Dédicace : Une nouvelle fois, la date n'ayant pas changé malgré tout les évènements passés en une année, je dédicace ce chapitre à ma petite soeurette que j'aime tant. J'espère que tu vas aimé même si t'as déjà lu, il me semble. Bref, joyeux anniversaire Emma.
Note : JE SUIS EXTRÊMEMENT DÉSOLÉE DE CE MONSTRUEUX RETARD VRAIMENT EXCESSIF. Une année est passée et j'ai guère écrit de plus cependant j'ai trouvé mon milieu ! Certaines personnes le savaient, j'avais la fin mais pas le reste d'après ce chapitre [j'ai d'ailleurs laissé tombé l'idée d'un OS]. Grâce à mes voyages en train, j'ai pus réfléchir et j'ai trouvé ce qui semble être le mieux, enfin de mon POV XD. Je promets donc que la suite/fin sera posté dans moins d'un an ! Cela dépendra de la fac. Bref encore désolé du retard, en espérant que vous aimez.
Review : Je tenais à vous remercier pour vos reviews qui tiennent à coeur. Je m'en veux énormément d'avoir mis tant de temps même si l'année est passée vraiment trop vite pour moi. J'espère que vous serez toujours là pour lire ce chapitre.
Bref, bonne lecture.
"I want to reconcile the violence in your heart.
I want to recognize your beauty is not just a mask.
I want to exorcise the demons from your past.
I want to satisfy the undisclosed desire in your heart." (1)
La musique s'ensuivit d'un passage instrumental, sans la voix divine du chanteur. L'air si accrocheur parcourait la suite qui semblait vide et inhabité. Pourtant un grognement provenant du lit prouvait bien qu'il y avait quelqu'un. Recroquevillé dans les couvertures, Vanitas peinait à regarder son portable, ses yeux remplis de fatigue et d'exaspération. Même si la musique était magnifique, sa tête lui faisait tellement mal. Heureusement qu'il n'avait pas mis une musique de métal pour sa sonnerie.
Il aurait dû au moins dormir encore quatre heures de plus pour être apte à se réveiller… et encore. Bref qui était l'idiot qui l'appelait à … Rapide coup d'œil en direction du réveil électrique sur la table basse… 12 h 21 ? Bon d'accord, ce n'était peut-être pas si tôt que ça mais quand même vu l'heure à laquelle il était revenu dans sa suite, il avait bien encore le droit à un repos plus grand qu'approximativement six heures de sommeil, non ?
La main du garçon passa devant ses yeux pour se protéger des rayons de soleil avant de se masser les tempes. Son mal de tête empirait, il avait tout intérêt de changer de sonnerie…Ou peut-être même d'amis qui sauraient que « Vanitas » et « réveil » n'allait pas du tout ensemble. En même temps de bailler, il se passa la main dans les cheveux pour les décoiffer encore plus qu'il ne l'était déjà.
Le soleil était levé assez haut dans le ciel à en juger par la luminosité de la pièce, indiquant qu'il était déjà la moitié de la journée. Son réveil n'était pas malheureusement en tort, il était bien plus de midi… Finalement, le brun prit son portable, fatigué d'entendre cette même musique depuis plus de deux minutes, et appuya au gros soulagement de son allocateur sur la touche verte pour décrocher sans même regarder de qui il s'agissait. Après tout, il va le découvrir, n'est-ce pas ? Quel utilité de savoir qui nous appelle alors qu'on peut le savoir à peine après avoir décroché. La preuve, à peine quelques secondes après que Vanitas ait décroché qu'il entendait déjà la voix furieuse d'Axel.
« Putain t'es toujours aussi long pour répondre toi ! T'as foutu quoi hier soir ! Je te rappelle qu'il y avait mes affaires dans ta chambre et que t'es parti sans un mot ! Je t'ai cherché partout, moi ! »
Vanitas avait éloigné aussi rapidement que possible le téléphone de son oreille afin de ne pas avoir encore plus mal à la tête, l'alcool de la vieille n'aidant également pas à sa fatigue et à ses maux. Puis il repensa à ce que lui avait dit son ami afin de comprendre le sens des phrases. Ce qu'il avait fait de sa nuit ? Le brun ne s'en souvenait même pas, seul quelques bribes de sa soirée était encore présente dans son esprit. Cela concernait apparemment une boîte de nuit… Enfin la seule personne qui restait clairement dans son esprit était ce serveur. Il marmonna quelques paroles –enfin plutôt des insultes- avant de fermer complètement son portable, raccrochant par la même occasion, il ne voulait pas parler. Mais malheureusement, il était de ce genres de personnes qui, une fois réveillé, n'arrivait plus à se rendormir et comme ce réveil était l'un des plus pourri que le jeune homme n'ait jamais connu, autant en profité un peu, non ?
