Hellow' !

J'ai enfin pris le temps de recopier mon second chapitre, parce que j'écris tout sur un bloc papier du coup après j'dois recopier mdr en général je rajoute plein de choses aussi ^^

Le troisième chapitre est en très bonne voie, j'ai déjà recopié ce que j'avais commencé mais je n'ai pas encore fini donc je ne sais pas encore quand je pourrais vous le poster.

D'autant plus que ma Beta doit me relire avant car même quand je me relis je laisse parfois des bourdes pas possible XD

Merci à mes lectrices d'avoir choisi de me suivre dans cette aventure ;)

J'espère que ce second chapitre vous plaira =)

On avait quitté Leïla sur le point de raconter son histoire à sa fille, voilà son histoire...


Il fait nuit, tout est calme au ranch Bright. Leïla ne dort pas, il y a un poulain malade, alors elle veille… Elle s'est installée un lit de fortune dans le box avec des bottes de paille et des couvertures de déménagement. Elle somnole en luttant tant bien que mal contre le sommeil, elle s'est armée de barres céréales et d'un thermos de café. Malgré la fatigue elle est tellement préoccupée par la santé de ce petit pur sang qu'au moindre bruit elle se relève en sursaut et s'approche du poulain pour s'assurer qu'il va bien. Toutes les deux heures elle doit lui donner un traitement, alors elle a emmené un vieux réveil qui ne dépareillerait pas dans un musée… Vous savez ces réveils ronds qui existaient avant les réveils électriques, qui vous crevaient les tympans… eh bien voilà ce qu'elle a pris pour être sûre de toujours se réveiller toutes les deux heures.

Le silence de la nuit est bientôt rompu par les vrombissements de moteurs et les crissements de pneus de voitures.

« Ne t'inquiète pas mon tout beau, je reviens vite, juste le temps de me débarrasser de ses indésirables et je reviens m'occuper de toi. » murmure-t-elle au poulain, que le bruit a réveillé aussi.

La jeune femme sort des écuries en passant d'abord par son bureau où elle range son fusil. Bien que la propriété soit privée et à l'écart de la ville il arrive -trop- souvent que des jeunes viennent y faire des courses sauvages. Les Bright s'étaient donc équipés en conséquence.

Elle arrive dans la cour au moment même où quatre voitures s'y arrêtent dans un nuage de poussière. Elle ne s'y connaît pas trop en voiture mais reconnaît aisément deux Audi et deux BMW, pas exactement le genre de voitures que les jeunes utilisent habituellement pour leur rodéo, d'autant que les quatre voitures devant elles sont loin d'avoir le look tuné… Elle arme néanmoins son fusil et le pointe sur l'une des Audi d'où est en train de sortir un grand brun.

« Désolé de… » commence-t-il.

« Dégagez de ma propriété sur le champ où je vous plombe ! » le coupe-t-elle.

« S'il vous plait, je… » tente-t-il à nouveau dans l'espoir de l'amadouer.

Leïla lève son fusil et tire en l'air avant de repointer son arme sur le jeune homme.

« La prochaine, je jure que je te la mets entre les deux yeux si vous ne partez pas dans les secondes à venir. » menace-t-elle.

« Je vous en prie ! Nous sommes suivis par des paparazzi dont nous aimerions nous débarrasser ! La route menant à votre propriété finit sur un cul-de-sac, si nous faisons demi-tour nous retomberons forcément sur eux et nous serons bloqués ! S'il vous plaît aidez-nous ! » mitraille-t-il sans reprendre une seule fois son souffle.

Leïla ne bouge pas d'un pouce et ne répond rien, se contentant de la fixer d'un œil noir. Elle a horreur qu'on vienne chez elle, surtout en pleine nuit, et encore moins pour lui demander un service alors qu'ils ne se connaissent pas.

« On vous payera, mais s'il vous plait, décidez-vous vite ! » lance-t-il en la regardant droit dans les yeux.

La jeune femme sent sa détermination flanchée, elle est touchée par le regard de ce jeune homme, juste une étincelle dans ses yeux, comme un flash, si rapide qu'elle se demande si elle ne l'a pas rêvé mais qui l'a littéralement foudroyée. Ils ont l'air désespérés et elle est leur seule chance de semer leurs poursuivants.

« Le hangar au fond, vous devriez avoir assez de place pour caser les quatre voitures. » répond-elle laconique.

« Merci, merci ! » claironne-t-il avec soulagement. « Votre prix sera le notre ! » précise-t-il pour prouver que sa proposition était plus que sérieuse.

« J'en veux pas de votre fric ! » réplique-t-elle acide. « Accélérez le mouvement avant qu'ils n'arrivent… » le presse-t-elle.

Le jeune homme hoche la tête, remonte dans son Audi et les quatre voitures disparaissent dans le hangar à peine quelques secondes avant que n'arrive une horde de véhicules.

« Dans quoi me suis-je encore fourrée ? » soupire-t-elle en s'avançant, toujours armée, vers ses nouveaux assaillants.

