Disclaimer: Pour autant que je sache, les personnages ne m'appartiennent toujours pas, grand merci à Stephenie Meyer de me les prêter.

Résumé: la première nuit d'amour entre Jasper et Alice, racontée du point de vue de la demoiselle

Merci à tous les fomidables commentaires de tout le monde, ça m'a fait énormément plaisir!!! Je ferai tout mon possible pour ne pas vous décevoir.


Déjà sa main s'attarde sur ma joue, je ferme les yeux. Je ne veux pas trembler. Il ne me fera aucun mal. Je sens son souffle proche de mon visage. Il veut m'embrasser, mais hésite. Je ne risque rien, il ne doit pas avoir peur. Bientôt ses lèvres touchent les miennes, doucement. Je soupire. Ses bras se nouent autour de ma taille. Je viens me blottir contre lui sans interrompre notre baiser. Mes mains se perdent dans ses boucles blondes, et je sens la passion s'emparer de mes sens. Est-ce son œuvre ? Peut-être, ou bien suis-je seulement follement et irrémédiablement éprise de lui. Je murmure son prénom, si bas que je me demande s'il l'a entendu. J'ai attendu ce moment si longtemps… Je l'ai vu en vision tant de fois, et pourtant ce n'est en rien comparable à ce que je ressens là maintenant… C'est tellement plus fort, tellement plus intense. Je n'ose même pas interroger le futur pour savoir ce qui se passera ce soir, je lui fais confiance.

Comme nos lèvres se séparent finalement, je lui offre mon plus beau sourire. Je veux qu'il comprenne combien je l'aime, et combien il est important à mes yeux. Il ne semble toujours pas convaincu, murmurant un « pourquoi » qui me fend le cœur. Pourquoi a-t-il une si mauvaise opinion de lui-même ? Oui il a commis des erreurs, comme n'importe qui. J'aimerais qu'il se rende compte que je suis loin d'être aussi parfaite qu'il le pense, que moi aussi j'ai déjà pêché par le passé. Il s'écarte déjà, instaurant une certaine distance entre nous. Déçue, je garde sa main entre les miennes. Instinctivement mes doigts caressent les croissants de lune ornant sa paume… Ses yeux suivent chacun de mes mouvements. Je dépose alors un tendre baiser sur sa main, et la reporte à ma joue. A voix basse, je lui demande de m'étreindre, encore une fois. Il me regarde, interdit. Comme pour répondre à sa question silencieuse, je lui avoue simplement, un peu plus haut cette fois « parce que je t'aime ». Je peux sentir le trouble qui l'habite. Il veut céder, lui aussi s'est aperçu des émotions nouvelles qu'il ressent depuis quelques semaines. Mais il a peur. Peur de céder à la passion, peur de ne pas mériter l'amour que je lui offre, peur de me blesser… C'est pourquoi j'insiste, m'approchant de lui d'un pas. Je sens sa détermination faillir. Encore un pas… « Embrasse-moi, Jasper »… ma voix se fait suppliante, se brise.

Il abandonne finalement la lutte, me prend dans ses bras et m'embrasse avec une fougue que je ne lui connais pas. Mais ne voulant surtout pas ruiner l'instant, je m'efforce de répondre avec la même ardeur. Je noue à mon tour mes bras autour de son cou, laissant le feu qui le dévore me consumer toute entière. Je me surprends même à mordiller sa lèvre inférieure, provoquant une vague de désir incontrôlée de sa part. Il semble ne plus répondre de rien, seulement conscient de nous deux, seuls, dans notre petite chambre d'hôtel ici à Chicago. Nos respirations s'accélèrent, vieux réflexe humain que nous avons gardé.

