

Harry la regarda droit dans les yeux avec beaucoup d'émotions.

« Je sais que Mrs et Mr Weasley m'ont aimé comme ils aiment leurs autres enfants et je sais que je les aimais autant que je les aurais aimé s'ils avaient été mes vrais parents, et je sais que cela ne changera pas, quoique il arrive ils sont aussi ma famille. Non, le retour de nos parents ne doit pas être une occasion de cesser d'aimer ceux que nous aimions auparavant comme nos propres parents, au contraire, c'est l'occasion pour nous de bénéficier de deux fois plus d'amour qu'auparavant. L'amour ne se divise pas, il se multiplie ! C'est vrai que la vie sera désormais différente, mais l'amour que nous avons pour eux sera toujours le même. C'est grâce à eux que nous sommes ceux que nous sommes devenus aujourd'hui, ils méritent tout autant notre amour que nos parents. Qui tu es ? Tu es Hermione née de sang Potter et élevée à l'amour Granger, tout comme je suis Harry né de sang Potter et élevé dans l'amour des Weasley, et cela nous ne pouvons le renier. Tu es ma sœur voilà qui tu es. »

Hermione le regarda quelques instants en reniflant en silence avant finalement de se serrer contre lui et de lui murmurer :

« Merci, Harry. Merci d'être fort pour nous deux. Tu as raison, ils nous aiment tous les quatre, enfin tout les six, comme leur propre enfant. Qui nous a donné la vie n'a pas d'importance dans le fait de les aimer ou non. Oui, ils méritent tous notre amour, et puis, tout le monde n'a pas la chance d'avoir deux papas et deux mamans ! »

Un grand sourire vint illuminer leur visage tandis qu'ils s'étreignaient tout deux très forts comme pour s'assurer qu'ils étaient bien vivants, que c'était bien la réalité.

Au bout de quelques minutes, ils se séparèrent, leur robe quelques peu humides par les pleurs qu'ils avaient partagé dans cette fraternelle étreinte. Harry éclata de rire en retirant des brindilles des cheveux d'Hermione.

« Tu as prévu d'accueillir des locataires dans ta tignasse ? » se moqua-t-il gentiment

« Rigole autant que tu veux Potter, mais cette forêt n'est pas vraiment entretenue, si tu vois ce que je veux dire, et quand on court avec les larmes aux yeux, c'est un peu plus difficile d'éviter les buissons et la végétation de la forêt interdite » répliqua-t-elle en lui tirant la langue.

« Et tu oses me tirer la langue sœur ingrate ! Tu vas voir que la vengeance d'un Potter est terrible Potter ! » conclua-t-il avant de se mettre à la chatouiller furieusement.

Au bout de quelques minutes de ce combat amical, ils se séparèrent en souriant et se relevèrent en s'époussetant.

« Bon, c'est pas tout ça, mais il va falloir retourner à Poudlard, ils doivent mourir de peur. » intervint Hermione

« Ah non pas déjà ! » répliqua Harry « On vient juste de les récupérer, alors ils ont intérêt à attendre un peu avant de mourir de peur. Aie !»

Hermione venait en effet de lui donner une tape sur le haut du crâne « Idiot, va !» dit-elle avec un sourire

« Non, ton frère ! » rétorqua-t-il tout autant en souriant.

Hermione se mit à regarder la lisière de la clairière pour essayer de déterminer par où elle était venue car elle sursauta.

« Harry ! »

Celui-ci se retourna vers sa sœur un peu inquiet vu le ton de l'exclamation.

« Oui ? Qu'est ce qu'il y a ? »

« Je crois qu'on nous observe Harry. »

Harry regarda avec attention vers là où regardait Hermione et soudain il sut. Il avait déjà vu cette clairière autrefois.

« Hermione, recule. Je sais où on est. »

« Oui Harry ? »

« On est déjà passé par là avec Ron »

« Qu'avec Ron ? Mais qu'est ce que vous fabriquiez dans la forêt interdite ? Et sans moi ?»

