Chapitre Un
White
« …, mademoiselle ?
- Hein ? Vous pouvez répéter s'il vous plaît ? »
L'homme me regarda avec un regard teinté d'exaspération et un peu d'inquiétude (il a dû répéter sa question une dizaine de fois) et répéta très lentement sa question en hachant chaque syllabe :
« Quelle est votre destination ?
- Kanto ! »
Il me regarda de haut en bas et me dit après un moment :
« Votre train part à 13h30. »
Ça me laissait le temps de faire quelques achats (bah oui comme toutes les filles j'aime le lèche-vitrines).Chose qui tombait bien car j'avais affreusement envie de ce nouveau vêtement sorti tout droit du IXème siècle, et qui était très tendance cette année : un corset.
Je m'apprêtais à sortir de la gare quand un bruit très connu et très irritant vu la situation m'est arrivé aux oreilles.
« Merde, qui ça peut bien-être ? »
Je pris mon Vokit dans mon sac répondit sans vérifier qui appelait :
« Allô !
- Dieu soit loué tu as enfin répondu ! Mais enfin White tu foutais quoi ? ça fait des lustres que j'essaye d'appeler ! (Oups c'est Tcheren)
- Bah je ne pouvais pas répondre (c'est ça, tu mens tellement bien White)
- Pourquoi qu'est-ce que tu… Hé mais t'es où là ? Mais t'es à la gare ! Tu fais quoi à la ga… Oh non, je sais. Je sais ce que tu vas faire… (J'eus l'impression que sa voix s'était assombrie)Tu vas le retrouver n'est pas ? J'aurais dû m'en douter… Tu vas faire encore quelque chose d'insensée. Et en plus tu vas abandonner tes amis !
- Hein ? Tu parles de quoi là ? Je vais abandonner personne, moi !
- Ah bon ? Et moi et Bianca ? T'aurais qu'à dire que partir ce n'est pas nous abandonner ?
- Je ne vous abandonnerais jamais ! Et puis j'ai bien le droit de disparaître un peu, non ?
- -Disparaître ? Dis plutôt que tu vas chercher ce salaud de …
- Stop ! (j'avais hurlé, ce qui a fait tous les passants se tourner vers moi. Je tachais de baisser la voix mais ma colère était toujours aussi grande) Tu ne sais absolument rien sur N. Tu ne sais même pas ce qu'il se passait entre nous !
- Si au contraire je vous ai vus à Arabelle (il avait prononcé ces mots avec ce que j'avais reconnu comme de la douleur). à la sortie de l'arène … Vous étiez ensemble et il allait…
- Tcheren je n'ai pas envie d'en parler ! (j'allais fondre en larmes s'il continuait. Bien-sûr que je me souvenais de ce jour) »
Il a dû comprendre que j'allais raccrocher vu qu'il murmura tout bas :
« Reviens au moins pour ceux qui t'aiment »
Je regardais l'heure. C'est sûr, j'avais plus le temps d'aller m'acheter mon corset tant rêvé. Au loin j'entendis l'appel micro pour le départ du train. Après avoir jeté un dernier regard de regret aux vitrines, j'inspirais bien fond et me retournais pour marcher en direction du train.
Ma quête allait enfin pouvoir commencer.
