Bonjour/bonsoir à tous !

Voilà donc le deuxième et ultime one-shot de ma série !

Il s'intitule donc The Land At The End of Our Toes du nom fabuleux de la première partie du double album de Biffy Clyro qui a donné son nom à la fiction.

Bref, ça n'est ni une suite, ni une "préquelle", c'est en quelque sorte une autre anecdote de la romance de Zoro et Sanji sur les bases que j'ai posées dans le premier OS ... Enfin bon, j'vais pas faire une dissertation sur toutes les oppositions qui existent entre ces deux textes, je vous laisse juste découvrir et j'espère, apprécier !
Eh tiens, vous pouvez les lire et relire dans le sens qui vous plait le plus !

Disclamer : L'histoire et les personnages annexes sont à moi. Les personnages appartiennent à Monsieur Oda et le titre de l'histoire est des chapitres sont des fabuleuses créations de Biffy Clyro *love*

Warnings : y'a un lemon, quelques grossièretés : rien de bien méchant !

Remerciements : je tiens à remercier toutes (enfin je pense que ce sont des filles) celles qui m'ont mis des reviews en anon, aussi bien sur cette histoire que sur Hot In There : Adiez, Laboon et little k ! Merci beaucoup, vos petits mots me font très plaisir !
Sinon, j'ai toujours une pensée pour mes deux meilleures amies : Moya et Hurry même si elles n'ont pas beaucoup aidé sur le coup 8D ! FEIGNASSES !
Et pour finir ... ESPADRILLES POUR AUTOMATIC-WRITING BECAUSE SHE DESERVES IT OKAY ?
Et puis bon, un graaaaand merci à Nathdawn et Soullakh parce que ... COPIIIIIIIIIINES !


Opposites

Deuxième partie : The Land At The End Of Our Toes

Le claquement des sabots ferrés sur le pavé et le grincement des essieux de la charrette dans laquelle il était installé plongeaient Zoro dans un état de somnolence. Les conditions étaient parfaites pour une petite sieste : il faisait beau mais pas trop chaud grâce à une douce brise venue de l'océan tout proche et le trajet s'annonçait encore …

« On est arrivés m'sieur !

- Déjà ? » S'exclama Zoro en ouvrant les yeux. « Attendez, ça fait combien de temps qu'on est partis de la ville ?

- Une heure, pas plus. Je vous ai dit que ça n'était pas loin mais vous avez quand même voulu que je vous emmène, pas que ça me dérange mais mon père m'avait demandé de …

- Oui oui très bien. » Le sabreur n'écoutait plus. Il sauta de la carriole, son sac sur le dos et lança une petite liasse de billets au jeune paysan qui l'avait déposé. « J'espère que ça te suffit.

- Euh oui m'sieur, c'est parfait. » Acquiesça le jeune homme en rangeant l'argent dans sa poche. « La maison est au bout de l'allée, vous ne pouvez par la rater.

- Merci. Allez, bonne journée ! »Le sabreur regarda le chariot faire demi-tour et disparaitre dans un nuage de poussière. Il tourna ensuite la tête vers l'allée qu'on lui avait indiquée, un mince chemin de terre qui serpentait entre les arbres et les buissons, ignorant totalement l'allée somptueuse, encadrée d'arbres rares et fabuleux et même balisée de quelques panneaux, au cas où …

« Monsieur ! » Une jeune fille, l'air visiblement inquiète et agitée, vêtue d'un tablier et de gants boueux s'inclina rapidement devant son patron : un grand homme à la peau claire, aux cheveux blonds et aux yeux bleus océan en train d'émincer quelques légumes. « J'étais en train de ramasser les pêches bleues de Loguetown pour le dessert de demain au restaurant et …

- Oui ? Qu'est-ce qu'il y a Selly ?

- J'ai marché sur quelque chose Monsieur Sanji … Quelque chose qui ressemblait à un cadavre sauf que ça ne sentait pas mauvais … »

Le cuisinier leva son seul sourcil visible sous la mèche. « C'est quelqu'un qui a dû tomber dans les pommes avec la chaleur … Tu lui as donné à boire et à manger ?

- Euh oui, disons que j'ai essayé …

- Essayé ?

- Justement ! Il a ouvert un œil pour me dire qu'il vous cherchait et comme il avait l'air assez agressif, je suis partie en courant pour vous avertir ! »

Sanji soupira et posa son couteau sur le plan de travail. « Dis-moi Selly … Il avait des cheveux verts ?

- Euh … Oui. Ca le rendait encore plus effrayant et patibulaire ! »

Le cuisinier passa ses mains sous l'eau du robinet avant de les essuyer. « Très bien. Tu peux prendre ta journée Selly, je vais m'en charger.

- Merci Monsieur Sanji ! » Le blond leva les yeux au ciel. Il avait déjà dit et répété des centaines de fois qu'il ne voulait pas être appelé monsieur mais ses employés ne voulaient rien entendre …

« Oh et Selly ?

- Oui ?

- Tu peux garder les pêches pour ta grand-mère. J'espère qu'elle va mieux. »

La jeune fille sourit de toutes ses dents au cuisinier. « Oui ! Elle va très bien depuis que votre ami le médecin est passé !

