Disclaimer : Tout appartient à J.K.R !
Chapitre deux :
Un bal perturbant
La lune plongeait encore l'école de sorcellerie sous sa faible clarté à travers le noir intense de la nuit. Ce matin là, quelques personnes s'étaient réveillées tôt afin de réveiller le reste en leur souhaitant un brusque joyeux noël. Ginny Weasley faisait partie de celles et ceux qui s'était éveillés afin de faire un réveil en fanfare à sa meilleure amie. Il n'était encore que huit heures et demis quand elle fut finalement arrivée dans le dortoir d'Hermione. Ginny avançait à pas de velours vers le lit de sa victime. Soudainement, elle sauta sur le lit de son amie et commença à lui crier dessus.
« Allez mione ! Debout, c'est noël ! »
« Mmh… Pas encore… Encore un petit peu… »
« Ah ça non ! » Répondit Ginny en enlevant brusquement la couette d'Hermione. « Enfin, reprit-elle en voyant son amie émerger de son lourd sommeil. Joyeux noël mione ! »
« Merci Gin', à toi aussi. » Doucement, la jeune rouge et or passa sa main sous son lit et en sortit une petite boîte qu'elle donna à sa copine. « Tient, un petit cadeau de ma part. »
Quand Ginny ouvrit le petit écrin, elle sauta dans les bras d'Hermione. Dans la petite boîte se trouvait une chaîne en or où était suspendue un médaillon représentant la partie du ying. Après s'être détaché de l'étreinte amicale, elle sortie à son tour un collier identique à celui qu'elle avait offert à son amie sauf que ce dernier représentait le yang.
« C'est magnifique mione ! Allez, viens, on va finir d'ouvrir nos cadeaux avec les garçons. »
« OK mais je dois faire quelque chose d'abord. Dobby ? »
« Vous m'avez demandé miss? » Couina l'elfe qui venait d'apparaître.
« Oui, pourrais-tu apporter ceci au professeur Snape s'il te plaît ? Sans révéler que c'est de moi bien sûr. Et tiens, prends ça, joyeux noël Dobby. »
« Merci beaucoup miss Hermione, Dobby aime beaucoup les cadeaux des amis. Je donnerais ce présent au professeur Snape sans vous identifier ! » Sans ajouter quoi que ce soit d'autre, Dobby disparut dans un claquement de doigts discret.
En effet, juste avant de s'endormir, Hermione avait voulu, sans savoir réellement la raison de cette envie soudaine, de remercier le maître des potions. Noël étant le lendemain, elle s'était donc torturé l'esprit jusqu'à tomber sur un ancien livre que ses parents lui avait offert il y a un an exactement. Se dépêchant à l'emballer, elle avait rapidement rangé le présent afin de le lui faire apporter le lendemain, à la première heure.
« Alors, on fait des cadeaux aux professeurs maintenant ! » S'étonna Ginny.
« Euh… C'est-à-dire que… Je tenais juste à le remercier. Et puis c'est noël. »
« Oui, oui, bien évidemment. Que lui as-tu offert ? »
« Rien de bien important, un ancien grimoire français sur les potions. Un livre rare que mes parents m'ont offert quand ils ont sus ma détermination à devenir chercheuse en potions médicinales. »
« Ah oui… Pas grand-chose tu m'as dit… Bon, passons par-dessus sinon nous n'aurons pas l'occasion de pouvoir réveiller les garçons en sursauts, ça c'est bien marrant ! »
« Je ne raterais ça pour rien au monde ! »
Toutes deux partirent donc en ricanant vers le dortoir où sommeillaient encore les deux Griffondors, mais ceci pour peu de temps car quand les deux demoiselles arrivèrent, elles leurs sautèrent dessus en lançant des joyeux noël à haute voix.
« Bonjour les filles… » Dit Harry d'une voix ensommeillée. « Joyeux noël à vous aussi. »
Une fois les deux jeunes hommes furent complètement conscients de la situation, les échanges et les déballages de cadeaux commencèrent avec entrain mais ils furent rapidement arrêtés par un intrus venus avec un bouquet magnifique en main. Un bouquet de fleures de lys.
« Dobby ! Que fais-tu là ? » Demanda Harry, interloqué.
« Je viens donner un cadeau à miss Hermione. »
« Merci Dobby. » Dit Hermione en prenant le bouquet dans ses mains d'où elle retira une petite lettre et un petit paquet. Voulant découvrir en premier lieu l'auteur de se cadeau insolite, elle décacheta l'enveloppe et en tira un petit bout de parchemin sur lequel une écriture bien connue avais écrit ceci :
Des fleurs et un présent
Tout sans arrières pensées
Le lys, il me semble, est votre préféré.