C'est avec difficulté qu'il arriva à se lever de son lit, le garçon trébucha plusieurs fois et après plusieurs arrêts pour calmer son tournis, Vanitas se retrouva dans le jacuzzi, les bulles et les jets d'eau massant son corps musclé afin de le détendre. Il n'y avait rien de mieux que cette sensation et le brun se laissa à l'intérieur du bain très longtemps, à la limite de pouvoir miraculeusement s'endormir à l'intérieur. Malheureusement, le destin devait être contre le fait qu'il puisse se reposer puisqu'il entendit des coups donnés contre sa porte. A moitié énervé et endormi, il cria avec un ton plus qu'amer que la porte était ouverte. En aucun cas, il ne se lèverait du jacuzzi pour l'idiot qui frappait à sa porte.
« T'es où ? »
Il n'y avait que trois pièces et cet imbécile n'était pas fichu de le trouver, voilà ce que pensait Vanitas qui ouvrit des yeux, agacé voir même irrité et se releva malgré tout du bain bien qu'avec difficulté. Il était peut être resté trop longtemps, ses mains étaient maintenant toutes fripées et son corps entier était encore endormi. Axel ouvrit la porte à ce moment-là et nullement gêné, il resta ainsi à le regarder nu. La situation changea seulement au moment où Axel enleva son tee-shirt, il devait faire une chaleur épouvantable dehors vu les perles de transpiration sur le visage du roux. Pris d'un sourire en coin, Vanitas eut une idée digne de son esprit sadique. Il se dirigea vers son ami pour jouer un peu avec ses nerfs, après tout il devait se venger, non ?
Non ?
Bon bas ça ne fait rien si ce n'était pas le cas, le brun n'était pas d'humeur à faire des concessions et s'il voulait faire quelque chose, il le ferait. Il caressa donc le visage d'Axel d'une manière si douce que lui-même se surprenait un peu. D'habitude, ces genres de geste étaient beaucoup plus violents et désireux. Puis Vanitas s'approcha le plus près possible de ses lèvres, sans jamais les toucher, avant de s'éloigner en direction de l'armoire. Le jeune homme prit une fine serviette blanche, frotta rapidement ses cheveux et son visage avant d'entourer ses hanches avec. Pendant ce temps, Axel était en train de fumer, pas une cigarette non, mais il était si frustré de ce geste qu'il ne pouvait s'empêcher d'être énervé. En outre, voir son ami faire comme s'il ne le voyait pas avait le don de l'agacer encore plus. Après quelques secondes, le temps nécessaire à Vanitas pour se diriger vers la porte afin de sortir, il fut interrompu par un bras lui bloquant le passage devant lui. Le regard ennuyé d'or rencontra le feu brulant de vengeance des yeux émeraude. Le roux coinça alors son opposant entre le mur et lui, toujours furieux de paraître insignifiant aux yeux d'or.
« C'était quoi ça ?
- La punition que tu méritais pour m'avoir réveillé tôt et m'avoir laissé pour pouvoir flirter. »
Leurs regards se trouvèrent et ne se lâchèrent pas malgré l'échange froid de leurs paroles. Leurs lèvres s'approchèrent doucement l'une de l'autre avant d'échanger un baiser sulfureux. Chacun en ayant besoin, cette vengeance n'avait pas marché comme Vanitas le souhaitait et il n'avait qu'une hâte, c'était de prendre ses lèvres qui le narguait alors que du côté d'Axel, ce manque de respect était tout simplement intolérable. Chez sa conception de leur relation, on ne s'allumait pas pour ensuite faire comme si de rien n'était. C'était une atteinte à sa virilité voir même à sa dignité d'homme, il ne valait pas d'être ainsi ignoré. Cependant, durant le baiser, Axel remarqua très vite que quelque chose n'allait pas.
Quelque chose d'étrange et d'anormal.
En effet, ce dernier avait pris, à sa grande surprise, le dessus sur son ami. Vanitas devait vraiment être fatigué, avait pensé le roux, ou peut être que quelque chose n'allait pas ? Pourquoi ne faisait-il rien contre lui en ce moment ? Le trop plein de question fut vite jeté aux oubliettes par Axel qui trop heureux en profita pour glisser sa langue dans la bouche de son homologue. Cependant c'est à ce moment-là que le plus âgé réalisa ce qu'il se passait et poussa Axel de toutes ses forces, c'est-à-dire que son ami se retrouva à la porte de la salle de bain dans un bruit lourd qui résonna dans la suite.
