Hellow jeunes gens o/ Nous revoilà pour la suite des aventures de Tal' et Fab'.

Un chapitre par mois, je sais que c'est un peu lent mais c'est ma façon à moi de m'assurer que vous aurez du contenu régulier x) on sait tous comment ça finit quand un auteur panique.

Merci à ceux qui ont mis cette fiction en fav 3 j'espère que cette suite ne vous décevra pas ;) N'hésitez pas à laisser une review. Et merci surtout à Charlie Erikson-Laukaz, best beta reader et support ever !

Enjoy =w=


" M...M...Monsieur Potter ?! "

Fabulius arrache ma main de son bras en se plaignant que je lui fais mal, mais j'oublie de m'excuser. C'est juste que je ne m'attendais pas du tout à ça ! Je connais bien les enfants Potter, enfin surtout James, mais je n'avais jamais eu la chance de faire face à leur père jusqu'à présent !

Harry Potter est une légende vivante, le plus grand héros de guerre de l'Histoire de la Magie ! Mon père m'en a parlé un milliard de fois au moins, et je connais par cœur tout le chapitre le concernant dans mon manuel ! J'ignore ce qu'il fait dans l'école mais ce doit être pour une raison exceptionnelle, l'homme se fait rare en public et son travail d'auror est extrêmement prenant. Je crois que je comprend mieux pourquoi ma sœur est en pâmoison en cet instant.

Je gravis les marches aussi vite que je peux, mon entrain retrouvé comme un gosse à se première visite chez Honeyducks, et je tends la main dans la direction de l'homme, sous l'œil surpris (voir médusé) d'Albus et de son ami Scorpius.

"Monsieur, c'est un honneur de vous croiser ici ! "

L'excitation se sent dans ma voix, j'ai toute la peine du monde à la contenir. Pourtant, monsieur Potter me regarde à peine. Je crois même qu'il m'ignore.

" Heu... "Bredouille Albus, décontenancé, avant d'empoigner lui-même ma main. " Merci... ? "

Je rougis, embarrassé. Aurais-je fais mauvaise impression ? Je me suis peut-être emporté, il doit en avoir marre de toute cette attention. Quel imbécile je fais ! Heureusement que son fils est là pour rattraper un peu les choses. Lyudmila rit de la situation, puis un de ses camarades l'appelle alors elle dit au revoir en vitesse et s'éclipse. Je ne saurais pas ce qu'ils se disaient.

" Tal', on n'a pas le temps. " Me prévient Fabulius.

" Oh, oui oui, bien sûr, j'arrive, une minute s'il te plaît ! " Je supplie.

Une telle occasion ne se représentera pas deux fois, je ne veux pas partir sur un échec. Puisque monsieur Potter n'a pas envie de me parler, je peux au moins m'adresser à son fils, et ainsi lui montrer que je ne suis pas juste un fan hystérique.

" Pardon du dérangement. Lyudmila a du dire la même chose, mais on a grandi avec un père qui nous racontait tous les soirs les glorieuses aventures d'Harry Potter, le survivant, alors... Je voulais juste présenter mes respects, rien de... De... "

L'ambiance a brusquement changé, j'ai comme une sueur froide qui coule le long de mon dos. Albus est blême, ses yeux verts plein d'orage. Les mains de son père sont autour de son cou, comme pour l'étrangler. Je ne comprends pas ce qu'il se passe, mes yeux ne peuvent pas se décrocher de cette scène. Ces mains... Mais il va s'étouffer !

" A-arrêtez ! " Je m'écrie en m'élançant pour arracher sa prise, complètement paniqué.

Il y a deux coups de tonnerre. Le jeune Potter pousse un cri d'effroi en s'écartant brutalement, et manque de tomber dans les escaliers. Heureusement, Malfoy le rattrape.