« On suivait les indications d'Hagrid qui venait d'être envoyé à Azkaban, on cherchait ce qui était dans la chambre des secrets pendant que toi tu étais pétrifiée. » répondit-il en faisant référence à ce terrible épisode de leur seconde année à Poudlard.

« Oui, et ? »

« Et on est passé par là quand on est allé voir Aragog »

« Aragog ? Qui est Aragog ? »

« Le papa de ces choses » hurla Harry tandis que sortaient de l'ombre des araignées géantes qui s'avançaient vers elle, leur mandibules cliquetant avec vigueur.

Hermione se serra tout contre Harry sortant sa baguette prête à se battre contre l'armée d'araignées alors que celui-ci essayait de leur trouvé une chemin pour fuir à reculons. Soudain, d'autres araignées surgirent de derrière eux, les prenant entre deux feux. Les bruits de mandibules se faisait de plus en plus oppressant et de plus en plus bruyant. La distance entre les deux clans se réduisait inlassablement et les secondes avant l'assaut final s'amenuisaient peu à peu. Alors qu'Harry perçut derrière lui une Acromentula qui leur bondissait dessus, il fit tomber Hermione à terre, privant ainsi in extremis l'araignée de sa proie, araignée qui vint s'écraser sur le premier groupe qui ne lui fit aucun cadeau, la dévorant sans pitié. Les cris d'agonie rendait la situation encore plus inquiétante et malgré le répit de quelques secondes qu'ils venaient de gagner, Hermione et Harry étaient conscients que seul un miracle extérieur pourrait leur empêcher une mort quasi-certaine.

« Et cette menace dont maître Yoda parlait ? » demanda Minerva curieuse.

L'assistance présente dans la cabine était suspendue aux lèvres de Dumbledore, mais ce ne fut pas lui qui répondit puisque Rogue prit la parole.

« Attendez quelques instants. Voyons si j'ai bien tout compris. » dit-il à Dumbledore « Votre ancêtre était Merlin, vous êtes le grand-père de James et celui d'Harry et de miss Granger ? »

Dumbledore hocha la tête.

« M'étonnes plus que vous leur passiez tant de choses, ça explique bien des choses en tout cas. Ca je veux bien comprendre et l'accepter, mais là où je ne comprends plus c'est cette histoire avec ce nain vert, vous pouvez reprendre que je comprenne bien ? »

Albus se pencha vers ses interlocuteurs et sourit.

« Bien, si vous avez besoin que je vous l'explique de nouveau Sévérus, je vais le faire. Il faut d'abord comprendre une chose, la vie existe sur d'autres mondes que le nôtre et nous ne sommes pas seuls dans l'univers. Et la magie existe également dans ces mondes, ceux qui la maîtrisent sont les chevaliers jedis, regroupés au sein de l'ordre Jedi. Ils ont pour rôle de protéger le gouvernement et de faire respecter la liberté et les lois sur chacun des mondes. Il y a environ deux milles ans, un groupe de ces chevaliers, les Cymbrogis, un courant minoritaire dans l'ordre, est parti pour explorer les autres galaxies, suite à un incident, ils ont dû s'installer sur Terre et se fondre parmi nous. Selon les écrits, ils furent parmi les premiers à fonder des communautés de sorciers et certains d'entre nous sont leurs descendants. Les rituels et la philosophie de l'ordre jedi se sont quelque peu fondues dans notre propre folklore avec le temps et cela à donner notre vision actuelle de la magie »

Sévérus hocha la tête, il comprenait un peu mieux la situation.