- Très bien. Allez fille et si tu croises les autres … Dis-leur que je leur donne leur journée à tous. Qu'ils apportent leurs récoltes à Jani au port, il fera tout monter sur le bateau pour le service de demain ... »

Selly hocha la tête et sortit en trombe de la cuisine. Elle passa par le magnifique salon intérieur de la maison et déboucha sur le perron où ses chaussures l'attendaient. Sanji, qui ne supportait plus de devoir nettoyer les traces de boue de tous ses employés qui passaient l'avertir de l'avancement des récoltes ou de la pousse des cultures, avait instauré une règle claire : pas de chaussures à l'intérieur.

Il suivit le même chemin que la jeune fille et enfila chaussettes et chaussures sur le perron de sa demeure, profitant au passage d'un léger souffle d'air frais qui remua ses cheveux. Il se redressa et descendit les marches vers la cour en terre battue qui lui permettait d'accéder aux différentes parties de son domaine. Il avait réussi à acclimater toutes les espèces qu'il avait ramenées de ses périples sur les mers du globe aménageant même une grotte artificielle pour les espèces qui préféraient l'humidité et l'obscurité ! Un enclos avait aussi été récemment construit pour abriter quelques fabuleux animaux dont la viande, le lait ou les œufs étaient un véritable enchantement …

Cette maison, ce jardin et bien sûr son restaurant-bateau au-dessus d'All Blue étaient l'œuvre de sa vie et lui permettaient d'emmener son art de la cuisine vers de nouveaux sommets. Il était ravi d'accueillir ses compagnons d'aventure aussi souvent que possible dans sa maison entre terre et mer : un côté de la maison donnait vers son jardin d'Eden tandis que l'autre s'ouvrait vers l'océan, infini et fabuleux.

Sanji marcha ainsi de longues minutes sous le soleil de midi, rêveur et satisfait, jusqu'à tomber sur le pêcher bleu de Longuetown … Sous ledit arbre, il vit une paire de bottes dépasser d'un buisson proche, un figuier noir de Helleis, et une touffe de cheveux verts émerger de l'autre côté … Non seulement, le marimo s'était perdu mais en plus, il osait profaner ses cultures …

« REVEILLE TOI SALE CON ! » hurla-t-il en écrasant son pied contre le mollet de son compagnon qui se réveilla en hurlant, Wado au clair.

« PUTAIN MAIS CA NE VA PAS DANS TA TETE DE DEBILE SOURCIL ROULE ?!

- JE T'EMMERDE MARIMO ! TU N'AVAIS QU'A PAS T'ENDORMIR DANS MON JARDIN !

- PAS DE MA FAUTE S'IL EST SI GRAND ET QUE JE ME SUIS UN PEU PERDU.

- PERDU ? TU TE FOUS DE MA GUEULE ? COMMENT RATER LA GRANDE ALLEE ENCADREE D'ARBRES ?

- PAS DE MA FAUTE SI C'EST MAL INDIQUE ! »

Sanji pinça l'arrête de son nez. Il fallait qu'il se calme. C'était écrit dans les étoiles que Zoro allait se perdre et cela ne servait à rien de s'énerver et de …

« CA NE T'EXCUSE EN RIEN ! » S'exclama le cuisinier en projetant sa semelle contre le torse de Zoro et en s'élançant pour le rattraper par le bras avant qu'il n'écrase ses jeunes plants de fenouil de Jaya : la catastrophe avait été évitée de peu …

« Bon … Si tu veux continuer à te battre, faisons ça loin de mon jardin d'accord ?

- Marché conclu. » L'estomac de Zoro fit un méchant gargouillis alors qu'il reprenait appui sur ses pieds en évitant d'écraser les insignifiantes plantes à ses pieds « Euh … Tu m'as apporté à manger ? »

Sanji eut envie soudainement envie de défigurer le sabreur. Tant d'idiotie était vraiment quelque chose de nocif. Il reprit d'une voix qui se voulait calme mais trahissait son … évident manque de patience.

« Zoro … Nous sommes à même pas dix minutes à pied de la maison.

- Ah. Ca me semblait plus loin que ça …

- Tu es vraiment trop con. Allez viens et suis-moi bien. »

Le cuisinier fit gracieusement volteface et attendit que le sabreur le rejoigne sur la petite allée de terre qui desservait ses différentes cultures. Zoro le rejoignit tant bien que mal en écrasant quelques plantes et en époussetant la terre qui s'était déposée sur ses vêtements. Il avait fait un genre d'effort en sachant qu'il venait voir Sanji … Au lieu de sa traditionnelle tenue de combat, il avait opté pour une veste en cuir noir négligemment ouverte sur son torse et un pantacourt de la même couleur couvert de motifs floraux beiges … Autant le choix du pantalon et de sa paire de chaussures, des espadrilles noires, s'était révélé judicieux, celui de la veste de cuir par une telle chaleur relevait de la connerie pure, il fallait l'admettre, il crevait de chaud.