J'ai demandé à l'elfe de ne vous l'apporter qu'à neuf heures précise
De peur de malencontreusement vous tirer
D'un sommeil empli de magnifiques rêves
Sur ces dernières phrases,
Je n'ai plus qu'à vous souhaiter un joyeux noël
Bien à vous
S.S.
Jamais elle n'aurait crue recevoir un jour un cadeau venant de lui. Débordante de bonheur, Hermione découvrit avec stupeur, une adorable broche en forme de lys reposant dans un écrin de velours noir. Elle resta un moment à regarder le bijou, le contemplant dans les moindres détails, de l'ornement jusqu'au rubis étincelant au centre de la fleur, jusqu'à ce que Harry se décide à la faire sortir de sa léthargie temporaire.
« C'est ravissant, ça viens de qui exactement ? »
« Euh… Il… Il n'est pas marqué ! »
« Ah bon, un admirateur secret se dévoilant à noël, tu as la côte en se moment Hermy ! » reprit Ron en esquissant un sourire
« Hey ! » reprit-elle, offusquée. « Mêlez-vous de ce qui vous regarde d'abord ! Merci pour vos cadeau d'ailleurs, ils sont magnifiques. »
« De rien ! » Répondirent les trois amis d'une même voix.
« Allez, tous à la grande salle pour le petit déjeuner ! » Cria Ginny en prenant soin de rester en arrière avec Hermione à qui elle parla tout bas pour garder leur conversation secrète. « Alors, l'admirateur secret ne serais pas un certain homme sur qui tu craque beaucoup ? »
« C'est bien lui, il a signé en bas du mot qu'il a écrit. Cette fleur sent si bon ! »
« Et la broche est ravissante. Allez, sort de ta rêverie et fait un beau sourire à ton cher professeur, il te regarde du bout de la salle. » Finit-elle une fois arrivé dans la grande salle.
Les deux jeunes femmes s'installèrent aux côtés d'un Harry bien solitaire en face d'un Ron étouffé par l'étreinte passionnante de sa petite amie Luna. Hermione risqua plus d'une fois de détourner son regard vers Severus mais elle se fit bientôt remarqué par Harry. Ce dernier avait précipitamment invité Ginny quand il s'était rendu compte de la phrase gravée au dos de sa nouvelle gourmette et affiché à présent un sourire radieux qui était étrangement commun avec celui de sa voisine de table aux cheveux roux.
La matinée passa très rapidement pour nos amis et quand le milieu d'après-midi arriva, les trois filles abandonnèrent les deux garçons restés dans la salle commune de Gryffondor. Prenant tout leur temps, Luna, Ginny et Hermione furent prêtes seulement vers dix neuf heures trente. Luna avait finie la première et arborait une belle robe verte foncée en décolleté peu profond qui réalisait un dos nu. Les manches étaient courtes et s'arrêtaient à la fin de l'épaule. La robe était souple mais droite se terminant aux genoux avec une légère fente sur le côté gauche. Ses cheveux étaient relevé en un chignon gracieux d'où sortait quelques mèches se posant légèrement sur ses épaules. Ginny, elle, avait opté pour une robe ample rose pâle suivant avec merveille la couleur de ses cheveux d'un roux éclatant. La robe allait jusqu'au bout de ses jambes, se terminant sur des escarpins plats rose. Ses cheveux étaient coiffés d'une façon très ravissante : deux tresses, partant du haut de ses tempes, se rejoignaient plus bas, sur le derrière de sa tête, n'en formant plus qu'une seule. Hermione avait était la dernière, et la plus longue, à être prête. Le résultat avait arraché un « Ouah » d'ébahissement de la part des deux autres filles. En effet, un seul qualificatif n'aurait été suffisant pour décrire la beauté d'Hermione. Sa robe, d'un bleu nuit pur, se formait d'un haut serré à la taille commençant qu'au début de sa poitrine se reliant aux bras par un petit ruban bleu nuit sur chaque en dessous des épaules. De ces rubans partaient de fin voiles d'un bleu transparent qui tombaient légèrement de pars et d'autre de chaque bras. Pour le bas, la robe était un peu évasée. La robe en elle-même se terminée sur les escarpins noirs à talons. La coiffure d'Hermione avait demandé du temps à la préparation. Ses cheveux avaient reçu un sortilège afin de s'allonger jusqu'au milieu du dos et de rester lisses et soyeux pendant 24h exactement. A présent, ils étaient attachés soigneusement en une demi queue et quelques mèches ici et là se terminées à l'anglaise pour former des boucles impeccables se qui donnait plus de volume à la coiffure en elle-même.
