Message de Jeremiah : Pour le moment, j'ai un bon rythme dans l'écriture de cette fic, mais ça ne va pas durer, en partie parce que je ne dispose pas librement de mon ordinateur (je hais mes mauvaises notes en maths...). Et puis il y a l'inspiration qui ne vient pas comme ça... Enfin bref, je vous souhaite une bonne lecture. Je précise quand même que les reviews aident grandement dans l'écriture des fics : elle me donnent envie de continuer. Si personne ne m'en envoie, ça veut dire que personne n'aime ce que j'écris et il n'y a plus de raison que je continue à écrire. Enfin bref, c'est pas du chantage, je déteste ça, c'est juste la vérité. Quoi qu'il en soit, bonne lecture à tous !
PS : Je conseille aux lecteurs d'écouter « Courage », de Superchick, pendant la lecture de cette fic. C'est l'ambiance.
Fin chapitre 1 :
Scorpius s'efforça de regarder vers son assiette vide pour ne pas croiser les regards moqueurs qu'on lui lançait. Il les sentait lui transpercer le corps. « Merlin, Merlin... » se dit le jeune Malfoy. « Mais comment vais-je m'en sortir ? ».
Chapitre 2
La cérémonie de la répartition s'acheva. Le professeur Mac Gonagall alla s'asseoit dans son fauteuil – le fauteuil de la directrice de Poudlard – et annonça :
-Que le banquet commence !
Aussitôt, de délicieux mets apparurent dans les plats vides sur les tables, pour la plus grande joie des élèves. A chaque table, chacun se servait copieusement de rôti fumant, de pommes de terres croustillantes, de jus de citrouille parfumé, de gâteaux sucrés et de friandises ensorcelées. Scorpius hésita un moment entre plusieurs plats ; il n'avait jamais été un gros mangeur et voulait
choisir judicieusement ce qu'il allait manger pour n'avoir aucun regrets à la fin du banquet. Finalement, il se servit de petites quantités de presque chaque plat à sa portée. Il était assis en bout de table. Il n'y avait personne à part lui à cet endroit. Pour ce soir, il ne voulait voir personne. Il voulait qu'on l'oublie un peu. Demain, peut-être, il pourrait penser à rencontrer d'autres personnes. Mais pour le moment... pour le moment, il fallait que chacun oublie qu'il était un Malfoy. Manger en silence ne lui posait pas vraiment de problèmes : il était très loin d'avoir envie d'étaler les moindres détails de son existance aux autres.
Scorpius sentait les regards qu'on lançaient. Tantôt moqueurs, tantôt haineux. Alors, après avoir mordu dans une pomme de terre dorée, il passa la main dans la poche. Il sentit la bourse d'argent, sa baguette... Ah, voilà ce qu'il cherchait ! Il se saisit se son crayon, le posa sur la table, et retourna chercher la bourse de bouts de parchemins dans sa poche. Il sortit un fragment de papier, qui devait faire à peu près la taille de sa main. Il jeta un coup d'oeil à une Serpentar de sixième année, posa son crayon sur le papier et commença à la dessiner tout en continuant de manger. Ce jeu lui plaisait : dessiner une personne sans qu'elle ne se rende compte de rien ! Il était passé maître dans cet art en dessinant ses parents sans que ceux-ci ne s'en doutent. La jeune fille était très agitée, elle regardait une amie à sa droite, puis se retournait pour parler à une autre amie à sa gauche. Le défi n'en était que plus amusant pour Scorpius. Quand arriva le moment où il allait dessiner l'uniforme, il se ravisa et décida d'inventer une tenue digne d'une reine elfique. Il modifia alors la coiffure pour y placer une couronne et tresser certaines mèches de cheveux avec des perles d'eau. Puis il vêtit la jeune fille du dessin d'une robe lègère en soie et en velours, mettant ses formes en valeurs. Il termina son dessin en même temps que son repas. « Je lui donnerai vie plus tard », se dit-il.
Quelques minutes plus tard, la directrice Mac Gonagall se leva :
-Bien. J'espère que vous avez tous bien mangé lors de ce banquet. Les préfets vont raccompagner les première années dans leurs dortoirs. Je vous souhaite une bonne nuit à tous.
