Note : Merci à eith et à ahotep84! Je ne l'avais pas précisé avant mais, les chapitres paraîtront probablement tous les vendredi ou samedi, dimanche au plus tard. Il n'y aura pas de couples non plus.

Attention! : Les chapitres vont à partir de maintenant contenir quelques injures et à partir du suivant, il y aura également quelques descriptions un peu sanglantes.

Disclaimer : Ni l'histoire, ni les personnages ne m'appartiennent.

Bonne lecture !


Chapitre II : BAU, rencontrez l'incroyable Spencer Reid.

4 ans plus tard

« Putain ! », jura le Chef de police tout en abattant son poing contre son bureau. »C'est la cinquième femme en un mois ! Pourquoi n'avons-nous toujours pas attrapé ce salopard ? », rugit-il de rage en direction des deux nerveux officiers qui lui avaient apporté les nouvelles.

« Les scènes sont toutes immaculées, monsieur » dit l'un des officiers d'un ton respectueux. »Le labo dit qu'ils n'ont pu trouver aucune évidence ADN… »

« Dites-leur de revérifier ! »

« Et aucune des victimes ne semble avoir de liens avec les autres. Les seules choses qu'elles ont en commun sont leur sexe et leur tranche d'âge », continua le jeune homme bravement.

« Je connais les détails, Officier Jones ! », cracha le Chef James Marco, avant de respirer profondément et de se calmer légèrement. Regardant fixement les photos de femmes sans vie éparpillées sur son bureau, il prit une profonde inspiration, sachant ce qu'il devait faire.

« Fisher ! », aboya-t-il à l'officier silencieux, le faisant sursauter. »Va dire à Clara d'appeler Quantico et de leur dire qu'on demande le BAU », finit-il d'un ton sombre- détestant clairement ce qu'il venait d'ordonner.

« Mais monsieur -» Quoique l'officier s'apprêtait à dire fut coupé par le regard brûlant que le Chef dirigea vers lui.

« Je sais ce que j'ai dit ! Je hais la pensée que les Fédéraux viennent ici et qu'ils prennent en charge mais cinq femmes sont déjà mortes et ça ne s'arrête pas », dit le Chef sérieusement. « Je préfèrerais que ma fierté soit piétinée plutôt que de savoir qu'une autre femme est devenue une victime parce que je ne voulais pas accepter de l'aide. Maintenant, refermez votre mâchoire et allez dire à Clara de faire cet appel ! » L'Officier Fisher jeta un rapide 'Oui, monsieur !' avant de partir à toute vitesse. Soupirant, le Chef passa ses mains sur sa tête devenant chauve. Il devenait trop vieux pour ces horreurs.

« Monsieur ? », questionna Jones timidement.

« Quoi ? »

« C'est- non pas que je sois contre votre décision, mais que se passe-t-il si le BAU n'accepte pas ? »

« Oh, ils vont accepter », dit le Chef avec un sourire sarcastique. »Avec cinq victimes au compteur, c'est impossible qu'ils ne le fassent pas. Il faudrait que ce soit extrêmement important pour qu'ils refusent. Croyez-moi, Jones ils viendront. »

« Si vous le dites, monsieur », répondit le jeune homme avant de se tortiller nerveusement. » Erm, si- quand ils viendront, qu'allons-nous faire de…lui ? »

« Lui ? », répéta le Chef, le regard vide.

« Le gamin qui travaille dans les Preuves et les Archives », développa Jones.

« Vous voulez dire Reid ? », demanda le Chef levant un de ses sourcils broussailleux et recevant un vif hochement de tête. »Nous n'allons rien lui faire. Il n'a rien fait de mal, que je sache. »

« Non » consentit Jones. « Mais il est- veuillez m'excuser- une tête en l'air et maladroit en plus de ça. »

« Et alors ? »

« Je pense que ce serait embarrassant si le BAU venait à être courant à son sujet », admit-il avant de se recroqueviller comme le Chef abattait son poing contre la table une nouvelle fois.

« Embarrassant ? La seule personne qui est embarrassante se tient devant moi ! », s'écria-t-il. »Reid peut être maladroit et avoir la tête dans la lune mais il faut son travail du mieux qu'il peut- même s'il bavarde tellement qu'il donne mal à la tête à tous ceux présents dans un rayon de deux kilomètres en le faisant. Il fait partie de cette force et je ne laisserai pas mes officiers en rabaisser d'autres pour une raison ou une autre- surtout de la mesquinerie ! Si j'entends encore une fois quelque chose de pareil sortir de votre bouche, vous serez suspendu ! Est-ce clair ? », tonna-t-il, son courroux se reflétant dans ses yeux.

« Oui, monsieur ! », répondit avec hâte l'officier déconcerté.

« Vous pouvez y aller », dit le Chef âprement et il regarda avec satisfaction l'officier déguerpir de son bureau. Baissant les yeux sur sa table de travail, il fronça des sourcils devant les photos mais refusa de déjà les ranger. A la place, il se tourna pour observer le jour mourant, ayant besoin d'une pause loin des corps mutilés. Lentement, ses pensées revinrent vers la nouvelle recrue du département de police du Centre-ville.