Après les dernières retouches pour le maquillage léger de chacune, toute trois sortirent du dortoir et se dirigèrent d'un pas lent vers la grande salle où les attendaient leurs cavaliers respectifs tout en imaginant la façon dont chacun d'eux réagiraient à leur vue. Se fut avec ravissement que, quand elles arrivèrent enfin devant les trois garçons, qu'Hermione gagna son pari : Harry resta bouche bée devant sa cavalière et ne commença à réagir que lorsque cette dernière lui prit la main pour l'emmener dans la pièce où se déroulait le bal. Dean était aussi sous le choc à la vue de sa cavalière mais s'était remis rapidement entrant après Ron et Luna. Dans la salle, tout le monde resta choqué par la tenue d'Hermione mais cette dernière, une fois rentrée, ne s'aperçue pas le moindre du monde que tout les regards étaient braqués sur elle car son regard était occupé à chercher un homme qu'elle trouva seul, dans un coin sombre, à la regarder fixement. Lui souriant tendrement, elle continua sa route vers une table où les attendaient leurs amis. Un brouhaha intense s'était installé dans la salle. Ginny avait profitée de la discussion intense d'Hermione avec son cavalier pour partir vers la table professorale où elle commença une discussion avec le directeur.
« Miss Weasley, que me vos votre arrivée soudaine ? »
« J'aimerai vous proposer une idée assez spéciale. »
« Dites toujours, ce qui sort de l'ordinaire me plaît toujours ! »
« Je voudrais vous proposer une danse spéciale pour le commencement du bal. Une danse professorale réservée aux professeurs qui seront seuls sur la piste, accompagnés d'un ou une élève qui les auront invités. »
« Très bonne idée ! »
« Merci professeur. Accepteriez vous de m'accorder cette première danse ? »
« Oh, avec grand plaisir miss ! » Il se tût puis se leva, entraînant avec lui un lourd silence. « Mes demoiselles et messieurs, je voudrais vous faire part d'une idée qui m'a était rapporté et que j'ai approuvé. Cette idée consiste en une danse consacrée exclusivement aux professeurs. J'invite donc des élèves à inviter tous les professeurs ici présent pour la danse d'ouverture. »
Doucement, certains élèves vinrent lentement inviter plusieurs professeurs. Neuville vint inviter Mme Chourave, Harry invita Mme McGonagall, un élève de Poufsoufle partit rapidement inviter le professeur Sinistra et un de Serdaigle le professeur Trelawney. A présent, seul Snape restait non invité et Hermione se dirigea finalement vers lui après avoir entrevue une tentative vaine de Pansy Parkinson qu'il remballa sans égards. Elle voulait essayer et, sans savoir réellement pourquoi, la jeune femme était sûre et certaine que sa tentative ne restera pas inutile. Peu de temps suffirent à confirmer les pensées d'Hermione.
« Professeur Snape ? »
« Que me voulez-vous Granger ? » répliqua t-il d'un ton sec et cassant.
« Pas grand-chose, juste vous inviter pour la danse. »
« Que vous fait-il dire que je vais accepter votre offre alors que je viens de refuser celle de Parkinson ? »
« Pas grand-chose en faite, juste…ça. » Finit-elle en montrant du coin de l'œil la petite broche qu'elle portait sur sa robe, à la hauteur de sa poitrine gauche.
Nul à part eux deux n'auraient pu savoir la raison soudaine qui a poussé le cher maître des potions à tendre le bras à celle qu'il aimait tant appeler la miss-je-sais-tout de poudlard. Acceptant le bras qu'il lui tendait, Hermione suivit son professeur à travers les élèves jusqu'à la piste de danse où tout deux prirent place et commencèrent à danser au son d'une valse. Au bout de quelques secondes de silence, Severus se décida finalement à parler.
« Pourquoi m'avoir inviter à danser ? » dit-il d'une voix à peine audible.
« Pourquoi m'avoir offert ces présents ? » répondit-elle d'une même voix.