« Je vais te tuer, enfoiré ! »
S'il y avait bien une chose que détestait par-dessus tout Vanitas, c'était de perdre face à son ami. Il était plus fort que lui, plus vieux également et c'était donc à lui de décider comment leur relation devait être. Bien sûr, dans son schéma, Axel ne domine jamais. C'était un principe et il veillait au grain pour que cela en reste un pour tout deux. Après plusieurs minutes, le roux était toujours dans la salle de bain à essayer de soigner ses blessures infligées par son ami alors que ce dernier était en train de manger tranquillement dans le salon. Son regard d'or était impassible mais plus le temps passait, plus sa colère pour le roux s'atténuait. Ce n'est seulement qu'une fois qu'Axel finit enfin par sortir de la pièce pour s'installer sur le sofa que la discussion reprit comme si rien de tout ça ne s'était passé.
« Dis, t'as fait quoi dans la boite ? Quand je suis sorti de la chambre, Roxy m'a dit qu'il y avait eu une baston entre trois clients dont un avec les cheveux noirs, assez petit et portant un chapeau et des lunettes. Je n'avais pas besoin d'une description aussi précise pour savoir que c'était toi… Qu'est ce qui s'est passé ? »
Vanitas finit son assiette le temps que son ami parle puis il vint s'affaler à côté d'Axel mais sans un seul regard pour lui. Néanmoins, malgré le peu d'intérêt qu'il lui montrait, à l'intérieur, le brun ne cessait de penser que l'autre pouvait être utile. En effet, peut être que cet imbécile n'allait pas être si inutile que ça. Il devait connaître les gens qui travaillaient là-bas, après tout il avait bien parlé d'un 'Roxy'. Surement ce stripteaseur avec qui il était monté, imagina le plus âgé avant de sourire de plus belle en regardant enfin son ami. Celui-ci sentait bien que l'intéressement soudain de son aîné était tout sauf fortuite.
« Des gros cons qui me tapaient sur les nerfs et j'avais besoin de me défouler un peu. Bref, tu connais les gars qui travaillent là-bas je suppose ?
- Tss faudrait vraiment arriver à te calmer sans forcément taper… » En voyant le regard noir de Vanitas, Axel préféra ne plus parler de cela et se pencha sur la question qu'on lui avait posé. « …Bien sûr, je te l'ai dit, j'ai des connaissances dans cette ville. Pourquoi tu veux savoir quelque chose ? Quelqu'un t'as tapé dans l'œil ?
- Ouai. Un serveur blond. »
Vanitas avait été intrigué depuis sa rencontre avec ce petit blond. Il aimerait faire plus ample connaissance avec lui. Dans un sens purement relationnel bien sûr. Le brun désirait ce corps et il n'avait aucune honte à le formuler ainsi directement en face d'Axel. Le regard de ce dernier était à la fois plein de surprise mais aussi d'inquiétude. Cette réponse si franche n'inspirait pas confiance. De plus, cette personne blonde…Ca ne pouvait pas être…
« Ben quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Tu le connais ? »
Au vu de la face de poisson rouge qu'abordait son ami, Vanitas avait décidé de le ramener à leur bonne vieille planète terre et plus précisément en Californie. Il était sur le point de perdre patience et de le ramener par la manière forte mais bon les conséquences ajouteraient à son mal de tête grandissant. De plus ce silence était tout à fait étrange. En effet, c'était à croire que cette personne avait un quelconque lien avec Axel. Après tout, celui-ci était vraiment bavard comme pas possible. Finalement, il sorti de sa bulle après quelques minutes afin de répondre enfin à sa question, soit un temps d'attente complètement inutile selon le brun.
« Euh oui je pense… Son prénom est Ventus mais tout le monde l'appelle Ven.
- Bas alors pourquoi tu fais cette tête. Si tu le connais, ça va être encore plus simple pour moi de l'aborder. Mais avec cette tronche que tu tires…On a l'impression que tu n'es pas content pour moi et que tu ne vas pas du tout m'aider sur ce coup là… Ais je tort ?
- Ben…Ce n'est pas ça… C'est juste…compliqué. »
Vanitas s'allongea à son aise sur le sofa en voyant qu'Axel n'était toujours pas prêt de rajouter d'autres explications pour le moment. Et ce fut en effet le cas. Le plus âgé était déjà somnolant (à cause de sa presque nuit blanche) lorsque son ami se décida –malgré ses remords- à cracher le morceau, espérant qu'il ne le regrettera pas. Agacé d'être une nouvelle fois sorti de son sommeil, le brun ne l'écoutait que d'une oreille bien que cela l'intéressait aussi.
