Hello tout le monde !
Vous avez été assez nombreux (en fait plutôt nombreuses je crois...) à mettre une petite review pour m'encourager à continuer cette nouvelle fic et j'en suis très touchée ! Alors, dans l'ordre chronologique, merci à luna115, ano19735, Lira.Hivatari, glip, shamira, Emilie, ElfeMystique, shaya10 et Regenerating Fire de tout cœur ! (ouhlà, ça en fait du monde ! lol !)
Donc nous voilà avec la suite que vous demandez, avec un peu plus à découvrir sur Neko.
Chapitre II : Rencontre(s) ?
Quand Neko ouvrit les yeux, elle eut du mal à se souvenir où elle se trouvait et elle se demanda soudainement pourquoi elle portait toujours ses habits de la veille. Mais les ronflements de Joey lui remirent en mémoire les événements du soir précédent. Elle regarda sa montre pour avoir la surprise de voir qu'il n'était que 6h30… Sachant qu'ils ne s'étaient sûrement pas endormis avant 5h, cela ne lui faisait qu'une petite heure et demi de sommeil. Mais ça lui convenait parfaitement, elle était habituée aux courtes nuits. Se sentant parfaitement réveillée, elle se dirigea vers la cuisine pour boire un grand verre de jus d'orange en faisant le moins de bruit possible. Voyant un magnifique ciel bleu au dehors bien qu'il soit encore tôt, elle ne put résister à l'idée de sortir faire un tour pour visiter le quartier. Sans prendre la peine de se changer, elle attrapa sa casquette sur le canapé et son lecteur MP3 dans son sac. Après avoir tout de même pris le soin de laisser un mot pour dire qu'elle sortait, au cas où l'un d'eux se réveillerait, elle ouvrit la porte dans le plus grand silence.
Une fois dehors, étant encore totalement étrangère à la ville qui avait bien changé depuis sa dernière visite, elle se dirigea au hasard vers la gauche alors que la musique commençait à jouer dans ses oreilles. Elle aimait marcher en rythme avec ce qu'elle écoutait. Les mains dans les poches, elle passa devant de nombreuses maisons encore closes. Qui pouvait être levé à cette heure-ci un dimanche ? Ses pas la menèrent ensuite vers ce qui semblait être le centre ville. Là encore, il était méconnaissable. De grandes constructions qui rivalisaient de modernité s'élevaient pour former une véritable masse montante vers le ciel bleu. La dernière fois qu'elle était venue ici, il y avait seulement quelques constructions qui entouraient un immense espace vert où se retrouvaient tous les enfants de la ville pour jouer dans les bacs à sable ou sur les nombreuses balançoires sous l'œil attentif de leurs mères, ou de leurs tantes dans le cas de Neko, qui discutaient tranquillement sur les bancs.
« - Un cliché. Se dit-elle en se repassant les images de tous ces bambins en train de courir partout.
Traversant le centre ville, elle aperçut ce qui ressemblait à des grilles. Un grand portail qui lui était familier.
« - Au moins, ils ont tenté de sauvegarder le parc malgré tous ces nouveaux buildings. Se dit-elle en se dirigeant vers le portail.
Passant les portes du parc, elle retrouva ce à quoi elle avait pensé à peine quelques instants plus tôt. Mais il ne restait qu'un seul petit bac à sable rempli de saletés et de cailloux alors que les quelques balançoires restantes grinçaient, secouées par un courant d'air invisible. Mais si les jeux pour enfants avaient presque tous disparus, il n'en restait pas moins une grande pelouse apparemment bien entretenue, entourée de grands arbres feuillus et d'une allée qui traversait le parc.
Coupant la musique dans ses oreilles, elle s'allongea sur la pelouse en mettant ses bras sous sa tête en guise d'oreiller puis elle ferma les yeux. Même si elle ne voulait pas l'admettre, une heure et demi de sommeil n'était tout de même pas suffisant. N'essayant même pas de lutter, elle s'endormit presque immédiatement sur l'herbe fraîche.
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Décidément, une mauvaise journée ne venait jamais seule : la nuit, ou du moins les deux heures de repos qu'il s'était accordées, était toujours dans la continuité de la journée passée. Ainsi, comprenant qu'il ne pourrait pas réellement trouver le sommeil, il s'était relevé dans la nuit pour travailler sur son ordinateur. La veille, il avait laissé les plans de son nouveau système holographique dans l'ordinateur de son bureau, ne voulant pas s'encombrer. Et maintenant il le regrettait. Il était obligé de retourner à la Kaiba Corp pour repasser les prendre. Mais étant dimanche, il n'aurait pas à croiser tous ces incapables au bureau. Au moins un point positif !