Pendant la marche vers la maison, Zoro observa le cuisinier qui menait la marche. Cheveux toujours impeccablement coupés, chemise blanche en partie déboutonnée, jean qui mettait de belles hanches et un fessier ferme en valeur et …

Le sabreur s'arrêta net et attrapa machinalement le poignet du cuisinier. « J'ai oublié mon sac. »

Sanji écrasa le paquet de cigarettes qu'il tenait dans la main libre et pesta. « Zoro, je te jure, je vais te buter un jour. »

Il fit demi-tour et entraina l'homme aux cheveux verts avec lui sur le chemin qu'ils venaient d'arpenter. Les doigts du bretteur se laissèrent attraper par ceux du blond qui s'était entretemps lancé dans une diatribe enflammée sur la bêtise infinie de l'épéiste qui n'écoutait que d'une oreille distraite ce qu'on lui chantait. Les doigts de Sanji le serraient fermement, sans doute de peur qu'il n'arrive à s'échapper et à se perdre encore …

« Tu écoutes ce que je te dis Marimo ? Va chercher ton sac qu'on puisse en finir et rentrer manger ! »

La main de Sanji avait quitté la sienne. Il se tenait à présent droit comme un i, les bras croisés, une nouvelle cigarette allumée entre les lèvres, l'air sombre et assez menaçant. Le bretteur farfouilla dans les buissons jusqu'à retrouver son sac, le lança sur son épaule et rejoignit le cuisinier qui reprit sa main dans la sienne et l'emmena sans piper un mot de plus vers sa grande maison blanche …

« Enlève tes chaussures en rentrant. » marmonna l'homme au sourcil en spirale en joignant lui-même le geste à la parole. Zoro s'exécuta et fonça s'affaler dans le premier fauteuil qu'il rencontra, abandonnant au passage son sac et sa veste sur le sol. Un petit somme n'allait pas être de trop …

Sanji prit quant à lui la direction de sa cuisine et reprit sa préparation là où il l'avait arrêtée. Au programme : crudités, omelettes aux champignons et petit vin d'un producteur local … Il fut cependant surpris de ne pas savoir le sabreur en train de l'importuner. Un regard dans le salon lui confirma que la tête de mousse dormait profondément. Il soupira. Ils ne s'étaient pas vus depuis presque quatre mois et tout ce que l'autre trouvait à faire c'était de s'endormir ? Zoro était une cause perdue depuis bien longtemps …

Sanji se remit aux fourneaux, jouant du couteau et de l'épluche légume avec expertise, préparant vinaigrette et en notant de nouvelles idées qui lui venaient au fur et à mesure qu'il exerçait son art …

« Hey patron ! » Un homme l'interpella par la fenêtre. Sanji se retourna et vit Belkel, un de ses jardiniers et commis de cuisine. « J'ai croisé Selly et elle m'a dit qu'on avait la journée, elle disait vrai ?

- Oui, je vous laisse la journée et celle de demain aussi par la même occasion … Je ne sais pas si j'irai travailler demain …

- Pourquoi donc ? » Le jeune homme accoudé sur le bord de la fenêtre rabattit une mèche de cheveux derrière son oreille.

« J'ai un invité. Un mec de mon équipage que je n'ai pas vu depuis longtemps …

- Celui que vous ne pouvez pas supporter ?

- Tout juste. » répondit Sanji, la voix aussi neutre que possible. « Mais c'est un de mes compagnons, nous avons beaucoup de choses à nous raconter.

« C'est super ça ! » L'employé de Sanji fit le tour et entra dans la maison par la porte grande ouverte. Il s'invita dans la cuisine et s'appuya sur le plan de travail, tout près de Sanji. « Au fait, merci beaucoup pour la dernière fois, c'était génial.

- Oui, on pourra se refaire ça dès que l'autre débile à la tête de gazon sera parti …

- Oh pourquoi ?

- Il ne comprendrait pas. » Sanji brisa les œufs qu'il fit revenir dans sa poêle avec des petits morceaux d'un champignon argenté, la corne d'Hazel dont la saveur un peu relevée s'accordait parfaitement avec les œufs …

« Vous ne pouvez pas essayer de lui en parler ?

- Pas moyen. Il est trop buté pour jouer au poker. Il ment très mal et il n'a toujours pas compris les règles … » Sanji ajouta quelques épices dans la préparation et dressa les assiettes, plaçant délicatement les omelettes fumantes aux côtés des petits légumes cueillis avec soin le matin même. Le cuisinier n'avait pas encore de dessert en tête, Zoro n'était pas trop passionné par le sucré de toute façon …

« Bon Belkel, j'ai l'autre idiot à nourrir et tu n'as pas envie de voir ça …

- Oh pas de souci patron, j'allais y aller de toute façon, je vais partir à la pêche avec ma sœur vu qu'on a l'après-midi de libre … Amusez-vous bien avec votre ami ! » Belkel sortit rapidement de la cuisine en chipant une pomme au passage et remit ses chaussures avant de retourner vaquer à ses occupations.

Sanji attrapa les assiettes, un verre et la bouteille de vin avant de s'annoncer au bretteur endormi …

« Le repas est servi sac à … » Sanji ne finit pas sa phrase en se rendant compte qu'il n'y avait que lui dans le salon. Où était encore passé le bretteur ?

Ses chaussures étaient toujours à l'entrée, il n'était donc pas parti bien loin. Sanji parcourra rapidement le rez de chaussée de la maison, sa bibliothèque, les deux chambres d'amis, une salle de bain et sa réserve : pas la moindre trace de son compagnon.

« Hey Marimo , le repas est servi ! » commença-t-il à crier, embêté de devoir bouger autant avec les assiettes en train de refroidir en main. En repassant dans le couloir qui longeait l'océan, il remarqua que la porte qui donnait sur sa terrasse océanique était entrouverte. Il s'engouffra agilement dans l'ouverture et trouva le bretteur sous la pergola de lin qu'il avait fait aménager, en train d'aiguiser ses sabres, l'air sombre, les sourcils froncé et le geste … brutal.