« Ils sont jumeaux. Roxy…Enfin Roxas et Ventus. »
Le choc de cette révélation réveilla Vanitas qui se releva très vite du sofa. Cela devenait vraiment intéressant. Cependant cela entraîna un vertige et se fut Axel qui le rattrapa avant qu'il ne tombe par terre. Une nouvelle fois, les yeux verts flamboyants rencontrèrent les yeux d'or brillant.
« Tu devrais te reposer. T'as surement trop bu comme d'habitude. »
Les paroles du roux étaient inquiètes et sincères mais aucune action ou parole ne furent ensuite échangées cette fois ci. Axel se leva et parti chercher dans la salle de bain une aspirine, il avait vu le paquet plus tôt. De nouveau au côté de son ami, il lui donna la pilule, adulée par tous les buveurs, ainsi qu'un verre d'eau. Sans rechigner, Vanitas le prit et posa le verre sur la table basse une fois fini. Le silence entre les deux garçons prit fin quand Axel vit le regard curieux de son ami. Il ne pouvait plus faire marche arrière à présent dans ses explications. Maudit soit ces yeux dorés auxquels il avait tant de mal à résister. Pour soulager sa conscience, le roux se disait que de toute façon son ami finirait bien par tout apprendre.
« Je ne sais pas pour quelles raisons ils sont devenu stripteaseur. Roxas m'a simplement dit que leur patron n'était d'accord que pour en engager un des deux. Apparemment, les jumeaux auraient pu voler la vedette aux autres stripteaseurs, c'est pour cela qu'un seul se déshabille alors que l'autre est serveur. Les masques, la lumière et le reste ont pour but de ne pas faire le lien entre les deux. Mais ça ne s'arrête pas là, ils ont besoin d'argent pour pouvoir vivre décemment et bien évidemment lorsqu'on doit coucher tous les soirs, le corps ne supporterait pas cela bien longtemps. C'est pour cela qu'ils ont décidés de crée un petit stratagème qui leur permettent de venir toutes les nuits, sans être extrêmement fatigué. Ils échangent de place. Le patron ayant choisi Roxas comme stripteaseur et Ventus comme serveur, chacun prend le prénom de son autre pour une nuit. Hier, Roxas était bien Roxas et Ventus était Ventus, c'est pour cela que je suis parti voir le stripteaseur et non le serveur. Mais ce soir, Ventus sera Roxas et Roxas sera Ventus. »
Vanitas regarda stupéfait son ami, il avait du mal à croire à cette histoire si incroyable. De plus rien qu'à l'écouter son mal de tête avait décuplé. Il se leva donc, malgré les vertiges pour prendre dans une de ses valises un sac contenant tout médicament. Connaissant son excès pour les boissons, le brun avait évidemment prit des pastilles contre les migraines. Tout en prenant une, le jeune homme réfléchissait à cette histoire d'échange. Tellement invraisemblable mais il fallait le reconnaitre, le serveur qu'il avait vu et le stripteaseur qu'Axel avait abordé se ressemblaient comme deux gouttes d'eau. Ainsi ce fait pourrait être plausible. A peine le verre contenant la pastille fut vidé qu'un sourire apparu sur son visage.
« Je n'aurais donc qu'à aller voir ce Roxas cette nuit.
- Quoi ! Tu sais très bien que Roxas sera en serveur !
- Justement, Ventus et lui ne sont pas censés savoir que je connais leur combine, n'est-ce pas ? »
La tête d'Axel suffit à répondre à la question de Vanitas, il était tout simplement écœurer par son plan. Il venait de se faire avoir en beauté par ce visage digne d'un démon. Celui-ci fit un sourire en coin lorsqu'il savait très bien que le roux aimait beaucoup plus ce 'Roxy' qu'il ne le montrait. Cette soirée promettait d'être intéressante. C'est avec pleins d'idées et d'hâte que le brun s'endormi enfin sur le canapé pour faire une sieste alors qu'Axel était parti quelques minutes plus tard, avec sa valise cette fois ci, dans sa propre suite.
Le crépuscule éclairait la ville lorsque Vanitas se réveilla, les yeux remplis plus que jamais de désir. Cette soirée s'annonçait intéressante voir même très lorsqu'il vit un message d'Axel sur son portable qui le prévenait qu'il l'attendrait devant le club. Jamais il n'avait été question de la présence du roux et il avait donc supposé qu'il ne viendrait pas. Mais savoir son ami présent avec lui, lui donnerait encore plus de volonté à le faire craquer. Cet idiot aimait Roxas, ça crevait les yeux. Il ferait tout donc pour lui faire ouvrir les yeux.
