Et zou, v'la un deuxième chapitre, qui ne me satisfait pas tellement, vu que je ne suis pas très à l'aise dans l'écriture du genre "sentimental-à-psychologie-cognitive" lol (oui alors pourquoi avoir entrepris d'écrire une "romance", mmh ? Parce que je dois aimer me prendre la tête, sans doute XD... Pis ils sont si mignons ces deux persos 8-)... ). Enfin bref il y a qqch qui ne me plait pas dans ce chapitre, mais je n'arrive pas à corriger plus.

Bon, donc voici la suite, j'attends vos avis et conseils ;-) :

II. Incompréhension, interrogations

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La journée se passa de façon routinière. Le capitaine, secondé par divers membres de l'équipage, explosa la tronche du vilain pas beau du coin et de ses acolytes, et le soir arriva. Or, avant une brusque remémorisation soudaine, j'avais complètement oublié l'histoire de la nuit dernière, pendant cette journée. D'ailleurs ma fatigue s'était peu à peu faite oublier. Mais là, au moment où je me couchais, voilà que l'image du Luffy calme et presque mélancolique, sur son bestion, me sauta à la figure. Repenser à son attitude détendue, et son simple et doux sourire, sans démesure, me fit presque frissonner. C'avait été tellement…inattendu. Cela m'avait dévoilé brusquement une autre personnalité du bonhomme, beaucoup plus intime, et qu'il ne souhait apparemment pas montrer ouvertement.

Je décidais de ne pas attendre autant qu'hier, estimant qu'en sortant plus tôt de la pièce, je pourrais guetter à quel moment il arriverait…si même il sortait.

Je dû quand même patienter un petit moment, afin d'être sûre que Robin dormait bien, et me décidais enfin à me lever. Je me plaçais silencieusement au même endroit que la veille, aux aguets, et attendis. Je ne voyais personne. Bah, il ne viendrait sans doute pas, ce devait être encore une autre de ses lubies passagères.

Curieusement, à cette idée, je me trouvais un peu déçue…bien que cela après tout ne me regarde pas, me morigénais-je immédiatement.

Je choisis tout de même d'attendre encore quelques instants, espérant toujours. Rien. Personne. Alors que résignée, je m'apprêtais à m'en retourner dans la chambre, des bruits de pas étouffés se firent entendre. Quelqu'un venait. Et après discrète vérification, il s'averra qu'il s'agissait bien de mon Luffy nocturne. Pourquoi « mon », d'ailleurs ? Bah sans doute parce que j'étais la seule au courant, la seule à le voir…

Comme la veille il se plaça sur la figure de proue, et comme la veille il ferma les yeux d'un air paisible, humant sereinement l'atmosphère. Et à nouveau comme la veille je me surpris à trouver ça mignon.

Puis aussi soudainement, une autre idée se mit à envahir mon esprit : je me sentais à présent mal à l'aise d'épier, pour la deuxième fois consécutive, et cachée comme une voleuse – que j'étais après tout – son intimité, ses sorties nocturnes qu'il souhaitait visiblement garder cachées. Je trouvais brusquement ce comportement détestable, me voyant maintenant comme une espionne pleine de déplaisante curiosité, cherchant à épier sa vie privée, faisant preuve d'une exécrable indiscrétion.

Pause réflexion…

Mais qu'est-ce qu'il me prenait de m'autocritiquer, maintenant ? Ce n'était vraiment pas dans mes habitudes, de me remettre en question comme ça ! Et pourtant, cela faisait deux fois en deux jours – enfin nuits – que ça arrivait. Et les deux fois découlant de mon espionnage de Luffy.