Spencer Reid n'était pas un officier de police. Il aurait été impossible qu'il passe l'entraînement physique- même si cela avait été le cas, il aurait sûrement tiré sur quelqu'un ou lui-même par accident. Il avait, toutefois, un diplôme en Justice Pénale ce qui permettait de travailler dans les Preuves aussi bien que les Archives. Normalement, il n'imaginerait même pas faire faire les deux boulots à une seule personne mais Reid- qui avait été transféré depuis le département Nord-Est six mois auparavant- s'était proposé joyeusement. Le Chef avait été sceptique- au moment où le garçon avait passé la porte, il avait trébuché dans le vide- mais après avoir observé Reid faire son job pendant plusieurs jours, il avait été convaincu que le gosse ne renverserait pas une rangée de dossiers pour finir écrasé ou ne contaminerait pas accidentellement des preuves.

Le problème ne venait pas des aptitudes de Reid à faire son travail; c'était sa personnalité et son apparence. Le garçon était dangereusement séduisant. De derrière, de nombreux officiers célibataires avaient cru qu'il était une nouvelle secrétaire et avaient eu la peur de leur vie lorsqu'il s'était retourné pour les saluer. Les dames sympathisèrent aussitôt avec lui et il devînt vite ami avec le groupe des secrétaires, partageant souvent des tuyaux de mode et des ragots au déjeuner. Il était d'un naturel agréable et était aimable envers tous ceux avec qui il parlait. Bien que sa personnalité aide les gens à oublier son peu de matière grise, elle laissait également ceux-ci se poser des questions sur certains aspects de sa vie.

Ses actions, sa manière de parler et son apparence faisaient à beaucoup dans le département se demander s'il avait d'autres… penchants. Peu de temps auparavant, il y avait un gros pari circulant dans le département au sujet de l'orientation de Reid mais le Chef s'assura de mettre fin à cela avant que ça ne dégénère. Il n'avait jamais mentionné de petit-ami et les secrétaires reconnurent qu'elles ne l'avaient jamais vu s'exalter devant une célébrité ou mannequin masculin. Enfin, un officier lui demanda franchement, fatigué des commérages, s'il était gay. Voici ce que Reid lui répondit :

« Gay ? Si tu veux dire, comme, heureux, alors oui ! »

Le pure moment d'idiotie blonde déconcerta tellement l'officier que, le temps qu'il récupère, Reid avait disparu bavardant avec quelqu'un d'autre. Après cela, tout le monde savait qu'il ne fallait pas attendre grand-chose de lui dans le département intellectuel. Il fallait admettre cependant, qu'il y avait des moments où le Chef pouvait voir un éclat illuminer ces yeux bruns. Presque comme si le garçon voulait dire quelque chose mais qu'il se retenait. C'était ces moments-là qui poussaient le Chef à se demander si Reid était vraiment aussi stupide que tout le monde pensait.

Puis le jeune homme disait quelque chose d'idiot ou trébuchait sur ses propres pieds et le Chef savait que c'était juste son imagination qui lui jouait des tours.

« Monsieur ? » Une voix féminine accompagnée d'un faible coup frappé à la porte le tira hors de ses pensées. Clara se tenait dans l'embrasure de la porte avec un visage indifférent.

« J'ai appelé Quantico et les ai informés des derniers évènements », expliqua-t-elle doucement. »On m'a dit qu'une équipe serait dépêchée dès ce soir. »

« Bien. Cela veut dire qu'ils seront là au matin dans ce cas », bougonna-t-il en guise de réponse, content qu'ils aient répondu aussi rapidement mais toujours irrité qu'il ait quand même dû les appeler. »Espérons simplement que ce salopard va prendre une pause cette nuit. C'est peu probable les monstres comme lui ne s'arrêtent jamais », dit-il, se parlant plus à lui-même qu'à elle, alors qu'il assimilait de nouveau les yeux morts aux regards fixes.

« Peut-être pas », admit Clara. »Mais ça ne veut pas dire que vous ne devriez pas, monsieur. Allez dormir. On ne voudrait pas que vous fassiez mauvaise impression devant le BAU quand il arrivera », lui conseilla-t-elle d'un ton taquin avant de partir avec un petit gloussement.

« Peh ! », grogna-il avant de redevenir silencieux. Incapable de regarder les photos plus longtemps, il les rangea soigneusement dans un dossier et attrapa sa veste de sa chaise. Clara avait raison rester ici à se tourner les pouces n'aiderait en rien. Au moins, avec un peu de sommeil, il se pourrait qu'il soit un peu plus courtois le lendemain.


Spencer Reid à la fois aimait et détestait sa vie. L'aimait car il adorait son travail, les gens avec qui il travaillait et tous les amis qu'il s'était fait au cours des quatre dernières années.

Il la détestait parce que les gens ne l'appréciaient que pour la manière dont il se comportait. Quatre ans auparavant, quand il avait débuté l'Opération Idiot de Blond, il s'était résolu à arranger l'air gay qu'il avait accidentellement crée dans le processus. Reid avait toutes les intentions de changer cela mais, pour quelque étrange raison, les filles de sa classe semblaient apprécier sa compagnie. A la fin de la journée, il avait plus de numéros de téléphones qu'il ne savait quoi en faire. Sans compter que les filles l'avaient déjà recruté pour aller faire du shopping ce même soir pour 'objectifs thérapeutiques afin de lutter contre les dures conditions dans la classe'.

