Bon je me suis trompée de résumé pour le premier chapitre et comme j'ai la flemme de changer je vous le met ici !

Résumé : Sherlock tente l'expérience de la socialisation aux côtés de John. Parallèlement, il doit faire face à un dangereux criminel (non ce n'est toujours pas Moriarty !).


Chapitre 2

« John ? John debout. JOHN ! »

Le cri résonna dans la chambre et eu l'effet désiré. Le médecin se réveilla en sursaut et voyant une tête à quelques centimètres de la sienne, frappa de toutes ses forces.

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« Je suis désolé Sherlock, dit John en se retenant de rire. Mais tu l'as mérité. Ça t'apprendra à me réveiller comme ça ! »

Le détective n'avait pas eu le temps d'esquiver le poing. Il n'avait pas prévu que le coup partirait. C'est pourquoi il se retrouvait à cet instant allongé sur son canapé, une poche de glace sur l'œil, émergeant petit à petit de l'inconscience.

« Super, tu as gâché la soirée … »

John se rapprocha de Sherlock, s'assit sur la table basse à côté de lui et fixa intensément le détective pour tenter de deviner ce qu'il avait derrière la tête en le réveillant à 22h.

« Que veux-tu dire ?

- Que j'avais prévu quelque chose mais qu'à cause de ton instinct de militaire, c'est annulé.

- Tu as retrouvé la femme ? Tu peux très bien dire à Lestrade d'y aller voyons !

- Non je ne l'ai pas retrouvée mais j'y travaille. Non je voulais simplement t'emmener sortir un peu.

- Quoi ? Mais qu'est-ce qu'il t'arrive Sherlock ? Aurais-tu perdu la tête ? J'ai peut-être frappé trop fort …

- J'ai eu cette idée avant que tu ne te jette sur moi et je vais bien. Comme ça ne va pas fort avec Sarah et que tu es exécrable depuis, je voulais t'emmener rencontrer quelqu'un. Dans un bar. Il y a plein de filles dans les bars le samedi soir.

- Non, tu ne ferais pas ça juste parce que je suis soit disant insupportable. Tu arrives très bien à m'ignorer pour réfléchir donc ce n'est pas ça. Laisse-moi deviner dans ce cas ! Alors, depuis quelques temps tu te vexes à chaque réflexion que je fais sur ton antisocialisme, tu essaies de me prouver que tu peux te montrer socialement normal, tu n'as pas apprécié - mais alors pas du tout - quand je t'ai dit que « moi au moins je peux ramener quelqu'un ici ». En temps normal tu m'aurais ri au nez.

- Tais-toi John.

- Oh je vois ! Tu essaie de me prouver que toi aussi tu peux ramener une fille !

- Je te l'ai dit, les filles …

- Ce n'est pas ton domaine je sais. Donc … tu voulais ramener un garçon. OK, allons-y.

- Quoi ?

- J'ai envie de voir comment tu t'en sortirais pour draguer quelqu'un sans l'offenser !

- Je n'ai plus envie de sortir.

- Oh si, tu viens avec moi. On fait comme tu avais prévu. Il est 22h15, je file me changer, à 30 on est parti. »

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Plus loin, la femme sanglotait maintenant. Elle luttait contre le sommeil par peur qu'on vienne pendant son sommeil.

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De : Mycroft. A : #1 Sherlock.

alors comme ça tu aides john à faire des courses ?

De : Sherlock. A : Emmerdeur pro.

Mycroft, quand cesseras-tu de ne pas mettre de majuscules ?

De : Mycroft. A : #1 Sherlock.

on ne répond pas à une question par une autre question. alors ? tu fais les courses maintenant ?

De : Sherlock. A : Emmerdeur pro.

Oui. Je fais une petite expérience sociale. Très constructif.

De : Mycroft. A : #1 Sherlock.

oh, je comprends mieux pourquoi vous sortez ce soir. au fait, il cogne dur le militaire ?

De : Sherlock. A : Emmerdeur pro.

Très, tu veux que je lui demande de tester sur toi ? Je suis sûr qu'il s'en ferait une joie. Je te laisse, nous y allons.

De : Sherlock. A : Emmerdeur pro.

Une dernière chose, tu as laissé tomber ton régime ? J'ai l'impression que tu as encore grossit. Bonne soirée !

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« Pourquoi ce bar en particulier ?

- C'est le plus proche de Baker Street où on peut rencontrer des hommes et des femmes John. De plus, ils servent de très bons cocktails. A ce qu'il paraît.