« Oï, désolé d'avoir pris du temps, j'ai eu cette idée de faire un rôti avec des baies de Falfel, fallait que je le note ! » Sanji posa l'assiette du bretteur sur la table basse en face de lui et approcha un fauteuil pour se mettre en face de lui. Il déboucha la bouteille de vin rouge avec élégance, s'en servit un verre et posa le récipient de verre en face de l'assiette de l'homme aux cheveux verts qui ne daigna même pas lever les yeux.

« Pourquoi tu fais encore la gueule tête d'algue ? Tu n'aimes pas le vin ? Tu veux autre chose à manger ? Tu … »

Sanji s'arrêta net en voyant le manque de réactivité du sabreur. Il sortit son paquet de cigarettes et décida de s'en griller une petite tout en réfléchissant aux bonnes tournures de phrases à employer pour s'approcher délicatement du problème …

« Le terrible chasseur de pirates a peur que son amant le trompe. »

Le bretteur arrêta d'aiguiser ses sabres et releva brusquement la tête, fusillant le blond du regard qui ne sembla pas y prêter attention. Sanji posa l'une de ses jambes sur l'accoudoir de son fauteuil et tira une autre bouffée de sa cigarette.

« Je n'arrive pas à croire que tu sois jaloux. » En voyant l'air blessé qu'arbora l'ombre d'un instant l'homme en face de lui, le cuisinier regretta ses mots qui manquaient un peu de miel … Néanmoins, comme Zoro n'était pas homme à ménager, il continua sur sa lancée.

« Je parlais d'une partie de poker. Tu te souviens, ce jeu auquel on a essayé de jouer à Yvelt. Tu étais tellement nul que tu as voulu découper toutes les autres personnes à la table de jeu en petits dés. » Nouvelle bouffée de cigarette, l'homme aux cheveux verts ne daignait toujours pas lever les yeux.

« On ne dirait pas mais je me sens profondément humilié par le fait que tu aies pu penser, même l'ombre d'un instant, que je puisse être affecté par ton absence au point de coucher avec le premier venu. » Sanji écrasa dans son mégot de cigarette dans un cendrier vide posé sur la table.

« Je tiens à te rappeler que pendant deux ans, j'ai réussi à survivre sans toi sabreur de pacotille et … » En voyant les lèvres du chasseur de pirates trembler, Sanji haussa le ton. « LAISSE-MOI FINIR ! » Il se leva en attrapant son verre de vin qu'il porta à ses lèvres et but goulûment. « Je tiens à te dire que tu es un gros con doublé d'un crétin et que quand je reviens ici, je ne veux plus te voir.»

Le sabreur regarda bouchée bée le cuisinier reprendre les assiettes et la bouteille de vin pour les ramener. D'accord : il fallait avouer qu'il y avait un peu de vérité dans ce que le blond venait de dire. Zoro avait effectivement eu quelques petites pensées qu'on pouvait plus ou moins qualifier de jalousie. Pas de quoi en faire un plat non ? Bon d'accord. Il avait fait une bêtise et laissé ses instincts prendre le dessus. Aussi, il était parti dehors au milieu de la discussion ce qui n'aidait sans doute pas à avoir une vision générale et surtout véridique des évènements.

Quand Sanji revint sous la pergola, Zoro n'avait pas bougé le moindre muscle et semblait au contraire pensif …

« Qu'est-ce que tu ne comprends pas dans ce que je viens de dire ? Il y avait trop d'informations pour ton cerveau atrophié ? Tu es désolé ?

- C'est bon Love Cook ! J'ai compris la leçon, je n'aurais pas dû douter de toi. Ça te convient ?

- HA ! C'est le mieux que tu puisses faire comme excuses ? C'est pathétique ! Je ne suis pas satisfait !

- Quoi ENCORE ? Tu veux que je me mette à genoux et que je prie pour ton pardon ?

- Oui, pour commencer ça peut être sympa …

- Va te faire voir. Je ne me mets à genoux pour personne. » grogna l'épéiste en se levant pour regarder le blond droit dans les yeux. Les deux amants étaient dangereusement proches et la tension dans l'air était palpable.

« Très bien alors. » Zoro ne l'avait vraiment pas vue venir. Sanji l'avait poussé contre la rambarde et d'un délicat mouvement, il le fit basculer tout entier dans l'eau de mer turquoise. Le temps que le sabreur ne se remette de ses émotions ses sabres, son sac, sa veste et ses chaussures l'avaient rejoint dans l'eau claire.

« J'espère que quelqu'un passera pour t'aider à retrouver le chemin de la côte. » dit le blond d'un ton hautain, hésitant à rester pour profiter de l'amusant spectacle du bretteur paniqué et énervé en train de repêcher ses affaires …

Alors qu'il faisait demi-tour vers l'intérieur de sa maison, fier de sa victoire, il se fit interpeller d'une voix tonitruante « C'est bon sourcil roulé , tu as gagné. Je veux m'excuser ! »

Le cuisinier fit demi-tour et regarda le sabreur, debout sur le fond marin, l'eau jusqu'aux épaules. Il avait déjà eu le temps de remettre ses affaires sur la terrasse ponton et attendant juste une main délicate pour l'aider à sortir de l'eau.