Habillé d'un simple jean et d'une chemise bleu marine, tenue qu'il affectionnait tout particulièrement en cette saison, il sortit du manoir par la porte de derrière. Pas besoin d'alarmer tout le voisinage. Dans la rue, il put apprécier son choix de sortir un dimanche matin, observant la route et les trottoirs vides. Profitant de l'inactivité de la ville, il pouvait même se permettre de passer par le parc, habituellement bondé en ces journées d'été.
L'endroit était calme et seule une brise légère venait secouer les cimes des arbres. Même pas un bruit d'oiseau. Continuant à marcher sur le chemin en terre, il remarqua cependant une silhouette allongée au milieu de la pelouse. Il aurait dû se douter qu'il ne serait pas le seul à vouloir profiter de cette matinée. D'après ce qu'il pouvait voir, il s'agissait d'une jeune fille des plus normales, une tenue simple, rien d'extravagant. Passant assez vite son chemin, il atteignit bientôt la grille du parc qui donnait juste dans la rue de la Kaiba Corp.
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« - Allo ?
Neko s'était réveillée en sursaut en entendant la sonnerie de son portable qu'elle avait eu la bêtise de ne pas mettre en silencieux. Mais ses parents lui avaient appris à l'âge de 8 ans, anniversaire pour lequel elle reçut son premier téléphone portable, à laisser la sonnerie pour être sûre de ne manquer aucun appel important.
« - Je suis dans le parc de Domino. A part les coccinelles y'a pas grand monde. Continua-t-elle sur un ton sarcastique. « Je voulais pas te réveiller, t'as vu que j'avais laissé un mot ? Demanda-t-elle en se levant. « C'est bon, je me mets en chemin pour rentrer. Dis à Taty de ne pas s'inquiéter, je suis en vie ! C'est bon, je suis quand même…
Elle fut coupée dans sa phrase par un obstacle sur sa route qui la fit tomber à terre, de même que son téléphone.
« - Désolée, je regardais pas où j'allais. S'excusa-t-elle immédiatement en prenant la main que lui tendait la personne qui l'avait faite tomber. « Merci. Encore désolée. Redit-elle en se baissant pour ramasser son portable qui, heureusement, n'avait subi aucun dégât, avant de recommencer à marcher.
« - T'es toujours là ? Oh rien, j'ai pas fait attention et je suis rentrée dans un quelqu'un. Nan, c'est bon, je n'ai rien ! Mais pourquoi tu dramatises autant ? S'étonna-t-elle en lançant un discret coup d'œil en arrière vers l'autre personne qui s'éloignait dans la direction opposée. « Je sais que je suis sous la responsabilité de ta mère pour le temps que je reste chez vous mais quand même, pas besoin de s'affoler ! Je sais, je rigole. Bon, à tout de suite. Déclara-t-elle finalement avant de raccrocher.
Passant les grilles du parc d'un pas pressé, elle remit la musique en route dans ses oreilles alors que la ville commençait tout doucement à s'éveiller.
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« - Tout s'est pas mal passé avec les entreprises françaises, j'étais vraiment fier de leur parler directement en français, encore plus qu'en allemand avec les Allemands ! Se vanta une nouvelle fois Mokuba au téléphone.
- Très bien. Répondit son frère sans trop faire attention à la fierté de son cadet. « Alors tu as fini là-bas ?
- En fait pas totalement… Commença Mokuba sur un ton soudainement plus timide et gêné.
- Quoi ? Interrogea son aîné, sentant le changement dans la voix de l'autre.
- Déjà il me reste quelques réunions avec d'autres patrons quelconques et ensuite et bien… en fait j'ai découvert tout à l'heure quel était le dernier patron que je devais rencontrer ici… Enfin… Et je sais pas si… Commença-t-il, cherchant ses mots.
- Abrège Mokuba. Le coupa Seto.
- Et bien le dernier patron "français", du moins le patron de la dernière entreprise française que je dois rencontrer est… Euh… Comment te l'annoncer… Hésita à nouveau le garçon.
- Mokuba…
- Tu vas pas aimer je te préviens… Le mit en garde le plus jeune.
- Mo-ku-ba ! Commença sérieusement à s'impatienter l'aîné.
- Tu l'auras voulu ! Finit par céder Mokuba. « Pour le dernier contrat, je dois négocier avec Pégasus.