Tout ce qu'ils avaient fait était lire le programme.

Après ce jour fatidique, Reid savait que s'il faisait un changement drastique dans sa personnalité, il paierait le prix fort. Du côté positif, ses jours à l'Université de Las Vegas avaient été géniaux si quiconque (sous-entendu : athlètes trop frimeurs) essayait de s'en prendre à lui, ils devaient passer outre les filles d'abord et même eux n'étaient pas prêt de risquer d'être connu pour frapper des filles ce serait un suicide social. Reid fronça des sourcils en examinant les quatre années, sept mois, vingt-six jours, treize heures, quarante-cinq minutes et sept secondes écoulés de sa nouvelle vie. C'était légèrement alarmant, que, même après quatre ans de ce personnage, il avait toujours des difficultés à garder son génie à l'intérieur. Mais après tout, songeait-t-il, ce n'est pas comme s'il maintenait son rôle continuellement. Au moment où il fermait la porte de chez lui, il revenait à ses vieilles habitudes de regarder des marathons de Star Wars, faire des calculs mathématiques pour l'aider à se relaxer et commander tous les magazines de Sciences et Psychologie qu'il trouvait respectables. En fait, il avait écrit plusieurs articles sous le nom du Dr. Pierce Derns. Hé, il avait les doctorats, autant trouver un moyen de les utiliser. Il n'avait pas travaillé aussi dur pour les voir amasser la poussière dans son placard. Tout de même, peut-être que travailler au commissariat de police comme travail de jour n'avait pas été la plus intelligente des idées. Il y avait tellement de faits et de statistiques qu'il avait dû fermer littéralement sa mâchoire afin qu'ils ne sortent pas de sa bouche. Parfois, il n'avait même pas pu le faire et avait dû changer rapidement ce qu'il allait dire en quelque chose de complètement aléatoire comme 'J'adore les gâteaux !'.

Au moins, il faisait rire, pas vrai ?

La partie la plus dure était probablement qu'il ne pouvait pas aider pour les affaires, pensait-il tristement pendant qu'il rangeait quelques dossiers aux bons endroits. A Caltech , il avait assisté à un séminaire réalisé par Jason Gideon, un agent du BAU, et il était tombé amoureux de l'idée d'attraper des criminels en entrant dans leur tête. A ce moment-là, il avait été trop effrayé et admiratif que pour prononcer un mot, sans parler de poser des questions, alors M. Gideon ne lui avait jamais même jeté un coup d'œil. Ce n'était pas grave cependant. C'était difficile à admettre, mais Reid savait qu'il n'aurait jamais pu entrer dans le BAU. D'abord, il était trop maladroit et ensuite, il aurait dû passer par l'Académie du FBI qu'il ne se voyait pas réussir. En fait, il pouvait se visionner en train d'être arrêté/poursuivi en justice pour plusieurs raisons la plupart l'impliquant, lui, tirant sur quelqu'un accidentellement.

« T'arrives à le croire ? », entendit-il quelqu'un dire dans un murmure enthousiaste. Quelques fois, cet endroit était exactement comme le lycée, pensait-il sombrement tout en fourrant un dossier à sa place avec plus de force que nécessaire. Les officiers et les secrétaires se racontaient des ragots comme des adolescents.

« Sans blague. Ils viennent vraiment », répondit un officier à l'une des secrétaires avant de jeter un coup d'œil à la ronde et de rencontrer le regard de Reid. »Hé Reid ! », appela joyeusement l'Officier Fisher. »Tu as déjà entendu les nouvelles ? »

« Non. Il se passe quelque chose ? », demanda Reid de la voix pétillante qui était devenue sa voix par défaut au fil des années.

« Ouais ! Le Chef vient de donner son accord d'appeler le BAU pour aider avec ces meurtres ! Les grands garçons sont en chemin pour Vegas ! C'est pas vrai, Clara ? », cria-t-il à la jolie secrétaire qui venait de revenir du bureau du Chef.

« Tu n'attends vraiment pas pour faire circuler les nouvelles, n'est-ce pas, Officier Fisher ? », dit-elle avec un grand sourire. »Mais oui, ils ont confirmé qu'ils seraient là au matin. Tu me surprends. Cependant, j'ai l'impression que la plupart de notre force de police ne va pas apprécier de savoir que le BAU va intervenir », remarqua-t-elle en se rasseyant à son bureau.

« Hah ! », rit Fisher joyeusement. »Je ne m'en soucie pas. Comme l'a dit le Chef, si mon égo doit être écrasé dans le processus, eh bien, tant pis, mais je ne serai pas la raison pour laquelle plus de femmes mourront. En particulier pour quelque chose d'aussi bête que des sentiments personnels », finit-il sérieusement, faisant plusieurs officiers qui avait été à l'aise se tortiller et arrêter leurs ricanements. Toutes les secrétaires se regardèrent, sentant la tension dans l'air et devenant nerveuses à cause d'elle. Reid, lui-même, ne l'aimait pas et décida de changer de sujet avant qu'un des officiers les plus irrationnels décide de creuser sa propre tombe.