« Les humains ne sont pas les seuls à maîtriser la magie, cela vous le savez tous, les elfes par exemple sont dépositaires également de leur propre magie. Il y a huit cents ans, l'un d'eux, Yoda, a quitté la Terre, comment cela même moi je l'ignore. Il a rejoint l'ordre jedi et à parachever sa formation avant d'enseigner à des générations d'élèves. Il est revenu sur Terre il y a 110 ans, j'avais alors une quarantaine d'années, et une sérieuse formation obtenue ici-même à Poudlard. Mon sens de l'aventure était tel que j'ai accepté de suivre maître Yoda au temple Jedi sur Coruscant. Il m'a enseigné beaucoup, et il n'y ait pas pour rien si certains d'entre vous me surnomme le plus grand sorcier du monde. Toutefois, des raisons sentimentales m'ont fait revenir ici, à savoir la grand-mère de James. Maître Yoda a été le professeur de maître Skywalker. »

Minerva fut quelque peu surprise.

« Le professeur Skywalker ne vient pas de la Terre ? »

« Non, il vient d'une autre planète. C'est aussi le fondateur du nouvel ordre jedi, donc quelqu'un d'extrêmement puissant et d'influant. C'est donc une chance énorme pour nous si il a accepté de venir enseigner ici. L'enseignement qu'il apportera aux étudiants pourrait changer certaines choses et être un avantage important. »

« C'est pour ça qu'il ne sait pas utiliser une baguette, n'est-ce pas ? » demanda Sévérus

« Oui » confirma Albus « leur conception de la magie n'est pas entièrement la même que la notre, il y a certaines nuances qui nous échappe, mais la base est la même. »

Cela sembla satisfaire Sévérus qui hocha la tête.

« Et pour la menace ? » demanda James

Le regard d'Albus perdit un peu de ses étincelles de malices.

« Hagrid, auriez-vous l'amabilité de nous servir un peu de cognac s'il vous plait ? » demanda-t-il

Le demi-géant hocha la tête et se leva servir à boire à ses invités.

Et ce miracle intervint.

Sortant à son tour de l'obscurité des feuillages de la forêt, le professeur Skywalker s'élança vers le premier groupe d'araignées, sabrelaser allumé. Avec une vitesse hallucinante, il se faufila parmi les assaillantes, donnant régulièrement des coups de sabres pour calmer les ardeurs des mandibules affamés des bestioles. Il vint se placer aux côtés d'Harry et d'Hermione et protégea ses élèves des attaques successives des monstres. Luke avait senti que ces choses étaient conscientes et surtout affamées mais pas vraiment malveillante, et si sa morale le conduisait à vouloir épargner le plus grand nombre de ses créatures, il n'avait pour autant pas l'intention de leur servir de repas. Se concentrant dans la force, il arriva à influencer l'esprit animal des araignées, ce qui lui permit des les obliger à s'écarter tandis qu'ils reculaient vers le chemin d'où il état venu. Mais l'esprit animal étant beaucoup plus complexe à influencer que l'esprit humain du fait des instincts sauvages des créatures, Luke savait qu'il ne pourrait les maintenir trop longtemps toutes à distance sans faiblir. Il fallait permettre à Harry et Hermione de fuir, une fois qu'il n'aurait plus à les protéger, sa tâche serait grandement faciliter.

« Votre balai, Harry, appelez votre balai ! »

Harry regarda son professeur et comprit de quoi celui-ci parlait.

« Accio Eclair de feu » hurla-t-il de toute ses forces.

Quelques secondes l'éclair de feu d'Harry fondit la fronde des arbres et vint se nicher dans ses mains.

« Filez avec votre sœur, je vous rejoins » lui ordonne Luke

« Mais professeur… » voulut répliquer Harry

« Faites ce que je vous dis Harry, je peux me débrouiller tout seul sans problème » lui répondit son professeur, son regard fixé à celui d'Harry.

Le Survivant hocha la tête et enfourcha son balai.

« Mione, monte et accroche toi bien »

« Mais Harry, le prof… »

« Monte Hermione » l'interrompit Harry

Celle-ci le fusilla du regard tandis qu'elle grimpait derrière Harry et s'accrochait fermement au balai. Une fois certain qu'elle était bien agrippé, Harry fit s'élever le balai dans les airs et se retourna vers son professeur pour lui parler une dernière fois.