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« - Sur votre droite vous avez les bureaux de nos correspondants directs avec les Etats-Unis et sur votre gauche, ceux avec l'Europe. Déclara son assistant, Davis, sur le même ton monotone depuis une demi-heure alors que Neko se contentait d'acquiescer mécaniquement. « Et finalement nous en arrivons à votre bureau, décoré de la même manière que votre ancien à Washington avec vos affaires arrivées il y a deux semaines. Termina-t-il en ouvrant une imposante porte en bois verni.
La pièce aurait pu englober la totalité du rez-de-chaussée de la maison des Wheeler. Le long des murs vert pâle, des plantes vertes étaient disposées, créant ainsi une atmosphère naturelle qui plaisait à Neko. Les trois fenêtres placées sur la gauche, la droite ainsi que derrière l'imposant bureau en bois donnaient à ces plantes toute la luminosité dont elles avaient besoin pour se développer. Devant le meuble principal de la pièce, deux fauteuils simples étaient disposés, paraissant bien ridicules devant le magnifique fauteuil noir en cuir véritable qui trônait derrière le bureau. Celui-ci pouvait aisément être comparé à un trône aux vues de la place toute particulière qu'il occupait dans la pièce.
Immédiatement, Neko se dirigea vers son fauteuil et y prit place sans jeter le moindre regard à l'homme qui lui avait fait la visite des lieux.
« - Apportez-moi les derniers bulletins de la société. Ordonna-t-elle en posant ses mains sur le bureau tout en fixant froidement son interlocuteur.
- Bien mademoiselle. Se contenta de répondre l'autre en quittant la pièce.
Une fois seule, Neko fit tourner son fauteuil vers la fenêtre située derrière le bureau. Elle soupira lourdement et ferma les yeux. Elle avait quitté si rapidement les autres ! Mais son père avait appelé au moment même où elle était rentrée de sa balade matinale et lui avait quasiment ordonné de se mettre immédiatement en chemin pour Tokyo, jugeant qu'elle avait perdu assez de temps à Domino. A contre cœur, elle avait donc quitté sa famille et remit son tailleur bleu marine puis elle s'était dirigée vers l'aéroport pour prendre un jet en direction de la capitale.
Et elle en était là à présent, à se mettre dans la peau d'un patron imperturbable comme ses parents le lui avaient enseigné. Cela faisait à peine quelques heures qu'elle avait quitté Taty, Sérénity et Joey et pourtant il lui semblait que cela faisait au moins des semaines ! Un bruit à la porte l'interrompit dans ses pensées.
« - Entrez ! Ordonna-t-elle sur un ton ferme.
- Voici les dossiers que vous avez demandés mademoiselle. Lui annonça Davis en se dirigeant vers sa patronne, les bras chargés d'épais classeurs.
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« - Tout est prêt pour votre départ Monsieur. Annonça Roland alors que Kaiba descendait de sa limousine devant son aéroport privé.
- Bien. Se contenta de répondre le brun en se dirigeant immédiatement vers la piste où se trouvait son fameux jet en forme de Dragon Blanc aux Yeux Bleus.
Après avoir réalisé avec qui Mokuba devait discuter pour obtenir un nouveau contrat, Seto n'avait pas hésité et avait décidé de se rendre lui-même en France pour régler ce léger problème qui entravait le travail de son frère.
Depuis plusieurs années, Pégasus avait annoncé son départ à la retraite anticipée, jugeant son rôle terminé. Malgré les protestations de nombreux fans, il s'était exilé dans son pays d'adoption, la France, pays qu'il avait toujours adoré pour sa culture et surtout pour sa gastronomie. ((c'est pas moi qui l'invente, c'est dans l'anime !)) Cependant, cela n'avait en rien affecté la réputation et le succès du jeu de cartes qu'il avait inventé. D'après les rumeurs, il habiterait depuis dans une simple ferme dans le sud du pays, loin de l'agitation du marché du jeu. Et depuis lors, il n'avait jamais été question qu'il revienne sur le devant de la scène.
« - Je suis sûr qu'il préparait ça depuis longtemps…Se dit Kaiba en prenant place dans son jet.
Il ne pourrait jamais laisser Mokuba se débrouiller seul dans une telle situation. Non pas qu'il ne lui fasse pas confiance, mais il s'agissait pour Seto d'une affaire personnelle. Et ça, le cadet l'avait bien compris. C'était d'ailleurs la raison pour laquelle il l'avait annoncé à Seto dès qu'il l'avait su.
