Disclaimer : Les personnages de cette fiction appartiennent toujours à Akira Amano.
Résumé : Suite au Grand Cataclysme, l'espoir fut rayé de tous les cœurs. Seul le désespoir subsista... Et le ciel continuait à regarder ce monde agoniser, sans la possibilité de changer quoi que ce soit. Il lui manquait trop d'éléments...
Rating : T, pour les raisons citées au chapitre précédent - c'est à dire, entre autre, le monde lui-même dans lequel évoluent les personnages.
Dédicace : A Mika, qui doit encore supporter mes absences continuelles pour attendre la correction du chapitre de sa fiction. Désolée... TT
Notes :
- Je poste ce chapitre maintenant - c'est à dire dimanche soir, assez tard - pour une raison très simple : ayant été absente tout le reste du week-end, je n'ai pas eu d'autre moment pour le mettre en ligne. J'espère que cela ne vous dérangera pas ^^
- Je tiens à remercier les reviewers (-euses ? xD), Ann O'Neem, Tsubaki I et Eysetadeysta de leurs commentaires qui m'ont fait très plaisir^^ Je suis rassurée d'avoir réussi à faire quelque chose de potable =) La partie en italique sous-entend en effet de nombreuses choses et est nécessaire pour la compréhension le monde des personnages et aussi la mention Semi-UA. Elle me sert également à raconter tout ce que je ne peux pas mettre dans l'histoire en elle-même, étant donné que ce sont des faits inconnus des personnages... Ou pas. Quoi qu'il en soit, ces quelques lignes en début de chaque chapitre devraient (normalement xD) vous faire comprendre pas mal de choses...
Attention, l'information juste ci-dessous est totalement inutile xD :
- En passant, j'ai fait une découverte. Voir le nombre de personnes passées sur ce que l'on écrit augmenter et recevoir des reviews, c'est très bien pour remonter le moral lors d'une semaine de bac blanc^^. Surtout lorsque le lycée où vous êtes a une salle tellement grande qu'elle peut accueillir toutes les premières de l'établissement et que vous voyez tous les élèves des autres séries partir avant vous parce que leur épreuve est plus courte et qu'il vous reste encore plus d'une heure face à votre copie. (Nooooooon !) Notamment lorsqu'on vous a placé juste à côté de la fenêtre où vous pouvez admirer à loisir lycéens, collégiens et primaires faire du sport et s'amuser. (Je veux aller avec euuuuuuuuuux !) Bilan de la réflexion : mais qu'est-ce que je fais en S SVT, sérieux xD ? Ah oui, parce que j'aime les maths - suicidaire en puissance xD. Et qu'en plus j'ai pris l'option latin - double-suicidaire en puissance xD. Conseil : amis - suicidaires - désirant choisir la voie scientifique, bienvenue dans le monde de l'injustice. (Laissez-moi partiiiiiiiiiiiiiiir !)
- Mis à part ce léger - hum xD - traumatisme dû à trois jours et demi à passer à remplir des feuilles, voilà ce chapitre ! Je tiens aussi à remercier toutes les personnes qui ont lu ce début de fiction, même sans mettre de commentaire. Oui, vous, derrière votre écran d'ordinateur ou de portable. Je vous vois. (Par l'intermédiaire des statistiques du site, évidemment xD)
- S'il reste des fautes, c'est de ma faute. (Donc, c'est moi qu'il faut taper xD)
Bref, bonne lecture =)
Chapitre Deux : Lueur orangée :
Les pensées peuvent passer d'un monde à l'autre. Les idées, aussi. Les inventions, de même. Par l'intermédiaire de celui qui peut voyager entre les univers parallèles. Tant qu'il peut les transporter dans sa tête, car ces choses sont immatérielles, tout peut changer d'univers. Mais quand est-il du reste ? De ce qui est matériel ? Personne ne le savait. Il était le seul à avoir le pouvoir d'essayer. Et c'est ce qu'il fit, se moquant des conséquences. Après tout, il avait trouvé en cela un nouveau jeu très intéressant... Et il n'allait pas s'en priver pour si peu.