- D'accord. Bon, je suis désolé mais je ne reste pas près de toi, on pourrait croire qu'on est ensemble.

- Attends, on parie quoi ?

- Pardon ?

- Ben oui. Celui qui ne ramène personne perd.

- OK. Un compliment à Donovan.

- QUOI ?

- …

- Bon, j'accepte. Si on perd tous les deux, un compliment chacun.

- Bien. »

John alla au bar et commanda une bière. Une jeune femme blonde, plutôt mince et vraiment jolie s'installa à ses côtés en souriant largement.

« Bonsoir.

- Hum ? Oh bonsoir.

- Je m'appelle Helena.

- John.

- Vous êtes venu seul ?

- Hum, eh bien oui. Et vous ?

- Avec deux amies. Mais elles sont avec leur petit ami respectif.

- Ah. Je … Je vous paye un verre ?

- Volontiers, répondit-elle en agrandissant son sourire.

- Garçon ! »

/

Sherlock partit s'adosser contre un mur de façon à pouvoir voir tout le monde. Une jeune femme l'aborda gentiment, il la regarda, fit un sourire ironique et lança :

« Je suis gay. »

Elle partit aussi vite qu'elle était venue et fut rapidement remplacée par un jeune homme d'environ 22 ans.

« Vous êtes seul ?

- Non. Je suis venu avec un ami.

- Oh … Je devrais peut-être vous laisser alors.

- Il est hétéro.

- Ah. Vous l'êtes aussi ?

- A votre avis ?

- Vu comment vous avez jeté cette pauvre fille à l'instant, je dirais que soit vous n'aimez pas les blondes, soit vous êtes gay.

- Je n'ai rien contre les blonds.

- Je m'appelle James, dit le garçon en se tournant vers Sherlock.

- Sherlock.

- Je vous offre un verre Sherlock ?

- Non merci. Je ne bois pas. »

/

John et Helena étaient maintenant assis à une table et rigolaient. Le courant semblait plutôt bien passer entre eux.

« Que faîtes-vous dans la vie John ?

- Je suis médecin.

- Wouah !

- En fait, je suis médecin militaire. Mais je n'exerce plus pour l'armée. Et vous ?

- Je suis informaticienne.

- Vraiment ?

- Oui ! On ne dirait pas comme ça !

- Vous pourriez peut-être m'aider à empêcher mon colocataire de craquer mon ordinateur tous les jours !

- Oh vous avez …

- Je ne voulais pas dire ça ! Je … Oui, j'ai un colocataire.

- Vous ne dormez pas dans la même chambre ?

- Non je suis à l'étage !

- Alors moi ça me va.

- Je … heu, vous …

- Vous habitez loin ?

- Baker Street.

- On pourrait peut-être finir de faire connaissance sur la route non ?

- Oui, oui, bien sûr ! »

John s'empressa d'attraper sa veste et sorti en compagnie d'Helena. Il passa devant Sherlock qui se faisait embrasser par un jeune homme, il rigola discrètement et rattrapa Helena dehors.

/

« Pardon, je n'aurais pas dû.

- Effectivement. Enfin, je veux dire, il n'y a pas de mal. Apparemment je ne vous ai pas frappé.

- Vous êtes un drôle de mec vous.

- On me le dit souvent.

- Quand même, deviner que je suis étudiant en Arts et que je travaille dans un fast-food pour gagner ma vie …

- Je n'ai pas deviné. J'ai vu. Mais peu importe.

- Vous faîtes quoi dans la vie ?

- Détective consultant.

- Et ça consiste en ?

- Je travaille pour la police. Quand ils sont coincés je les aide.

- Wouah !

- Je sens que cet endroit devient inapproprié.

- Vous voulez venir chez moi ?

- Je n'habite pas loin, sur Baker Street.

- J'habite en face.

- Gagné. »

Ils sortirent et traversèrent la rue. Sherlock n'avait pas fait ça depuis longtemps mais « c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas » pensa-t-il.

Ils entrèrent dans l'appartement et à peine la porte fut-elle refermée que James se jeta sur ses lèvres.

/

Au loin, deux yeux fixaient une caméra infrarouge et une bouche souriait de satisfaction à la vue de la femme assise dans la petite cabine. Elle avait cessé de pleurer.

/

A son bureau, Lestrade épluchait les dossiers des ex de la disparue. Il décida qu'il irait en voir quelques un le lendemain. La fatigue ne ferait pas avancer l'enquête et 23h10 n'était pas l'heure appropriée pour appeler des gens.

Il prit son manteau et rentra chez lui.


A bientôt !

XX Dieithryn