Hey ! Et me revoilà avec le deuxième chapitre ! Je préviens d'abord il y a totalement des scènes qui justifie que cette histoire soit classée M. Oui, dès le deuxième chapitre mais pour ma défense, il n'y en aura pas beaucoup plus.

oOo

Après cette déclaration et quelques autres problèmes (qui se résumaient à Lovino essayant de convaincre son frère que non, il ne devait SURTOUT pas suivre l'exemple de leur grand père, et une nouvelle bagarre franco-anglaise portant sur le niveau de sensualité des cheveux longs), la réunion pu ENFIN reprendre et se terminer, sans que rien n'ai pu être conclu, comme d'habitude.

-Hey ! Iggy ! Tu viens au bar avec nous ?

-Ne m'appelle pas comme ça ! Et je vous rejoins là-bas, je dois déposer ces documents dans ma chambre. Et évite de détruire le bar en buvant trop, c'est énervant à la longue.

-C'est pas moi, c'est Ivan qui m'avait énervé ! À toute Iggy !

-Ne m'appelle pas comme ça !

Constatant que son fils était déjà parti, il se retourna et se dirigea vers la sortie du bâtiment tout en maugréant contre un certain stupide gamin ingrat.

Alors qu'il arrivait dans le hall d'entrée, il aperçut Francis et Elissa.

Il sourit diaboliquement, tout les moyens sont bons contre son rival d'outre-mer, et espionner ses conversations est un bon moyen de récupérer des infos. Et non, il n'était PAS DU TOUT curieux. Ou juste un peu. Bref, il s'approcha donc discrètement d'eux.

Il reconnut la voix de la brune en premier.

-Tu l'as dit à quelqu'un ?

-Non, et j'aurais préféré que personne ne le sache.

L'anglais fronça les sourcils à là réponse sèche du français. De quoi pouvaient-ils bien parler ?

-Dis le. Autour de toi. Au moins à lui.

-C'est hors de question. Je compte bien faire en sorte que personne ne le sache. Je ne sais même pas comment tu a fait pour savoir.

Un long silence suivit cette phrase avant qu'elle ne reprenne brusquement, faisant sursauter Arthur.

-Bien ! Fais comme tu veux. Mais je n'approuve pas du tout la situation dans laquelle tu te met.

Elle reprit ensuite plus doucement avec un brin d'espièglerie.

-Mais oublions ça pour l'instant, d'accord ? Apparemment, Gilbert a prévu de bourrer le plus de gens possibles ce soir, je me dois de venir !

-Cette situation est mon propre choix. Mais tu as raison, oublions ça. Allons les rejoindre ! Avec un peu de chance, mon lapin y sera aussi !

Stupid frog. I am not your bloody rabbit.

Suite à cela, les deux nations sortirent du bâtiment, imités une quinzaine de minutes plus tard par un anglais extrêmement désorienté par cette conversation pour se diriger vers le bar de la ville, ou, à priori, Matthew se faisait totalement bourrer par son frère. Encouragé par un cher prussien de notre connaissance qui ne sera définitivement jamais raisonnable lorsque l'on parle d'un certain Canadien. Ou d'alcool. Alors les deux...

oOo

Quelques semaines plus tard...

-So... what are you doing here?

-Je visite Londres !

-Tu ne l'as pas déjà fait ?

-Si, mais à l'époque, j'allais dans des hôtels ou je me débrouillais. Maintenant, je peux en profiter pour m'incruster chez toi !

Arthur soupira, Elissa avait décidé de venir chez lui pour quelques semaines et apparemment, il n'arriverait pas à la déloger.

Mais tant que les anglais sont heureux...

Depuis son exposition au grand jour, l'ancien empire squattait à tour de rôle chez toutes les nations. Et chacune avait confirmé quelque chose. Quand elle était là, leurs habitants et donc eux-mêmes sont plus heureux et les mariages plus nombreux pendant quelques temps. Donc bon...

Alors qu'il travaillait, il se souvint d'une chose.

-Elissa ?

-Oui ?

-Lors du dernier meeting... tu te disputais avec Francis, non ? ...Pourquoi ?

- Oh ooooh ? Monsieur est curieux ? Jaloux ? Si c'est pas mignon.

-Je ne suis certainement pas jaloux de toi !

-Et qui a dit que ce serait de moi ?