« Bonne chance professeur »

« A tout à l'heure les enfants. Que la Force soit avec vous » leur répondit-il

Et Harry lança son balai vers les cieux, échappant ainsi aux filets des acromentulas. Luke les regarda s'enfuir avec un sourire : il devait avouer que ce moyen de locomotion était particulièrement pratique et excitant. Ses circonvolutions dans les airs avec son fils lui avait rappelé la joie qu'il avait à piloter son x-wing, en plus, le contact du vent sur son visage, la liberté de mouvement qu'ils offraient avaient fini de conquérir Luke. Le Quidditch était un sport qu'il aurait bien aimé pratiqué. Mais toutefois, ce n'était guère le moment de penser à ça, il fallait qu'il se sorte de ce mauvais pas. Ce qui lui fit penser qu'il risquait fort de se faire disputer par Mara pour avoir une fois de plus risquer sa vie, ce qui l'amena à se demander ce qui allait la chagriner le plus : qu'il ait risqué sa vie ou bien qu'il l'ait fait sans elle ?

Luke éteignit la lame de son sabrelaser et utilisa la Force pour d'un seul bond rejoindre la forêt et se mettre à courir vers Poudlard en semant les araignées derrière lui. Celles-ci allaient vite, mais Luke avait un avantage considérable : la Force était avec lui et dans cette forêt il y avait plus d'une manière d'user de son avantage. Certaines araignées durent renoncer à la poursuite, empêtrées qu'elles étaient dans un véritable mur végétal qui s'était soudain dressé contre elles, d'autres étaient persuadées que leur proie s'enfonçait davantage dans la forêt interdite au lieu de chercher à s'en échapper, d'autres encore prenaient leurs congénères pour leur proie : la confusion régnait dans les rangs des araignées, ce qui permit à Luke de poursuivre sa route vers le parc de Poudlard sans trop de difficultés. Il prit même le temps de saluer une Ford Anglia qui avait klaxonné sur son passage, avait-il grillé une priorité sans s'en rendre compte ?

Après quelques minutes de cette randonnée à vive allure, il arriva enfin dans le parc de Poudlard et prit quelques instants pour remettre un peu d'ordre dans ses vêtements et entra dans la cabane.

Nombreuses furent les têtes à se retourner vers lui avec curiosité, ce qui ne manqua pas de faire naître chez Luke un sourire amusé.

« Ils vont arrivés, ils traînent un peu. Ah la jeunesse ! » leur dit-il

Cela fit naître des sourires chez la plupart des personnes présentes, et ramena de l'assurance sur les visages des parents.

Hermione ne comprenait pas pourquoi son frère avait accepter de laisser leur professeur derrière, seul aux prises d'une armée d'araignée et cela la troublait. Soudain elle se rendit compte qu'elle venait de penser à son frère et non à Harry ce qui la fit sourire. Il était si simple d'accepter cette vérité et il avait été si rapide de l'intégrer dans sa façon de penser ! Quelle avait été bête de s'enfuir comme ça, les mettant en danger, alors qu'il n'y avait que des raisons de se réjouir en ce jour et aucune de désespérer. Harry avait raison, l'amour qu'ils portaient à leurs parents, tant génétique qu'adoptifs, cet amour là ne se diviserait pas mais se multiplierait. Rien ne leur interdisait d'aimer et les Potter et les Granger et les Weasley comme étant leurs parents. Cela n'allait pas changer fondamentalement les choses : ils habiteraient encore dix mois par an à Poudlard et le reste, tous ensemble à Grimmaud Square le temps que Voldemort soit battu. Et après Poudlard, et bien s'ils étaient encore en vie, il y avait de fortes chances qu'ils aillent fondés leur propre famille et leur propre foyer.

Elle était Hermione, née Potter et aimée comme une Granger ; qu'elle avait été bête de douter d'elle-même. Heureusement que son frère avait été là.

« Harry ? » cria-t-elle pour couvrir le bruit du vent

« Oui soeurette ? » répondit-il

« Pourquoi tu as laissé le professeur Skywalker là-bas ? Il est tout seul avec ces créatures, ce n'était pas bien de le laisser se débrouiller seul ! »

Harry se mit à sourire en faisant descendre le balai vers la pelouse du parc.