Oui, le brun était tellement un bon samaritain.
Vanitas se décida a enfin ouvrir sa valise, depuis qu'il était parti, il ne les avait pas ouvertes. A l'intérieur se trouva principalement des vêtements mais aussi produits de beauté telle qu'eau de douche ou déodorant. Il prit un tee-shirt qui était également dos nu puisque sa colonne vertébral était visible pour le plaisir des yeux. Son jean assez ample contrastait à son dernier slim mais il savait que dehors la température était assez importante. Il ne voulait donc pas transpirer et se sentir à l'étroit dans ses vêtements. Une fois son chapeau et ses lunettes mis, le jeune homme parti en direction du club.
« Tu comptes vraiment draguer Roxas ? »
Axel et lui étaient assis à une table alors que l'ambiance du club était à son comble. Apparemment le samedi soir il y avait plus de client que jamais. Le regard de Vanitas ne lâchait pas celui de Ventus. Ce dernier était en effet en train de danser sensuellement sur la musique et regardait depuis un moment son sauveur. Il aimerait tellement qu'il se rapproche mais le blond savait qu'il n'était pas celui qu'il croyait et donc qu'il n'avait aucune raison de le voir. De plus, les employés ne pouvaient aller voir leur client ça devait toujours être es derniers qui devait les accoster. C'est pour cette raison que le jeune stripteaseur ne lâchait pas le regard de Vanitas, il voulait l'hypnotisé et lui donner envie de le voir. Bien sûr, ça ne marcherait jamais avec ces fichus masques. Pour une fois, le blond les détestait.
« Axel ! Oh c'est vous ! Vous vous connaissez ? Encore merci pour m'avoir sauvé hier. »
Roxas, habillé en soubrette comme son jumeau la veille, était aux côtés du roux et semblait observer Vanitas attentivement. Celui-ci imitait son frère à la perfection et il faut l'avouer, si Axel ne l'avait pas informé, il n'aurait jamais fait attention à cette petite différence qu'il avait remarquer : leur façon de s'exprimer. Ventus avait été beaucoup plus gêné face à Vanitas alors que là, Roxas parlait normalement, aucunement gêné.
Ou peut-être que si finalement…
C'était peut être seulement son imagination. La question qui le tourmenterait durant ces vacances sera maintenant : Aurait-il put découvert tout seul et sans l'aide d'Axel le stratagème ? Vanitas ne le saura jamais et c'est peut être mieux ainsi. Bien évidemment, le plus âgé pouvait en profiter pour ennuyer son ami en faisant, par exemple, un baisemain au jeune blond et lui envoyer toute sorte d'attention charmante et séduisante digne d'un gentleman.
« Il n'y a vraiment pas de quoi, je n'aurais pas aimé que votre si beau visage ne soit sali par ces ordures comme celle que j'ai envoyé à l'hôpital. »
Un sourire, à en faire pâlir les pubs de dentifrice, fut envoyé à Roxas qui d'un coup avait l'air beaucoup moins rassuré qu'avant. Dans un sens, c'était assez contradictoire puisqu'il ne connaissait pas le visage de la personne qui se tenait devant lui et donc ces expressions. Que cela ne tienne, cela était excitant et marrant, pensa Vanitas. Ce dernier se releva et entraîna le serviteur vers le bar sous les yeux incrédules d'Axel qui les suivirent, beaucoup trop inquiet pour le blond. Pendant ce temps, Ventus dut quant à lui monter à l'étage avec un client aux cheveux brun, celui-ci était beaucoup trop musclé pour que le blond puisse refuser. Et puis que pouvait-il faire ? Il n'était pas Ventus ce soir, simplement Roxy, le stripteaseur.
« Accepterais tu de boire un coup avec moi comme cela tu pourras tout me dire. »
Cette phrase, à première vu de la drague tout simplement, Roxas la perçut autrement : Il savait.
Il avait été démasqué, même le regard de Vanitas voulait le forcer à tout avouer. Ventus lui avait bien précisé que ce garçon était étrange et mystérieux... Il avait complètement raison. En plus de ces caractéristiques, Roxas aurait rajouté l'adjectif 'flippant' pour décrire le riche client qui avait tant marqué son frère. Le plus jeune des jumeaux, c'est-à-dire Roxas, chercha son aîné parmi la troupe de danseur mais ne le trouva point, il était encore plus inquiet.