" Albus ! Ça va ?! "

" Je... Je crois. " Coasse-t-il avant de poser sur moi son regard effaré. " Tu te crois drôle, peut-être ?! Espèce de cinglé ! "

J'ouvre la bouche, et la referme aussitôt, comme un poisson hors de l'eau. Je n'ai aucune idée de ce qu'il vient de se passer! Fabulius m'a pris le bras pour m'éloigner en vitesse de là mais mon cerveau n'a pas encore fait de mise au point. J'ai eu la peur de ma vie !

On arrive dans un couloir plus calme, notre classe est en vue, les élèves rentrent. Fab' s'arrête et me pousse contre le mur, un peu brutalement. Je lève mon regard dans le sien et mon sang se fige. Il ne m'a jamais regardé avec autant de sérieux auparavant.

" C'était quoi, ça ? " Demande-t-il sans détours.

Encore une fois j'ouvre la bouche mais n'émet pas de son. Les échos autours de moi sont nombreux et chaotiques, je ne parviens pas à me concentrer.

" Tal', je suis habitué à tes TOCs et à pas mal de trucs bizarres, mais c'est la première fois que tu me fais peur. "

Cet aveu est sûrement la dernière chose que j'ai besoin d'entendre. Je déglutis.

" Tu ne l'as pas vu, mais... Il... "

Je m'interromps encore. Comment exprimer cela ? Je pensais que ce que je voyais était réel, cela me semblait si réel ! Mais maintenant ça paraît évident : ce n'était pas Harry Potter. Il a simplement disparu dès que j'ai voulu aider Albus. En fait, ce dernier n'a dû voir que moi, un gars qu'il connaît à peine, me jetant sur lui, ma main vers sa gorge . Un cinglé, c'est ce qu'il a dit.

" Je n'ai pas vu quoi ? " Insiste mon ami.

" Rien... Il n'y avait rien à voir. Pardon. " Je soupire, la mort dans l'âme.

" Tu es sérieux, là ? C'est ta réponse ? Tu as agressé Albus Potter parce que tu n'as rien vu ?"

Évidemment, j'aimerais avoir une meilleure excuse, je n'aime pas l'idée d'avoir effrayé mon meilleur ami. Mon cœur bat si fort dans ma poitrine qu'il me fait mal, l'adrénaline n'est pas retombée, et je me sens minable. Non... Cinglé. Je me sens cinglé. Je baisse les yeux et le contourne, il faut entrer en classe. Il court et m'en bloque l'entrée, sa baguette pointée sur moi.

" Non ! Demi-tour ! T'es pas dans ton état normal, il faut que tu ailles à l'infirmerie ! "

Son ton est catégorique. C'en est trop pour moi, je sors de mes gonds et m'écrie :

" C'est juste de la fatigue, j'ai déliré, d'accord ?! Je ne vais pas me planquer à l'infirmerie pour ça ! C'est notre premier jour de cours et c'est déjà l'un des pires de ma vie alors, tous, foutez moi la paix ! Maintenant dégages de là !"

Je le vois prêt à me repousser devant nos camarades incrédules, mais alors le professeur Binns traverse le mur entre nous et je pousse un hurlement en tombant sur les fesses dans un nouveau coup de tonnerre. C'est officiel, mes nerfs ont lâchés ! Sans s'émouvoir le moins du monde, le fantôme s'adresse à moi de sa voix monocorde.

" Monsieur Whimsy, veuillez cesser immédiatement votre tapage. Je retire cinq points à Serdaigle. "

J'ai tellement envie de pleurer qu'il se met à pleuvoir une pluie sans eau. Le tonnerre pour la peur, la pluie pour les larmes. Et le souvenir de ce terrifiant orage dans les yeux si verts d'Albus qui reste imprimé dans ma rétine. Cette journée va me tuer...

C'est Héléna qui vient m'aider à me relever. J'essuie très vite mes joues pour qu'elle s'abstienne de faire la moindre remarque et je la suis en classe, déterminé à ne rater aucune heure d'enseignement.