« On le gênait plus qu'autre chose si tu veux mon avis. Tu te souviens des paroles de Jaina ? Je doute que ces araignées aient réellement été un danger pour lui. De devoir nous protéger l'obligeait à être plus prudent. Et je suis prêt à parier qu'il sera chez Hagrid avant nous ! »

Hermione hocha la tête, elle comprenait maintenant pourquoi Harry avait si facilement cédé à son professeur. Ce n'était pas de la lâcheté mais de la logique pure et simple. Harry avait confiance dans les capacités de son professeur et avait compris plus vite qu'elle la réalité des évènements. Si ils étaient restés, ils auraient tous été en danger car l'attention de leur professeur aurait dû être partagé, seul le professeur n'aurait aucun souci pour régler le problème.

Toutefois, cela avait dû coûté à Harry de se conformer aux ordres de son professeur vu son goût à vouloir affronter le danger. Il devait avoir une confiance importante en son professeur pour s'être détourné du danger, peut-être même avait-il pris conscience qu'il n'avait pas à se comporter comme un héros ?

Harry se posa légèrement sur devant la cabane de Hagrid tel un papillon sur une fleur. Il n'avait pas l'habitude de voler avec quelqu'un derrière lui et avait dû adapter son style de vol aux circonstances, mais cela ne l'avait finalement pas gêner de voler avec sa sœur. Il aimait beaucoup cette idée : Hermione, sa sœur. Et dire que ses, pardon, leurs parents les attendaient dans la cabane ! Cette journée était magnifiquement belle et heureuse.

Descendant de son balai, il prit la main d'Hermione et c'est les yeux brillants que tous deux ouvrirent la porte de la cabane.

« Vous en avez mis du temps ! » les accueillit Luke qui les attendait, assis dans un fauteuil confortable avec Albus, Minerva, Sévérus, James, Lily, Sirius, Ron, Arthur et Hagrid.

Hermione ne put empêcher la surprise de se lire sur son visage tandis que chez Harry, un sourire vainqueur venait d'apparaître.

« Je te l'avais dit » murmura-t-il à l'attention de sa sœur avant d'aller s'asseoir avec ses parents. Ceux-ci s'étaient levés quand la porte s'était ouverte et attendait avec appréhension la suite des évènements.

Hermione était seule debout au milieu de la pièce et luttait contre les larmes, elle avait accepté que James et Lily soient ses vrais parents mais cela ne lui disait pas comment elle devait se comporter avec eux. Toutefois ce fut Lily qui lui donna la réponse en venant la serre dans ses bras. Pendant quelques secondes, elle sembla quelque peu réticente, mais les doux mots que lui chuchotaient Lily à l'oreille eurent raison de sa réserve et elle accepta avec joie cette étreinte maternelle. Les deux femmes ne pouvaient retenir leurs larmes, et Harry dans les bras de son père n'en menait pas plus large.

L'émotion avait gagné tout les occupants de la cabane. Une famille trop longtemps dispersée venait d'être réunie et même Rogue se laissa gagner par la douce joie ambiante, il lui était difficile de maîtriser les larmes qui menaçaient de sortir et il donna une teinte dédaigneuse à son reniflement pour dissimuler le trouble qui l'avait envahi. Au bout de quelques minutes, Hermione vint s'asseoir à côté de son frère et de Ron pour écouter la suite du récit d'Albus.