Un adolescent aux cheveux noirs ne cessait d'effectuer un va-et-viens entre l'intérieur d'un taudis et l'extérieur. Un ou deux passants, en quête de nourriture et d'eau, affluaient vers la rue délabrée où il se trouvait. Des habitants étaient assis à même le sol poussiéreux, devant l'entrée de leurs petites maisons en ruine, ou tout simplement sur le bord de l'allée. La scène n'avait rien d'inhabituel dans la ville. Les visages de chacun différaient par leur expressions, mais leur yeux gardaient toujours cette lueur de désespoir, peu importe combien ils essayaient de paraître souriants. Il n'y avait pas d'issue, ils le savaient bien.
Le jeune homme sortit de sa très modeste demeure une table, ou du moins ce qui y ressemblait. L'objet était un raccordement mal cloué et ficelé de planches de bois pourries et de bouts de tôle rouillée, posé sur quatre piles de pierres de hauteur inégale. Les deux chaises qu'il avait déjà mises dehors avaient été construites de la même manière. Ces meubles étaient peut-être instables et inconfortables, mais ils n'en restaient pas moins des objets de luxe dans la cité où chacun s'asseyait par terre.
Plusieurs personnes commencèrent à s'agiter dans la rue. Progressivement, les habitants des taudis aux alentours se levèrent, puis allèrent chercher les divers morceaux de matériaux qu'ils avaient dénichés un peu partout dans l'immense ville, en prévision de ce moment. Les autres en avaient déjà apporté avec eux. L'adolescent, les voyant faire, se dépêcha d'installer la table restante de sa demeure à l'extérieur.
La raison d'un tel remue-ménage n'était qu'encore et toujours la même : la survie. La maison de l'adolescent était l'un des seuls lieux de ravitaillement de la ville. Cela faisait bien longtemps que plus rien de comestible ne trainait par-ci par là. De ce fait, des dizaines de personnes arrivaient chaque jour chez lui dans le but d'obtenir quelque chose à se mettre sous la dent. Le restaurant aux plats à emporter, si on pouvait l'appeler ainsi, était l'un des maillons de l'une des seules chaînes économiques ou organisées de la cité.
Le principe du système était simple. Une personne, qui avait eu la chance de trouver des graines et d'avoir à sa disposition un petit terrain, commençait à les semer. Dans un premier temps, quand la plantation était encore infime, son propriétaire troquait ses produits directement aux habitants contre de l'eau ou des matériaux pouvant être utilisés pour créer une barrière ou les mangeait lui-même.
Si le lieu n'était pas dévalisé, il pouvait s'agrandir et la personne à sa tête pouvait en payer une autre, un gardien, en nourriture pour la surveiller. Enfin, si les productions étaient assez conséquentes, bien qu'extrêmement minces comparées à celles d'autrefois, l'agriculteur pouvait décider de passer par l'intermédiaire d'un lieu de ravitaillement.
La plantation fournissait de la nourriture au "restaurant", en échange encore une fois d'eau ou de matériaux afin de construire une véritable forteresse pour protéger le carré de terre des sangsues et arroser les futurs légumes. Le deuxième maillon vendaient les produits aux citadins contre les mêmes objets, et chacun était ainsi plus ou moins satisfait.
Plus ou moins, car si l'on prenait les chiffres, et chacun le savait, cela ne représentait rien à l'échelle de leur monde et bien trop peu pour espérer nourrir toute la population. Une centaine de légumes était un vrai trésor dans une plantation et bien peu pouvaient se vanter d'en avoir ce nombre. Enfin, si le propriétaire était assez inconscient pour ramener toutes les sangsues de la région en hurlant combien il en possédait et s'en vanter, évidemment.
Ce genre de système nourrissait environ une centaine de personnes. Si l'on prenait en compte que dans la ville entière, il en existait également une centaine, cela donnait environ dix mille personnes ayant un repas décent - si le terme décent pouvait s'appliquer à un demi-légume flétri par jour. Maintenant, si l'on savait que le nombre d'humain ayant survécu au Grand Cataclysme était d'un million...
Neuf cents quatre-vingt-dix mille personnes n'avaient rien de sain à manger.
En clair, ce qu'avait toujours pensé Gokudera, gardien de la propriété qui fournissait le lieu de ravitaillement vers lequel convergeait actuellement tout le quartier, était vrai. L'humanité, la belle humanité soi-disant toute puissante et maître incontestée de la planète au dernier siècle, crevait littéralement de faim. L'adolescent aux cheveux gris trouvait cela vraiment ironique.
