Voici le second OS avec Daphnée et Blaise, Draco qui se noie et le visage d'Astoria en contrebas, on parle de Tracey, on parle de Pansy.
Genre : Romance/Drama
Résumé : Abat-le, inclines-toi, meurs, sers. Le pouvoir des hommes est grisant. " — Jamais nous ne pourrons vivre comme avant, tu es consciente de ça ? — Cela m'empêche-t-il de commander un Whisky ? " Amuses-toi, combats-les, ricanes, bois. Le pouvoir des femmes est éternel.
Disclaimer : Prenez tout les gosses, la télé et ces personnages. Quitte à tout prendre, prenez tout ça. Rien est à moi
Pairing : BlaiseDaphnée
Rating : K+
Bonne lecture
A glass of Whisky
— Jamais nous ne pourrons vivre comme avant, tu es consciente de ça ?
— Cela m'empêche-t-il de commander un Whisky ?
Blaise dévisage Daphnée avec ahurissement. Il est en train de lui annoncer la guerre et elle, elle veut boire. Cette fille veut toujours boire, on lui a refusé l'ambroisie des dieux alors elle compense. Ils sont là comme deux abrutis à fixer l'horloge de cet hôtel particulier où ils logent. Théodore ne devrait pas tarder, il est censé leur annoncer la chute de Dumbledore, le moment où ils pourront rejoindre Poudlard. La jeune fille attend sa réponse mais il ne lui fera pas ce plaisir. Elle geint, Blaise sait qu'elle est en manque. Une Greengrass a besoin d'attirer l'attention, selon Daphnée elle y arrive mieux avec un coup dans le nez. Sa cadette se suffit du regard de Draco. Elles sont des vedettes nées et là, Daphnée est en train d'abdiquer.
— Blaise trésor, pourquoi je ne peux pas rejoindre Pansy ? Ou Tracey même, tiens ! Je donnerais tout pour aller voir Tracey !
Le visage du métis se fend d'un large sourire, l'heure est grave. Daphnée qui veut passer du temps en compagnie de la sang-mélée, on aura tout vu. Il en rirait presque si la situation n'était pas aussi grave. Cependant elle l'est, alors il se resserre un peu d'eau de vie avant de répondre
— Davies doit être déjà planqué quelque part avec sa moldu de mère et Pansy est sous la protection de Théodore donc…
— Protection rapprochée, tu veux dire. déclare Daphnée avec un sourire mutin.
Le serpentard laisse échapper un soupir désespéré. Cette gamine est irrécupérable. Il se lève et se rapproche de la jeune fille. Il veut être puissant, la faire redescendre de ses excès mais il y a ses cheveux. On ne devrait pas laisser Daphnée se teindre en rousse. C'est diabolique, les boucles rousses. Il jurerait qu'elle la fait exprès pour le déstabiliser. Blaise soupire. Réflexion faite, on ne devrait laisser aucune femme se teindre en rousse et encore moins Daphnée.
— Greengrass, grogne-t-il, nous sommes en guerre ! Tu comprends ça, ça rentre dans ton crâne d'écervelée ?
Quand il se tait, il se rend compte que jamais les mots n'auraient dû franchir ses lèvres. Instinctivement, il recule. Daphnée est debout, Daphnée est furieuse. Elle ne bouge pas et laisse sa rage prendre toute la place. Les mots de Blaise résonnent encore contre les murs.
— Très bien Blaise, Allons la faire, la guerre.
Implacable, l'ordre a surgi et le jeune homme ne peut que s'y soumettre. Il aimerait qu'elle soit moins altière, moins provocante. Elle est sortie et il la suit, elle veut transplaner alors ils transplanent.
— Quelle belle connerie Daphnée
— Je ne souhaite qu'une chose, Blaise : Que tu es mon sang sur les mains.
Elle a craché ça avant que les mots ne l'étouffent. Elle est véridique et tranchante, elle ne veut pas mourir et pourtant elle veut que Blaise expie sa faute. C'est vouloir tant de chose à la fois qui la rend si reine. Elle désire et elle obtient. Alors si elle doit mourir, elle mourra.
— Tu n'en sortiras pas vainqueur, Blaise.
Il se demande si un seul d'entre eux s'en sortira vivant. Il secoue la tête et avance, brave petit soldat. La femme à ses côtés ne semble pas réaliser l'énormité de son erreur mais Blaise connaît les failles alors il s'engouffre dedans. Tant pis si elles l'avalent.
— Et Astoria alors ?
— Astoria a Draco
— Il va mourir
— Tu as raison mais avec un peu de chance, il mourra après moi.
Le pire c'est qu'elle y croit. Pas lui. Elle sort sa baguette alors que les grondements de la bataille font vibrer les murs du château.
— Hé merde.
— Un problème, Zabini ?
Il remarque que Daphnée aurait un énorme potentiel en tant que tueuse à gages. Elle est fatale, professionnelle et irrésistiblement intouchable. Une question lui brûle les lèvres mais c'est plus sa réponse qui le fascine d'avance.
— Tu crois réellement que tu vas mourir ?
— Bien sûr que non mais que fais-tu du drame ?
