Désolée d'avoir été si longue à vous donner la suite. Beaucoup de travail, de projets, un peu de manque d'inspiration, peu de retours sont autant de choses qui ont ralenti mon écriture, mais me revoilà, en espérant que vous aurez envie de continuer à suivre mon récit, je vous promets de ne pas mettre aussi longtemps pour le chapitre suivant.

N'hésitez pas à laisser vos commentaires. Bonne lecture !


Chapitre 2

Après quelques jours de navigation plutôt calmes, si on laissait de côté les désagréments du mal de mer dont Emma souffrait finalement de moins en moins, le Charming accosta au port d'Arendelle.

Emma fut accueillie par ses deux amies Elsa et Anna qui étaient arrivées bien plus tôt grâce aux pouvoirs d'Elsa. Elles étaient toutes trois ravies de pouvoir passer quelques jours ensemble comme lorsqu'elles étaient plus jeunes et qu'elles passaient l'été dans la Forêt Enchantée. Ce soir-là, après un délicieux dîner dont le dessert très chocolaté avait ravi les papilles des jeunes princesses, Emma fut contente de s'allonger dans un lit douillet qui avait surtout le luxe de ne pas tanguer !

Après une bonne nuit de sommeil et un copieux petit déjeuner, Emma retrouva Elsa et Anna dans la grande salle du palais. Les deux sœurs avaient prévu de faire visiter le royaume à leur amie. Du marché de la ville au magasin d'Oaken qui ne manqua pas de leur proposer un passage au sauna, le royaume débordait de merveilles. Tout était très différent de la Forêt Enchantée mais il y régnait une douceur de vivre comparable à celle que connaissait Emma chez elle.

-Ton peuple a l'air heureux, dit-elle à Elsa alors que leur calèche reprenait le chemin du palais.

-Je fais mon possible pour qu'il le soit. C'est mon devoir de reine, répondit doucement Elsa.

- Et tu le fais merveilleusement bien ! s'exclama sa petite sœur. Sauf quand tu perds le contrôle, que tu recouvres tout de glace et que je dois te sauver, et que tu me sauves aussi... euh, est-ce que j'ai raconté ça tout fort ?

- Tu es toujours la même Anna ! rit Emma face à l'enthousiasme exacerbé de la jeune fille rousse qui rougit. Mais ne t'inquiète pas, Elsa m'a raconté votre aventure récente. Tu voulais vraiment épouser un homme que tu venais de rencontrer ?

- Oui, je croyais au coup de foudre, et on a chanté ensemble !

Elsa et Emma rirent de bon cœur et le retour se déroula dans une joyeuse atmosphère.

Cette nuit-là, Emma fit un étrange rêve... Elle se trouvait dans un lieu qu'elle ne reconnaissait pas, paisible, enveloppée d'une lumière douce, au bord d'un lac bordé de verdure... soudain le ciel s'assombrit et le vent se leva. Elle tournait sur elle-même comme une toupie sans comprendre ce qui arrivait : soudain deux bras forts l'attrapèrent et elle se retrouva serrée contre un torse puissant. Elle ne vit que les yeux de celui qui venait de l'arrêter : deux prunelles bleues qui la fixaient intensément.

Elle se réveilla en sursaut dans son lit, le visage perlé de sueur. Elle ne savait pas si les battements désordonnés de son cœur étaient dus à l'ambiance cauchemardesque de son rêve ou à l'intensité de ce regard qui avait perturbé tous ses sens.

Le lendemain matin, Emma était encore désorientée par son rêve et cherchait à en comprendre la signification. Mais pour l'heure elle était attendue en salle du conseil, pour y assister en tant qu'invitée exceptionnelle et ainsi voir comment Elsa régnait sur son royaume.

Son amie était parfaite dans ce rôle : elle menait la réunion avec douceur et fermeté, sachant écouter ses conseillers tout en imposant ses décisions quand il le fallait. Emma avait vu ses parents et plus particulièrement sa mère agir de la sorte et elle s'était toujours sentie incapable de faire de même. Et pourtant en observant Elsa, toute jeune reine de son âge, elle se rendait compte que cela n'était peut-être pas aussi impossible qu'elle le pensait.

La soirée qui suivit était la dernière que passerait Emma à Arendelle. Les trois amies avaient décidé de rester entre filles comme lorsqu'elles étaient petites : elles avaient donc installé des matelas à même le sol dans la chambre d'Elsa et avaient monté des cuisines pleins de gourmandises à grignoter. Entre deux bouchées de tarte et deux éclats de rire, Anna lança la conversation sur le grand amour.