Malgré cela, sûrement plus par peur de la mort qu'autre chose, les habitants continuaient à survivre. Que pouvaient-ils faire de plus, après tout ? Survivre, encore et toujours. Quelle originalité !
Le soi-disant système économique n'était qu'une mascarade à laquelle chacun essayait de croire, s'illusionnant ainsi que la solidarité, l'esprit d'équipe et de groupe existaient encore, dans un monde où ils avaient disparu depuis bien longtemps. Si les habitants s'étaient organisés, c'était uniquement pour subsister. Eux. Pas pour aider les autres.
Personne n'aidait les autres, mêmes s'ils étaient leurs enfants ou leurs parents. Chaque habitant aurait tué ses proches pour manger à sa faim seulement une seule fois, sans hésitation. Fou était celui qui partageait avec les autres. Car ceux-ci ne lui rendaient jamais. Les seuls qui s'y étaient essayés avaient été les premiers à mourir. Il n'existait plus aucune personne tentant d'aider autrui, même s'il existait encore des familles dont les membres s'entraidaient, en tout équivalence, bien sûr. Cela pouvait peut-être paraître immoral. Mais pouvait-on parler d'immoralité alors que sa propre vie était en jeu ?
L'adolescent du "restaurant" termina d'installer la deuxième et dernière table, achevant ainsi de construire une sorte de comptoir dans la rue. Peu après, un homme, qui lui ressemblait étrangement et qui n'était autre que son père et également le propriétaire du lieu, appela la foule.
- C'est ouvert ! Faites la queue si vous désirez quelque chose !
Aussitôt, tous se ruèrent vers l'espace où commençait la file d'attente. En voyant les habitants se bousculer une fois de plus, l'homme aurait bien voulu leur dire de garder leur calme, qu'il y en aurait pour tous, mais cela serait revenu à mentir. Attristé, il reporta son attention sur son fils.
- Takeshi, j'ai besoin de toi pour porter la nourriture.
L'adolescent répondit et acquiesça d'un ton enjoué avant de rentrer dans la cabane. Ils faisaient en effet partie des rares personnes qui s'entraidaient mutuellement.
Au dehors, les citadins, relativement calmes avant l'annonce, se déchaînaient, n'hésitant pas à piétiner certains, se battre avec d'autres, dépensant toute leur maigre énergie dans cette tache. Personne ne pouvait cependant leur en vouloir : comme chacun, ils ne faisaient qu'essayer de se nourrir.
A l'intérieur, le jeune homme, nommé Takeshi Yamamoto, souleva à l'aide de ses bras la petite pile de cagettes afin de l'amener à l'extérieur. Le père prit ensuite les commandes de l'opération, son fils l'assistant et pendant plus d'une heure, ils troquèrent toutes leurs marchandises.
Échanger était devenu monnaie courante depuis le Grand Cataclysme. Vivre primant sur amasser de l'argent, celui-ci avait perdu toute sa valeur. Les pierres précieuses n'étaient plus que des cailloux trop petits pour construire des édifices, les articles de mode des tissus pour faire des toits et les voitures que des futurs murs. L'humanité avait changé, la notion du précieux aussi.
Yamamoto n'hésitait pas à sourire, à parler encore et toujours avec ce ton enjoué qui lui était si caractéristique aux clients. Il leur offrait un peu de gaité, si rare dans leur vie désespérée. Son père disait souvent de lui qu'il arrivait à panser toutes les plaies, à laver tous les chagrins avec son visage radieux. Cependant, le monde était trop désespéré pour qu'il puisse arriver à lui rendre espoir. Alors, il continuait seulement à l'apaiser.
Le jeune homme aux cheveux noirs était insouciant. Les mauvaises langues, ou plutôt toutes les personnes trop aigries pour se sentir plus calmes et moins tristes en voyant son sourire, et penser qu'il existait encore des gens heureux, disaient de lui qu'il était un idiot. Mais Yamamoto s'en énervait pas, car il en était conscient. Il savait qu'il y avait des choses qu'il ne devait pas autant prendre à la légère. Et pourtant, il ne pouvait s'en empêcher, c'était son caractère. Et puis, il préférait être un imbécile heureux plutôt que déprimer à longueur de journée comme chacun.
