TRADUCTION
Auteur : Shira Lansys
Beta traductrice et correctrice : Archimède
Merci à ankana87 pour sa review anonyme et a tous ceux qui ont mis cette fiction en favorites ou follow
CHAPITRE 2
Tout était un peu confus. La seule chose que Harry savait, c'était qu'il était en train de courir et que la dragonne était juste derrière lui. Il courait de plus en plus vite, jusqu'au moment où il s'écroula pratiquement sur un corps dur et se retrouva allongé par terre, sur le dos, avec deux pattes aussi grosses que lui de part et d'autre de son corps.
Une voix grave au-dessus de lui cria « Confundus » et Harry plissa les yeux face aux cheveux d'un roux flamboyant penchés vers lui.
« Charlie ? » demanda-t-il.
Une main ferme le remit sur ses pieds et le propulsa au loin. Il trébucha avant de se rappeler qu'il était supposé courir, c'est pourquoi il se remit à sprinter.
Il entendit le rugissement des flammes, et alors qu'il se retournait pour regarder, il se prit les pieds dans une caillasse et tomba lourdement au sol.
La chute sembla durer une éternité. C'était comme si tout se passait au ralenti – son cerveau fonctionnait et il savait ce qui était en train de se passer, mais il ne pouvait rien y faire.
Je suis mort, pensa-t-il. Il n'allait jamais réussir à se remettre debout à temps. Norberta allait le rôtir vivant.
Son corps heurta le sol dans un bruit sourd. Il voulut se précipiter pour se remettre debout, mais cela lui valut d'avoir le souffle coupé, le paralysant. Il ne pouvait plus bouger, et après avoir réalisé la futilité de sa tentative, il ferma simplement les yeux.
Le rugissement des flammes du dragon put s'entendre au-dessus de lui, et la température grimpa subitement d'au moins cinquante degrés. Harry réussit à lever les bras pour protéger son visage – bien qu'il ne comprit jamais pourquoi, il avait pensé qu'il devait le faire. Il supposa qu'il avait simplement agi par instinct.
« Protego ! »
La chaleur était torride autour de lui, comme si l'air avait pris feu. Il ne pouvait pas respirer correctement, et cette fois, ce n'était pas parce qu'il était essoufflé. L'air était trop chaud.
Mais il ne brûlait pas. Harry lui-même, bien qu'il ait incroyablement chaud, était indemne. Surpris de cette tournure inattendue, il leva les yeux.
Il eut un petit aperçu de Charlie, avant qu'une main rude ne l'attrape fermement par le poignet et qu'il ne ressente, pour la troisième fois de la nuit, la sensation de ne plus pouvoir respirer alors qu'il était tiré sur le côté.
Il se retrouva ensuite allongé sur un plancher confortable, les yeux levés sur le visage renfrogné de Charlie. La seule chose qui traversa son esprit choqué fut : « Oh Merlin, je crois que je suis dans la mouise. »
« Qu'est-ce que tu croyais être en train de faire ? » siffla furieusement Charlie.
Mais en dépit de son ton et du regard noir qu'il jeta à Harry, ses mains étaient étonnement douces alors qu'elles l'aidaient à se remettre en position assise.
« Tu aurais pu te faire tuer ! »
Harry baissa la tête, un sentiment de honte le traversant soudain.
« Désolé, » marmonna-t-il.
L'excitation l'avait fatigué et vidé, et subitement, il se sentit misérable. Il n'avait pas désiré ça quand il avait décidé de venir ici. Il avait voulu faire quelque chose d'excitant et avait pensé que se retrouver avec des dragons le serait certainement, mais il n'avait pas voulu que ce cela se passe de la même manière que lorsqu'il avait combattu Voldemort : extrêmement dangereux et terrifiant, quelque chose qu'il n'était pas vraiment capable de faire et qu'il s'en sorte encore vivant malgré tout.
Comme s'il avait senti le changement d'humeur d'Harry, le visage de Charlie s'adoucit et la main qui supportait son dos se fit plus réconfortante alors qu'elle commençait à faire des petits cercles.