« Je ne le sais pas mais j'ai tenue à vous l'offrir. »
« Merci, tu as bien choisi et tu as eu raison : le lys est vraiment ma fleur favorite. »
« Je reste néanmoins votre professeur miss, et il me semble que vous devait toujours me vouvoyer. »
« Je ne suis pas ton élève Severus, pas pour les quelques minutes de danse qu'il nous reste. » continua t-elle en se collant au maximum à lui que la valse l'autorisait.
« Hermione, je… »
« Ne dit rien, il n'y a rien à dire. Laisse moi profiter de la meilleure danse de ma soirée. »
« Pourquoi la meilleure ? Tu en auras des plus intéressantes avec ton petit ami, Tomas il me semble. » Dit-il d'une voix trahissant une certaine irritation.
« Dean ! Non ! Ce n'est que mon cavalier. Je n'allais pas t'inviter pour la soirée, ça aurait fait un peu louche je pense. Et puis, c'est à l'homme d'inviter, pas à la femme. »
« Pourquoi moi ? »
« Pourquoi pas… Dommage que la danse se finisse si vite. »
« Ça pourrait sûrement se reproduire. »
« Comment ça ? »
« Ce n'est que le début de cette soirée, attendons la fin miss. »
« Comment ferez-vous pour reproduire cette situation ? »
« Secret d'état mademoiselle. » finit-il. En voyant que Hermione, à la réaction de cette touche humoristique, amorça un sourire, il lui rendu son sourire. Hermione en fût étourdie et ne put reparler qu'à la fin de la danse.
« La danse se finit… »
« Ne t'en fait pas, cela se reproduira à coup sûre. Je tenais aussi à te dire que tu es sublime dans cette tenue. » Reprit-il lorsque la danse se termina en desserrant, à contre cœur, son étreinte.
« Excusez moi professeur, puis-je reprendre ma cavalière ? »
« Comme vous l'avez dit monsieur, miss Granger est votre cavalière, non un objet. »
« Dés…Désolé professeur Snape. »
Hermione eu du mal à se résigner à l'idée de voir Severus la laisser si facilement aux mains d'un autre, sans autre réaction que ses sarcasme habituels. C'est donc avec un autre cavalier que lui qu'elle entama une deuxième valse, plus rapide et en étant plus éloigné de son partenaire qu'à la première. Petit à petit, elle retrouva le sourire en pensant qu'elle aurait la chance de pouvoir partager une nouvelle danse avec Severus et se laissa aller pour les danses suivantes, au son entraînant du rock. Voulant se reposer au bout de plusieurs danses fatigantes, Hermione et Dean se dirigèrent à la table où se trouvaient déjà un couple très heureux.
« Trouverez-vous assez de temps libre, entre deux langoureuses embrassade, le temps de raconter à une amie comment vous vous êtes enfin mis ensemble tout les deux ? »
« Désolé Hermy… Les slows commencent, tu danses avec moi ?
« Tu évites les discussions gênantes Harry ! »
« Comme toujours ! Tu m'en veux pas Gin' ? » Répondit Harry en esquissant un large sourire.
« Pas du tout ! Il faut que je me trouve un cavalier autre que Dean étant donné qu'il est partit rejoindre Seamus et Parvati. » Lança Ginny en riant.
« Bonne chance Gin', au moins, comme ça, je saurais si ton cavalier danse bien depuis le temps que l'on se connaît il ne m'a jamais invité à danser ! »
« Ah oui, c'est pas faux ce que tu viens de dire ! »
« J'ai toujours raison, allez, viens sinon nous n'aurons que la fin de la chanson pour danser. » Finit Hermione en emmenant Harry sur la piste de danse qui se passa tranquillement mais où aucun des deux n'eurent l'envie d'arrêter de parler. « Alors, heureux, tu sors enfin avec elle ? »
« Oui, j'ai juste peur de la réaction de Ron, tu sais comment il est avec elle. »
« Je le sais, oui. Mais je sais aussi que tu es son meilleur ami et qu'il préfère qu'elle soit avec toi plutôt qu'un autre. »
« Si tu le dit, espérons seulement que c'est vrai… Dit moi au faite, reprit-il après deux minutes de réflexion, comment ce fait-il que tu t'es décidé à inviter Snape ? »
« Le professeur Snape, Harry. Dumbledore avait bien précisé qu'il fallait que TOUS les professeurs présents soient invités. Et puis, c'est un très bon danseur ! »
« Cela m'étonnerais qu'il soit aussi doué que moi. »
« Au ça non ! Personne n'égal le séduisant Harry Potter. » Répondit-elle en souriant sarcastiquement.
