Chapitre 2 - Booth
J'étais impatiente de revenir à Washington. Un an que je n'avais ni vu Parker, ni Bones, ni les fouines.
La ville me manquait, ma famille me manquait, mes amis me manquaient, tout me manquait.
Je regardais ma chambre, celle où j'avais vécu durant toute l'année passée, petite, un lit peu agréable, un bureau et une armoire, voilà le strict minimum que m'avait fourni l'armée, mais je m'en étais accommodé.
Paquetage fait, j'avançais vers l'avion qui nous avait été affrété pour le retour jusqu'à la capitale.
- Content de rentrer chez vous Major ? Me demanda l'un des gamins que j'avais entraîné et avec qui je m'étais lié d'amitié
- Oui très. Et pas de bêtise en mon absence James
- Bien sûr Monsieur, je serai sage comme une image
- Et appelez-moi quand vous serez sur Washington
- Je n'y manquerai pas Monsieur
- Et c'est Booth ou Seeley maintenant James. Dis-je en souriant
- Ce fut un plaisir d'être sous vos ordres Booth. Me salua-t-il sincèrement
L'avion décollait, j'étais installé dans mon siège, la tête pleine d'images de joie en imaginant mon retour.
Parker m'avait tant manquait. En un an il avait dû beaucoup grandir sûrement. J'avais reçu quelques lettres de lui, mais je l'imaginais avec quelques centimètres de plus, et le visage un peu plus mature. J'étais impatient de le prendre dans mes bras de lui dire combien il m'avait manqué et combien je l'aimais. Je voulais aussi jouer au foot avec lui, l'accompagner au zoo ou au musée, en gros pouvoir profiter au maximum de lui.
Je repensais à mon boulot, au FBI. J'allais reprendre ma place et tirer ainsi un trait définitif sur les Rangers. L'année n'avait pas été simple, entraîner des gamins aux combats, en faire des snipers, je l'avais fait, mais j'avais aussi été sur le terrain. Cela me fit penser à une phrase que Bones m'avait dit : « Ne jouez pas au héros, ne soyez pas vous » Cette phrase m'avait fait tenir longtemps, me disant qu'elle voulait avoir bien d'autres significations que ce qu'elle pourrait dire aux premiers abords.
Je pensais à Angela et Hodgins qui étaient à Paris. Le rêve de l'artiste. Son mari lui avait offert un merveilleux présent, et je m'imaginais combien ils avaient dû profiter de ce déplacement.
Enfin je pensais à Bones. Je me demandais comment ses fouilles s'étaient passées. Je n'avais eu peu de nouvelles de sa part, et toutes restaient assez évasives. Au début, elle me racontait comment les choses avançaient, ce qu'ils découvraient, mais au fur et à mesure ses lettres étaient de plus en plus évasives, elle ne me disait presque plus rien. Non ce n'est pas vraiment qu'elle ne me disait plus rien, mais ce qu'elle écrivait me semblait flou, peu clair, comme si elle tentait de me dire quelque chose sans me le dire vraiment, et j'avais beau relire à maintes reprises ces missives je n'arrivais toujours pas à savoir ce qu'elle souhaitait me dire.
Je fus sorti de mes pensées lorsque les roues de l'avion touchèrent la piste.
J'avais prévenu Rebecca que je viendrai directement voir Parker. J'avais besoin de voir mon fils, et je ne voulais surtout pas manquer cela.
Dans un premier temps, je passais rapidement à mon appartement, déposer mes affaires et prendre une douche.
Rien n'avait changé chez moi, tout était encore à sa place, comme si j'étais parti hier.
Rasé et convenablement vêtu, je filais dans les rues de Washington en direction de mon fils.
- Papa
- Coucou Champion. Dis-je en le prenant dans mes bras
- Tu m'as manqué
- Toi aussi, je t'aime Parker
- Moi aussi je t'aime. Me dit-il en se blottissant un peu plus contre moi.
Rebecca me l'avait laissé pour l'après-midi, je devais le ramener le soir même avant le repas, mais je l'aurais pour le week-end à venir. Parker avait encore classe et sa mère avait déjà fait une exception en lui permettant de manquer pour l'après-midi.
- Alors raconte-moi mon Grand
Et là, j'ai eu le droit à tout un tas d'événements, de son anniversaire à Noël avec les cadeaux qu'il a reçu. Je fus d'ailleurs étonné d'apprendre que Bones lui avait fait parvenir un cadeau, et Max était venu le voir pour le réveillon de Noël. Il me raconta l'école, le fait qu'il soit champion avec son équipe de football. J'eu même le droit à quelques démonstrations de lancé.
Mon fils avait grandi, j'étais si fier de lui, il était si merveilleux, si plein de vie et de joie.
Il m'avait terriblement manqué et en l'écoutant que je me rendis compte de tout ce que j'avais raté en partant si loin de lui.
- Papa tu m'écoutes ?
- Oui, désolé Park.
- Ca va ? Me demanda-t-il. Ce qui me fit sourire, mon fils s'inquiétait pour moi, inversion des rôles dirait Bones
- Oui oui ne t'inquiètes pas, je me disais juste que tu m'avais beaucoup manqué. Et je suis triste de ne pas avoir pu voir tout cela
- Oui, mais tu as aidé pleins de gens à devenir plus forts pour qu'ils ne se fassent pas tuer. Alors c'est cool
Je souriais
- Oui c'est cool
Il me demanda si j'avais eu des nouvelles de Bones, et si elle allait bien, quand je la reverrais. Je lui expliquais alors que j'avais rendez-vous le lendemain avec elle.
Mon fils s'était beaucoup attaché à ma partenaire et au vue du fait qu'elle ait pensé à lui envoyé un cadeau pour son anniversaire et surtout pour Noël, elle qui n'aime pas Noël, me laisse penser qu'elle aussi s'est attachée à lui. Elle qui disait toujours qu'elle ne voulait pas d'enfant... enfin jusqu'à ce fameux jour chez Sweets où elle m'a lâché cette bombe de vouloir un enfant de moi … puis plus rien suite à ma tumeur, on en a plus jamais reparlé. En tout cas, Elle et Parker semblaient s'entendre bien.
Une fois Parker ramené, je décidais de rentrer chez moi afin de passer une soirée tranquille et de profiter un peu de mon retour à Washington.
Sur le chemin, je passais devant le restaurant de Gordon Gordon, et m'y arrêtais.
- Bonjour Agent Booth
- Gordon Gordon, quel plaisir de vous revoir
- Vous êtes rentré il y a longtemps ?
- Aujourd'hui même
- Et déjà vous venez me voir
- Envie de vous saluer
- Et bien, cela me fait plaisir. Comment s'est écoulée cette année ?
- Plutôt pas mal.
Il me regarda avec des yeux interrogateurs
- Disons que ça aurait pu être mieux mais ça aurait pu être pire.
- Il y a eu du bon et du mauvais
- On peut dire cela. Je suis revenu, et maintenant l'armée est définitivement derrière moi.
- Tant mieux. Installez-vous, je vais vous servir de quoi dîner. Je suppose que vous n'avez pas encore dîné.
- Je suis désolé mais je ne vais pas pouvoir rester, je suis attendu.
Encore une fois son regard fut interrogateur, mais je n'avais pas envi de m'étaler sur ce point là.
- Je passais simplement vous saluer en ramenant Parker chez sa mère
Je quittais donc l'établissement et me rendis chez moi afin de passer la soirée tranquille et reposante que je m'étais imaginé.