« - Les données de votre trajet ont été enregistrées dans l'appareil. Tout est prêt pour votre décollage Monsieur. Déclara la voix de Roland dans le micro intérieur du jet.
- Parfait. Répondit le PDG en allumant les gaz de l'appareil. « Pégasus, j'espère que tu ne manigances rien sinon je te renverrai moi-même dans ton trou paumé dans la compagne, et ça vite fait. Pensa Seto au moment de décoller.
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« - Fitzgerald. Répondit professionnellement Neko en décrochant le téléphone de son bureau. « Salut papa. Oui ça va, pour l'instant. Comment ça ? S'étonna-t-elle soudainement en posant ses lunettes rectangulaires sur son bureau. « Déjà ? Mais je suis à peine là depuis quelques heures ? Continua-t-elle sur le même ton surpris en se passant la main sur le visage. « Bien sûr, mais tout de même… Dans deux heures ! S'écria-t-elle quasiment dans le combiné. « Pardon papa, je suis juste un peu surprise… Oui oui, je serai prête. A ce soir alors. Déclara-t-elle finalement avant de raccrocher.
Elle hésita quelques instants puis, remettant ses lunettes sur son nez, elle appuya sur un bouton pour joindre sa fidèle secrétaire qui l'avait suivie depuis les Etats-Unis.
« - Sue, prévenez le pilote que j'ai besoin de lui dans deux heures. Dites-lui de se renseigner auprès de la secrétaire de mon père pour le trajet et de préparer le jet en fonction. Déclara-t-elle d'un ton ferme avant de se lever.
Elle sortit de son bureau et croisa Davis qui venait à sa rencontre.
« - Faîtes patienter tous les dossiers qui arriveront durant mon absence. Lui ordonna-t-elle sur un ton sec tandis que le jeune homme acquiesçait en attendant la suite des ordres de sa patronne. « Reportez toutes mes réunions de quelques jours, je ne devrai pas être absente très longtemps. Termina-t-elle avant de continuer son chemin vers l'ascenseur.
« - Et maintenant… Se dit-elle une fois dans la boîte en métal. « Opération tenue de soirée…
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« - Tu repars déjà ? S'étonna Joey en criant à moitié dans le téléphone.
- Mon père ne m'a pas trop laissé le choix. Mais je rentre dans quelques jours au grand maximum. Répondit Neko alors qu'elle se trouvait dans la limousine qui la conduisait à l'aéroport de Tokyo.
- Je comprends pas, pourquoi il a besoin de toi ? S'étonna à nouveau le blond.
- Il ne m'a pas dit. Il ne m'a même pas dit où j'allais !
- Alors qu'est-ce qu'il t'as dit exactement ?
- "Sois prête à partir dans deux heures, tes affaires sont déjà prêtes à ton domicile." Très précisément.
- Et c'est tout ? Pas d'autre indice ?
- Seulement que je devais choisir entre deux robes pour une espèce de bal ou soirée il ne m'en a pas dit plus. C'est déjà un miracle qu'il m'ait laissé le choix pour une tenue de soirée !
- Et dire qu'on va devoir manger nous-même la tarte à la ratatouille de maman parce que t'es pas là… Maugréa Joey sur un ton de dégoût, faisant légèrement sourire sa cousine.
- Gardez moi un part pour quand on se reverra ! Répliqua-t-elle sur un ton plus, décontracté.
- Je vais devoir te laisser, je vais rejoindre mes amis, on s'est prévu un petit dans l'après-midi. D'ailleurs y'aura Yugi, mon meilleur ami. Tu sais, je t'ai parlé de lui. Expliqua le blond.
- Oui oui, je m'en rappelle bien. Qui n'a pas entendu parler du célèbre champion de Duel Monsters à la coiffure de porc-épic ! Alors bonne soirée, profite bien !
- Toi aussi ! Répondit son cousin sur un ton plus qu'ironique.
- Merci de ta compassion Joey, ça me touche énormément… Répliqua Neko sur un ton blasé.
- -Je rigole bien sûr ! Je penserai à toi, amuse-toi bien quand même ! Où que tu sois !
- Merci, ça fait plus sincère là… Je t'embrasse. Salut !
- Salut ! Lança Joey avant de raccrocher tout en se dirigeant vers le salon où l'attendaient sa sœur, Maï et Tristan.
- C'est bon, t'es prêt ? Lui demanda ce dernier.
- J'attrape mes clés de voiture et on est parti. Annonça le blond en saisissant son trousseau.