« Tout va bien, » murmura-t-il gentiment, « j'ai seulement eu peur que tu te fasses blesser. »
Le corps de Charlie était si proche de lui, que Harry eut envie de s'appuyer sur lui et poser sa tête sur l'épaule forte, pendant que Charlie lui disait que tout allait bien. Puis, réalisant ce qu'il venait de penser, il se redressa pour ne pas dépendre du rouquin pour le soutenir.
Qu'est-ce qui m'arrive en ce moment ? pensa-t-il, agacé par sa faiblesse. J'ai vécu bien pire pendant la guerre et je ne me suis jamais laissé aller, ni même laissé dorloter.
Charlie, qui sembla une nouvelle fois comprendre que Harry avait changé d'état d'esprit, enleva sa main. Son visage se rembrunit de nouveau.
« C'est LongueDent qui t'a emmené ? » demanda-t-il.
Harry confirma d'un signe de tête.
« Je vais avoir une petite discussion avec lui, » déclara Charlie. Puis il sourit à Harry. « Je suis heureux de voir que tu vas bien, » continua-t-il plus doucement.
Harry essaya d'ignorer la façon dont son estomac fit des sauts périlleux.
« Je n'irais pas aussi bien si tu n'avais pas été là, » dit-il en s'efforçant à se mettre debout. « Merci. »
Il réalisa qu'il était dans la cabane de Charlie – enfin, dans ce qu'ils appelaient cabane. Il y avait deux pièces, une salle de bain et une pièce multi-usage, avec une table, un bureau et un lit.
Exactement comme la sienne, réalisa Harry, excepté qu'elle était mieux rangée.
« Ce n'est rien. »
Charlie se dirigea vers la table et fit signe à Harry de prendre l'autre chaise. Harry obéit, se méfiant de son corps nouvellement meurtri. Il estima qu'il serait probablement douloureux dans la matinée.
« Je ne savais même pas que tu étais déjà rentré, » remarqua Harry, toujours un peu choqué.
Il ne comprenait pas pourquoi il avait agi comme une mauviette.
« C'est parce que nous venions de finir notre rapport, » dit Charlie.
Harry savait que pour les missions qui nécessitaient que les dragonniers sortent de la réserve, le groupe entier devait ensuite faire un rapport à Dumitru Grey, la personne qui dirigeait la réserve. Même si, techniquement, c'était un projet du Ministère Roumain, il fallait toujours quelqu'un pour superviser le fonctionnement de celle-ci au jour le jour, et Dumitru était cette personne.
Le brun l'avait rencontré la première fois qu'il avait été employé ici. Sa première pensé avait été de se demander ce qu'un homme comme lui faisait dans une réserve, tant il était évident qu'il serait bien plus à l'aise assis dans un bureau quelconque du Ministère, à faire de la paperasserie. En fait, il lui rappelait un peu Croupton.
Du moins, jusqu'à ce que Dumitru commence à emmener le sujet sur la réserve et se mette alors à parler des dragons. Harry était resté assis là pendant plus d'une heure, sans bouger. Il s'était contenté de hocher de temps en temps la tête tandis que l'homme parlait et parlait à propos du fonctionnement des choses, de ce qu'était une réserve et bien sûr, des dragons qui y vivaient.
À partir de cet instant, il était devenu évident que, bien que Dumitru ressemblait à un larbin du ministère, il était en réalité un amoureux et un grand passionné des dragons.
Et Harry supposa que cela faisait de lui la personne idéale pour diriger cet endroit. Il aimait la réserve, et avait ses intérêts très à cœur, mais, contrairement à la majorité des personnes travaillant ici, il n'avait pas l'air de quelqu'un venant du terrain. Mais c'était quelqu'un que le Ministre respecterait suffisamment pour le laisser diriger les choses à sa guise.