« En parlant de séduisant, tu es radieuse ce soir, c'est pour Dean que tu as fais ça ? »
« Non, pour quelqu'un d'autre mais merci. » dit-elle, mystérieusement.
« Ca m'étonne de toi mione. Il faut que je te dise quelque chose que je ne devrais sûrement pas dire mais… Dean va te demander ce soir pour sortir avec lui et… S tu ne le veut pas, rejette le en douceur. »
« Oh… Ne t'en fait pas. » Choqué par ce qu'il venait de lui avouer, Hermione ne reprit la parole que lorsque la musique s'arrêta. « Merci de me l'avoir dit Harry. »
Acquiescant en un signe léger de la tête, Harry prit Hermione par le bras et l'emmena à la table qu'ils avaient quittés peu de temps au par avant. A peine Hermione s'essaya que Dean et Ginny arrivèrent vers eux.
« Hermione, on pourrais parler ? »
« Oui, si tu veux. » Dit-elle en se levant et en regardant Harry. Une fois un peu reculer dans la salle, Hermione reprit. « Où m'emmènes-tu ? »
« Dehors, on seras plus tranquilles. »
« Dean, écoute, je préfère rester à l'intérieur, dans la salle. »
« Bon, si tu veux vraiment. En faite je… Je voulais juste… Juste te demander si… Si tu voulais… » Bredouilla t-il.
« Sortir avec toi ? »
« Euh… Oui. »
« Ecoute Dean… Je… Ce n'est pas que je t'aime pas mais… mais je ne peux pas, je ne veux pas. »
« Mais.. » D'abord troublé, Dean se rétabli vite et prit la nouvelle au mal. « Bien. Si tu veux bien m'excuser, je n'ai plus rien à faire ici, ne t'attend pas à ce que je te ramène à la fin du bal. Au revoir Hermione. » Trancha t-il.
Hermione passa une mauvaise fin de soirée après le départ de Dean. Etrangement, elle s'en voulait atrocement de lui avoir dit non. Mais à quoi bon… Le bal se terminait lentement mais sûrement. Malgré les efforts cumulés de ses amis, Personne ne parvînt à redonner un véritable sourire à Hermione. Albus Dumbledore, assis à la table des professeurs, avait bien remarqué le petit jeu que jouaient sa meilleure élève et le professeur de potions. Bizarrement, il approuvait tout ceci et était bien décidé à leur accorder une nouvelle occasion de anser ensemble. Trouvant toute cette histoire assez revigorante pour un homme de son âge, Il se leva soudain lorsque minuit sonna.
« Minuit est sonné, le bal touche donc à sa fin. Pour ce dernier slow, j'invite tout le monde sur la piste, y compris les professeurs. Comme personne n'attendra après moi pour un autre discours après le bal, moi-même n'en ayan pas envie, je tenais à vous rappeler que le bal se termine après cette danse et ne continuera pas après dans les dortoirs. Sur ce, bonne fin de soirée à tous. Miss Weasley, accepteriez-vous de danser une autre danse avec moi ? »
« Bien sûr professeur. » Répondit la jeune rouge et or.
Tout les couples se reformèrent alors sur la piste pour une ultime danse. Hermione, dans ses pensées, était planté en arrière de la salle, n'attendant personne, regardant les autre danser. Soudain, elle chercha Severus des yeux et le trouva rapidement. Il s'avançait vers elle. Sans échanger un seul mot, il lui tendit la main, qu'elle accepta sans hésitations, et l'emmena sur la piste où il la prit par la taille, la serrant contre lui en commençant à danser.
« Pourquoi cette mine ? » L'interrogea t-il.
« Oh, pour rien… Dit, je t'ai regardé quand je dansais avec Dean, tu m'avais l'air jaloux. »
Severus fut choqué mais réagit rapidement. Il était vrai qu'il avait épié avec rage tout homme osant la toucher. Il avait été jaloux de tout ceux qui pouvaient danser avec elle. Mais, c'est aussi en se rendant compte de se sentiment naissant qu'il avait décidé de mettre fin à tout ça. C'est donc avec regret qu'il lui répondit d'un ton cassant.