« Maître Yoda a parlé d'une menace qui menaçait la vie elle-même et il a fait référence à l'Emrys. Cela ne peut signifier qu'une seule chose : le seigneur Flâam a décidé de laver l'affront que lui avait fait Merlin il y a plus de mille ans. »

« Excusez mon ignorance, Professeur Dumbledore, mais qui est ce seigneur Flâam ? » interrogea Arthur Weasley

« Ne vous excusez pas Arthur, votre ignorance est bien normale, c'est une période de l'histoire qui a été passé sous silence. Le seigneur Flâam est le maître des cinq cercles démoniaques, il y a plus de mille ans il a souhaité revenir sur Terre d'où l'avait chassé les humains pour en faire son sixième cercle. Toutefois l'Emrys se dressa bien vite devant l'armée du roi-démon et le chassa. Merlin scella l'accès du roi-démon par un engagement dynastique : tant que vivrait la lignée de l'Emrys, le seigneur Flâam et ses démons ne pourraient revenir sur Terre. Il semble que le seigneur Flâam ait décidé qu'il était temps pour lui de revenir. Et cela pourrait expliquer pourquoi le voile entre les mondes s'est entrouvert et pourquoi vous avez pu revenir : le puits des âmes a dû être activé cette nuit. Les attaques de Voldemort ne peuvent être une coïncidence, il a prévu quelque chose et a demandé l'aide de Flâam. Cela ne peut être que ça. »

« Notre ennemi a donc trouvé de nouveaux alliés » résuma Minerva.

« Sans doute Minerva, sans doute. Ouvrir les yeux et nous tenir sur nos gardes, nous devons.» lui répondit Albus, « Nous allons prendre certains mesures qui vont s'avérer nécessaires. Arthur, nous allons devoir faire une annonce pour écarter une bonne fois pour toutes les rumeurs sur votre mort. »

Arthur Weasley, ministre de la magie, hocha la tête.

« Oui, en plus le bilan de l'attaque de Pré-au-lard sera une bouffée d'espoir qui sera la bienvenue. Toutefois Albus, j'aimerai, si vous le voulez bien, que Molly et le reste de la famille s'installe à Poudlard. Maintenant que le Terrier a été détruit, ils seraient plus en sécurité ici, et j'aurai l'esprit plus soulagé de les savoir en sécurité. »

Albus hocha la tête et regarda Hermione dont la main gauche était désormais dans la main de Ron.

« Bien sûr, cela va de soi Arthur. Mrs et Mr Granger sont également les bienvenus. Il est possible qu'ils deviennent des cibles pour Voldemort sachant l'importance de miss Granger pour Harry. Hagrid ira les chercher dès ce soir »

Luke décida d'intervenir à son tour dans la discussion.

« Professeur Dumbledore, étant donné que le nombre d'Aurors à disposition du ministère à quelque peu diminué ces derniers temps, j'ai pris la décision de demander l'assistance d'autres chevaliers jedis. Ceux-ci viendront provisoirement gonflés les rangs et assureront la protection de la population et des lieux stratégiques. Ma sœur nous rejoindra avec eux d'ici quelques jours. Et vu la menace dont vous venez de parler, cela ne sera pas de trop. »

Arthur souriait à présent assez largement, Luke venait de lui apporter une très bonne nouvelle par les temps qui couraient.

« Professeur Skywalker, nous vous sommes extrêmement reconnaissants de votre geste, sachez-le. »

Hermione soudain donna l'impression de vouloir parler mais n'osa pas. Lily toutefois s'en aperçu.

« Hermione ? »

« Professeur, je me demandais pourquoi Jaina et Jacen sont là ? Je veux dire, nous avons tous vu que leur niveau était bien au-dessus de ceux des septièmes années et que leur potentiel est bien supérieur. Alors est-ce qu'ils ne seraient pas là pour nous servir de gardes du corps ? »

Luke hocha la tête.

« En effet, nous nous sommes dit qu'il serait plus prudent d'avoir quelqu'un avec vous en permanence, même dans la tour des Gryffondors. Je suis désolé Harry. »

Harry sembla un instant choqué qu'on ne lui ait pas demandé son avis, qu'on ait jugé qu'il ait besoin de chaperons, mais il devait avouer que vu les différents problèmes qu'il avait rencontré ces dernières années, cela était tout à fait justifier.