« Tu vois quand tu veux Marimo, la raison arrive à t'éclairer de ses … » En voyant le petit sourire de Zoro quand il attrapa sa main, le cuisinier voulut reculer mais c'était trop tard. Le sabreur l'attira avec lui dans l'eau claire, lui déboitant presque l'épaule au passage. Quand il émergea la tête des flots, un chapelet de jurons s'échappa de ses lèvres charnues, au plus grand plaisir de l'épéiste qui riait à gorge déployée.

« Et ça t'amuse tête d'algue ?

- Oui, assez ! Je tuerais pour revoir l'expression sur ton visage, celle quand tu as compris que tu allais finir dans l'eau avec moi !

- Tsss. » siffla le cuisinier en passant ses bras autour des épaules nues du sabreur et en posant son menton au creux de son omoplate. Zoro enlaça aussi Sanji, rapprochant leurs deux corps autant que possible. N'importe qui d'autre autant sans doute eu quelques vertèbres cassées à cause de ça mais le blond était solide, puissant. Le bretteur l'estimait beaucoup pour ça.

« Tu as toujours faim bretteur d'eau douce ?

- Oui.

- Okay. Viens, je vais réchauffer les omelettes et sortir une autre bouteille de vin. » Le blond entreprit de nager vers le rivage et s'arrêta quelques mètres plus loin en voyant que l'homme d'East Blue ne le suivait pas.

« Qu'est-ce qu'il y a ?

- Pourquoi sortir une autre bouteille ? »

Sanji respira profondément trois fois avant de répondre. Il fallait rester calme à tout prix …

« Un vin rouge peut se boire certes à une température assez élevée mais ne se boit pas à température ambiante, d'autant plus quand il fait 30° dehors. Je vais donc …

- Quoi ? Tu vas la jeter ? » L'expression de pure panique sur le visage de Zoro surprit grandement le cuisinier. La course désespérée qui suivit encore plus. « JE NE TE LAISSERAIS PAS JETER DE L'ALCOOL SAUVAGE !

- JE NE TE LAISSERAIS PAS COMETTRE DE CRIME ŒNOLOGIQUE ! » Répliqua le cuisinier en se lançant à sa poursuite, eau à mi-cuisse, sur les derniers mètres du rivage. La boisson donnait visiblement des ailes à Zoro qui réussit à arriver dans la cuisine quelques secondes avant le blond qui assista impuissant à la consommation cul sec d'une bouteille de vin quasi-entière et au massacre littéral de son plancher de bois à l'eau de mer.

« Bon … » soupira-t-il en regardant l'étendue des dégâts. « Je réchauffe le repas et tu vas chercher une serpillière pour essuyer tout ce bordel. Si tu fous en l'air mon plancher, je t'explose.

- D'accord Love Cook ... J'enlève mes vêtements alors ? » Le ton qu'employa Zoro fit bouillir le sang de Sanji. C'était une espèce de provocation un peu érotique qui se voulait innocente mais …

« Fais ce que tu veux Marimo, du moment que tu me laisses faire à manger et que tu ne fous pas de l'eau salée partout ! » Le sabreur haussa les épaules en se débarrassant de son pantalon et partit à la recherche de la salle de bain pour récupérer serviettes et serpillières. En voyant les escaliers, il se décida à grimper dans la chambre de Sanji, une magnifique pièce qui occupait presque l'intégralité de l'étage supérieur, meublée avec soin et élégance dans les tons blancs et écru. Les rideaux de lin suspendus au baldaquin remuaient doucement à cause du courant d'air frais venu de la mer qui traversait la pièce, rappelant à Zoro le lointain souvenir des voiles du Vogue Merry …

Il resta un moment plongé dans sa rêverie avant de se souvenir des raisons de sa montée. Il repéra une commode dans le coin de la pièce et piocha, sans se permettre de regarder, un nouveau boxer pour le cuisinier avant de se retourner pour lui chercher une nouvelle chemise blanche et un pantalon. Il posa ses trouvailles sur le lit et partit en quête de la boite dans laquelle le blond remisait toutes les affaires qu'il oubliait chez lui.

Il y trouva une chemise rouge à manches courte dont une partie des boutons avaient disparus, on se demandait bien comment, mais décida tout de même de s'en revêtir. Pour le bas, il attrapa un pantalon déchiré au-dessus des genoux et l'enfila plutôt difficilement, il avait pris pas mal de muscle entre temps. Au fond de la boîte, il trouva une fourrure blanche soigneusement pliée. Il se souvenait comme si c'était la veille du combat contre le tentaculaire loup des neiges à l'issue duquel ils gardèrent chacun une pièce de fourrure en trophée il ne partait presque jamais à l'aventure sans la sienne.

Avec un sourire, il remit le contenu du coffret en place sous le lit de son compagnon et descendit finalement les escaliers pour retrouver Sanji devant les fourneaux.

« Tiens, vêtements. »

Le cuisinier les attrapa au vol d'une main, la jambe du pantalon manquant de renverser le contenu de la salière par terre.

« Assieds-toi quelque part, c'est presque prêt. J'ai décidé de faire un genre de petit … »

Zoro désactiva son cerveau le temps que le blond finisse d'expliquer comment il avait décidé de sauver leur repas et se contenta de remercier poliment une fois l'assiette devant lui. Il ne voyait pas exactement la différence avec le plat précédent mais ça n'était pas important : une fourchette et il était déjà de retour dans le monde culinaire de Sanji. Ca changeait des racines et du gibier dont il savait se contenter quand il était seul, perdu en pleine nature hostile ou tout simplement trop paresseux ou sévèrement blessé pour trouver une taverne …

« Ça te plait ?