« Alors, um, je suis un peu confus là », admit-il, trébuchant légèrement alors qu'il s'approchait pour poser quelques dossiers sur un bureau proche pour qu'un officier les finisse.

« A propos de quoi ? », demanda Fisher, reportant son attention sur Reid.

« Eh bien, qu'est-ce que les Beautés Accoutrées d'Uniformes viennent faire ici ? Chercher de nouveaux mannequins ? », demanda Reid de sa meilleure voix naïve.

Silence. Une petite part de lui-même appréciait en quelque sorte faire ça au gens. Putain, qu'il était doué.

« Et le Chef ne veut pas qu'on te cache », reprocha une voix en colère depuis l'embrasure de la porte. »Incroyable », cracha Jones alors qu'il se faufilait à l'intérieur, ignorant les regards furieux que lui valurent ses commentaires.

« Décompresse, Jones », réprimanda l'un des vétérans, l'Officier Watson, depuis son bureau. »Il n'y a rien de honteux à se tromper beaucoup d'organisations ont les mêmes abréviations.»

« Ne lui invente pas d'excuses ! », s'énerva le jeune homme avant de lancer à Reid un regard mauvais au visage. »Le BAU signifie Behavioral Analysis Unit ou Département d'Analyse du Comportement. Ils aident à résoudre des affaires qui, autrement, seraient restées non-élucidées. Ils ne sont pas là pour avoir l'air beau ou prendre des photos et ils ont probablement plus de réflexions intelligentes en une journée que tu en as eu dans ta vie entière. »

Reid en doutait. En même temps, Lui-Stupide était vraiment, vraiment, vraiment bête et certaines personnes ne pouvaient pas supporter les idiots. L'Officier Jones était de ceux-là. S'il devait jamais sortir au grand jour, Reid paierait pour voir de quoi Jones aurait l'air s'il découvrait jamais combien de diplômes Reid avait. Hélas, le spectacle doit continuer.

« Oh ! Je n'en avais aucune idée ! Merci de me l'avoir expliqué, Jones ! », dit Reid d'un air affecté avant de faire un câlin à l'homme. »Tu es un tellement bon ami ! » Etait-il sadique d'aimer ça ?

« Lâche-moi . », grinça Jones.

« Tu n'aimes pas les câlins ? », dit Reid en faisant la moue, lâchant l'homme et retournant au travail. »C'est trop triste. Tout le monde devrait aimer les câlins », réprimanda-t-il alors qu'il continuait à classer des dossiers.

« C'est toi que je n'aime pas. J'ai déjà vu des objets plus intelligents que toi. »

« Et j'ai déjà vu des bambins avec des caractères plus raisonnables », grogna le Chef depuis l'arrière, faisant sursauter tout le monde.

« C-Chef ! », balbutia Jones alors que le plus âgé le dépassait. »J'étais juste… », ne put continuer l'homme, incapable d'imaginer une excuse plausible.

« Pas besoin d'explications, Jones. Je sais exactement ce que vous étiez en train de faire. Dites-moi, maintenant, dois-je vous suspendre pendant le temps que le BAU sera là ? Si vous traitez vos propres collègues comme ça, je ne pense pas avoir envie de vous voir autour des Fédéraux », dit le plus vieux avant de se tourner pour s'adresser à Reid. »Remettez ces dossiers à leur place pour moi. Aussi, demain, j'ai besoin que vous ayez tout en place pour les gens qui vont venir. Ils sont très importants, alors soyez respectueux », dit-il lentement à Reid, comme s'il parlait à un petit enfant.

« Monsieur ! », coupa Jones consterné, quoique, que ce soit à cause de la remontrance devant tout le monde ou que ce soit le fait que le Chef était en train d'autoriser Reid à entrer en contact avec le BAU était discutable.

« Jones », commença le Chef »si j'entends ne serait-ce qu'un chuchotement disant que vous avez, même, regardé de travers vers qui que ce soit dans ces prochains jours, je vous suspendrai. Est-ce clair ? » Voyant l'officier hocher de la tête muettement, il continua : »Bien. Maintenant, prenez congé pour le reste de la nuit. Peut-être que demain, vous serez de meilleure compagnie. »

Le jeune officier, rouge pivoine d'avoir été humilié devant tout le monde, marmonna un 'oui, monsieur' avant de s'emparer de son manteau et de ses clés et de marcher rapidement vers la porte.

« Wow, James », débuta Watson, utilisant le prénom du Chef. »Je sais que le garçon avait besoin d'être remis à sa place mais n'était-ce pas un peu exagéré ? »

« Non », dit sévèrement James, regardant son vieil équipier. »Cet avertissement était destiné à tout le monde », insista-t-il. »Je veux que le BAU pense que nous sommes des professionnels, alors vous feriez mieux de vous tenir correctement ! Compris ? », aboya-t-il.

« Oui, m'sieur ! », s'exclamèrent-ils tous d'une même voix.

« Bien », acquiesça-t-il. »Reid, n'oubliez pas de vérifier que le BAU ait tout ce dont ils ont besoin quand ils arriveront demain », rappela-t-il au garçon une dernière fois.