Les élèves se levèrent, Scorpius les imita. Il rangea dans sa poche son dessin et son crayon puis suivit le groupe de premières années qui suivait le préfet. Celui-ci ne cessait de répéter : « Ne traînez pas Serpentar ! Allez, dépêchez-vous ! Ne traînes pas, suivez-moi ! ». Scorpius suivait de son mieux se faisant le plus petit possible. Il se rendit compte qu'on les emmenai vers les cachots. Les jeunes Serpentars descendirent les marches jusque devant un tableau montrant une jeune femme blanche comme le marbre, vêtue de riches vêtements noirs et verts, tenant une coupe autour de laquelle s'enroulait un serpent.
-Le mot de passe ? » demanda-t-elle.
-Napel et tue-loup », répondit un préfet.
Le tableau se décala, laissant apparaître une entrée. Le groupe de première années suivit le préfet qui s'y engouffrait.
Quand Scorpius entra pour la première fois dans la salle commune de Serpentar, il n'en crut pas ses yeux. C'était un endroit impressionnant, irradiant la magie. La salle commune était une grande salle en pierre. Le plafond voûté était retenu par de larges pilliers autour desquels s'enroulaient des serpents, en pierre eux aussi. Colones, arches, arc-boutants, clefs de voûtes... tous étaient magnifiquement sculptés. Des fenêtres gothiques partant du sol jusqu'au plafond étaient percées dans les murs. A travers leurs carreaux quadrillés et transparents, on pouvais voir les eaux du lac, ce qui faisait que la lumière qui emplissait la salle était bleu-verte. Sur certains murs étaient pendues des tapisseries sinoples représentant des personnages un peu effacés par le temps. Dans la grande cheminée, sculptée de serpents, brûlait un feu ardent, réchauffant efficacement toute la salle. Le sol quand à lui était fait de vastes dalles de pierre au centre desquelles, dans un losange, était sculptée en bas-relief une tête de serpent. Le mobilier était relativement luxueux. De grands lustres étaient pendus au plafond ornés de serpents aux aussi. Des bureaux en ébène étaient disposés contre les murs avecun chandelier en argent pour chacun. De grands fauteuils et canapés en velours verts étaient disposés en cercle sur le tapis brodé au centre de la salle et en arc de cercle autour de la cheminée. A l'opposé des bureaux se trouvaient de grandes étagères elles aussi en ébène dans lesquelles se trouvaient de nombreux livres et les coupes gagnées par la maison Serpentar. Non loin d'elles se trouvait le tableau d'affichage. Sur celui-ci étaient punaisées nombre de mots et petites annonces. Enfin, il y avait quelques tables basses et guéridons sur lesquelles étaient posés des chandeliers, de vastes coupes contenant des pommes d'une rougeur parfaite, ou rien. Enfin, sur le mur à gauche et à droite de celui de la porte d'entrée se trouvaient des portes menant aux dortoirs.
Alors que les élèves poussaient des cris et des murmures admiratifs, le préfet de Serpentar se plaça face à eux :
-Le dortoir des filles est accessible par la porte au fond à droite, celui des garçons par la porte au fond à gauche. Si vous avez une question ou un problème quelconque, n'hésitez pas à m'en parler. Sur-ce, je vous souhaite à tous une bonne nuit ! ».
Il s'en alla, laissant derrière lui des premières années fascinés.
D'abord, personne n'osa bouger, comme si le moindre pas en avant allait faire disparaître la pièce. Puis, petit à petit, les élèves commençèrent à avancer, timidement. Scorpius suivit le mouvement. Lentement, il s'approcha d'une des fenêtres gothiques donnant sur l'eau du lac. Cela faisait ressembler la salle à un aquarium. Et justement, dans cet aquarium, Scorpius se sentait comme un poisson dans l'eau. Son visage était maintenant à quelques centimètres de la vitre. Il y posa lentement un main blâfarde contre le verre froid et observait les profondeurs du lac, impressioné. A une vitesse impressionante, un strangulot apparu et se plaqua contre la vitre en lui faisant une grimace épouvantable. Surpris, Scorpius recula la tête de quelques centimètres. Le strangulot se mit à rire, ce qui fit sourire le jeune Malfoy. Celui-ci tapota du doigt la vitre juste devant le strangulot.
-Tu joues avec ton frère Malfoy ? C'est vrai que vous vous ressemblez beaucoup ! » railla un voix derrière Scorpius.