- Ouais, c'pas mal. »

Sanji se retint de sourire et disparut un instant pour revêtir les vêtements que lui avait apporté le sabreur. Il avait plutôt bien choisi et même pensé à lui ramener un nouveau caleçon. L'homme de North Blue espéra juste que Zoro n'avait pas remué trop profondément dans le tiroir …

« Sinon, qu'est-ce qu'on va faire cet après-midi ? » demanda l'épéiste en tendant la main vers la nouvelle bouteille de vin que Sanji avait posé devant lui.

« A ton avis ? » Le blond était déjà levé et posait les assiettes vides dans l'évier. « On va faire comme d'habitude. » En un instant, il était revenu aux côtés de son compagnon, avait saisi sa chemise et posé ses lèvres contre les siennes, juste un furtif contact qui se voulait l'avant-goût de ce qui allait suivre. « Le sel commence à me brûler la peau alors je propose qu'on aille ...

- Se doucher. » Compléta l'homme aux cheveux verts en se levant lui aussi. « Et on avisera ensuite.

- Ca me convient … » soupira Sanji en déposant un baiser dans le cou de l'épéiste. « Mais je refuse que tu me portes dans l'escalier, souviens-toi comment ça a fini la dernière fois : tu m'as explosé le crâne sur le vaisselier du salon et on a dû aller chercher Chopper qui était au jardin avec les autres pour qu'il m'ausculte. Après il a fallu qu'on nettoie le sang et qu'on explique aux autres comment … »

Le bretteur souffla « C'est bon, je m'en souviens. ». Juste en sentant ses muscles se tendre, le cuisinier avait réussi à deviner ses intentions : c'était bien joué de sa part.

« Si tu ne veux pas que je te por …

- Ah oui non en effet, je ne préfère pas. » L'interrompit Sanji « Et puis merde, se faire porter c'est un truc de gonzesses, tu m'as juste eu par surprise la dernière fois ! »

Zoro essaya de garder son calme « Oui bon … Tout ça pour dire que je te laisse me guider vers la chambre, comme ça on évite les accidents et » le volume de sa voix diminua significativement « de se perdre surtout. »

Sanji laça ses doigts avec ceux de Zoro et l'emmena presque cérémonieusement vers sa chambre.

« Je ne sais même pas pourquoi je te suis Cook. Tu me tapes sur le système.

- Sept ans que je me dis la même chose en pensant à toi Marimo. »

Sanji ouvrit la porte de sa chambre, fit rentrer son amant, la referma et se jeta sur les lèvres. Zoro tituba un instant, manquant de tomber à la renverse sur le lit mais se ressaisit aussitôt, déplaçant l'action vers la salle de bain attenante dont la porte était déjà ouverte. Là, il avait l'embarras du choix : douche très large, baignoire monumentale, meuble couvert de flacons de parfums dont il pouvait se servir pour énerver Sanji en en faisant tomber un ou deux sur le sol, miroir gigantesque et banc en-dessous de la fenêtre …

Il plaqua finalement le blond contre le mur carrelé de la douche et tâtonna dans le dos de son amant pour trouver les robinets.

« Pause ! » cria Sanji en le repoussant, déjà passablement rouge et essoufflé. Il fit signe à Zoro de se pousser et sortit de ses poches sa boite d'allumettes et son paquet de cigarettes pour les poser sur le bord du lavabo. « Pas envie de devoir encore en jeter par ta faute. »

Le sabreur haussa les épaules et tourna les robinets. Le jet d'eau atterrit sur sa tête, délicieusement brulant et il attendit, les bras croisés que Sanji enlève ses vêtements. Ainsi, il évitait une crise de nerfs pour perte de boutons ou déchirure impossible à repriser sur un pantalon …

Et puis … Regarder Sanji détacher délicatement les boutons de sa chemise, les yeux rivés dans les siens, la faire glisser le long de ses épaules avant qu'elle ne tombe au sol, s'attaquer à son pantalon, le piétiner pour s'en extraire et finalement garder son boxer avant de se glisser sous la cascade d'eau délicieusement chaude.

Le blond ôta les quelques boutons restants de la chemise trempée de Zoro qu'il évacua hors de la douche, tout en cherchant les lèvres de son amant pour l'embrasser, leurs langues s'entremêlant encore et encore dans un torride ballet … Leurs mains erraient partout, sur chaque parcelle de peau qu'elles pouvaient atteindre : nuque, épaules, pectoraux jusqu'aux creux des reins … La liste était presque infinie.