« Bien sûr ! Je vais m'assurer que toutes les preuves et les papiers soient prêts ! », répondit Reid avec entrain.

« Très bien, dans ce cas », dit James, satisfait. »Je m'en vais pour ce soir. A demain matin. » Il salua ses hommes de la main avant de retourner chez lui. Il avait vraiment besoin de dormir s'il voulait parvenir à la fin de ces prochains jours.

« Cela devrait être intéressant », dit l'une des secrétaires après un certain moment. »Vous pensez qu'un des Fédéraux sera mignon ? », demanda-t-elle à l'une de ses collègues en même temps qu'elle sortait son vernis et commençait à se faire les ongles.

« C'est important ? Ils ne vont pas rester indéfiniment. »

« ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas jeter un coup d'œil », marmonna la première avant de souffler sur ses ongles.

« Je parie que c'est tous des vieux ! », blagua l'Officier Fisher.

« Quoi ? Ne dis pas ça ! », s'exclama l'une des filles d'un ton offensé. »C'est presqu'un crime de dire ça ! »

« Comment ? » Fisher inclina sa tête sur le côté. »N'est-ce pas pire d'avoir des fantasmes coquins à propos d'eux, comme je sais que tu vas en avoir ? »

« Il n'y a rien de mal à jeter un coup d'œil », se sentit le besoin d'ajouter Clara.

« C'est quand tu commences à baver.» Fisher sourit avant de rire en évitant un stylo.

« Vous voyez, c'est le genre de comportement que le Chef ne veut pas que vous montriez, gamins », réprimanda Watson mais il avait un sourire au visage en le disant. »Tout va bien de ton côté, Reid ? », demanda-t-il quand il vît que le jeune homme n'avait pas bougé et avait un froncement de sourcils sur son visage.

« Huh ? Oh ! Oui, oui, je vais bien ! », s'empressa de répondre Reid. »J'était juste en train de réfléchir (Ils grimacèrent tous à cela. Chaque fois qu'il disait ça, cela menait au désastre.) vous pensez que je devrais apprêter une salle pour eux ? Comme ça, ils pourront travailler en paix ? », demanda le garçon nerveusement, jouant avec ses doigts.

« Tu sais quoi ? C'est pas une mauvaise idée », dit Watson après un silence. Honnêtement, c'était probablement la seule phrase ayant un peu de bon sens qu'il ait jamais entendu le garçon dire. »On pourrait préparer une des salles de conférences pour eux. »

« Bonne idée ! Je vais en apprêter une tout de suite ! » Reid détala, laissant les autres fixer d'un air ébahi sa silhouette s'éloignant peu à peu.

« C'est sûr qu'il est enthousiaste à l'idée d'aider le BAU, n'est-ce pas ? », rit Watson doucement. »Et il ne savait même pas ce que ça voulait dire il y a vingt minutes. »

Avant que Reid ne termine pour la nuit, il passa le reste de son temps à nettoyer une des salles de conférences inutilisées. Il lava le tableau blanc, s'assura qu'il y ait des marqueurs en abondance, vérifia si le projecteur fonctionnait correctement et que tous les fauteuils soient confortables et stables. Il était en réalité très excité par son boulot il n'avait jamais pensé qu'il aurait la chance de rencontrer qui que ce soit du BAU et aujourd'hui, il allait pouvoir rencontrer toute une équipe ! C'était un rêve devenu réalité, ou, ça l'était jusqu'à ce que l'excitation ne retombe alors qu'il était étendu dans son lit.

Le BAU était formé d'experts en comportement. Seraient-ils capable de voir au travers de son masque ? Il commença à s'inquiéter, imaginant des hommes bien bâtis en train de le soulever, criant 'Menteur !' avant de le balancer par la fenêtre. Ils ne pouvaient pas faire ça quand même ? Bien sûr que non, se rassura-t-il. Ils ne se concentreront pas sur lui l'affaire saisira leur attention. Il n'était personne d'important.

'Tout va aller pour le mieux ', pensa-t-il, s'assoupissant petit à petit. 'Fais simplement comme tu le fais toujours. Ils ne sauront jamais.'


Le matin suivant, le Chef observa avec Watson un jet atterrir sur la piste. Après un certain temps, six personnes en descendirent, chacun portant un sac rempli de ce qu'il supposait être des vêtements.

« Bonjour », salua un homme à l'air sévère alors que le groupe les rejoignait. »Je suis l'Agent Spécial Hotchner », se présenta-t-il.

« Chef James Marco et voici l'un de mes officiers, l'Officier Watson », répondit James, donnant une ferme poignée de main à l'autre homme.

« C'est un plaisir. Voici mon équipe, l'Agent Morgan, -Un homme à la peau basanée hocha la tête en guise de salut.-l'Agent Rossi, - Un homme plus âgé qui ressemblait à un mafieux, rendit calmement le regard de Marco clairement un vétéran de son métier. -l'Agent Prentiss, », continua Hotchner en faisant un geste de la main vers une belle femme aux cheveux noirs qui offrit poliment un 'bonjour' accompagné d'un signe de la tête. » notre agent de liaison, l'Agent Jareau,- Une femme blonde aux yeux bleus lui présenta un sourire charmant.- et enfin, -Il entendit Hotchner lâcher un soupir exaspéré.- notre analyste technique, Pénélope Garcia. »- Une femme aux cheveux blonds striés de rose noués en couettes laissa s'échapper un cri de joie perçant.-

« Je suis tellement heureuse ! Je suis trop impatiente de visiter ! », glissa-t-elle à Morgan d'un air excité.