-Shit ! Bref, ce n'était pas le sujet !

-Hm. Oui, en effet.

-Alors ?

-...Il ne voudrait pas que je t'en parle mais... bon.

Son visage devint grave et sérieux.

-Toi, tu as une brûlure au niveau de cœur, quelques estafilades par ci, par là, une grande cicatrice blanche sur ton épaule et pas mal d'autre pas vrai ?

-Co-comment le sais tu ?

-Cela fait des milliers d'année que je vit et que j'observe. Je ne suis pas débile. Bref, ce sont des conséquences de nombreuses batailles j'imagine, du grand incendie de Londres et des bombardements de la Seconde Guerre Mondiale etcaetera j'imagine ?

-...Oui.

-Bien. De même, moi, j'ai une grande cicatrice qui part du dos de mon épaule gauche jusqu'à mon ventre, retour de ma première défaite face à Rome.Et...

-Et ?

-Et rien. Chaque nation a ses propres cicatrices. Plus ou moins profondes. Les plus jeunes comme Alfred et Matthew, moins. Je pense que les pires sont celles de Kiku de 1945, et Ivan en a le plus d'entre tous. Mais Francis a également eu son lot.

-Mais-Mais je n'en ai jamais vu de graves, et vu sa tendance à exposer son corps... j'aurais du le remarquer si c'était grave.

-Il les cache. Maquillage, magie, je ne sais pas. Mais personne ne les a jamais vu. Moi je l'ai deviné et c'est pour cela que l'on s'est disputé. Je lui ai demandé de s'ouvrir plus aux autres à ne pas garder tout pour soi. As-tu déjà vu des nations abandonner leur personnalité et devenir, eh bien..., sa nation ?

-Oui... Ludwig avait de nombreuses périodes comme cela pendant la guerre. Il n'aurait jamais autorisé ou fait tout ça sinon, même si je ne m'en suis rendu compte que plus tard.

-A ton avis, comment a t-il pu céder ?

-Je... ne sais pas.

-A cause d'une des ses cicatrices. Une grosse. Une puissante. Une dévastatrice. Une récente. Une humiliante. Sa première. Il était jeune. Et perdre le contrôle à cette époque...

-The First World War...

-Touché.

-Mais, et le rapport avec Francis ?

-As-tu déjà vu Francis perdre le contrôle ?

-... Les guerres Napoléonienne. Mais ce serait sa révolution qui aurait fait ça !? Pourtant, il était investi avec son peuple ! Tout s'était presque bien débrouillé.

-Au début, oui. Mais après 92...

-Alors c'est...

-Bingo. Il a été brisé par cela. Dès que Napoléon est arrivé, il a retrouvé une motivation, s'est déchaîné. Et par moment, s'est perdu. Notamment pour la mort de...

-Roman.

-Voila. Tu as tout compris. Et tu devrais savoir quoi faire.

-Je pars.

-Le prochain avion est dans 30 minutes.

Cléa observa l'anglais partir en courant. Le passé devait être révélé. Cela faisait bien trop longtemps que Francis gardait tout cela pour lui.

Et elle sourit, elle allait se faire engueuler par le français après coup. Mais ça en valait le coup.

oOo

Le vol durait 1h15. Alors, Arthur réfléchit.

A ces années de rivalités. D'amitiés. De famille. De rencontre. De douleur.

Trois ans. Cette période avait duré trois ans.

Trois ans où lui, Gilbert, Antonio, tout le monde ne regardait que les troubles que Francis causait chez eux.

Trois ans où lui-même était trop occupé à l'attaquer pour remarquer la souffrance et la folie chez la personne qu'il pensait connaître le mieux au monde.

Alors, Arthur pleura en silence. Il pleura pour Francis. Comme Francis l'avait fait pour lui pendant les trois jours. Du 6 au 9 septembre 1666.

oOo

Il pleurait toujours lorsqu'il arriva devant l'appartement typiquement parisien qu'occupait la nation française.

Il pleurait toujours lorsqu'il toqua et il pleurait toujours lorsque l'on vint lui ouvrir

-Arthur ?! Qu'est-ce que tu fais ici ? Attends, tu pleures ?! Qu'est-ce qu'il s'est passé ?!Viens là te réchauffer, tu vas attraper la mort. Poses toi sur le canapé en m'attendant, je vais te faire un thé !