Soudainement il sentit une main venir caresser la sienne, Vanitas n'était pas du genre impatient à première vue ! Ce qui avait le don d'énerver encore plus Axel qui se trouvait assit à côté du blond de ses désirs. Il ne put s'empêcher de passer son bras autour de la taille de Roxas et de l'attirer à lui, brisant le contact physique entre Vanitas et le serveur. Celui-ci regarda au-dessus de son épaule pour savoir à qui appartenait ce bras.
Son amant.
Vanitas soupirait devant les deux garçons avant de se lever. Ce jeu ne l'amusait déjà plus, il devait absolument trouver le bon blondinet.
« Explique-lui, Axel. Je n'ai pas envie de perdre mon temps avec le faux. »
Ce fut sur ces paroles que le jeune homme aux yeux d'or parti à la recherche du belle et réel Ventus. Apparemment, il était monté à l'étage puisque personne ne correspondait au physique du blond sur la piste de striptease. Ce dernier était justement en train de se rhabiller, le client allait quant à lui devoir rester un peu plus longtemps dans la chambre pour pouvoir payé ce qu'il devait au stripteaseur.
Ici, l'argent que les clients donnaient était le seul argent dont pouvait disposer les stripteaseurs. Cependant ceux-ci devaient payés comme tout le monde l'entrée, aucune réduction pour les employés n'était faite pour eux. Leur seul moyen de régler l'argent retiré à la rentrée était de coucher, action qui rapportait le plus. En effet si un stripteaseur n'arrivait pas à recevoir un quelconque billet, l'argent payé à l'entrée devenait évidemment une dette. Bien sûr comme toute dette, il y avait des intérêts…
Voilà pourquoi, ce club était si destructeur et déprimant pour les stripteaseurs qui la plupart du temps se faisait des idéaux de ce lieu si réputé dans le monde gay mais qui en réalité n'était pas différente des autres.
« Mais je vous l'ai déjà dit, il est monté à l'étage et je dois le voir… Lâchez-moi !... Tenez le voilà ! Enfin je te retrouve. »
Ventus releva la tête, il ne faisait plus attention à ce qu'il y avait devant lui et descendait, épuisé, les escaliers. La personne qui lui avait adressé la parole n'était qu'autre que son sauveur. Celui-ci était encerclé des deux vigils qui surveillaient que personne ne tente de monter à l'étage ou encore que les stripteaseurs fassent bien leur travail. Le blond se rapprocha plus rapidement et affirma aux 'gardes' que ce mystérieux garçon était un de ses clients. Après quelques minutes de débat, Vanitas fut relâcher, non sans mal et put enfin monter les escaliers pour être plus au calme, non sans un regard noir venant des deux vigiles. Ventus était ravi de le revoir et qu'il lui parle cependant quelque chose clochait. Il n'était pas habillé en serveur…
Comment avait il fait pour le reconnaître ? De plus, les masques des stripteaseurs étaient complets et cachaient parfaitement leurs visages comparés à ceux des serveurs qui, eux, n'étaient que parcelles. Vanitas se rapprocha du blond et sourit malicieusement. Il avait finalement trouvé le vrai jumeau, celui qu'il voulait.
« Je…je ne vois pas de quoi vous voulez parler… C'est la première fois que je vous vois…
- Ventus. »
Celui-ci n'émit plus aucunes paroles, complètement abasourdi. Comment connaissait-il son prénom ? Comment savait-il qu'il s'agissait de lui ? Était-il au courant du stratagème ? L'avait-il découvert ou bien lui avait on dit ? Tant de questions et si peu de réponse. Il prit le peu de courage qu'il avait et osa lui poser la question la plus importante. Son ton beaucoup plus sur la défensive qu'auparavant.
« Comment connaissez-vous mon prénom ?
- On va dire que j'ai mes sources.
- Je suppose que vous ne me les…
- C'est Axel Lea. Je suppose que tu sais de qui je parle. Il s'avère que cet imbécile est un de mes proches amis. Je voulais savoir qui tu étais vraiment, alors je me suis renseigné. »
La franchise de Vanitas dérouta un peu Ventus qui ne s'attendait pas à des réponses si claires et précises. Le pire c'est qu'il n'avait vraiment pas l'impression que c'était des mensonges comme avec les autres clients qui lui disait vouloir le connaître. Il était sincère et c'était vraiment surprenant pour le blond. Le regard d'or était d'une clarté et sa manière de s'exprimer se voulait courte mais compréhensive. Un 'silence' apparu entre les deux où seule la musique sensuelle du rez-de-chaussée pouvait être entendue. Ce fut Ventus qui brisa le premier cette pause. Il avait besoin de mettre les choses au clair pour la sécurité de son frère ainsi que lui. Malgré le fait qu'il soit certain qu'Axel lui avait déjà mentionné l'importance de ne surtout rien dire.