« Analyste Tech. ? », interrogea Marco pendant qu'ils se dirigeaient vers les SUV.

« Normalement, elle reste en arrière, à Quantico mais elle était très…enthousiaste à l'idée de venir pour cette affaire », répondit Hotchner, se rappelant à quel point Garcia avait été persuasive la veille quand ils avaient reçu l'appel de venir à Vegas.

« Ah », lâcha Marco en se demandant quel genre de duo ressortirait de la rencontre entre cette pétillante Pénélope Garcia et leur propre frétillant Spencer Reid. Le monde était-il prêt pour ça ?, réfléchissait-il pendant qu'il montait du côté conducteur, Hotchner occupant l'autre siège tandis que Rossi et Prentiss prenaient la banquette arrière. Avec un peu de chance, Watson n'aurait pas de problèmes en conduisant les trois autres.

« Pouvez-vous nous donnez plus de détails sur les meurtres ? », s'enquit Hotch alors qu'ils s'engageaient sur l'autoroute.

« Ce dernier mois, on a retrouvé cinq femmes mortes, chacune dans un lieu publique différent. Elles ont toutes été tuées de façons diverses. Une a été étranglée, la suivante a été trouvée avec la gorge tranchée une autre a été poignardée avec une bouteille de vin brisée jusqu'à ce que mort s'en suive, encore une autre a été découverte avec une poignée de boucles d'oreilles perlées fourrées dans au fond de la gorge. » Il secoua la tête tristement.

« Des perles ? », demanda Prentiss depuis l'arrière.

« Etrange, n'est-ce pas ? Le type continue simplement à devenir de plus en plus bizarre à mesure qu'il tue. »

« Il semble faire une fixation sur la gorge », commenta Rossi. »A l'exception des coups de bouteille cassée, toutes ont eu leur vie achevée par une blessure au cou. »

« C'est ce qu'on a pensé aussi au début », objecta Marco, les yeux sur la route. »Mais la dernière victime était complètement différente. Jusqu'à présent, elles avaient toutes été de jeunes femmes blanches. Cette pauvre fille a eu son cœur arraché puis placé dans sa propre main et elle était espagnole. »

« Vous êtes sûr qu'il s'agit du même suspect ? », demanda Hotch.

« Oui, c'est lui. Il marque toutes ses victimes et c'était définitivement son travail », grogna le Chef.

« Marque ? »

« Ouais. Grave toujours un papillon sur leur front », leur expliqua-t-il et il pouvait percevoir la confusion qu'ils ressentaient.

« Bizarre », marmonna Prentiss.

« C'est pour ça on vous a appelés », reprit Marco pendant qu'ils arrivaient au parking. »Bon, ouvrez vos oreilles. », commença-t-il tandis qu'ils détachaient leur ceinture, »J'ai dit à mes hommes d'être respectueux et de faire tout ce que vous leur demanderiez. S'ils vous posent le moindre problème, dites-le moi et je m'en chargerai. »

« On ne nous fait généralement pas ce genre d'offres », commenta Rossi légèrement.

« Ecoutez », soupira Marco de frustration » je n'aime pas devoir vous céder l'affaire mais je me sentirais pire si des filles continuaient à mourir parce que je n'ai pas voulu accepter d'aide. Simplement, s'il vous plaît, si vous faites quelque chose, parlez m'en d'abord ? »

« Bien sûr », acquiesça Hotch tandis qu'ils descendaient du véhicule. »Nous sommes là pour aider, pas diriger », clarifia-t-il avec le Chef alors qu'ils avançaient vers les portes.

« Merci », dit Marco son soulagement évident dans sa voix. »Watson m'a prévenu que la Salle de Conférence 2 a été préparée pour que votre équipe puisse travailler relativement en paix. Tous les rapports et preuves devraient s'y trouver », les informa-t-il. Juste à cet instant, son portable commença à bourdonner. »Marco », décrocha-t-il sèchement en faisant claquer son téléphone et en écoutant attentivement la personne à l'autre bout du fil. « Quoi ? », s'exclama-t-il fortement, faisant sursauter Garcia comme elle, JJ et Morgan rejoignaient les autres devant la porte. »Très bien. Je suis là aussi vite que je peux », finit Marco avant de se tourner vers l'équipe. « Je dois y aller. Il y a eu une perturbation à l'un des casinos qui requiert mon attention », s'excusa-t-il, ses yeux gris reflétant ses sentiments.

« Nous comprenons », répondit Hotch d'un ton sec mais sans dureté.

« Je vous remercie. Comme j'ai dit, la Salle de Conférence 2 devrait contenir tout ce dont vous pourriez avoir besoin. Watson, tu viens avec moi », fut la dernière chose que le Chef Marco dit avant de se diriger en direction d'une des voitures de patrouille.