Le jeune garçon se retourna. Il vit un garçon plutôt grand, la peau burinée, les yeux noisettes et les cheveux bruns. Il devait être en cinquième ou sixième année. C'était un garçon grand et large d'épaules, assez musclé aussi... Il continua :
-Dis donc Malfoy, ton papa t'as jamais dis que ce n'est pas très poli de dévisager les gens comme ça ? ».
-Peut-être, mais le tien ne t'as apparement pas appris qu'insulter les gens n'est pas ce qu'il y a de plus courtois non plus. » répondit Scorpius d'un ton sec.
D'un pas digne mais rapide, il se dirigea vers le dortoir des garçons quand une jeune fille lui barra le passage. Elle aussi semblait être en sixième année. Elle était grande, mince... « C'est la fille que j'ai dessiné tout à l'heure ! » pensa Scorpius.
-T'es pressé de nous quitter Malfoy ? », dit la jeune fille, teigneuse.
-Parfaitement. Je ne pense pas que ça pose problème à qui que ce soit ! ».
-Oh mais si ça nous pose un problème ! Tu ne veux pas rester avec nous ? » rétorqua le garçon brun sur un ton mielleux et narquois.
-Non, merci. Tout ce que je veux, c'est rejoindre le dortoir des garçons de première année ».
-Tout ce que je veux c'est rejoindre le dortoir des garçons de première année. » singea la jeune fille.
-Est-ce que tu pourrais me laisser passer, s'il te plaît ? » insista Scorpius en tentant de garder son calme.
-Tu crois que tu peux nous donner des ordres maintenant, Malfoy ? » dit le garçon brun.
-Non. Je ne crois pas pouvoir donner d'ordres à qui que ce soit. Tout ce que je veux c'est qu'on me laisser passer ».
-Qu'on te laisse passer ? Et tu ne veux pas qu'on s'incline non plus ? » ricanna la fille.
-Non merci. Je ne veux pas de problèmes ».
Sur ce Scorpius écarta comme il pu la fille de son passage et pressa le pas jusqu'au dortoir des garçons de première année. Quand il entra, il vit que plusieurs premières années étaient déjà en pyjama. Ils discutaient joyeusement. Mais quand Scopius entra, ils se turent et lui jetèrent des regards assassins. Scorpius ne dit rien. Il ne baissa pas la tête ; il ne fit que regarder autre part. Les autres garçons se couchèrent sans un mot et éteignirent les lumières. Dans la pénombre, Scorpius se vêtit d'un pyjama et se blotti au creux d'un lit vide. Il ferma tous les rideaux de sa couche à l'exception d'un car sans le fermer, il pouvait voir une fenêtre de son lit. Et de cette fenêtre, il voyait les profondeurs du lac. Dans, ce dortoir au style très semblable à celui de la salle commune de Serpentar, Scorpius se sentait bien. Et dire que des générations d'élèves étaient passées ici même ! Son père et son grand-père avaient peut-être dormi dans ce lit ! Un strangulot passa, puis un deuxième, un troisième, puis une sirène qui s'attarda un peu devant la vitre. Elle ne le voyait pas, mais Scorpius l'observait en souriant. Il était là, lové au fond de son lit, sur le flan, la chaude couverture recouvrant son corps, les mains posée près de sa tête l'une sur l'autre. La lumière verte berçait la pièce d'une lueur étrangement rassurante et familière pour le jeune Scorpius. Il se sentait chez lui ici, malgré la haine que lui portaient ses camarades. Le jeune Malfoy avait décidé d'attendre de se faire oublier un peu avant d'aller vers les autres. C'était ce qu'il y avait de plus sage. Tandis qu'il comptait les créatures passant devant la fenêtre à travers les eaux vertes, ses paupières s'alourdirent et il finit pas plonger dans un sommeil doux, chaud, emplis de rêves où s'entre-mêlaient dragons aux écailles de feu, femmes aux vêtements de reines elfiques et elfes en armures aux montures plus belles les unes que les autres.
Message de Jeremiah : Je sais que ce chapitre est plus court. J'aurais dû l'intégrer au premier chapitre mais j'avais peur d'effrayer les lecteurs avec un chapitre 1 trop long. Pas d'inquiétudes, je travailles déjà sur le chapitre 3 dans lequel je détaillerai les premiers cours de Scorpius (potions, vol sur balais et sortilèges surtout !). Je vais essayer de ne pas être trop longue !