« Pourquoi devrais-je être jaloux. Il me semble pourtant qu'il ne se passe rien en vous et moi. »
« Mais… Sev… » Essaya t-elle
« Professeur Snape je vous pris Granger. »
« Ah bon, alors comme ça il ne se passe rien entre nous. » Sa voix était remplie de rage et de hargne. Elle pouvait sentir des larmes apparaître dans ses yeux mais elle les refoula pour faire place à un comportement qui lui est rare. Elle se colla le plus possible de son cavalier provoquant un frottement régulier entre leur intimité provoquant ce qu'elle désirait. « Ce que je sens n'est donc pas une preuve? »
« Ce n'est rien d'autre que du désir. N'imaginez pas autre chose. Pourquoi un homme comme moi s'intéresserait à une fillette comme vous. » Sa voix était méprisante. Dès qu'il se rendit compte de se qu'il avait dit, il s'en voulut atrocement mais se fût pire quand il se rendit compte des larmes qui coulaient à présent sur les joues pâles de la jeune femme.
Sentant les larmes couler à flot, Hermione préféra se détacher de son cavalier et pris la fuite, essayant un maximum de ne pas se faire trop remarquer, vers le parc où l'air froid lui frappa au visage comme des centaines d'aiguilles, les larmes lui tirant la peau. Trouvant l'endroit calme, au pied d'un grand chêne, qu'elle aimé particulièrement, la jeune femme se laissa tomber par terre abandonnant, par ses larmes abondantes, toute parcelle de force qu'elle pouvait encore avoir.
Dans la grande salle, personne n'avait remarqué ce qui s'était passé à l'instant sauf Ginny Weasley et Albus Dumbledore qui dansaient encore à présent. Quand la fin du dernier slow arriva, Ginny se prépara à courir en direction du parc afin de retrouver son amie et la consoler quand elle fût interrompue dans son élan par la main de Dumbledore qui s'accrocha doucement mais fermement aux bras de cette dernière.
« Je pense qu'il vaudrait mieux lui laisser un peu de tranquillité. Allez la voir si vous le désirez vraiment mais laissez la décider si elle a envie de parler ou pas. Parlez lui seulement si elle vous pose une question, ne faîtes pas trop de commentaires. C'est juste un petit conseil. De mon côté, il me semble qu'un petit tour dans les cachots, pour rendre visite à un ami sûrement perturbé, lui aussi, par les évènements récents, ne serait pas de refus. Bonne nuit miss. »
« Bonne nuit professeur, et merci. »
Après un vague sourire, Albus desserra sa prise sur la jeune fille qui partie directement vers le parc afin d'y trouver sa meilleure amie qu'elle trouva assez rapidement, connaissant ses préférences pour la tranquillité dans cet endroit à présent plongé dans l'obscurité, et dans un état pitoyable : le froid avait donné à son visage la pâleur d'un mort, ses cheveux, normalement broussailleux, était dans un désordre épouvantable, sa robe était plissé de partout et ses larmes abondante avaient fait coulées le peu de maquillage qu'elle s'était mise. Le tout laissé donc paraître la peine immense qu'Hermione ressentait en ce moment, après tant de chose passées en une soirée qui la submergés à présent. Une soirée qui, au début, s'était révélée comme un vrai rêve mais qui avait finalement tourné au désastre…Ne trouvant quoi d'autre à faire, Ginny s'assit aux côtés de son amie et, suivant le conseil du directeur la prit dans ses bras, en une étreinte bienfaitrice et maternel, sans dire un seul mot.
Non loin, dans les cachots de l'école, et au même moment, Albus Dumbledore essayait de raisonner un Severus Snape énervé et complètement perturbé.
« Allons Severus, voyons, calmez vous. Vous saviez très bien comment elle réagirait en faisant cela. Vous me l'avez dit il n'y a pas moins de deux minutes… Ou trois, je ne sais plus très bien… Vous vous êtes juste raisonné, vous n'êtes en rien responsable de… »
« De quoi ! Dites le ! Je suis responsable de ses larmes ! » Le coupa le maître des potions, d'un voix cassante.
« Je vous rappel juste qu'elle est majeur et que c'est la que c'est l'élève la plus raisonnable que je n'ai jamais rencontré dans cette école depuis que j'y enseigne. C'est pour dire si ça fait longtemps et que j'ai de quoi justifier mes dires. » Reprit-il d'un ton strict qui remit Severus en place immédiatement.
Ne pouvant plus rester plus longtemps debout, à faire les cents pas, Severus s'abandonna sur un fauteuil, à côté de la cheminée qui crépitée joyeusement, en un bruit sourd.
« Voulez-vous du thé ? » Reprit-il d'une voix qui trahissait sa peine.