« Si vous avez du mal à trouver la salle, demandez seulement à un des officiers ou une secrétaire ils vous mèneront au bon endroit », leur conseilla gentiment Watson avant de suivre le Chef. Laissés seuls, ils se regardèrent entre eux.

« Y allons-nous ? », demanda Rossi, faisant un vague signe de la main vers la porte.

« Secrétaire, hein ? », sourit Morgan malicieusement.

« Morgan, nous ne sommes pas là pour nous amuser », lui rappela Hotch d'un ton austère.

« Hey, ce qui se passe à Vegas… » Morgan s'interrompit d'un rire alors qu'ils entraient dans le bâtiment.

Oh, oui. Ils allaient avoir besoin d'aide pour trouver cette salle ce fut la pensée collective une fois qu'ils eurent assimilé la taille du commissariat. L'avant du building était rempli d'un côté par des bureaux où des officiers étaient en train de faire de la paperasse et de l'autre, se tenait un comptoir où quelques femmes bien habillées tapaient à l'ordinateur et répondaient à des appels téléphoniques. Au milieu, s'étendait une allée menant jusqu'à l'arrière du bâtiment et qui se séparait en divers couloirs.

…et il n'y avait aucun plan. Marrant.

« Peut-être », commença Rossi »devrions-nous demander à l'une de ces secrétaires ? Je pense qu'aucun des officiers n'est vraiment disposé à nous indiquer notre chemin pour l'instant », termina-t-il judicieusement. C'était vrai depuis le moment où ils étaient entrés, l'ambiance avait semblé se tendre.

« A mon avis, Rossi a raison », dit Morgan, un sourire espiègle aux lèvres. »Je m'en vais de ce pas demander à l'une de ces charmantes demoiselles un peu d'aide et il me semble en voir une de parfaite », déclara-t-il, regardant en direction d'une jeune femme se tenant dans l'allée, penchée sur le comptoir qui parlait à une des filles. Ses cheveux bruns ondulés descendaient légèrement plus bas que son menton et cachaient la plus grande partie de son visage. Malgré cela, Morgan apercevait un nez mutin et de belles lèvres roses étirées dans un sourire. Elle possédait une petite carrure ses bras étaient croisés par-dessus le comptoir et ce dernier masquait son buste, mais avec son gabarit, il pouvait deviner qu'il ne devait pas y avoir grand-chose au niveau de son torse. Il décida que tout cela était très bien, alors que ses yeux s'attardaient sur ses longues jambes élancées et recouvertes par un pantalon slim qui épousait ses formes et mettait en valeur son arrière-train avantageux. Putain, ce qu'il ne donnerait pas pour la voir en jupe !

« Morgan… », débuta Hotch d'un ton d'avertissement en voyant la mine qu'affichait son subordonné, ressemblant à celle d'un tigre sur le point de croquer un lapin.

« C'est bon, Hotch. Je gère », rassura Morgan avec un air confiant et avança d'une démarche assurée avant de lui tapoter sur l'épaule.

« Excusez-moi, mademoiselle, pourriez-vous me pointer la-Whoa ! », s'écria Morgan, perdant sa contenance alors qu'elle se retournait.

Elle était, à n'en pas douter, un il. Un il très attirant.

« Puis-je vous aider ? », s'enquit Reid avec un grand sourire, ses yeux bruns reflétant la lumière. A l'intérieur, il faisait de son mieux pour contenir le coup de poing furieux qu'il avait voulu laisser partir depuis l'instant où l'homme l'avait appelé 'mademoiselle'.

« Tu peux aider Morgan à récupérer sa dignité », murmura Prentiss et JJ fit un sourire narquois tandis que l'équipe se rapprochait.

« Je suis l'Agent Spécial Hotchner. » Hotch prit le relais avant qu'un réel contrôle des dommages n'ait à être effectué. »Mon équipe et moi sommes du BAU. On nous a dit qu'une pièce avait été aménagée à notre égard. »

« Le BAU ? Oui, on a une salle prête pour vous. La Salle de Conférence 2 est la où vous devez vous rendre ! », rapporta Reid à l'homme à l'aspect sévère avec un sourire gamin. 'Tiens le coup Spencer, allez, ils ne savent pas que tu joues la comédie, tiens bon…', se répétait-il dans sa tête, telle une litanie.

« Toi », déclara Pénélope en s'avançant au devant du groupe. »Tu es la chose la plus adorable que j'ai vue de toute l'année », lui asséna-t-elle, retenant son envie de le prendre dans ses bras.

« Aw, merci ! On me le dit assez souvent », confessa-t-il, un léger rougissement colorant ses joues. »Seulement, je ne sais pas pourquoi. »

« Vous pouvez nous emmener jusqu'à la salle ? », coupa Hotch avant que Garcia ne commence à débiter chacune des raisons pour lesquelles elle le trouvait chou.

« Bien sûr ! Suivez-moi ! », s'exclama Reid d'un ton enjoué, se mettant en marche. »Au fait, je m'appelle Spencer Reid. »

« Même ton nom est à croquer ! », glapit Garcia s'avançant au même niveau que lui, Hotch et Rossi les suivant de près avec JJ et Emily traînant toutes deux un Morgan mortifié/toujours sous le choc.