Mais alors qu'il le guidait vers son salon, Arthur prit et immobilisa ses mains avec la sienne avant de diriger l'autre vers la nuque du blond et de dégager les cheveux qui s'y trouvait. Le français écarquilla les yeux et essaya de se dégager. Quand il y parvînt, le mal était fait, le britannique avait eu le temps d'observer la fine cicatrice qu'il cachait depuis presque 300 ans.

Le plus vieux détourna la tête quand son regard effaré croisa celui triste d'Arthur.

-Depuis combien- non ça je le sais. Souvenir des guillotines... La Terreur, pas vrai ?

Son interlocuteur rit faiblement.

-Eh bien, pour le Royaume Uni, tu connais bien l'histoire française. Elissa pas vrai ?

-Je te rappelle que j'ai vécu cette histoire avec toi. J'imagine que même tes deux idiots de meilleurs amis ne sont pas au courant ?

-Tu imagines bien...

Lentement, le plus jeune se rapprocha jusqu'à être nez à nez avec lui et son regard triste planté dans le sien.

Il chuchota:

-Pourquoi...?

Il y eût un silence. Puis...

-La honte... la honte d'avoir succombé à la douleur et à la folie, pour ça...

Des larmes silencieuses coulèrent sur ses joues, immédiatement effacée par Arthur qui se rapprocha encore plus. Il posa une main sur sa joue, provoquant un frisson chez eux-deux. Il se rapprocha encore, toute timidité et mauvaise foi balayés par la tristesse et l'amour.

A un souffle de ses lèvres, il lui murmura.

-Stupid frog.

Et il l'embrassa. En premier, il y eût l'émotion d'enfin découvrir cette sensation, puis le doute, la peur, l'espoir petit à petit et enfin, lorsque le français y répondit doucement, la joie, le soulagement. Ce baiser fut salé des larmes de Francis mais ni l'un, ni l'autre ne voulut se séparer jusqu'à qu'ils ne manquent d'air.

oOo

Après ce baiser et bien d'autres, ils s'étaient installés dans le salon du français et des siècles de désir inavoué s'était révélé. Ils avaient parlé. Longtemps. Avait rigolé. S'était disputés. S'étaient réconciliés. S'étaient embrassés. Encore. Ils s'aimaient. Depuis des siècles. Et ils s'aiment. Encore.

Francis observait son désormais petit-ami. Il était beau, comme toujours. Mais là tout de suite, il avait les lèvres et les joues rosies par les baisers et était plus que désirable.

Lorsqu'il s'humidifia les lèvres, le français suivit le trajet de sa langue. Et craqua.

Il se jeta sur lui et l'embrassa langoureusement, étouffant le petit cri de surprise de l'autre.

Sa langue franchit rapidement le rempart qu'il avait si attentivement observé auparavant. Il joua avec l'Anglais un long moment et si passionnément que ce dernier laissa échapper un gémissement. Avant de rougir avec force et de se détourner.

Francis le fixa quelques secondes, étonné, avant de lui donner un sourire empli de désirs sexuels, mélangé avec un soupçon de sadisme.

-Ooh, ronronna t-il, alors je te fais tant d'effet que ça ? Ne t'inquiète pas, tu vas bientôt gémir bien plus fort que ça..

Arthur rougit encore plus d'un coup avant qu'il ne se fasse basculer en arrière et d'être surplombé par un pays de l'amour assez excité. En voyant le sourire que celui-ci lui dédia, l'anglais décida de s'abandonner aux mains du français. Il ne le regretta pas.

En moins d'une seconde, il se retrouva torse nu, son T-shirt gisant sur le sol.

Son blond posa ses lèvres sur les siennes et l'embrassa longuement avant de descendre le long de la mâchoire. Il passa sur les tétons du plus jeune, lui arrachant quelques gémissements. Francis esquissa un sourire avant de continuer l'exploration du corps de son amant.

Il atteignit finalement le jean de l'anglais, qu'il déboutonna rapidement et envoya valser dans la pièce. Sa langue s'aventura sous l'élastique de son caleçon, faisant frissonner le blond, avant de changer d'avis et de finalement se poser sur le membre d'Arthur, à travers le tissu, qu'il commença à lécher et aspirer lentement. En relevant la tête il croisa le regard émeraude flouté par le désir de son amant et continua sa tâche sans le lâcher une seule seconde.