Alors qu'il rangeait tables, chaises et cageots dans sa pitoyable maison, son sourire disparut et il s'arrêta dans son geste. Son visage devînt plus sérieux, plus sombre. Un éclat de désespoir passa dans son regard. Il passa une main dans sa nuque, attristé. Même lui, l'insouciant enjoué, avait été contaminé par cette pensée empoisonnée qui suintait de chaque être, de chaque objet, de chaque chose : ils étaient tous condamnés. Condamnés à errer en quête de nourriture dans cette cité délabrée jusqu'à leur mort.
Il aurait fallu un miracle pour que cela change. Et les miracles n'existaient que dans les rêves ou les contes.
L'instant passé, le sourire de Takeshi revint. Puisqu'il était impossible de s'échapper, autant ne pas se prendre la tête. Réfléchir ne lui réussissait pas, de toute manière. Il allait seulement continuer à faire ce qu'il faisait de mieux : se donner à fond. Tous les objets étant rangés, il alla retrouver son père, avec son habituel enjouement qui irradiait, calmant les cœurs et lavant les incertitudes.
Ce qu'il savait bel et bien, c'est que les miracles n'existaient pas.
Ce qu'il ne savait pas, par contre, c'est qu'avec une volonté inébranlable, on pouvait créer un miracle.
Et le miracle était en marche.
Tsunayoshi ne comprenait absolument rien à ce qu'il venait de se passer. Ni ce qui lui était arrivé.
Il ne savait pas également qu'il venait sûrement de battre le record du monde du nombre de pensées en cinq petites secondes.
Lorsqu'il avait vu la dynamite tomber à côté de Gokudera, qui se trouvait alors à plusieurs mètres de lui, il avait tout de suite compris que le jeune aux cheveux gris allait mourir. Il était trop proche, beaucoup trop proche de l'explosif dont la mèche n'allait pas tarder à terminer de se consumer. D'après ce qu'il avait lu dans le regard de l'autre, devenu résigné, celui-ci était conscient de sa mort imminente. Le châtain était également sûr que les bâtons de dynamite n'étaient pas des jouets ou une quelconque farce, bien qu'il ignorait d'où il tenait cette certitude. Intuition, peut-être ?
Dans tous les cas, un nouveau décès allait se produire sous ses yeux. Encore. Tsunayoshi ne voulait plus jamais assister à ce spectacle macabre, qu'il avait déjà vu se répéter tant de fois. Toujours des fois de trop. Et comme à toutes ces morts qui s'étaient jouées devant lui, il ne pouvait strictement rien y faire. Il était bien trop loin de Gokudera pour pouvoir le sauver. Et la mèche était bien trop courte. L'espérance de vie de l'adolescent aux cheveux gris devait être passée sous la barre des cinq secondes, sans aucun doute.
Tsunayoshi se maudit pour sa faiblesse. Il était incapable de protéger quiconque. C'était la dure réalité. Il aurait voulu que cela change, au moins pour cette fois.
Pour que la personne aidée meure cinq minutes plus tard d'une maladie ou d'un déshydratation ? Quel intérêt ? Kufufufu... Tu es si naïf, mon petit Tsunayoshi... lui souffla une voix mentalement.
Le châtain secoua la tête, comme pour effacer les paroles qui venaient de lui être dites. Mais le mal était fait, il doutait déjà. Pourtant, ce n'était pas sa pensée ! Ce n'était pas ce qu'il pensait ! Ce n'était pas ce qu'il voulait !
A ce moment là, il comprit quelque chose d'essentiel. Une phrase s'insinua en lui, sortie de nulle part, ou presque. C'était sa dernière chance, il le savait. Il ne supporterait pas un autre mort. Refoulant ses doutes, ses indécisions, Tsunayoshi concentra toute sa volonté dans un souhait.
Gokudera ne devait pas mourir. Pas parce qu'il ne survivrait pas mentalement à un autre décès, mais parce qu'il était important, comme chaque être humain restant en ce monde. Il avait une vie, une conscience. Il était quelqu'un. Et cela suffisait pour qu'il ait le droit de vivre. Personne, même pas l'univers lui même, n'avait le droit de tuer autant de monde en si peu de temps. Depuis dix ans, plus de six milliards d'humains étaient décédés ! Il n'était pas d'accord ! Personne ne méritait de passer sa vie à souffrir de faim, de soif, de maladie, de peur du lendemain !