« Nous y sommes ! Je, uh, j'espère que ça vous va. C'est moi qui l'ai apprêtée », admit Reid en ouvrant la porte. Entendant quelqu'un crier son nom, il leur offrit un froncement de sourcils désolé. »Il y a quelqu'un qui m'appelle. Oh, je voulais vous dire vos tenues ? Magnifiques », dit-il aux filles avec un sourire timide.

« Merci », le remercièrent-elles en cœur. Cela faisait longtemps depuis qu'une personne avait commenté leur style et c'était agréable de savoir que quelqu'un ait remarqué.

« Hé ! Si vous résolvez cette affaire tôt, on pourra parler de mode ! J'ai tout un tas de petits tuyaux que j'ai lu dans des magazines. Um, je ne m'y connais pas trop pour les trucs virils », s'excusa-t-il d'un air penaud devant les autres hommes, grattant l'arrière de son crâne. »Si vous avez besoin de quoi que ce soit, faites-le moi savoir, d'accord ? A plus tard ! » Puis il s'empressa de sortir, agitant sa main d'un air enjoué avant de finir sa course la tête la première dans le mur. »Je vais bien ! », les rassura-t-il en voyant leurs regards concernés. » ça arrive tout le temps ! C'est seulement mauvais signe s'il y a du sang qui coule ! » Avant qu'ils puissent répondre, il disparut au bout du couloir.

Garcia ouvrit la bouche.

« Hotch, est-ce qu'on peut -»

« Non », l'interrompit-il, sachant déjà ce qu'elle s'apprêtait à dire.

« Mais il est -»

« Garcia. Peu m'importe à quel point il est mignon, nous n'allons pas le reprendre une fois l'affaire terminée. Ce n'est pas un jouet. »

« Mais il est trop adorable pour qu'on l'abandonne ici ! », protesta-t-elle.

« Oui », approuva Emily. »Même Morgan pense qu'il est mignon. Au sinon, pourquoi essaierait-il de le draguer ? », finit-elle, un sourire malicieux sur les lèvres et JJ dut se retenir de pouffer de rire.

« C'est ça, c'est ça, moquez-vous de moi », ronchonna Morgan, encore sous le choc qu'il avait lorgné un autre mec. »C'était un accident.»

« C'est ce que tu dis », taquina JJ tandis qu'elle entrait dans la salle plongée dans l'obscurité et allumait la lumière. Au fur et à mesure que la lumière et les autres envahissaient la pièce, ils observèrent autour d'eux, choqués.

Honnêtement, la salle n'avait rien de spécial mais, jamais n'avaient-ils vu auparavant une banderole faite maison avec les mots 'Bienvenue au BAU', en rose brillant et paillettes, suspendu par-dessus le tableau blanc. Dans le coin, se trouvait une table avec du café et une sélection de pâtisseries allant du cookie au gâteau. Sur la table, au centre, avaient été disposés de nombreux paquets sur lesquels était marqué 'PREUVE' et plusieurs dossiers empilés soigneusement à côté.

« Quelqu'un s'est donné beaucoup de mal pour nous », siffla Morgan, montrant son appréciation.

« N'as-tu pas entendu, mon dieu en chocolat ? », demanda Garcia. « Mon petit chéri là-bas, a dit qu'il avait préparé cette pièce pour nous. Je veux cette banderole. On ne peux pas ne pas reprendre ça », déclara-t-elle, regardant Hotch qui se contenta de hausser des épaules. Si elle pouvait le faire rentrer dans son sac, alors ça ne le dérangeait pas.

« Eh bien, c'est une première », remarqua Rossi, qui était secrètement un dévoreur de cookies, en en levant un. »Je me demande si je devrais faire confiance à ceci », songea-t-il, caressant sa barbe.

« Pourquoi ? », s'enquit Prentiss pendant qu'elle se préparait un peu de café.

« Car on a laissé cette note à côté des cookies », clarifia-t-il, la lui donnant. Sirotant son café, elle s'étrangla quelque peu lorsqu'elle scruta le morceau de papier.

« Tout va bien là, Prentiss ? », s'inquiéta Morgan.

« Oui », dit-elle d'une voix rauque avant de commencer à rigoler. »Lis ça. » Il le lit et avant d'avoir pu s'en empêcher, un petit rire lui échappa alors qu'il faisait passer le mot à la personne suivante. Des réactions similaires se produisirent avant qu'il finisse entre les mains de Hotch.

Des yeux sombres analysèrent les mots.

Je vous promets que les cookies ne sont pas empoisonnés ! En espérant que vous vous amusiez bien ! :)

« Devrions-nous être… inquiets ? », questionna Rossi, ayant pourtant déjà entamé son cookie. C'était délicieux.

« Pourquoi devrions-nous l'être ? Il a déjà choqué Morgan, est devenu le prochain ours en peluche de Garcia, le consultant de mode d'Emily et JJ et ta source de cookies », énuméra Hotch sérieusement et ils ne savaient qu'il blaguait que parce qu'il laissa s'échapper un minuscule sourire avant de retrouver son froncement de sourcils habituel.

« Mettons-nous au travail. »