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« - Bienvenue à l'hôtel Crillon M. Kaiba. Accueillit le maître d'hôtel en tendant poliment la au jeune PDG qui se contenta de le regarder d'un air méprisant. « Votre frère…
- Salut Seto ! Bon voyage ? L'interrompit Mokuba qui venait d'arriver dans le hall.
- Tu en es où avec Pégasus ? Lui demanda immédiatement son frère sans répondre à la question posée.
- Je vais prendre ça pour un oui. Se dit le cadet pour lui-même en prenant la clé de la chambre de son frère. « Laissez, je vais lui montrer moi-même. Continua-t-il en parfait français alors que le maître d'hôtel s'avançait déjà pour guider Seto lui-même jusqu'à sa suite.
- Alors ? Commença à s'impatienter son frère.
- J'ai appris quelque chose qui ne va sûrement pas te faire plaisir… Commença Mokuba tandis que les deux se dirigeaient vers les luxueux ascenseurs. « Onzième étage. Annonça-t-il en français au groom.
- Tu sais très bien que je déteste quand tu tournes autour du pot Mokuba… Lui rappela son aîné alors que le groom appuyait sur le bouton.
- Tu préfères pas attendre qu'on soit dans la suite pour en parler plus… en privé ? Interrogea le plus jeune en lançant un discret regard vers l'employé de l'hôtel tandis que son frère acquiesçait.
- Onzième étage ! Annonça finalement le groom sur un ton soulagé alors qu'un silence pesant s'était installé dans l'ascenseur.
- Par ici Seto ! Guida Mokuba en se dirigeant vers la gauche de l'étage. « J'espère que tu aimeras ta chambre ! Elle a une super une super vue sur…
- Je ne suis pas là en touriste Mokuba. Le coupa sèchement son aîné sans même jeter un regard au plus jeune.
Mokuba soupira lourdement en mettant la clé dans la serrure. Et dire qu'il essayait seulement de détendre l'atmosphère ! Mais dès qu'il en venait à Pégasus, son frère reprenait son air froid et imperturbable qu'il réservait habituellement aux employés de la Kaiba Corp.
« - Voilà ton palace Seto ! Annonça-t-il en ouvrant la porte joyeusement. « Mais je sais que ça ne t'intéresse pas. Ajouta-t-il en voyant l'air impatient de son frère qui ne prit même pas la peine de jeter un coup d'œil autour de lui. « Pour résumer, j'ai appris il y a une demi-heure que Pégasus avait l'intention d'annoncer une "grande nouveauté qui révolutionnerait le Duel de Monstres", d'après ce qu'a dit son assistant personnel. Tu imagines un peu le choc que son annonce a créé ! Du coup, tout le marché du jeu n'attend qu'une chose : l'annonce de sa fameuse… euh… enfin… sa fameuse annonce quoi ! Voilà à peu près tout ce que je sais pour l'instant. Termina Mokuba en levant la tête vers son frère qui semblait analyser tout ce que son petit frère venait de lui dire.
- Et il a donné des précisions ?
- Tu penses ! Il a bien pris la peine de garder le plus grand secret à propos de sa découverte ! Il paraît qu'il a même surnommé tout ça "le mystère de Maximilien Pégasus" !
- Toujours aussi "je ne m'intéresse qu'à ma bobine" à ce que je vois… Commenta Seto dans un rictus. « Et toi ? Demanda-t-il ensuite en posant les yeux sur son cadet. « Tu as une idée ?
- Seto, t'est pas drôle… Commença Mokuba. « Tu me connais trop bien ! Termina-t-il alors qu'un sourire de triomphe s'affichait sur son visage.
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« - Nous arrivons mademoiselle. Annonça le chauffeur alors que Neko tentait d'apercevoir le sommet de l'obélisque de la Place de la Concorde.
La jeune fille se contenta d'acquiescer alors que la voiture ralentissait pour finalement s'arrêter dans la file réservée aux clients de l'hôtel. Elle attendit que son chauffeur lui ouvre la porte pour descendre du véhicule. Une fois dehors, elle prit le temps d'inspecter l'immense bâtisse qui se trouvait devant elle, levant la tête pour en voir le dernier étage, alors qu'un homme de petite stature se précipitait à sa rencontre :
« - Bienvenue à l'hôtel Crillon Mlle Fitzgerald. Annonça-t-il en tendant la main vers la jeune fille qui, au lieu de lui tendre la sienne, lui demanda immédiatement en français :
« - Est-ce que mon père est déjà arrivé ?