« Où sont-ils ? » lui hurle un paparazzo à l'allure patibulaire.

« C'est une propriété privée ! » cingle-t-elle pour toute réponse, ignorant délibérément la question de cet individu.

« Allez, dites-nous ! » chantonne une blonde peroxydée avec une voix de crécelle.

« Si vous êtes encore là dans 10 secondes j'appelle les flics » menace Leïla. « Et dans 15 je vous tire comme des lapins. Vous n'avez rien à faire chez moi ! » articule-t-elle lentement pour bien faire comprendre aux paparazzi ce qu'elle pense de leur faculté mentale.

« Pas besoin d'être désagréable ma p'tite dame ! » s'exclame M. Patibulaire.

« Je ne suis pas votre p'tite dame ! Nous n'avons pas élevé les cochons ensemble ! » crache-t-elle avec dédain.

La présence de ces paparazzi sur sa propriété lui rappelle toutes les raisons pour lesquelles elle s'est autant isolée de la société, pourquoi elle a payé une fortune pour s'offrir cette relative tranquillité. Bien sûr il y a les jeunes et leurs rodéos sauvages, mais ils ne viennent pas empiéter sur sa vie privée, juste sur sa propriété… Ces journaleux viennent délibérément fouiner chez elle, bien sûr ils ne viennent pas pour elle, tout le monde l'a oubliée et cela fait longtemps que les paparazzi ne se déplacent plus pour elle. Mais ces souvenirs remontent en même temps que la haine qu'elle éprouve à leur encontre.

De leur côté les quatre jeunes tournent en rond dans le hangar. D'où ils sont, ils ne peuvent pas entendre ce qu'il se passe, et ils n'osent pas entrouvrir la porte pour espionner de peur de se faire repérer. Il y a bien les ouvertures qu'ils pourraient atteindre avec l'une des échelles appuyées contre le mur mais ils craignent tout autant d'être aperçus par les paparazzi.

« Bravo Bill, » persifle l'un d'eux, « c'était une idée brillante de s'engager dans cette impasse ! »

« Je ne vois pas ce qui te dérange Tom… » soupire Bill. « Je suis plus que certain qu'elle va nous débarrasser d'eux. » affirme-t-il.

« Sauf que je suis convaincu qu'ils nous attendront plus loin sur la route et nous tomberons dessus quand nous repartirons d'ici. » marmotte Tom.

« Ils ne vont pas nous attendre cent sept ans ! » s'exclame un autre. « Il suffit de rester ici quelques heures et ça sera bon ! D'ici là ils auront bien trouvé un autre scoop à couvrir ! » termine-t-il confiant.

« Je ne sais pas si t'as remarqué Gus' mais elle n'est pas franchement accueillante… » ricane Tom. « Je doute fort qu'elle nous laisse rester… »

« Ça ne coûte rien de demander… Elle nous aide bien en ce moment, non ? » rétorque le quatrième.

« Georg a raison. Attendons de voir avec elle. » conclut Bill.

Pour Leïla les choses ne s'arrangent pas tellement. Les paparazzi ne semblent avoir aucune envie de partir. Quelques soient les menaces qu'elle vocifère à leur encontre d'ailleurs. Elle se décide finalement à sortir son téléphone et fait mine de composer un numéro.

« Bonsoir Lucas, passez-moi le shérif Sinclair s'il vous plait ! –elle marque une pause- Bien sûr, je patiente. »

Pendant qu'elle marque une seconde pause, censée représenter le temps que le shérif mettrait pour prendre son appel, la jeune femme observe les paparazzi se lancer des œillades se demandant sûrement si leur scoop vaut le coup de risquer la garde-à-vue.

« Oui je suis toujours là, bonsoir Shérif, c'est Leïla ! Non pas de rodéo sauvage ce soir mais une bande de paparazzi persuadés de trouver je-ne-sais-quel-scoop chez moi ! » ironise-t-elle. « Non rien à faire, ils n'ont pas voulu partir ! Bien sûr ! C'est ce que je leur ai dit, mais ça non plus ils n'ont pas écouté ! Oui, merci, j'apprécierais grandement. À tout de suite. » dit-elle en faisant mine de raccrocher avant de se tourner vers M. Patibulaire. « Le shérif sera là d'une minute à l'autre, alors si vous ne voulez pas terminer la nuit au poste, vous feriez mieux de dégager illico presto ! »

Les paparazzi se regardent tous en chiens de faïence, hésitants. Et si l'un d'eux décidait finalement de prendre le risque et de rester ? S'il obtenait l'exclusivité ? La bimbo est la première à remonter dans sa voiture et les autres finissent par suivre à contrecœur.

« On se reverra ! » lâche M. Patibulaire avant de démarrer lui aussi.

« Comme j'ai hâte… » soupire Leïla.