Quelques instants de délicieuse torture plus tard, Arthur exprima avec difficulté sa frustration et le français réagit au quart de tour.

Il descendit sensuellement le tissu rouge et remonta lécher le membre tendu de l'anglais sur toute sa longueur, arrachant un long gémissement au plus jeune.

Continuant sa petite affaire, il passa sa langue sur la chair qui s'offrait à lui, prenant garde à ne pas oublier un seul endroit. Et alors que son amant était presque au point de non-retour, il le prit finalement en bouche et commença des mouvements de va et viens. Sa bouche tantôt aspirait, tantôt léchait et s'occupait merveilleusement bien du blond qui sentit la jouissance venir.

Et lui être refusé.

Francis se retira sous les protestations du britannique, pour descendre plus bas et commencer à masser l'intimité de l'anglais de ses doigts agiles.

Celui-ci poussa un petit cri, plus de surprise que de douleur, quand il sentit un doigt s'enfoncer en lui.

Au deuxième, il s'agrippa à Francis et essaya de couvrir les gémissements qui s'échappait de sa bouche. Essaya. Sans réussir. Ce qui plut plutôt bien au français.

Et puis, les doigts du blond atteignirent cette petite zone si sensible. Arthur se cambra brusquement et son bassin s'enfonça de lui même sur ces doigts qui lui donnaient tant de bien. Mais il manquait quelque chose, ça ne suffisait pas, il fallait plus. Alors dans un élan de frustration, il inversa la position et se retrouva à cheval sur un français médusé qui décida de simplement sourire et de regarder ce délicieux et sensuel spectacle en première place.

L'anglais déboutonna rapidement le jean qui lui faisait obstacle, baissa le boxer et s'abaissa directement sur le sexe tendu avec un long gémissement de soulagement et de plaisir.

En entendant une telle invitation, Francis ne put attendre plus longtemps et se redressa à nouveau pour une position plus agréable pour eux deux et avança un peu plus son bassin.

Malgré son excitation, il se décida à attendre un feu vert pour commencer à bouger. C'était quelque chose qu'il respectait toujours, même si cette fois ci, il n'eut pas à l'attendre longtemps. Ce feu vert se manifesta par un coup de bassin qu'ils ressentirent tout deux au plus profond de leurs corps.

Francis enchaîna directement en soulevant les cuisses du plus jeune pour les mettre sur ses épaules et commença à le pilonner d'abord avec lenteur et délicatesse, puis de plus en plus vite, encouragé par les sons que produisaient la magnifique créature sous lui.

Arthur se perdait dans les limbes du plaisir. Le français avais décidé de lui prouver son titre de dieu du sexe et il réussissait à merveille, prouvant sans presque aucun préliminaires toutes les rumeurs qu'il avait entendu d'autant de nations que d'humains, homme ou femme.

Et cet homme là était maintenant à lui, il lui appartenait pour toujours, plus jamais personne d'autre ne connaîtrait cette sensation divine de cet être parfait en lui, ou même l'inverse. Cette pensée l'excita encore plus et alors qu'il ne pouvait déjà presque plus penser correctement, un dernier coup de bassin lui fit définitivement perdre l'esprit. Avant même qu'il n'ait le temps de prévenir son amant il s'était abandonné dans la jouissance.

Lorsqu'il sentit les parois de son amant se resserrer autour de lui, Francis se libéra à son tour, avant de se retirer et retomber sur le canapé... et sur un Arthur encore essoufflé et gémissant.

- Bloody frog...tu m'écrase..

-Désolé... Endors toi, tu dois être crevé après tout ça.

-...Merci... Francis ?

-Mmm ?

-Je t'aime.

Puis il fut happé par le sommeil.

Et ce fut un français souriant qui répondit.

-T'endors pas après avoir sorti quelque chose comme ça, c'est malpoli... Je t'aime aussi Arthur.

Et le britannique sourit dans son sommeil.

oOo

À des kilomètres de là, quelque part en Angleterre, l'ancien empire Carthaginois, qui n'avait ABSOLUMENT PAS caché des micros et des caméras dans toutes les maisons des nations, cocha un point sur une liste bien mystérieuse.

-Bien. Au suivant. Maintenant, direction l'Allemagne.

oOo

Et voilà, rendez-vous la semaine prochaine. Vous devriez être en mesure de deviner qui seront les suivants !

Alors à plus !