Sans que le châtain de s'en rende compte, une chaleur douce et réconfortante avait commencé a se diffuser dans son corps. Torse. Jambe droite. Jambe gauche. Donnant une nouvelle puissance à ses muscles affaiblis, elle continuait à se propager. Bras droit. Bras gauche. Elle revigorait ses cellules, créant une force toute neuve. Pris de colère contre ce monde injuste, Tsunayoshi n'y prêta pas attention. Jusqu'au moment où elle atteignit sa tête.
Sa colère s'envola, ses doutes s'évaporèrent, comme dissouts dans la chaleur bienfaitrice. Seule la pensée que Gokudera devait survivre demeura dans son esprit. Désormais pleinement concentré sur son objectif, le châtain adopta un visage plus sérieux. Sous les yeux épatés de l'adolescent aux cheveux gris, dont le regard était passé successivement des dizaines de fois entre sa cheville tordue, la dynamite qui allait le tuer et l'intrus, avant de se focaliser sur ce dernier, les orbes de Tsunayoshi muèrent.
Gokudera s'était demandé ce qui passait dans la tête de l'autre, qui semblait être en proie à la confusion la plus totale. Désespoir, tristesse, colère, peur, mécontentement, compréhension s'étaient succédées sur le visage de son vis-à-vis. Il allait renoncer à comprendre et son compte à rebours, la mèche de l'explosif, se terminer lorsqu'il avait vu quelque chose d'incroyable dans les yeux du châtain.
Volonté. Détermination.
Le jeune homme aux cheveux gris avait cru que l'intrus était devenu fou, car il n'y avait que les fous qui pouvaient encore avoir de la volonté. Mais lorsque que les yeux de Tsunayoshi changèrent de couleur, il comprit qu'il était en train d'assister à un évènement extraordinaire. Du brun noisette qu'il était, le regard du châtain s'éclaircit jusqu'à devenir orangé. Chaleureux, doux mais impitoyable et inébranlable à la fois. Et lorsque, abasourdi, Gokudera avait vu une flamme de la même nature apparaître sur le front du châtain, il s'était dit qu'il rêvait ou bien qu'il délirait, ce qui aurait été logique. Mais la douleur à sa cheville lui indiquait le contraire : tout était réel.
Gokudera était perdu. Trop de nouveaux éléments incompréhensibles, trop de choses impossibles qui se réalisaient. Et pourtant, il ne put s'empêcher de sourire, son premier sourire sincère depuis plus de dix ans. Il ne comprenait plus rien à ce qui se passait, mais il était heureux. L'adolescent aux cheveux gris arrêta alors d'attendre après une chose dont il ignorait tout. Il avait trouvé ce qu'il attendait. Ce qu'il avait tant cherché. Une raison de survivre. Non, une raison de vivre.
Alors qu'il allait périr dans les deux prochaines secondes.
En temps normal, Gokudera aurait trouvé cela ironique. Mais le regard en face de lui hurlait. Il criait avec cette inébranlable volonté.
"Je ne te laisserais pas mourir."
Et le jeune homme aux cheveux gris décida de faire confiance à ces yeux orangés.
J'ai l'impression qu'il ne se passe pas grand chose de nouveau dans ce chapitre mais... J'avais besoin de réaliser l'introduction d'un des personnages principaux, Yamamoto, et il fallait que je revienne sur l'Événement, avec un grand E, car il est après tout le véritable début de cette histoire... Mais j'ai quand même l'impression de ne pas avoir avancé d'un chouïa dans la trame -'...
Quoique... Si, en fait. A cause d'un personnage qui s'est incrusté dans la deuxième partie du chapitre – je suppose que vous voyez de qui je veux parler. Me demandez pas ce qu'il fait là, j'en sais rien - pour le moment - xD ! A la base, c'était pas prévu mais... La phrase est venue toute seule Oo. Du coup, je me suis dit : « Ben pourquoi pas, après tout ! ». De toute manière, je ne savais pas vraiment où le placer... Alors ça m'arrange qu'il se soit incrusté comme ça ! (Oui, comme vous avez pu le remarquer, je ne contrôle absolument pas ce que j'écris xD !)
Mais au final, il ne s'est strictement rien passé de plus dans ce chapitre...
En espérant que cela vous ait plu quand même et à la semaine prochaine^^ !