La jeune femme sent la tension de ses épaules se relâcher lorsque la dernière voiture disparaît dans la nuit. Elle soupire à nouveau et note mentalement d'en parler réellement au shérif dès le lendemain. Ayant grandis ensemble, il sait qu'elle peut se débrouiller toute seule, il l'autorise donc à gérer seule les fous du volant et autres jeunes en mal de sensation. Mais en contrepartie il attend qu'elle lui fasse un rapport oral dès le lendemain, ne serait-ce que pour lui éviter toutes représailles.

« Bon et maintenant allons nous occuper des quatre zigotos ! » s'encourage-t-elle.

La porte du hangar s'ouvre brusquement et les quatre garçons sursautent de concert.

« Relax, ce n'est que moi ! Ils sont partis, je leur ai fait croire que j'avais appelé le shérif. » explique Leïla.

« Merci, milles fois merci ! » souffle Bill plein de gratitude.

« Je ne l'ai pas fait pour vous, je voulais autant que vous qu'ils me débarrassent le plancher et ne reviennent pas ! » se justifie-t-elle.

« Charmant… » persifle Tom.

« Un problème Sean Paul ? » s'enquit-elle sur la défensive.

« Je m'appelle Tom ! » réplique-t-il piqué au vif.

« Je sais ! » ricane-t-elle. « Moi aussi j'ai la télé, vous êtes les Tokio Hotel. »

« Fan ? » demande Georg.

« Bien sûr que non, sinon elle ne nous aurait pas tiré dessus ! » argue le guitariste.

« Pour te répondre Georg, oui je suis fan ! » Elle leva la main devant Tom qui ouvrait déjà la bouche pour répliquer. « Pour ta gouverne Tom, j'ai tiré en l'air, pas sur vous, et ce uniquement en guise d'avertissement. De plus ce n'est pas parce que j'aime votre musique que je veux être impliquée dans vos affaires. J'aime ma tranquillité et Tokio Hotel ne rime définitivement pas avec. Vous aider m'a déjà obligé à prendre un risque… si ça venait à se savoir… Je ne vis pas autant à l'écart de la ville pour rien. J'ai besoin de calme et de grands espaces pour élever mes chevaux, je ne veux pas être envahie de paparazzi et encore moins de groupies hurlant vos noms ! » explique-t-elle.

« On comprend parfaitement ! » répond Bill. « Et nous respecterons ton souhait. Personne ne saura où nous étions. Mais on aurait besoin de rester un peu… » commence-t-il avant de s'interrompre et de jeter un œil à la jeune femme.

Leïla le regarde et hausse un sourcil, l'incitant à poursuivre sur sa lancée.

« On craint que les paparazzis nous attendent à la sortie de ta propriété… Je sais, je sais que tu leur as fait croire que les flics arrivaient ! » s'empresse-t-il de reprendre en la voyant croiser les bras et le fusiller du regard.

« Je vous laisse une heure, et seulement une heure ! Si après ce laps de temps vous êtes toujours là… j'appellerais réellement le shérif pour vous virer. Ou je préviendrais les paparazzi… »

Elle ne leur laisse pas le temps de répondre et sort du hangar pour retourner s'occuper du jeune poulain. Elle prend soin de refermer la porte du hangar en partant, intimant ainsi aux garçons de passer l'heure suivante ici.

« Joli cul, mais sale caractère ! » persifle Tom.

« Boucle-la ! On a eu un répit, non ? » souligne le chanteur.

« C'est toujours ça de pris. » soupire Georg.

« J'aurais préféré pouvoir dormir un peu avant de reprendre le volant… On est tous les quatre crevés… ç'aurait été plus sûr… » marmonne le petit blond.

« Eh bien va lui demander, toi-même. » soupire Bill. « Je ne lui demanderais plus rien, sinon c'est moi qu'elle va découper en rondelle… »

« T'exagère toujours. » rigole le bassiste. « D'accord elle a l'air plutôt du genre têtue et pas commode, mais je suis sûr qu'avec un peu de tact elle accepterait. » sourit-il.

« Vas-y Georg ! » ricane le guitariste. « On t'attend là. »

Leïla s'était réinstallée dans le box du poulain. Ce dernier était venu se coller contre le lit de paille de la jeune femme dès qu'elle se fût assise dessus.

« Désolée de t'avoir fait attendre. » s'excuse-t-elle. « Mais j'ai eu quelques affaires à régler. » Elle le caresse doucement avant de lui donner son traitement. « Tiens. C'est le dernier pour cette nuit. Demain matin, enfin dans deux heures, ça sera l'autre. Dors maintenant, le repos te fera du bien. » souffle-t-elle au poulain, qui semble l'écouter docilement.

Elle commence déjà à s'endormir quand elle entend quelqu'un approcher du box. Elle se lève et se penche hors du box. Elle soupire en voyant qui arrive et retourne s'asseoir sur son lit de fortune.

« Qu'est-ce qu'il y a encore ? » demande-t-elle blasée.


Ahahahaha je suis sadique je le sais xD

À votre avis qui a osé venir la déranger ? =D

N'hésitez pas à reviewer, me dire ce que vous en pensez tout ça tout ça ^^