« Avec un grand plaisir, je pense que nous en avons grandement besoin l'un comme l'autre. »
« Vous ? C'est-à-dire ? »
« Eh bien oui. Il va bien falloir que je trouve la force quelque part. Il faut que je vous fasse accepter que ce que vous ressentez pour cette jeune femme ne soit pas, comme vous me l'avez dit tout à l'heure, du simple désir. » Commença t-il. Voyant la mine déconfite de son ami à l'écoute de sa première phrase, il se dut de réagir vivement. « Ecoutez moi avant de faire la grimace ! Voyons Severus. Est-ce si difficile à accepter ? Dites moi, si ce n'était réellement que du désir, pourquoi éprouvez vous tant de remords à cet instant ? Pourquoi, à la sortie de noël, avoir transplaner au dehors du ministère pour lui laisser le temps de récupérer plutôt que de transplaner en dedans alors que vous saviez qu'il était vide à part nous ? Pourquoi l'avoir prise dans vos bras au moment d'y transplaner plutôt que de serrer fortement le sien ? »
« Elle n'aurait pas… » Essaya Snape.
« Cela aurait largement suffit, elle est de taille et de force suffisante pour le faire en s'agrippant seulement à votre bras… La seule réponse et que vous préférez la savoir en sécurité, qu'elle ne craigne rien. »
« Bon, bon ! Ça va ! J'avoue ! J'avoue avoir des sentiments autre que du simple désir envers elle et ce depuis l'année dernière. Vous devez être heureux maintenant, non ? » Dit-il, bouillonnant de rage contre lui-même.
« Sachez que je ne le serais totalement que lorsque vous aurez complètement accepter l'idées que vos paroles ne s'avèrent pas fausses. Sachez aussi que je ne m'opposerais en rien de tout ce qui pourrais se passer. A présent, veuillez m'excuser mais j'ai certaines choses à faire dans mon bureau. Juste un dernier conseil Severus, allez faire un tour dans le château, ça vous changera les idées, à coup sûr ! »
Après le départ du directeur, Severus se but deux tasses fumantes de thé avant d'aller, suivant le conseil d'Albus, faire le tour complet de l'école, espérant y trouver assez de calme pour réfléchir à sa situation.
Pour Hermione, la soirée n'aurait pue être pire. Après avoir passé près d'une demis heure dans les bras de Ginny, cette dernière était partie sous la demande d'Hermione, la laissant seule dans le froid et la tranquillité du parc. Se disant qu'il était tant de rentrer, Hermione se dirigea vers l'intérieur de l'école mais elle opta finalement pour une dernière balade. En rentrant dans le hall d'entrée, Hermione se dirigea, ne sachant réellement pas pourquoi, vers les cachots. En marchant le long des froids couloirs, elle se remit à penser à son professeur de potion et sentie à nouveau les larmes couler le long de son visage. Ne pouvant plus tenir debout, elle s'arrêta net au milieu d'un couloir, s'affalant par terre, dos au mur, les genoux retroussés sur sa poitrine, le visage dans les mains, sanglotant de tout son long. Plongé dans sa peine profonde, elle ne fit pas attention aux bruits de pas qui se rapprochaient d'elle. Elle ne put le reconnaître que, lorsqu'il passa sa cape autour d'elle pour la réchauffer, quand elle sentie le parfum qu'elle reconnue immédiatement du tissus qui la recouvrait à présent.
Passant un bras en dessous des genoux et l'autre dans le dos d'Hermione en lui murmurant un simple « viens » d'une voix douce, Severus emmena sa protégé, qui se laissa faire, passa ses bras autour de son coup et qui cacha, par la même occasion, sa tête dans la nuque de son professeur, dans le salon de ses appartements où il la déposa, les yeux clos, sur le canapé noir. Hermione n'était pas endormie mais maintenais ses yeux fermés, de peur de devoir affronter le regard de son professeur. Soudain, elle sentie sur elle, la douce caresse d'un main chaude sur son visage qui lui remettait une mèche, couvrant ses yeux, derrière son oreille. A cette douce marque de tendresse, Hermione ne put retenir une nouvelle vague de larmes couler. Doucement, Severus effaça les marques des larmes de sa belle de la main en chuchotant.
« Endors-toi, ne craint rien, je suis là. Il ne t'arrivera rien à mes côtés… Je suis tellement désolé Hermione... Dors maintenant. Je veille sur toi ce soir et toute la nuit s'il le faut… Je suis tellement désolé… »
Sa voix paraissait perturbé, pleine de crainte mais était remplie de douceur. Se laissant bercer par cette voix mélodieuse et de ces caresses mielleuses, Hermione s'endormie rapidement dans un profond sommeil.