- Il est passé mais il est tout de suite reparti. Cependant, il a laissé un mot à votre attention dans votre suite. Expliqua le maître d'hôtel en suivant avec peine les pas pressés de Neko. « Je vais personnellement vous conduire à votre suite si vous le permettez. Continua-t-il en saisissant la clé de la chambre de la jeune fille qui la prit des mains de l'homme avant que celui-ci ne puisse réagir :
- Je pense ne pas être assez idiote pour pouvoir trouver ma chambre. Répliqua-t-elle sur un ton sec dans la langue de l'homme. « Contentez-vous de vous assurer que mes bagages suivent. Termina-t-elle sur le même ton en se dirigeant vers les ascenseurs.
- Ces jeunes qui ont tant de pouvoir dans les mains, ils se croient tout permis… Qu'est-ce qu'ils peuvent m'énerver… Maugréa le maître d'hôtel en faisant signe au groom qui s'occupait des bagages de Neko de se dépêcher.
- Pardon ? J'ai peur d'avoir mal entendu… Intervint une voix derrière lui avec un léger accent.
- M. Kaiba ! Déclara l'homme, un peu surpris. « J'espère que votre frère apprécie sa chambre… La vue offerte est…
- Il ne fait pas spécialement attention à ce genre de détails. Répliqua Mokuba en dévisageant l'homme en face de lui. « Quant au service de l'hôtel, je vous conseille de profiter de vos clients parce que vous n'en avez plus pour longtemps. Termina-t-il sur un ton des plus froids avant de se diriger vers la sortie, laissant l'autre fulminer derrière lui.
- Il a du cran celui-là… Se dit Neko alors que les portes de l'ascenseur se fermaient sur la scène qu'elle venait d'observer de loin.
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Après une douche revigorante, Seto enfila simplement un jean et un T-shirt noir et s'intéressa finalement alors à sa chambre d'hôtel.
Elle respirait le luxe à plein nez.
« - Quand on a les moyens, pourquoi ne pas en profiter… Se dit le jeune homme en inspectant de plus près la chambre à coucher de la suite.
Un grand lit à baldaquins aux draps à la teinte orangée faisait face à une imposante commode alors que sur le côté, face à la porte-fenêtre qui donnait sur le balcon, se trouvait un maigre bureau en bois avec la chaise assortie. La porte gauche de la commode donnait sur la salle de bain alors que celle de droite donnait sur le salon de la suite. Passant dans la pièce suivante, Seto ne put réprimer un sourire en repensant à son petit frère, tellement fier de lui annoncer qu'il avait percé le grand "mystère de Maximilien Pégasus".
« - Il va falloir que tu t'y fasses Pégasus, tu n'as plus ta place parmi les actifs. Se réjouit intérieurement Seto en saisissant une limonade dans le réfrigérateur.
La cuisine ouverte qui donnait directement sur le salon par l'intermédiaire d'un bar occupait un tiers de l'espace de la pièce, alors qu'un long canapé orangé, une table basse noire et un écran plasma constituaient le reste du mobilier de la deuxième partie de la suite.
« - Il faudra que je touche deux mots à Mokuba sur le choix de la couleur de la chambre… Se dit le brun en fronçant les sourcils à la vue du canapé orange.
Ne restait alors que le grand balcon auquel on pouvait accéder, soit par les deux portes-fenêtres du salon, soit par celle de la chambre. Immédiatement après avoir ouvert la plus proche, il regretta presque son geste en entendant tout le vacarme que faisait la circulation parisienne aux pieds de l'hôtel. Se rapprochant de la balustrade, il put voir à quel point le bruit était justifié : un nombre impressionnant de voitures, bus, camionnettes et autres véhicules se frayaient un chemin sur la Place de la Concorde à coup de klaxons et de crissements de pneus, sans oublier les sifflets des quelques agents de la circulation qui tentaient de se faire respecter à travers ce véritable champ de bataille, et ce malgré l'heure matinale. Ce ne fut qu'ensuite qu'il remarqua l'imposant obélisque qui surplombait la place.
« - Pourquoi faut-il toujours que cette Egypte me suive partout… Ca en devient agaçant à la fin ! Se dit-il, presque le sourire aux lèvres, tellement Yugi et les autres avaient pu lui rabâcher toujours la même chose…
Mais depuis qu'il avait assisté au duel entre Yugi et Atem, il avait dépassé le stade de l'être borné et rationaliste qu'il était il y a encore quelques années, sans pour autant se mettre à croire à tout baratin surnaturel ! Il restait tout de même Seto Kaiba !