Le drame. Il aimerait lui jurer que s'ils sortent d'ici vivants, il l'emmène au théâtre…ou voir sa mère, elles s'entendraient très bien. Trêve de bavardage, la gamine échaudée à parler : elle veut se battre alors ils se battent. Les sorts fusent de part et d'autres et les deux jeunes cherchent plus que tout à éviter les Avada Kavadra qui tombent comme la pluie un soir d'orage. Ce soir, soir d'orage. Enfin quand ils trouvent Draco, il est face à son œuvre presque accompli. Dumbledore à ses pieds. Blaise se cale, nonchalant contre le mur. Daphnée arque un sourire mais ne dit rien. Elle a raison de se taire et de regarder la fin. Le commencement. Elle est fascinée, cette impétueuse, fascinée par le pouvoir des hommes. Abat-le, inclines-toi, meurs, sers. C'est si simple qu'elle en frissonne. La veste de Blaise atterrit sur ses épaules mais même pas elle ne le regarde. De toute façon, un remercîment ne serait pas de circonstance. Avec elle, de toute manière, un remercîment n'est jamais de circonstance. Non, elle essaye juste de ne pas penser à la tache obscure qui occupe la manche. Elle ne partira pas au lavage.
La comédie s'éternise, Daphnée s'impatiente et elle n'est pas la seule. La jeune fille sent la peur lui tordre le ventre, la peur de l'échec pourrait lui briser le cou. Elle se tait et respire un grand coup. Le gravier et le sang, elle pense à toutes les fois où elle a embrassé Blaise contre ce mur, embêter Tracey dans ses couloirs. Elle rouvre les yeux et c'est Fenfir Greyback qu'elle aperçoit, les babines encore imprégnées de sang frais. Comme Daphnée n'est pas une guerrière, elle doute. Elle n'a aucune conviction, aucune prétention. Blaise ouvre ses bras et l'échec s'y réfugie. Elle respire l'odeur de Blaise à grande foulée même après qu'il lui est intimé le silence. Pauvre de lui, elle le détourne du spectacle.
— Tu es captivé, amour ? lui murmure t-elle avec un rire sombre
— Non, je ne suis pas un monstre
— Tu t'inquiètes pour le vieux fou ?
— Pas plus que toi
Daphnée comprend. Au creux de son cou, elle saisit l'horreur de la situation mais ne chancèle pas sous le sens de la phrase. Ne l'a-t-elle pas toujours su ? Draco est mort. Pas maintenant, non, cela fait plusieurs longues semaines qu'il est condamné. Alors il est mort. Quelques jours d'avance, un peu plus, un peu moins. Aux yeux de Daphnée, il ne reste de lui qu'un cadavre. Toute l'assemblée semble s'en rendre compte car c'est Rogue qui effectue la besogne. Elle ne se cache même pas les yeux, elle pense. Que dire à sa sœur ? Comment la consoler ? Que faire ? Où aller ? Et devant elle, c'est Draco qui parle avec Blaise. Ils chuchotent, précipités. Parlent de fuite et de cachette pendant que les Mangemorts crient victoire. Dumbledore est mort, ça trépigne. Les garçons parlent plus vite. Chacun attend le bourreau. Daphnée se demande où sont les autres, ce qui est arrivée à Pansy ? Le sang sur la mâchoire du loup-garou est fixé dans sa rétine. Les images se superposent, s'interpellent, s'emmêlent. Puis elle croit apercevoir son amie dans la foule. Enfin elle ne sait plus.
— Draco, tu es mort.
— Oui, belle Daphnée, sans doute que le Lord ne va pas apprécier alors ne vous amusez pas trop sans moi, promis ?
Elle acquiesce, ne peut rien faire d'autre. On évacue Poudlard alors le couple sort discrètement par les portes de derrière. Ils transplanent à pré-au-Lard et débarquent dans leur planque. Pendant une fraction de seconde, personne ne bouge. Ni l'un ni l'autre n'ont de pensées cohérentes.
— Le service d'étages est arrivé dit Daphnée.
— J'aimerais savoir danser murmure Blaise
La fille fond sur le Whisky allant jusqu'à boire au goulot, l'autre s'affaisse à même le sol.
— Jamais nous ne vivrons comme avant, tu es conscient de ça ?
Il se relève, le corps alerte. De son fauteuil, la bouteille sur les genoux, Daphnée le fixe. Blaise sourit, c'est franc et tout abimé comme sourire mais c'est le seul qu'ils ont en réserve. Il se rapproche et aimerait la regarder dans les yeux mais pas aujourd'hui, plutôt demain quand ils courront les rues pour fuir les morts. Parce qu'ils courront, assurément. « Traitre » a dit Draco, il fait rouler le mot comme une ombre. Sourit à la rouquine, ça sonne bien.
— Ne soit pas si dramatique Daphnée, je vivrais de ta bouche.
Elle, elle se demande de quoi elle vivra. Elle lève les yeux et regarde le jeune homme, son choix est tout prêt.
— Moi j'ai le Whisky, ça me suffit.
Quand elle explose de rire, Blaise sursaute. Quand elle l'embrasse, ce n'est pas si différent de d'habitude. Elle a le gout du sang mais comme elle dit, il y a le Whisky.
C'est fini. Un peu court, non ? J'ai essayé de prolonger mais j'ai eu vraiment du mal. Que pensez vous de tout ça ? L'ambiance, les personnages ? Tout-ci , tout-ça. Merci à vous d'avoir lu, à bientôt.
By Lges