Sanji, confortablement installé dans l'étreinte de Zoro, tenta de faire glisser son pantacourt en-dessous de ses hanches avant que son amant ne lui murmure un « Laisse-moi faire » des plus tentateurs … Il se recula de quelques centimètres et déboutonna son pantalon pour le faire glisser le long de ses jambes. Le cuisinier ne put retenir un petit sourire en voyant que le bretteur ne portait pas de sous-vêtement en-dessous. Leurs corps pratiquement nus, du moins en ce qui concernait Sanji, se retrouvèrent joyeusement, se frottaient sous le jet d'eau, se redécouvrait après tant de temps passé loin de l'autre … Le blond parcourait les mains tremblantes le torse de son compagnon d'aventure, découvrant çà et là de nouvelles cicatrices, de nouvelles petites marques qui n'étaient pas là avant. Luffy laissait mener à son second une vie folle, il prenait bien trop de risques seul pour le prestige de son capitaine tandis que lui restait à cuisiner dans un recoin paisible du Nouveau Monde, à l'abri dans sa grande maison …

« Qu'est-ce qui te tracasse ? » lui demanda Zoro, la voix presque inaudible à cause de l'eau ruisselante.

« Rien, je …

- Ne t'inquiète pas, je n'en aurais pas de nouvelles la prochaine fois. » Le sabreur attrapa les mains du cuisinier pour les poser sur ses épaules. Zoro se mit lentement à genoux sur le sol de la douche, sa langue parcourant au passage le torse de son amant, insistant quelque peu sur son nombril, le blond ne put s'empêcher de frissonner.

Sanji remonta ses mains sur la tête du bretteur, passant ses doigts dans ses cheveux, reprenant ses marques en préparation de ce qui allait venir. Zoro embrassait son sexe à travers la barrière de tissu, appuyait sa langue contre la forme proéminente avant de finalement la libérer, faisant glisser le sous-vêtement le long des jambes du blond. Le souffle court, le corps déjà secoué de petits spasmes, le cuisinier s'appuya contre le mur et se laissa faire.

La langue du sabreur se fit dans un premier temps subtile, léchant la verge et les testicules doucement, comme pour les découvrir. Le cuisinier grogna de mécontentement, Zoro jouait avec ses nerfs !, ce qui incita ce dernier à véritablement commencer son ouvrage. Il posa une de ses mains sur les hanches de Sanji pour canaliser ses mouvements de bassin, l'autre à la base de son sexe pour commencer à le masser. L'homme de North Blue était déjà ailleurs quand le bretteur leva les yeux pour vérifier ce qui se passait plus haut. Il sourit et mit le coup de grâce à son amant en suçotant le gland, en saisissant les bourses, en enfonçant le sexe tendu de plus en plus profondément dans sa gorge et en instaurant un délicieux mouvement de va et vient, sur un rythme aléatoire : tantôt langoureux, tantôt furieux.

Zoro ne lui faisait pas souvent cette faveur et c'était bien dommage car il savait satisfaire, il savait répondre aux demandes, il savait faire durer le plaisir et faire jouir avec ses mains expertes et sa langue … La prise de Sanji dans les cheveux de son amant se raffermissait à mesure que l'homme aux cheveux verts faisait des miracles sur son entrejambe, aussi appliqué que lorsqu'il entretenait ses sabres …

« Je croyais que tu ne mettais à genoux pour personne … » jugea bon de ressortir le blond, dans le feu de l'action alors qu'il s'approchait à grands pas de l'orgasme. Le sabreur fit vibrer ses cordes vocales autour de son sexe avant de le retirer et de répondre, sans jamais cesser de le caresser :

« Faut croire qu'il m'arrive de mentir. » rétorqua-t-il en reprenant son ouvrage sur la longueur du blond un court instant avant de murmurer quelque chose que Sanji n'entendit pas, le front appuyé contre la hanche de son amant, les lèvres contre sa peau.

Le cœur du cuisinier se serra un instant avant qu'un sourire ne décore ses lèvres. Le message était reçu. L'homme de North Blue ferma les yeux alors que le bretteur se redressait pour fermer l'arrivée d'eau, l'embrasser furtivement dans le cou et l'entrainer dans la chambre, le cœur battant.

Sanji ne fit aucune remarque sur la façon dont l'eau pouvait abimer son parquet ou sur le froid à cause du courant d'air, il était bien trop absorbé dans la contemplation de son amant qui s'allongeait sur le lit avec lui, le couvrant de baisers et de caresses jusqu'à l'ivresse. Leur peau encore humide se sécha peu à peu au contact des draps à mesure qu'ils s'embrassaient, se mordillaient et se touchaient, tantôt l'un au-dessus puis en dessous, le cœur au bord des lèvres.

Zoro abandonna son amant pour fouiller dans une boîte que le blond gardait dans sa table de nuit. Il en tira un flacon rempli d'un liquide transparent qu'il déposa au creux de la main du cuisinier.

« Que me vaut cet honneur ? »

La seule réponse de Zoro fut un grommèlement vindicatif alors qu'il s'installait sur le matelas, en appui sur ses mains et ses genoux la tête tournée vers la baie vitrée à la tête du lit qui dévoilait l'infini horizon de l'océan. Sanji déversa une partie du contenu de la bouteille sur les doigts qu'il approcha de l'entrée du sabreur, massant et écartant les fesses d'une main, pour pénétrer de l'autre. Le bretteur émit un grondement guttural, cambra les hanches et laissa sa tête reposer sur ses bras croisés.

Le cuisinier lui laissa un petit temps d'adaptation avant d'ajouter un autre doigt, puis un troisième, préparant le cercle de muscles à une intrusion bien plus large à venir. De sa main libre, Sanji caressait la verge de son compagnon, récoltant de temps à autre quelque chose qui pouvait s'approcher d'un gémissement. Assis sur ses jambes, le blond avait une vue magnifique sur le dos de Zoro, chaque muscle parfaitement sculpté frémissait doucement à chaque stimulation.