« Pas de souci professeur, je comprends ce qui vous a poussé à prendre cette décision et je l'accepte. » lui répondit-il

« Luke, oserais-je vous demander encore une fois votre assistance ? » demanda Albus

« Allez-y »

« En fait, j'ai deux demandes à vous faire. La première concerne les défenses de Poudlard, elles doivent être restaurées et je pense qu'il vaudrait mieux que cela soit vous qui vous vous en occupiez. »

« Bien, je m'en occuperais ce soir. Et votre seconde demande ? »

« J'ai remarqué que votre femme vous avait remplacé pour vos cours aujourd'hui, accepterait-elle d'enseigner également ? Je pense que nous allons devoir encore renforcer le nombre d'heures de cours de défense. »

« Excusez-moi » intervint Minerva « non que je ne doute des compétences de votre femme professeur Skywalker, mais sera-t-elle capable d'enseigner ? »

Luke hocha la tête.

« Minerva, depuis bien longtemps l'ordre Jedi fonctionne selon le principe : un maître, un élève. A chaque fois qu'un chevalier atteint le rang de maître, il doit enseigner à un ou plusieurs apprentis, ainsi chaque maître apprend à transmettre son savoir et forme les générations suivantes. Tout nos maîtres jedis sont donc des enseignants en puissance.»

« Un enseignement individualisé ? Quelle belle idée ! Si seulement nous avions les moyens de faire cela ! » soupira-t-elle rêveuse

« Je suis persuadé que ma femme sera ravie de prendre en charge certains cours » répondit Luke pour Albus.

« Bien, Bien. Ma chère Lily, j'aurais également un service à vous demander » repris Albus

« A peine revenue à la vie et déjà exploitée » soupira théâtralement James ce qui fit sourire Lily et Sirius et grognait Sévérus

« Oui Albus ? » demanda-t-elle

« C'est pour ça que Papa vous avez confié sa cape d'invisibilité ! » s'exclama soudain Harry à la plus grande surprise de tous.

Tandis qu'Albus hocha légèrement la tête, Sévérus et Minerva firent de gros yeux quelques peu menaçant.

« Une cape d'invisibilité Potter ? » siffla Rogue « Ca explique bien des choses tout ça ! »

Tandis que James se tenait la tête à deux mains pour cacher son fou rire et que Sirius se tapait le front en marmonnant une litanie de « mais quel imbécile, quel imbécile » et que Lily grondait Sirius pour parler ainsi de son fils, Harry se mit à déglutir péniblement, il avait oublié qui il y avait dans la pièce et se retrouvait maintenant dans de beaux draps. Hermione et Ron secouaient la tête de dépit.

« Oups ! » fit Harry le visage devenu rouge pivoine sous le regard amusé d'Albus et de Luke.

« Fleur de Lys, je suis désolé, mais ton fils, mon filleul donc, n'est vraiment pas très doué ! Je suis sûr qu'il ne s'est même pas rendu compte des sentiments qu'il avait pour la petite Ginny ! »

« Faux ! » s'exclama Ron, pensant venir à la rescousse de son meilleur ami « On les a retrouvé tout les deux enlacés dans un fauteuil de la salle commune ! »

Tandis qu'Arthur regardait maintenant Harry avec des yeux perçants, que Minerva semblait un peu choquée et qu'Harry rougissait violemment, Sirius en remit une couche.

« Ah ! Et ça fait combien de temps hein ? »

Ron bredouilla quelque chose d'incompréhensible à propos d'un pari avant de reprendre plus distinctement : « Ce matin » ce qui fit naître un sourire de vainqueur sur le visage de Sirius.

« Ouais, donc j'avais presque raison ! Il t'en auras fallu du temps gamin ! » le taquina Sirius

« Sir' combien de temps il a fallu à un certain Gryffondor pour s'apercevoir qu'il était amoureux d'une certaine Serdaigle ? » lui rétorqua Lily

Cela eut don de rendre Sirius un peu moins fier et conquérant, puisque il bredouillait maintenant dans sa barbe au sujet d'une conspiration mère-fils.