Pourquoi me causer tant d'interrogations, juste à cause de ce crétin fini ? C'était pourtant loin d'être la première fois qu'il avait un comportement insolite et inexplicable, je devrais être habituée depuis le temps ! Pourquoi cette fois-ci cela me perturbait autant ? Maudit Luffy, tu m'énerves vraiment, là, tu ne peux pas t'imaginer à quel point…

Je voulu retourner me coucher, mais mes jambes refusèrent de bouger. Non, tant qu'il était là, je ne pouvais pas partir. C'était tellement agréable de le regarder, silencieusement, profiter de ce plaisir si simple. Je ne m'en lassais pas. Je crois que j'aurais pu rester des heures sans le quitter des yeux. Oui, c'était même…reposant. Aidé par la fatigue, j'étais à présent comme dans un état second, et, tandis que mes yeux continuaient à le fixer, mon esprit se vida de tout, et je ne pensais plus à rien, sauf à cette si mystérieuse silhouette sombre et immobile, qui se découpait dans la nuit.

Il remua. Je secouais précipitamment la tête, sortant instantanément de ma progressive somnolence. Tandis qu'il devait retourner à sa chambre, je me dépêchais de rejoindre mon lit.

Je me trouvais là, allongée, dans le noir, les yeux écarquillés et le cœur battant la chamade. J'étais toute chamboulée, perdue, ne comprenais plus rien. J'essayais difficilement de mettre de l'ordre dans mes pensées égarées. Calme-toi bon sang. Oh ! Reprend-toi, enfin. Décidément je n'étais pas douée pour essayer de contrôler mon esprit. Une question récurrente refaisait inévitablement surface : pourquoi une simple contemplation de Luffy m'avait reposé ? Reposé ! D'habitude le fait d'observer le bonhomme même l'espace d'une seconde était loin d'être de tout repos. Mais là, inexplicablement, je m'étais sentie mieux après l'avoir regardé… C'était incompréhensible. Et cette brusque accélération cardiaque, cet affolement et ces bouffées de chaleur absolument inexplicables… Qu'est-ce que cela voulait dire ? Il ne pouvait pas y avoir trente-six solutions. Soit je couvais une maladie quelconque et une forte fièvre s'annonçait, soit… Je sentais pointer au fond de moi un début d'explication flou, que je repoussais immédiatement, ne souhaitant vraiment pas approfondir la question. Quelle idée ridicule !

…Mais qui me hanta pour le reste de la nuit.

Oui, cette fois-ci je fus dans l'incapacité de trouver le moindre maigre échantillon de sommeil. Et je restais comme ça, yeux ouverts et esprit cogitant, jusqu'au petit matin. J'entendis Robin remuer, et l'aperçus vaguement se lever, se changer, et sortir de la pièce. Elle semblait en pleine forme, elle, tsss. Bah elle avait eu la chance d'avoir pu profiter d'un long et doux sommeil, au moins… Ohlala, je n'avais absolument pas la moindre envie de me lever, toute lasse et fourbue que j'étais. J'avais malgré moi ruminé sur cet épisode toute la nuit, sans exception. Et maintenant je me trouvais tellement épuisée que je ne pensais plus à rien, ne souhaitant à présent que dormir, oui : Dor-mir, et rattraper enfin cette maudite interminable nuit blanche involontaire. A force d'avoir veillé, malgré la fatigue, mon esprit était vide de tout, et je crois que j'aurais pu enfin m'assoupir paisiblement et pendant des heures, si ça n'avait pas été l'heure du lever. De plus, comme il était hors de question que tout le monde soit au courant de cette insomnie soudaine, il allait falloir que je me bouge, énergiquement et résolument, sans leur laisser entrevoir le moindre soupçon de fatigue. Je devais faire un gros effort, et surtout être plus forte qu'hier matin, en contrôlant un peu mieux les brusques piquées de mon nez. Sinon il était évident que l'équipage commencerait à se poser des questions, or c'est assurément ce que je souhaitais le moins, en ce moment.