« Je venais juste de sortir quand je suis tombé sur Grigore, » continua Charlie, inconscient du fait que Harry ait été ailleurs pendant un moment. « Je lui ai demandé de tes nouvelles et il m'a dit que tu étais certainement avec LongueDent, et que LongueDent avait parlé d'aller rendre visite à Norberta. J'avais pensé te retrouver et peut-être que l'on aille manger un morceau ensemble à la cafétéria, pas me retrouver à batailler avec une vicieuse mère dragonne. »
Charlie lui fit un grand sourire, montrant par-là qu'il ne s'agissait que d'une plaisanterie. Harry sourit en retour.
« Tu veux aller manger ce morceau maintenant ? » demanda Harry, bien qu'il n'ait pas particulièrement faim.
Son estomac se remettait encore du saut périlleux qu'il avait fait quand Charlie lui avait souri.
Charlie lui offrit un sourire lumineux.
« Tu n'as pas besoin de me le dire deux fois, » répondit-il.
... ... ...
« Alors, tu as trouvé de quoi t'occuper pendant que j'étais parti ? » demanda Charlie, tandis qu'il enfournait une autre énorme cuillerée de ragoût dans sa bouche.
Harry dévisagea l'homme avec suspicion. Où est-ce qu'il mettait tout ça ? Charlie n'était pas très grand (bien qu'il le soit quand même plus que Harry) et même s'il ne pouvait pas être décrit comme trapu, il était sans aucun doute musclé. Pourtant, il était là, à engloutir autant de nourriture qu'un petit dragon.
Rappelle-toi, pensa Harry. On a de la chance que ce ne soit pas nous qui nourrissions un petit dragon aujourd'hui. Voire même un pas si petit que ça.
« En quelque sorte. J'ai eu des petits boulots faciles à faire, parce que je suis un débutant, » répondit Harry en picorant dans son bol des morceaux de viande peu appétissants.
Il n'y avait pas de problème avec eux, pourtant, c'était juste qu'il n'avait pas faim.
« Ouais, je me souviens de ces tâches, » dit Charlie, regardant au loin, comme s'il était perdu dans ses pensées.
Puis il frissonna brutalement.
« Je ne retournerais pas là-bas, même pour tous les gallions d'Angleterre. Jamais, » rajouta-t-il avec un grand sourire.
Harry était sur le point de dire quelque chose d'amusant en réponse, bien qu'il ne sache pas encore quoi exactement, quand une silhouette familière s'assit à côté de lui.
« Bonsoir, Potter, » dit LongueDent.
Harry remarqua qu'il avait un nouveau bandage sur le bras, qui n'y était pas quelques heures auparavant, et il baissa les yeux, un sentiment de culpabilité le traversant. Contrairement à LongueDent, lui s'en était sorti complètement indemne, grâce à Charlie.
« Bonsoir LongueDent, » salua à son tour Charlie d'une voix étonnamment froide avant que Harry ne puisse répondre quoique ce soit.
LongueDent leva les yeux.
« Qu'est-ce qui se passe, Weasley ? » grogna-t-il.
Charlie prit une profonde inspiration, comme s'il voulait se retenir de crier.
« Tu as failli tuer Harry ce soir, » annonça-t-il sobrement.
LongueDent haussa les épaules.
« J'ai laissé le choix au gosse, non ? Aller n'importe où par ici peut le tuer. Il a signé pour ce boulot, s'il avait un problème avec le danger, il aurait mieux fait de se tirer. »
« Il y a une différence, » grogna Charlie, « entre signer pour un travail dangereux pour lequel, je te le rappelle quand même, il y a un protocole et des mesures de sécurité pour s'assurer que les accidents soient évités, et prendre un garçon, qui avait encore des traces de suies sur ses robes alors qu'il sortait tout juste du réseau de cheminette, pour le mettre face à l'une des plus vicieuses mères dragonnes que nous ayons. »
La sentence avait été dite en un seul souffle, et Harry avait dans l'idée que Charlie l'avait ruminée pendant un certain temps.
Harry se demanda s'il devait souligner le fait qu'il était venu ici par portoloin et non pas par le réseau de cheminette. Il jeta un coup d'œil aux expressions sérieuses sur le visage des deux hommes et décida que non.