Son regard tomba ensuite au bas de l'hôtel que des foules de touristes entouraient, sagement en cercle autour de leurs guides. Devant les portes mêmes de l'hôtel, des bagagistes s'affairaient à décharger des voitures de clients fraîchement arrivés. Il put ainsi remarquer une silhouette qui offrit le même accueil que lui au maître d'hôtel qui tendit sa main dans le vide.
« - Il serait presque à plaindre celui-là. Pensa Seto en rentrant dans le salon, prenant soin de bien refermer la fenêtre derrière lui, faisant ainsi taire les klaxons et autres bruits qui provenaient de la place du dessous.
Ce fut à ce moment précis qu'il remarqua un mot laissé à son attention sur la table basse du salon. Il sa baissa pour le prendre et reconnut sans mal l'écriture de Mokuba :
Seto,
Je crois que tu étais dans ta douche quand je suis repassé et je ne voulais pas te déranger.
Pégasus, enfin l'assistant de Pégasus, a annoncé une sorte de soirée en l'honneur du retour de ton "cher ami" sur la marché du jeu. J'espère que tu as pensé à prendre une tenue pour l'occasion ! Mais te connaissant, tu y as pensé…
Je suis parti rencontrer mon dernier patron français (puisque finalement tu t'occupes personnellement de Pégasus…) Au fait, tu me diras si tu préfères que je reste ou non en France, étant donné que mon dernier travail est désormais fini pour de bon ici. Sinon, je continuerai mon tour d'Europe et j'irai en Angleterre.
Profites peut-être de la matinée pour te reposer parce qu'à cause du décalage horaire, tu dois avoir pas mal de sommeil en retard, surtout après une nuit de vol ! (même si je sais que ça ne te pose pas spécialement de problème…)
Il faut que tu sois en forme pour confronter Pégasus ce soir ! Oups… J'avais oublié de t'écrire que c'était pour ce soir qu'il te fallait une tenue…
Bon, repose-toi bien, je serai de retour pour manger à midi, je te téléphonerai pour te prévenir.
A toute à l'heure.
Mokuba
Seto parcourut à nouveau le mot, ou plutôt le roman, de son petit frère pour n'en retirer que les informations importantes. Il lui fallait être prêt ce soir à rencontrer une nouvelle fois Pégasus sachant qu'il avait une longueur d'avance, grâce à Mokuba, qu'il ne devait surtout pas gâcher. Le problème de la tenue était en effet déjà réglé : il prenait toujours un smoking dans ses affaires, juste au cas où, ce qui se révéla être intelligent pour cette fois.
Pour l'heure, il ne l'aurait certainement jamais admis devant quiconque mais, après avoir piloté toute une nuit, il sentait la fatigue venir peu à peu. Il était encore tôt ici, à peine 6h30 du matin ! (quoiqu'en temps normal, il serait déjà dans son bureau de la Kaiba Corp…) Il rentra alors dans la chambre pour s'allonger tout habillé sur le grand lit, sans même prendre la peine de fermer les volets ou les rideaux.
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« -Hmmm… Alors… 1116… Ah ! La voilà ! Comme si j'avais pu la rater… Se dit Neko en observant le numéro de la suite sur la porte avant d'enfoncer la clé dans la serrure.
Une fois entrée, avant même d'inspecter sa suite, elle couru presque vers la salle de bain pour se changer : qu'est-ce que ce tailleur pouvait être inconfortable ! Après un long voyage comme celui-ci, une douche s'imposait d'elle même ! Dans une tenue plus simple, constituée d'un simple chemisier bleu clair et d'un jean, ses cheveux mouillés lâchés, elle se dirigea vers le salon. Elle remarqua alors un mot laissé à son attention sur le bar de la cuisine. L'écriture était soignée et pressée à la fois. Son père.
« - Quoi encore ? Se demanda Neko en commençant à lire le message.
J'espère que tu as fait bon voyage.
Allume la télévision dès que tu seras arrivée.
« - Au moins ça a le mérite d'être clair… Maugréa Neko pour elle-même avant d'allumer le poste comme son père le lui avait demandé.