Severus, lui, étai perdu : il ne savait comment réagir face à ses sentiments. Comment lui, le maître des potions tant redoutés des élèves, a-t-il pu tomber amoureux de celle qu'il avait tant aimé ennuyé seulement parce qu'elle avait été la seule à se préoccuper de lui, à lui rendre visite quand il s'était retrouvé à SainteMangouste, à cause d'un retour plus que catastrophique d'une mission pour l'ordre, lorsqu'il dormait, la nuit… Elle était si belle, là, dormant paisiblement sur se canapé, un léger sourire au lèvres, tel un ange endormi. Il avait tant envie, en ce moment précis, de l'embrasser tendrement, de la prendre dans ses bras et de la serrer fort contre lui, la protégeant à jamais de se qui pourrait lui faire mal… Ne pouvant se résigner à la laisser seule ici, il s'installa en définitive dans son fauteuil, se laissant bercer par la douce chaleur du feu, en s'endormant lentement dans un sommeil profond.
Se levant de son canapé après un long repos, Hermione ne savait plus trop où elle se trouvait en se moment. C'est en examinant un peu partout qu'elle se souvînt finalement de la veille. En regardant à sa gauche, elle le vît, dormant profondément. Ne sachant le pourquoi de son mouvement, elle se dirigea automatiquement vers le seul fauteuil occupé. S'asseyant à ses côtés, elle commença à regarder son occupant en se posant certaines questions. Elle fut soudain intriquée : Pourquoi l'avait-il emmené ici après l'avoir découverte, sanglotante dans un couloir des cachots ? Pourquoi avoir réagit si gentiment avec elle alors qu'il avait été si perturbateur par ses paroles lors du bal ? Un seul lui vînt en réponse : la pitié, rien d'autre.
« Miss Granger ? »
« Oh, je…je suis désolé de vous avoir réveillé… Je… Je vais partir… » Bredouilla t-elle.
« Attendez, je tiens d'abord à m'excuser pour hier soir, je n'aurais pas du… » Essaya t-il avant d'être coupé.
« Vous ? Vous excuser ! Par quel miracle ? »
« Je vous pris de cesser vos sarcasmes miss ! » Dit-il en se levant.
« Pour une fois qu'ils viennent de moi et pas de vous ! » reprit-elle en se levant à con tour.
Hermione marqua une légère pause, elle ne savait pas pourquoi mais elle éprouvait pour son professeur une haine monumentale qui ressortait d'elle en se déversant dans ses dires. « Bien ! Je m'en vais de suite. Je n'ai pas envie de rester plus longtemps en votre compagnie vue notre humeur respectivement délicate. Bonne journée professeur » Termina t-elle d'une voix méprisante.
Severus n'en revenait pas. Il lui avait pourtant présenté ses excuses, pourquoi les avaient-elle refusées ? Il était perdu, planté sur pace, comme la dernière fois, à la bibliothèque, sans savoir vraiment ce qu'il s'était passé. Faisant les cents pas dans son salon, son regard fut soudainement attiré par un paquet argenté, posé sur une commode. Prenant brusquement le cadeau dans ses mains, il l'ouvrit d'un geste vif. Tel ne fut pas sa surprise quand il sortit du paquet, un magnifique livre très ancien qu'il reconnut de suite pou l'avoir cherché sans relâche depuis des lustres. C'était un vieux manuscrit français sur les potions, un livre très rare. L'ouvrant doucement pour ne pas l'abîmer, il découvrit sur la première page, normalement blanche, une écriture fine et soignée.
Un précieux cadeau en guise de remerciement.
J'espère qu'il vous plaira et passionnera
Autant qu'il l'a été pour moi.
Joyeux Noël et merci pour tout.
Hermione Granger
« Hermione… » Cherchant quand elle aurait pu le déposer ici, il se souvînt finalement qu'un elfe était passé hier dans la matinée et avait déposé le paquet qu'il avait oublié d'ouvrir jusque là. S'en voulant plus que tout de sa réaction d'hier, Severus sortit en hâte de ses appartements et se dirigea vers la grande où il espérait croisé Hermione mais, quand il prit sa place aux côté du directeur, cherchant du regard la jeune Gryffondor, ce dernier se pencha discrètement vers lui afin de lui dire une seul phrase qui finit de le déprimer pour les vacances après avoir vérifié par lui même.
« Ne la cherchez pas ici, elle vient de partir. »