« Il peut se débrouiller tout seul, » rétorqua LongueDent. « Il n'a pas besoin que tu le maternes. »
« Il a fait plus que 's'en sortir tout seul' que n'importe qui d'autre n'aurait eu besoin de le faire, » répondit Charlie avec colère. « Tu le laisses en dehors des situations dangereuses dans lesquelles tu n'as pas le droit de le mettre. »
« Bien, s'il a fait tant que ça, il doit être un expert. Et c'était son choix, » fit LongueDent.
« Charlie, » tenta de l'interrompre Harry. « C'était vraiment mon ch – »
« Tu n'aurais pas dû le lui proposer ! » s'exclama Charlie.
Leurs deux voix se faisaient de plus en plus fortes, et de nombreuses personnes les regardaient. Harry aurait aimé pouvoir s'enfoncer dans sa chaise, mais il décida qu'essayer d'arrêter la dispute serait sans doute la meilleure chose à faire.
« Charlie, c'était vrai – »
Cette fois, ce fut LongueDent qui interrompit Harry.
« As-tu demandé à Potter ce qu'il voulait ? » demanda-t-il méchamment à Charlie.
Tous les deux se retournèrent vers Harry dans l'expectative de sa réponse, leurs expressions toujours colériques suite à leur dispute. Pour le coup, le brun commença à regretter d'avoir attiré leur attention.
Prenant une grande inspiration, il s'arma de courage, conscient qu'il parlait maintenant à l'ensemble des personnes présentes dans la cafétéria qui les regardaient tous les trois sans aucune vergogne. Tout ce qu'il voulait, c'était être un stagiaire discret et ne pas se faire remarquer. Est-ce que c'était trop demander ?
« J'ai été ravi de la proposition de LongueDent, » annonça calmement Harry. « Même si je pense que je n'aurais pas dû l'accepter. Mais quoi qu'il en soit, » continua-t-il, alors que Charlie s'apprêtait à dire quelque chose de particulièrement virulent à ce dernier, « c'est bien moi qui ai dit que je voulais aller avec lui. C'était mon choix, et c'est ma faute. Pas celle de LongueDent. »
Charlie ouvrit de nouveau la bouche dans le but de parler, mais il sembla changer d'idée car il la referma. Il jeta à LongueDent un regard noir, puis se tourna vers Harry.
« Très bien, » dit-il, et Harry ne sut dire si son expression était blessée ou furieuse, ou une autre émotion qu'il ne pouvait définir. « Je vois que je ne suis pas utile. Je m'en vais. Bonne nuit, Harry. »
Il s'éloigna de la table et se dirigea vers la porte.
« Charlie, attends ! » l'appela Harry, mais c'était trop tard.
Il était déjà parti.
Repoussant son ragoût à peine entamé, Harry se lança à sa poursuite.
... ... ...
Ce ne fut que lorsque Harry atteignit la cabane de Charlie qu'il rattrapa le rouquin. L'autre homme farfouillait ses clés avec précipitation, comme s'il avait anticipé le fait que Harry vienne et qu'il espérait entrer assez rapidement dans ses appartements afin de pouvoir l'éviter. Il jura alors qu'il faisait tomber ses clés et se pencha pour les ramasser.
« Charlie, » fit Harry en s'approchant du dragonnier.
Charlie ne lui jeta même pas un regard tandis qu'il s'acharnait de nouveau sur la serrure, plus lentement cette fois.
« Charlie, ne le prends pas mal, » supplia Harry. « Je suis désolé d'avoir dit tout ça. Mais je n'aurais jamais pensé que tu allais sauter sur LongueDent comme ça. »
« C'est sa faute, » s'obstina Charlie, mais il ne semblait plus être en colère.
Harry en fut soulagé.