Immédiatement, la voix d'un journaliste français résonna dans la pièce :
…pouvez l'imaginer, c'est l'effervescence totale ici après une telle annonce ! Je le répète pour les téléspectateurs qui viennent de nous rejoindre : l'assistant personnel de Maximilien Pégasus a annoncé que son patron allait enfin revenir sur le devant de la scène pour présenter lui-même au monde entier ce qu'on appelle depuis quelque temps "le mystère de Maximilien Pégasus" ! Et la surprise a bien sûr été de taille lorsqu'il a précisé que tout serait révélé ce soir, lors d'une soirée spécialement organisée pour l'occasion ! Le secret avait été gardé jusqu'au bout ! L'assemblée sera constituée de quelques privilégiés qui auront l'honneur d'assister au retour de Pégasus en personne !
Neko en savait désormais assez pour savoir pourquoi son père l'avait fait venir ici. Il avait besoin d'elle pour représenter la partie japonaise de son entreprise et ainsi pouvoir négocier un éventuel contrat avec Pégasus, client non négligeable. Elle éteignit la télévision alors qu'un détail lui vint à l'esprit : comment son père avait-il pu être au courant d'une telle soirée, restée si secrète jusque là ? Mais elle se dit vite que les nombreuses relations de son père avaient joué.
Mais pour l'heure, il lui fallait jeter un œil sur sa société au Japon. Elle ne pouvait pas se permettre de laisser passer quelque chose pour son premier jour ! Elle sortit donc son ordinateur portable et s'installa sur le bureau dans la chambre. Elle travailla toute la matinée sans voir le temps passer, alors que ses yeux commençaient sérieusement à fatiguer derrière ses lunettes, jusqu'à ce qu'un bruit à la porte ne la sorte de sa concentration. Soupirant, elle se leva pour aller ouvrir.
« - Oups, désolé, j'ai dû me tromper ! S'excusa immédiatement le jeune homme en face d'elle. « Encore désolé de vous avoir dérangée. S'excusa-t-il de nouveau avant de repartir.
- C'est rien. S'empressa de répondre Neko. « Au fait, félicitations pour votre petit discours au maître d'hôtel tout à l'heure, j'ai beaucoup aimé.
- Il fallait bien que quelqu'un le remette en place… Et puis, j'aime bien imiter mon grand frère de temps en temps… Se contenta de répondre le garçon en affichant un sourire gêné.
- Si votre frère est tout le temps comme ça, il ne doit pas être très commode … Commenta Neko en souriant.
- Euh… On peut se tutoyer s'il vous plaît ? J'ai un peu de mal avec le vouvoiement hors du contexte du travail…
- Bien sûr ! Lui répondit Neko joyeusement. « Neko Fitzgerald. Se présenta-t-elle en tendant la main.
- Mokuba Kaiba. Répondit le garçon en serrant la main de la jeune fille, non sans avoir réprimé un certain sourire en entendant son nom, alors que Neko n'avait pas pu s'empêcher de faire la même chose. « Bon, je me dépêche, je dois aller réveiller mon frère, il doit vraiment dormir profondément pour ne pas avoir répondu à son téléphone… Commenta le garçon avec un sourire. « C'est la porte à côté, c'est pour ça que je me suis trompé… Encore désolé ! S'excusa-t-il une nouvelle fois en s'éloignant vers la porte voisine.
- C'est rien je t'ai dit. Lui répéta la jeune fille en refermant la porte.
Elle retourna sans attendre à sa table de travail en repensant à la rencontre qu'elle venait de faire :
« - Quelle idiote ! Je l'ai même pas reconnu alors que sa tête est partout en Europe depuis des mois ! Et dire qu'il a une réputation de "sal arrogant glacial" comme son frère… Se dit Neko en se rasseyant devant son ordinateur.
Elle allait recommencer à taper sur son clavier lorsqu'elle entendit une voix joyeuse en provenance de la suite voisine:
« - C'EST L'HEURE DE SE LEVER GRAND FRERE !
Elle se remit à inspecter les comptes de sa société, un sourire aux lèvres rien qu'à imaginer la scène entre les deux frères.
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Voili voilou !
Alors ? J'espère que ce second chap répond à vos attentes !
C'est vrai, pas beaucoup de scènes avec Joey ou la Yugi team mais bon, c'était un sacrifice à faire pour pouvoir avancer dans l'histoire. Mais ne vous inquiétez pas, ils reviendront dès que nos chers amis seront de retour au Japon ! (bah ouais, c'est un peu dur de les caser comme ça en France, à l'autre bout du monde !)
Au fait, dites-moi ce que vous pensez du perso de Neko ! J'aime bien avoir les avis de lecteurs sur les nouveaux persos…
Bon, je pense que la suite est GROSSE COMME UNE MAISON mais bon… Y'a rien de mieux qu'un petit classique !
Merci !