« S'il vous plaît, ne dîtes cela à personne d'autre… C'est très important et si quelqu'un de mal attentionné venait à le savoir, il nous dénoncerait tout de suite à…
- Je ne suis donc pas une personne mal attentionnée pour toi ? Cela me fait plaisir que tu me fasses une telle confiance, Ventus. Je garderais le secret mais puis je te demander une faveur en contrepartie… Enfin deux pour être plus précis. »
Le blond hocha attendant des faveurs perverses ou abusives venant de la part du jeune homme…. Même si ça ne le dérangeait pas tant que ça finalement…Cependant ce fut à sa grande surprise que les seules conditions soient de le tutoyer et de lui montrer son visage. La première fut facile à accorder mais pour ce qui était de la deuxième, elle l'était beaucoup moins. L'une des premières règles qu'apprenait un stripteaseur ou un serveur, ici, était de ne jamais montrer son visage. A personne. Si cette règle était violée, des sanctions assez importante pouvait être imposé. Pourtant, contre toutes attentes, Ventus voulait tellement accordé cette faveur à ce jeune homme pour deux raisons.
La première était évidemment la protection de son stratagème. Deuxièmement, il voulait vraiment que Vanitas voie son visage. Ainsi la raison d'intérêt commun et personnel se complétaient pour lutter contre la menace d'un supérieur ou d'un chantage. Face au refus de réponse de Ventus, le brun s'inquiéta que sa demande ne soit pas accepté. Il se pencha vers le stripteaseur, il put au passage remarquer qu'il était légèrement plus petit que lui, mais pas de beaucoup, et il murmura dans l'oreille afin d'éviter que les autres stripteaseurs et clients entendent même si dans le capharnaüm de la musique c'était impossible, Vanitas n'avait pas confiance en tout le monde et encore moins à cette étrange boite de striptease.
« Y a-t-il un endroit où personne ne puisse savoir que j'ai vu ton visage ? »
Ventus rougit violement de par leur proximité, remerciant son masque qui le cachait, mais essaya de se concentrer pour trouver un tel endroit. Partout les caméras régnaient en maître et les toilettes des stripteaseurs et des clients n'étaient pas différents, comment pouvait il y avoir un endroit dans ce club où personne ne pourrait les voir…
Comme un flash de génie, le blond eut une idée et prit la main de Vanitas en direction d'une chambre libre. On pouvait distinguer une occupée à une libre de par la couleur au-dessus du verrou. Vert était bien évidemment pour désigner une chambre libre et le rouge désignait une pièce occupé. Ventus ouvrit la porte d'une chambre inoccupée et la referma derrière Vanitas. Celui-ci regarda le blondinet surpris qu'il l'ait emmené dans un tel endroit.
N'était-ce pas réservé au personnel qui couchait avec les clients ? L'endroit était en lui-même très basique à part peut-être cette barre au milieu de la pièce et en face du lit. Vanitas ne put regarder plus en détail la chambre puisque quelque chose attira son attention. Ventus avait enlevé son haut qui était une simple veste blanche et était à présent torse nu et avec un short très court…
Beaucoup trop court pour son bien...
Le plus âgé eut du mal à rester en place en face d'un tel spectacle. Son corps réagissait tout seul mais ce ne fut pas lui qui bougea le premier. Ventus l'envoya sur le lit avec lui au-dessus. Il était d'origine à dominer ? Alors ça c'était étrange vu la timidité qu'il faisait preuve en face de Vanitas d'habitude. Ce dernier accueilli la proximité moyennement bien, commençant à réagir contre son gré. Il le désirait encore plus qu'avant. De plus le stripteaseur avait mis les couvertures du lit au-dessus d'eux, créant une ambiance plus romantique que l'aurait voulu le jeune homme aux yeux d'or, empêchant les caméras présentes dans la pièce de les voir. Le regard de Vanitas fut alors captivé par le geste du blond qui enlevait son masque.
Waouh…
Le visage était peut être encore plus beau que le corps. Les traits du visage de Ventus étaient fins et d'une gracieusetés merveilleuses. Mère nature ne pouvait donner un plus beau visage, c'était tout simplement… Un ange qui venait d'ouvrir les yeux. Les yeux bleues océan, d'un pur lagon dans lequel on pourrait se noyer sans même le remarquer. Vanitas était justement en train de s'y perdre, leurs positions n'étant peut-être pas si confortables pour éviter cela.
En effet, Ventus était assis à califourchon sur le ventre de son sauveur et le regardait, son visage penché vers le sien. Il n'en fallu pas plus aux deux garçons pour atteindre ce qu'ils attendaient et désiraient tellement.