« Peut-être un peu, » admit Harry, « mais j'étais d'accord pour aller avec lui. Je ne suis plus un enfant, je ne peux pas blâmer quelqu'un d'autre pour une bêtise que j'ai faite. C'était plus ma faute que la sienne. Et il aurait été malvenu de dire le contraire. »
Charlie sembla renoncer à sa serrure et laissa tomber ses bras le long de son corps alors qu'il regardait Harry tendrement.
« Tu es déterminé à toujours te blâmer, n'est-ce pas ? » demanda-t-il
« J'ai dû prendre des responsabilités pour des choses bien pires et dont j'étais le responsable, » déclara Harry calmement, tandis que des images de Sirius tombant derrière le voile envahissaient son esprit. « Des choses que je ne peux pas mettre sur le dos de quelqu'un d'autre. »
Il baissa les yeux, incapable de croiser le regard de Charlie. À sa grande surprise, une main chaude et calleuse se posa sur son bras. Comme il ne levait toujours pas les yeux, Charlie posa sa main sous le menton de Harry et releva son visage de façon à ce qu'ils puissent se regarder mutuellement.
« Le fait que tu acceptes cette responsabilité est une raison supplémentaire pour laquelle tu devrais te pardonner, » fit doucement Charlie, et Harry comprit qu'ils ne parlaient plus de la confrontation avec le dragon. « Mais ne prends pas tout le blâme. Il y a des choses qui ne sont pas – et ne seront jamais – de ta faute. »
Harry leva les yeux sur ce visage constellé de tâches de rousseurs, et toutes idées de culpabilité le quittèrent. Comment pourrait-il blâmer qui que ce soit pour quoi que ce soit quand Charlie le regardait aussi tendrement ? Et surtout, quand cette rugueuse mais chaude et douce main le touchait comme ça ? C'était comme dans un passage cul-cul la praline d'un roman à l'eau de rose.
Et alors, comme dans les meilleures histoires romantiques, quelque chose gâcha l'instant. Charlie laissa tomber sa main et eut un petit rire.
« Tu sais ce dont je viens juste de me rappeler ? » demanda-t-il, la voix amusée.
Il n'attendit pas la réponse de Harry.
« J'avais laissé la porte ouverte. »
Et là-dessus, il tourna la poignée et entra, laissant la porte ouverte pour que Harry puisse le suivre.
Ce fut une bonne chose que Charlie ne l'attendit pas. Harry était resté à court de souffle pendant un moment.
... ... ...
Harry était fatigué. Vraiment fatigué. Le jour de la rencontre avec Norberta l'avait littéralement exténué.
Alors pourquoi ne parvenait-il pas s'endormir ?
Il restait éveillé dans son lit, son esprit ressassant encore et encore ce qui c'était passé le jour même. Et plus précisément, ce qui s'était passé avec Charlie.
Pourquoi est-ce qu'il se sentait tout drôle à chaque fois que Charlie le regardait d'une certaine façon ? Pourquoi est-ce qu'il ne pouvait pas se sortir de la tête le sourire du rouquin ?
Et pourquoi est-ce qu'il voulait partager bien plus que ces moments tendres avec lui, comme celui à l'extérieur de la cabane ?
Harry n'avait jamais envisagé l'idée qu'il puisse avoir des sentiments envers les garçons. Après tout, son plan de vie était simple : se marier avec Ginny, avoir un bon boulot et des enfants. En bref, mener une vie normale. Il n'y avait pas de place parmi tout ça pour remettre en cause sa sexualité.
Mais maintenant, il se posait vraiment des questions. Parce que ce qu'il ressentait ressemblait à un béguin. Mais si ça ne l'était pas, alors qu'étaient ces sentiments tumultueux dont il ne pouvait pas se débarrasser ?
Quand il laissa finalement tomber, ce fut pour se souvenir de Charlie. Le sourire de Charlie, le rire de Charlie, et Charlie... prenant son menton pour relever sa tête afin de regarder dans ses yeux.
Mais alors qu'il s'endormait, Harry tomba dans un rêve où ce geste se termina de la façon dont il le faisait habituellement dans les romans d'amour.
... ... ...
À suivre
... ... ...
