Cette histoire a été écrite dans le cadre d'une nuit du fof, qui se déroule au premier week-end de chaque mois. Durant ces nuits, toutes les heures entre 21h et 4h, un mot est proposé, et nous devon s écrire une histoire à partir de celui-ci. Ici, le mot était cru.
Disclaimer: les personnages sont à Pierre Bottero, histoire écrite sans but lucratif, bla bla bla…
Salim détestait la viande cru. Pourtant il avait l'habitude, il partait souvent en pique-nique avec Ewilan. Et alors il faisait cuire sa viande doucement sur le feu. Il avait renoncé depuis longtemps à la viande de siffleur séchée, qui était connu pour être assez infect. Comme il le disait, les pique-niques n'avaient plus de secret pour lui. Son repas était parfait, il ne restait plus qu'à faire griller. Il avait pensé à tout, sauf au fait qu'il n'avait pas de briquet humain, alias sa chère et tendre Ewilan, pour entrer dans l'imagination et allumer le feu en un clin d'œil. Il pestait. Chargé du courrier du seigneur d'Al-Far, il s'était sorti d'un rencontre avec trois brigands, et voila qu'il luttait contre un bout de viande dégoulinant maintenant qu'il l'avait sorti de son enveloppe de feuille fraîche. Il soupira une fois de plus. Il détestait avoir oublié ses allumettes, et surtout il détestait la viande cru. Il pensa avec amertume à la rapidité avec laquelle la dessinatrice aurait fait une merveilleuse flambée. Il pensait si fort à elle.
Loin de là, à Al-jeit, Ewilan et Kamil faisait leur tour de garde à la Vigie. Soudain Ewilan tressaillit. En théorie Salim ne pouvait monter dans les spires pour contacter qui que ce soit. Mais le lien qu'il y avait entre eux deux que la communication ne semblait jamais totalement rompu. Ewilan sentit l'énervement de Salim. Elle fit un geste à Kamil et disparut, dessinant un pas sur le côté. Elle réapparut quelques minutes plus tard, hilare.
Salim pestait, mais cette fois-ci, un sourire démentait ses paroles. Il avait changé d'avis, il adorait avoir oublié ses allumettes, juste pour le baiser que lui avait offert celle qu'il aimait, il oublierait mille fois ses allumettes. Cette fois ci, le feu brulait comme jamais. Le jeune homme soupira d'aise en mordant dans la viande chaude, légèrement grillé. Non il ne changerait jamais n'avis. Jamais il ne mangerait de la viande cru.