Fabulius a insisté tout le reste de la journée pour que j'aille à l'infirmerie, et bien sûr je ne l'ai pas écouté. Vers la fin, il n'était plus aussi énervé. Il a même tenté de me faire rire durant le dîner, culpabilisant sûrement de mon état de déprime. Je sais que je devrais moi aussi lui présenter des excuses, je remet juste cela à plus tard parce que mon ego a été suffisamment maltraité.

Comme on le dit si bien, demain est un autre jour. Pourvu qu'il soit plus normal...

… … …

Au final, la fatigue et l'émotion ont eu raison de mes insomnies. Je dois comptabiliser environ cinq heures de sommeil, ce qui pour moi est une très bonne moyenne. Je me réveille donc avec le cœur un peu plus léger, ainsi qu'une forte envie d'accomplir quelque chose de positif pour faire fuir toute cette négativité qui m'a poursuivi hier.

Le souvenir de la veille est justement encore bien présent dans mon esprit mais je le vois d'un œil neuf, avec de nombreux questionnements et de multiples réponses probables. Je vais devoir peser le pour et le contre de chacune. Faire une liste. J'adore faire des listes! Voilà déjà de quoi rendre positif le négatif ! Ah, je me sens en forme ! Pourquoi me focaliserai-je sur ma peur et ma honte ? Je ne suis plus un petit garçon torturé par des visions cauchemardesques venues d'on ne sait où ! J'ai traversé tant de situations semblables, et à l'époque je n'avais pas les armes nécessaires pour les combattre. Je peux supporter une hallucination de plus. J'y arriverai.

Reste à me prémunir d'un trop plein de nervosité qui gâcherait tous mes efforts, et pour cela je m'en remet à l'expertise de mon blondinet favori.

" Faut te cambrer plus que ça ! Sors les fesses !"

" Gnnnn... Et ta mère... Fait ça... Hn... Chaque matin ? "

" Avec plus d'expérience et de souplesse, tu pourrais aussi."

Je n'avais pas prévu de commencer ma journée essoufflé mais, soyons francs, il m'en faut peu. Je ne suis pas du tout sportif. Ma bedaine, mon visage rond et mes fesses potelées peuvent en témoigner. Cela dit je suis grand, j'ai une bonne carrure ! Ça en dissuade certains de me chercher des noises. Heureusement pour moi, en combat je me ferais terrasser, baguette en main ou non.

Je reprends la position du guerrier sous les applaudissements moqueurs des quelques élèves encore présents dans notre salle commune. Je souris, beau joueur. Si c'était moi qui regardais un mec suer à grosses gouttes alors qu'il se contente d'essayer de tenir en équilibre sur une jambe, je me marrerais aussi. Et puis j'ai une place de choix, juste devant les baies vitrées ! C'est au cas où je manquerais de public, vous savez comme j'aime me faire remarquer...

Dix minutes plus tard, je suis prêt à tout . Je viens de survivre au yoga expliqué par Fabulius, plus rien ne peut me sembler insurmontable désormais ! Fort de ce constat, je pars avaler mon porridge eeet... C'était un trop bon départ, je m'en doutais. Devant les portes de la Grande Salle m'attend la conséquence directe de mon aventure d'hier : un grand frère très fâché.

" Whimsy... " Gronde James Potter en se plantant devant moi.

" Nope ! " Je le coupe en le contournant.

James est déjà un garçon horripilant à la base, et il a de nombreux griefs contre Fab' et moi, j'ai donc l'intuition que parler avec lui serait une mauvaise idée. Surtout alors que je dois lui cacher l'existence d'un possible écho à l'effigie de son père. Il lui ressemble moins qu'Albus, mais je préfère rester prudent.

" Hein? Non mais reviens là ! " S'écrie-t-il en nous suivant jusqu'à notre table, où il change totalement d'attitude tout à coup. " Aaah ! Salut hem... Hélène ! "

" C'est Héléna. " Soupire-t-elle, bien loin de glousser comme Cassie Mac-Lust et Pavel Armandov, ses deux meilleurs amis.