Bien que n'ayant aucune expérience dans le domaine, mes mains se mettent en tâche de le défaire de sa veste d'officier abîmée par les années. Il me laisse faire, esquisse même une ébauche de sourire en me voyant me débattre avec les boutons. Quand enfin j'en viens à bout, je m'arrête un instant et l'observe. Je me rends compte que c'est la première fois que je le vois sans sa veste. Il a une belle carrure, et je peux sentir ses muscles rouler sous sa chemise blanche usée. Mais déjà il se fige quand ma main glisse en dessous du fin tissu. Un peu confuse, je plonge mes yeux dans les siens, comme pour demander l'autorisation de continuer. Il ne dit rien, probablement en proie à un combat intérieur. Il finit par soupirer, avant de reprendre mes lèvres timidement. Quoi qu'il ait décidé, ça me va. Je m'attaque donc à sa chemise. Elle rejoint bientôt la veste sur le sol, tandis qu'il me dépose avec déférence sur le grand lit inusité qui trône au milieu la pièce. Et je l'observe. De quoi a-t-il tant honte ? Il est d'une beauté à couper le souffle. D'ailleurs je ne suis pas sure moi-même de toujours respirer en ce moment. Du bout des doigts je trace la ligne de ses épaules musclées, puis descends le long de ses bras, pour revenir vers son torse. Tout le haut de son corps est couvert de dizaines de cicatrices semblables à celles de ses mains et de son cou. Mais elles ne sont ni disgracieuses ni effrayantes… En tout cas pas pour moi… Elles ne l'ont jamais été, même dans mes visions à l'époque où nous ne nous étions pas encore rencontrés… Pour le lui prouver je viens déposer un furtif baiser sur chacune d'elles, lui arrachant de délicieux frissons de désir. Je renouvelle ce petit jeu un moment, et quand il ne tient plus, il me saisit doucement par les bras, et reprend le contrôle en m'allongeant sur le lit. A son tour ses mains viennent défaire avec une aisance déconcertante mon corsage, bientôt rejoint par ma jupe. Si j'étais encore humaine, je rougirais. C'est la toute première fois qu'il me voit presque nue… Nous ne sommes jamais parvenus à un tel degré d'intimité et malgré moi, j'appréhende légèrement la suite. Il le ressent probablement et se penchant doucement à mon oreille, il a la délicatesse de me demander s'il peut continuer, ou si je souhaite en rester là. Un véritable gentleman… Ce geste me rassure et finit de me convaincre complètement. Je le veux, je veux être sienne et ce pour toujours. Je l'attire donc de nouveau à moi, reprenant ses lèvres dans un baiser que je veux fiévreux. Il comprend le message et ses mains reprennent l'exploration de mon corps. Un instant je me demande s'il me trouve attirante. Je veux dire, il doit être habitué aux femmes du Sud, plus séduisantes, plus exotiques… Et puis je l'entends prononcer mon prénom d'une voix sourde, masquée par le désir. Suis-je idiote, il ne pense pas à ce genre de choses, je suis l'objet de ses pensées et c'est tout ce qui compte. D'un geste assuré, il défait mon soutien-gorge, le fait glisser à terre. Un peu embarrassée, je détourne les yeux. Je peux sentir son regard brûlant sur moi. Il chuchote ce que je crois être un compliment. Je viens nicher mon visage dans son cou, le serrant contre moi. Je sais que je n'ai rien à craindre, mais quand bien même. Timidement je le défais de sa ceinture, et il m'épargne l'embarras de lui retirer son pantalon. Le reste de nos vêtements disparaît rapidement et je sens ses caresses devenir plus intenses à chaque minute. Le contact de nos corps nus m'embrase, et déjà je sens son impatience grandir contre moi. Ses lèvres s'occupent religieusement de ma poitrine, et je ne peux déjà plus retenir les gémissements qui sortent de ma gorge. Alors quand il s'aventure plus bas encore, j'ai l'impression que je vais me consumer entre ses bras. Je suis prête, je le veux, maintenant. « Jasper »… Son souffle est court, et lorsque nos lèvres se soudent à nouveau je ne peux m'empêcher d'enrouler mes jambes autour de sa taille. Il soupire et d'un regard quasi suppliant me demande une nouvelle fois s'il peut vraiment procéder. A nouveau je ne trouve rien d'autre à répondre que « je t'aime »… Alors avec toute la douceur dont il est capable, il me fait sienne.

La douleur est horrible. Je sais que toutes les premières fois sont douloureuses, mais là, je crois que ma condition de vampire doit y être pour beaucoup. Un instant mes yeux accrochent les siens. Il est figé, conscient de ma souffrance. Il puise au fond de lui pour attendre que je sois prête. Dieu que j'aime cet homme, toujours aussi prévenant même dans un moment si intime… Petit à petit la peine s'amenuise et disparaît, pour être remplacée par une sensation étrange de chaleur d'abord dans le bas de mon corps, puis qui se propage dans tout mon être. Instinctivement je ressers l'étau de mes jambes, l'intimant de continuer. Soulagé, il ne discute pas et commence à se mouvoir lentement tout d'abord, m'arrachant de délicieux gémissements. Sans s'arrêter, il enfouit son visage dans ma nuque. Autour de nous, plus rien n'existe. Juste lui, moi, et nos deux corps entremêlés. Je n'entends même plus les cris qui sortent de ma gorge, pas plus que ceux à peine dissimulés qui viennent de la sienne. Et puis tout d'un coup, une vague de plaisir immense nous submerge tous les deux. Je n'ai jamais rien ressenti de comparable. Comme si tout mon corps tendait vers quelque chose de si puissant que tout seraitt balayé d'un revers de main. Je n'ai plus aucun contrôle sur ma raison. Je m'entends vaguement hurler son nom, et lui le mien. Et puis ensuite cette sensation de perfection, de douceur et d'apaisement, est-ce cela qu'on appelle le paradis ?

Ma raison me revient petit à petit. Ma respiration est encore rapide, mais se calme progressivement. La sienne aussi. Réalisant qu'il repose entièrement sur moi, il vient rouler sur le côté. Consciencieusement, il tire la couverture du lit sur nous. Je lui en suis gré. Et puis je sens son regard m'envelopper, s'arrêter sur chacune des courbes de mon corps, appréciateur. Ne sachant trop que faire dans ce genre de situation, je viens me blottir dans ses bras. Il m'enlace aussitôt, caressant mes cheveux de jais. Il me demande alors d'une voix tintée de tristesse si je regrette ce qu'il vient de se passer. J'ouvre grand les yeux. Est-ce vraiment ce qu'il croit ??? M'écartant légèrement de lui pour lui faire face, je plante mes yeux dans les siens.

- Jamais de la vie ! Jasper je viens de vivre le moment le plus intense et le plus merveilleux de toute mon existence, je t'interdis de me retirer ça !

Il s'excuse sincèrement, détourne le regard. Timidement, il avoue qu'il chérira probablement ce souvenir jusqu'à la fin de ses jours lui aussi. Je lui offre mon plus beau sourire, avant de prendre ses lèvres à nouveau. A cet instant tout mon être n'est empli que d'une seule émotion : mon amour infini pour lui. Cet homme qui a tant souffert par le passé, qui a vu et vécu des choses toutes plus affreuses les unes que les autres, et pourtant capable de tant de gentillesse et de tendresse est celui que mon cœur a choisi. Et à compter d'aujourd'hui, ma seule et unique raison de vivre sera de l'aimer, de le chérir, de le rendre aussi heureux qu'il me rend heureuse. Une fois encore, je prononce ces quelques mots qui le perturbent tant. «Je t'aime Jasper»… Cette fois-ci, il me répond. «Moi aussi Alice, moi aussi…»


A bientôt pour un nouveau chapitre...