Un baiser.
Qui fut bientôt suivi par tant d'autres. Leurs lèvres se découvrirent, s'habituèrent chacun au touché de l'autre et puis la passion entraîna le désir rendant les baisers plus sulfureux, plus langoureux. Ce fut la langue de Vanitas qui demanda le premier l'entrée des lèvres du blond qui lui accorda facilement. Ce n'est qu'après de longs baisers qu'essoufflé, Ventus osa parler le premier ce qui n'était pas dans son habitude. Mais en même temps, cette situation même n'était pas normal et changeait son monde. Il avait tellement besoin de lui parler. Réaliser que ces baisers échangés n'étaient pas qu'un désir. Il en avait besoin…
« Comment vous….tu t'appelles ?
- Vanitas, bel ange. »
Le rire discret du blond vint distraire l'attraction des deux corps. Chacun avait des raisons de résister pour le moment. En effet, Ventus ne voulait pas que Vanitas croit qu'il faisait cela simplement pour l'argent. Non à l'intérieur de lui, il y avait autre chose qui le poussait à être avec ce client-ci et pas un autre. Alors que dans le cas du plus grand, il ne désirait pas faire l'amour ici, cette pièce avait déjà vu trop de jambes en l'air, mais plutôt dans sa chambre d'hôtel à lui. Comme un tigre réclamant que sa proie soit dans son territoire avant de la dévorer. C'est pour cette raison que le brun murmura à l'oreille du blond d'une voix sensuelle et pleine de sous-entendu.
« Pourquoi ne viendrais tu pas dans ma suite pour que je puisse te prouver et surtout montrer mon admiration à ta beauté ?
- Je…je n'ai pas fini ma journée… »
L'air agacé de Vanitas renforça encore plus la culpabilité de Ventus. Ce dernier voulait vraiment rester avec cette étrange personne qui faisait tellement battre son cœur et coloré ses joues. Physiquement comme intérieurement. Cette façon de lui parler avait tendance à couper la respiration du stripteaseur n'ayant pas l'habitude qu'un client soit si…
Charismatique ? Mystérieux ? Aimant ? Voir peut être même les trois en même temps. Une attirance invisible les liait chacun à l'autre, ils aimaient ce sentiment chacun à leur façon. Cependant, il fallut partir et lorsque les deux garçons furent sur le pas de la porte, le blond craqua. Il fallait dire la vérité à ce garçon. Son masque remis en place, aucune émotion ne pouvait être vue par Vanitas mais à la voix du stripteaseur, il savait que Ventus se sentait coupable et triste. Il pouvait déjà imaginer ses yeux, d'un bleu magnifique, remplit de peur et à la limite de pleurer…
« Je…. Il faudra que tu…payes ce…moment… Je suis désolé ! Je ne voulais vraiment pas chercher à te faire payer quelque chose ! Excuse m-… »
Vanitas le stoppa dans ses futiles explications en l'enlaçant… Il espérait bien évidement pouvoir une nouvelle fois l'embrasser mais ce fichu masque était de retour. A la place, il l'avait donc enlacé de toute de ses forces comme pour lui faire comprendre que ça n'était rien. L'argent n'était pas un problème, lui avait-il murmuré. Ça avait l'air d'avoir calmer Ventus puisqu'il caressa les cheveux de Vanitas d'une douceur encore inconnu même pour lui-même.
Puis le stripteaseur défit sa petite et fine écharpe pour la passer autour du cou de son mystérieux compagnon. Il lui murmura qu'il se fera une joie de venir dans sa suite et que ce maigre présent était sa promesse qu'il viendra auprès de Vanitas le plus vite possible. Celui-ci ne put s'empêcher de faire un sourire en coin et de glisser une carte, provenant de son portefeuille et où ses cordonnées ainsi que l'adresse de l'hôtel étaient inscrites, dans les mains du blond. C'est donc dans une ambiance mielleuse –voir plus lune de miel que fleur bleue mais bon- que tous deux se séparèrent avec le présent de l'autre. Ces maigres cadeaux raisonnaient selon eux comme le passeport pour cette destination inconnue où ils pourront enfin être libres de faire ce que bon leur chante.
(1) Musique : Undisclosed Desire - Muse. Je vous la conseille pour cette fiction, c'est un peu la musique de cette fiction.
J'espère que vous avez aimé et ne vous inquiétez pas, Vanitas est loin d'être le mystérieux Roméo qu'on voit ici. Le prochain passage montrera sa réelle nature j'ai envie de dire puisqu'il y aura un lemon 8D. Bref, à la prochaine en espérant que vous avez aimé !
Shirley