" Je heu... Oui... Très jolie... "

Fab' et moi échangeons un regard qui en dit long. Redwing est la kryptonite de Potter. Bien qu'il soit apparemment incapable de retenir son nom correctement, il est sous le charme de notre préfète depuis une obscure histoire de binôme en Astrologie. Et presque toutes les conversations qu'il a avec elle depuis ressemblent à ça. Puisqu'il en a pour un moment à fixer en rougissant le dos de la jeune fille qui, tout à son thé, ne lui accorde aucune attention, j'en profite pour m'éloigner et m'installer avec mon ami. La pause est malheureusement de courte durée.

" Whimsy, on a un compte à régler toi et m..."

Mais je le coupe encore :

" Non ! C'est bon Potter, je sais de quoi tu veux me parler. J'ai fait peur à ton frère, ce n'était pas prévu, je suis sincèrement désolé. Voilà ! Tu pourras le lui dire, ça n'arrivera plus. Laisse-moi manger, maintenant. "

Il fronce les sourcils et serre le poing en croisant le sourire goguenard de mon idiot de pote. Ce que j'ajoute n'arrange rien.

" Oh, et tu lui diras aussi de ne plus s'approcher de ma sœur. Deal ? Je laisse ton frère tranquille et il garde ses distances avec Lyudmila, ainsi tout le monde est content ! "

" Ah oui ? Ne prends pas tes rêves pour des réalités, Whimsy ! Mon frère n'en a rien à faire de ton boudin de sœur, il ne fait pas dans le baby-sitting ! "

J'ai surestimé le pouvoir du yoga, je m'en rend compte en cet instant.

" Evanesco ! "

Stupeur et hilarité, dans cet ordre, sont le résultat d'une robe de sorcier disparue. La plaisanterie est puérile, et pourtant efficace ! J'en connais qui ne cracheraient pas sur un James en caleçon, pour ma part le voir littéralement s'enflammer de honte m'empêche d'apprécier le spectacle. Je me délecte quand même de cette bonne leçon.

" On ne dit pas de mal de ma sœur. "

" Monsieur Whimsy ! " S'écrie la directrice Mac Gonagall en quittant sa table, outrée.

" Ahw, l'année commence enfin ! " S'amuse Fab', que tout cela réjouit.

J'ai fait perdre trente points à notre Maison et j'ai écopé d'une heure de retenue à récurer une stupide salle aux trophées sous la surveillance de notre antique concierge. Mais moi, au moins, je n'ai pas eu à m'enfuir de la Grande Salle la peau à l'air. Après, je ne suis pas expert, mais je crois que mon capital sympathie auprès des enfants de mon idole est dangereusement bas...

Le gros hibou de la stupeur s'envole et disparaît dans le plafond enchanté, et je rends son sourire au squelette hilare qui s'en tient encore les côtes. Je n'ai pas honte, non. J'ai défendu l'honneur de la famille. Est-ce que j'ai traité Albus de boudin, moi ? Je ne crois pas !

" J'ai tellement hâte de lui rappeler ce moment quand nous serons sur le terrain de quidditch ! " Me dit encore Fabulius des heures après les faits.

" C'est déloyal de déconcentrer l'adversaire avant un match. " Je lui rappelle, non sans partager sa satisfaction.

" Ça en vaut la peine !"

Il a raison. Profitons autant que nous le pouvons des avantages que nos frasques nous procurent. Tout se paie un jour ou l'autre, ce que j'ai fait là ne sera pas une exception. Je ne sais pas encore ce que le reste de l'année me réserve, mais j'ai démarré sur les chapeaux de roues ! Les Potter me détestent, je ne peux plus rien contre ça, mais tout ce que j'espère c'est que Lyudmila n'en fera pas les frais.

Ma chère petite sœur ne connaît pas encore leur don à eux. Celui de se mettre dans les pires ennuis, là où leur curiosité maladive et leur courage irréfléchi les envoient toujours, comme un héritage familial plutôt malsain. Ce genre de don là fait des dommages collatéraux. Si je revois Yuyu en extase devant Albus, je vous promet que, cette fois, il aura une bonne raison d'avoir peur de moi.