Après ses déboires avec le prince Hans, le fameux homme avec qui elle avait chanté ce qui fit encore une fois bien rire Emma, elle l'avait finalement trouvé en la personne de Kristoff, un fournisseur de glace du royaume. Emma lui enviait la façon dont ses yeux pétillaient en parlant de son amoureux, la joie dans sa voix.

- Je ne crois pas que j'y aurais droit, soupira Emma, en entourant ses jambes de ses bras. Je serais sans doute obliger d'épouser un bon parti pour le bien-être du royaume...

- Pourquoi dis-tu ça ? questionna Elsa, intriguée. Tu peux bien être reine sans être mariée, j'en suis la preuve. Et je connais tes parents, jamais ils ne t'obligeront à te marier.

- Mais où pourrais-je le trouver ? Il ne va pas apparaître par enchantement, et j'ai déjà rencontré tous les jeunes hommes de la forêt Enchantée...

- Sûrement pas tous ! cria Anna. Ton grand amour n'est peut-être pas un prince ou un duc, cela n'enlèvera rien à ce que vous éprouverez l'un pour l'autre.

- Pour moi ce ne sont que des histoires que l'on lit dans les livres, qu'on raconte aux petites filles pour les faire rêver avant qu'elles ne s'endorment...

Une larme glissa sur la joue d'Emma. Ses deux amies se rapprochèrent et l'entourèrent de leurs bras.

- Emma Swan, tu trouveras l'Amour, tu as juste besoin d'y croire. Tu es une personne douce, sincère, fière, indépendante, un vrai cygne ! lui dit Elsa.

Entourée de tant d'amitié, Emma se sentit réconfortée et sécha ses larmes. Comme ses amies allaient lui manquer pendant son voyage, elle aurait tant voulu qu'elles puissent l'accompagner, mais elles avaient un royaume à diriger et le mariage d'Anna à organiser.

Au moment du départ, Elsa tendit un petit paquet à Emma.

- Tu l'ouvriras après, c'est un petit souvenir de ton séjour à Arendelle.

Après encore quelques embrassades, le bateau leva l'encre et s'éloigna du quai. Lorsque les hauteurs d'Arendelle ne furent plus qu'un point au loin, Emma ouvrit avec délicatesse le petit paquet offert par Elsa. Ses lèvres formèrent un oh de surprise quand elle découvrit ce qui s'y trouvait : une chaîne légère au bout de laquelle pendait un fin cygne d'un cristal si pur et brillant qu'on aurait le croire fait de glace.

- Merci Elsa , murmura-t-elle en souriant puis elle descendit dans sa cabine et commença une lettre à ses parents.

« Mes chers parents,

la première étape de mon voyage s'est déroulée parfaitement. Après quelques jours en mer nous avons accosté à Arendelle où j'ai retrouvé Elsa et Anna. Les moments passés en leur compagnie m'ont beaucoup apporté. Elsa est une reine parfaite, comme tu peux l'être Maman, elle m'a rassuré sur mes capacités à gouverner un jour. Et son amitié ainsi que celle d'Anna m'ont redonné un espoir que j'avais perdu : celui de trouver un jour un amour aussi vrai que celui qui vous unit.

Je vous donnerai souvent des nouvelles. Merci encore de ce que vous avez fait pour moi.

Votre fille qui vous aime. »

Elle roula le parchemin et l'attacha à la patte d'une colombe. Au moment où l'oiseau disparaissait à l'horizon, un éclair zébra le ciel qui devint soudain noir. Le vent se leva et la mer commença à s'agiter.

-Comme dans mon rêve pensa Emma alors que les marins s'affairaient autour d'elle.

- Vous devriez retourner dans votre cabine, votre Altesse, lui dit le capitaine du Charming, une tempête approche.

Un hurlement retentit derrière eux : Emma se retourna vivement et découvrit horrifiée une énorme bête qui ressemblait à une pieuvre mais d'une dimension inimaginable, ses longues tentacules frappant le navire pour le faire couler. Les marins couraient partout, le capitaine ordonna de sortir les canons, tout n'était plus qu'un flou bruyant pour Emma. Elle décida d'aider en allant chercher des lances dans la soute mais sous la force du vent, un bout céda et une des poulies vint frapper la princesse à la tête. Elle vit le pont du bateau passer à la verticale alors qu'elle s'effondrait sur le sol. La dernière chose qu'elle distingua avant de sombrer dans l'inconscience fut sa dame de chambre qui accourait vers elle en criant son nom...