Allez. On se lève. Motivée, ma fille ! Dur. Bon à trois je me redresse : un, deux, deux virgule cinq…Ah non je n'allais pas me mettre à ce jeu débile, reprends-toi Nami. Oh hisse. Ca y est, j'avais réussi à me dresser sur mes deux pieds…et je tenais debout, incroyable ! Bon, maintenant il s'agissait de continuer à garder les yeux ouverts, ça allait être une autre paire de manches ! Il ne fallait rien laisser paraître, comme au début de ma maladie lorsqu'on devait conduire Vivi à son royaume. Je n'avais pas été très crédible, remarque.

Evoquer ce moment-là me fit revoir Luffy, prêt à affronter le froid glacial, les terribles avalanches et les immenses parois de glace horizontales du pays de Drum. Comme il s'était montré attentionné et déterminé, à ce moment là !

Luffy…

Dormir. Peux plus tenir. Complètement somnolente, je me rappelle vaguement être retournée vers ma couchette, avant de sombrer dans un profond sommeil. Ma détermination n'aura pas tenu longtemps, manifestement. Et qu'allaient penser les autres ? Et…rhooonn…


Peu après, sur le pont du navire.

S « C'est curieux, Nami-chérie ne s'est toujours pas levée, elle n'est pas malade au moins ? »

L « Bah si elle préfère encore dormir, ce serait idiot que sa part de petit-déjeuner continue à refroidir ! »

S « Luffy, un petit-déjeuner est froid, dès le départ ! Et cesse de lorgner le plateau de Nami-adorée ! »

C « Quand même, elle qui d'habitude fait toujours partie des premiers levés, la savoir encore dans son lit m'inquiète. Déjà hier elle me paraissait souvent quelque peu égarée et somnolente. »

R « Effectivement Chopper. Et c'est compréhensible vu que cela fait deux nuit d'affilées qu'elle n'a presque pas dormi. Ayant, par habitude, le sommeil très léger et mes sens aux aguets, j'ai pu l'entendre très souvent remuer et se retourner dans son lit. »

S « Et comment sais-tu qu'elle ne dormait pas ? »

R « Disons simplement que lorsqu'elle dort ça s'entends… »

U « Bouahahaa ! Alors comme ça Nami ronfle ! Arffuhuuuu ! »

L « Usopp, t'arrête de te moquer de Nami ! Tu t'es pas entendu, toi, quand tu ronfles ! »

U « Ah parce que quand je dors, toi t'es peut-être éveillé, en train d'évaluer attentivement mes ronflements ? Laisse-moi rire ! »

S « Ca suffit les deux crétins de service ! Enfin non, pardon Luffy, pour une fois que tu dis quelque chose d'intelligent… Alors le Long-Nez tu t'excuses immédiatement, ou t'auras droit en avant première à une vue en gros plan de la semelle de mes nouvelles chaussures. »

L « Dites les gars, si Chopper allait jeter un œil sur Nami, pour voir si elle n'est pas malade ? »

Tout le reste de l'équipage le regarda, mâchoire pendante, cheveux dressés et yeux exorbités.

S « Lu…Luffy ? Tu viens de dire deux choses intelligentes en deux interventions ?! Je crois que Chopper va avoir à faire aujourd'hui. »

L « Mais…Sanji, je vais très bien je t'assure ! Je m'inquiète juste pour ma navigatrice, c'est tout ! … Quoi que, je suis sûr qu'en fait un bon gros énorme sandwich comme ça, plein de viande, me remonterait un peu. »

A ces mots l'équipage lança un unanime soupir de soulagement à l'égard de la santé du capitaine. Mais ne voyant toujours aucun signe de la rouquine, leur regard se porta immédiatement sur la porte de la chambre des filles, puis sur Chopper qui était déjà en train de s'y diriger. Une fois Nez-bleu entré, l'équipage, attendant son retour, ne prononça pas le moindre mot, et le seul bruit qui se faisait entendre était le mince ronflement d'un Zoro effectuant consciencieusement sa première sieste de la journée.