« Merci maman » répondit Harry avec un sourire éclatant.

« De rien mon fils »

« Vous étiez au courant ! » s'écria soudain Rogue en désignant Albus

« Pour Harry et Ginny ? Ou pour Sirius et Antinéa ? » demanda celui-ci

« Pour la cape d'invisibilité » accusa Sévérus tandis que Sirius s'étonnait lui : « Vous saviez pour Antinéa et moi ? »

Albus arborait maintenant un large sourire : « Oui et Oui ! »

Et si Sirius semblait choqué et perturbé, Sévérus semblait lui furieux : « Je le savais que vous bénéficiez de favoritisme Potter, je le savais. C'est intolérable, c'est…c'est injuste ! »

Arthur lui profita de cette diversion pour glisser à l'oreille d'Harry un « Je crois que nous allons bientôt devoir avoir une petite discussion tout les deux au sujet de Ginny » qui eut le don de faire rougir et bredouiller Harry.

Albus s'éclaircit alors la gorge pour rappeler tout le monde au véritable sujet de la discussion.

« Lily, vous serait-il possible de contacter nos petits amis bleus ? Leur concours pourrait nous être utile pour espionner Voldemort »

Lily sembla être prête à éclater de rire à l'image de ce que suggérait Albus et elle hocha la tête, les yeux rieurs.

« Parfait, nous réorganiserons une telle réunion d'ici quelques jours pour faire le point. » conclu Albus.

« Peut-être devrions nous y convier Malefoy » intervint Harry sous le regard médusé de Sirius, James et Lily, celui un peu étonné d'Hagrid, Rogue et McGonagall, celui approbateur d'Hermione et celui réprobateur de Ron.

« Peut-être, je vais y réfléchir. Sur ce, je pense que nous avons tous, et certains plus que d'autres, envie de nous retrouver en famille le plus tôt possible.»

Rogue comprenant ce que voulait dire Albus ne put s'empêcher d'intervenir :

« Et les cours ? » demanda-t-il

« Je crois que vu les évènements nous pouvons nous permettre de banaliser la journée pour nos étudiants, tous nos étudiants. Et vu la chance que nous rencontrons aujourd'hui, peut-être est-il temps pour certaines personnes de faire la paix avec leur passé et de renouer certains liens trop longtemps ignorés ? » termina Albus en posant son regard sur un Rogue visiblement peu à l'aise.

Celui-ci semblait être le seul à avoir compris le subtil message, et reproche, caché dans les propos d'Albus, ce qui eut pour effet de le rendre particulièrement nerveux.

« Lily, James et Sirius, les élèves sont pour l'instant en cours, mais je pense qu'il serait mieux que vous restiez discret, n'alarmons pas Voldemort de votre retour, vous utiliserez la cape d'invisibilité pour rentrer au château. Vous logerez dans la tour des professeurs, les étudiants ne viendront pas vous y déranger » reprit Albus

« C'est pas tout ça mais moi j'ai faim ! » s'exclama soudain James au grand désespoir de sa femme qui poussa un soupir monstrueux.

« Et bien je suggère que Hermione et Harry vous mène manger tout les trois aux cuisines, même si je suis sûr que vous n'en avez pas oublier le chemin » proposa Minerva tandis que les têtes des trois personnes visées et des enfants en question s'inclinèrent sensiblement suite à la remarque pas si anodine que ça de leur directrice de maison.

« Parfait, comme ça nous pourrons faire la connaissance de vos amis, enfin si Arthur veut bien se joindre à nous avec ses enfants pour ce déjeuner ? » interrogea la douce Lily.

Celui-ci donna son accord et tandis qu'un petit groupe constitué de Hermione, Harry, Ron, Arthur, Lily, James et Sirius se dirigeait vers les cuisines, que Minerva, Albus, Luke et Hagrid regagnèrent leur salle de cours, Rogue grommela quelques mots avant de se diriger vers Pré-au-lard pour se rendre à un rendez-vous auquel il avait dix-sept ans de retard…