Le cuisinier savait quand son amant était prêt : il se remettait en appui sur ses bras et baissait un peu les hanches. Son souffle se faisait aussi moins erratique et les sons qui quittaient sa bouche étaient plus graves. L'homme de North Blue versa un peu de lubrifiant sur son sexe et se mit sur ses genoux, au niveau de la cavité de Zoro qu'il pénétra sans cérémonie d'un seul coup de hanche. Le bretteur ne broncha pas : la douleur était certes un peu présente mais il refusait de la laisser paraître, sachant qu'elle serait rapidement remplacée par du plaisir.

Sanji s'allongea sur le dos de l'homme d'East Blue et laissa reposer sa tête contre son omoplate un instant, fermant les yeux, profitant juste de l'instant, du fait qu'en dessous de lui son compagnon de toujours et amant était là pour lui, supportant vaillament leurs deux poids. Le cuisinier pouvait se redresser, se tenir tout seul, aussi bien dans cette chambre que sur le champ de bataille mais il était parfois bon de profiter de la chance offerte de pouvoir se reposer sur l'épaule puissante de l'homme qui partageait ses repas, sa couche et bien plus encore depuis des années. Le moment venu, Zoro savait qu'il pouvait attendre exactement la même chose de l'homme au-dessus de lui. L'essence même de leur relation tenait dans le fait qu'ils avaient trouvé l'un dans l'autre à la fois leur égal et leur parfait opposé.

Le blond se redressa, posa ses mains au creux des hanches de son amant et commença à bouger vite et fort, comme s'il s'agissait de compenser l'instant de faiblesse qu'il venait de vivre. L'homme aux cheveux verts comprenait ce sentiment, ce désir fou d'être l'amant et l'ennemi, de succomber à la passion ou de se rattacher à la traditionnelle rivalité. Ils avaient fait le choix tacite de concilier les deux : de faire l'amour mais jamais sans un combat. Certains jours, ils avaient de l'animosité plein le cœur d'autres fois un trop plein de sentiments maladroits, des réalités qui les avaient pris par surprise, sur lesquelles ils arrivaient tant bien que mal à mettre des mots, des mots qu'ils préféraient garder pour eux-mêmes dans un coin de leur esprit. Néanmoins, leurs actes parlaient pour eux, s'exprimaient souvent mieux que ne le faisait les mots. Les mots servaient pour les affaires communes : chamailleries ou broutilles sans intérêt mais les actes, même les plus insignifiants, parlaient au nom d'une vérité bien au-dessus de ces basses préoccupations. Pour eux, l'acte mettait à jour la vérité, l'évidence même !, que les mots ne faisaient que parasiter, alourdir, vider de son sens.

Sanji accéléra ses mouvements, ses mains erraient partout pour trouver prise, pour laisser trace. L'homme en dessous de lui ne se forçait même plus à serrer les dents pour retenir les sons qu'il avait envie d'émettre. Peu importait à présent, les actions hurlaient pour eux. Le cuisinier se baissa pour mordre une épaule, le bretteur quémandait ses lèvres dans un souffle. Le blond allait plus vite, plus profondément ses hanches agissaient presque de leur propre fait, et en voyant la tête tournée vers lui, il savait que ça n'était plus qu'une question de secondes avant qu'ils ne jouissent tous les deux.

Les lèvres se mêlèrent, leur langues s'unirent dans un soupir, dans un cri celui de leurs cœurs et de leurs corps. Zoro atteignit l'orgasme le premier, se vidant sur les draps blancs, criant un nom qu'il ne disait autrement jamais. Sanji le suivit peu après, déversant sa semence au plus profond de son compagnon, agité de spasmes pendant de longues et délicieuses minutes pendant lesquelles il se reposa encore sur les épaules de son amant.

Quand le blond eut finit de jouir, l'homme aux cheveux verts se laissa lourdement tomber contre le matelas, bientôt rejoint par son compagnon, visiblement essoufflé et le regard perdu dans le lointain. Sanji réagissait toujours de la même façon après l'amour, il fallait seulement lui laisser le temps de se remettre de ses émotions et justement, Zoro était prêt à lui en laisser autant qu'il le désirait

Le cuisinier lui tendit le bras et il y posa sa tête, enserrant ensuite l'homme de North Blue dans sa puissante étreinte, un grand sourire sur les lèvres que ce dernier ne pouvait pas voir. Peu importait, Sanji sentait les battements d'un cœur contre le sien, du seul cœur qu'il chérissait, et c'était tout ce dont il avait besoin.


Ainsi s'achève donc cette épique série de one-shots qui m'a donnée tant de mal hahaha !

Bon, j'espère que ça vous a plu même si j'ai osé touché au sacro-saint (enfin, pour certains on dirait que c'est ça ...) tabou du SANZOOOOOOO !
J'ai aussi osé faire manger à Zoro autre chose que des onigiris ! Il n'est pas non plus habillé pareil que d'habitude mais je ne sors pas non plus ça de nulle part ... Regardez les illustrations des chapitres 373 et 439 !
Bref, j'ai fait des petits arrangements quoi juste question de remuer mon esprit ^^ !

Sinon hein ...
Si ça vous a plu ou déplu, vous savez où vous devez vider le contenu de vos cœurs !

Bien à vous.
Furyïna