Note de l'auteur:Merci à tous pour vos commentaires motivants! J'espère que ce chapitre vous plaira et que vous apprécierez toutes les surprises que je vous réserve pour la suite! Bonne lecture!

Chapitre 2 : Un secret contre une vie

Il était une heure et demi du matin et un froid persistant régnait sur la ville Hollandaise d'Aalsmeer plongée dans les ténèbres. A travers la fenêtre de l'appartement d'Alice, on pouvait encore distinguer le contour imposant des Frênes centenaires qui bordaient la clôture du parc de Groene As et leurs feuilles s'agitaient sous la morsure du vent comme si elles avaient conscience de la tragédie qui venait de se dérouler à quelques pas seulement de leurs branches. Un silence grave caractéristique des scènes de crime s'était imposé devant l'immeuble où trois voitures de police et une ambulance stationnaient, les gyrophares illuminant la rue. A peine quelques minutes après être arrivés sur les lieux, les urgentistes repartirent pour laisser la justice démêler cette affaire, faute de blessé ou de corps à examiner.

Au troisième étage du bâtiment endormi, l'équipe de la CPI s'activait, consciente du fait que chaque heure passée diminuait considérablement leur chance de retrouver l'analyste vivante.

- La porte est enfoncée mais elle a dû leur ouvrir, constata Tommy en examinant le cadre défoncé de la porte d'entrée d'où sortaient des débris de bois et de plâtre.

- Comment est-ce que tu en a déduit ça ? S'enquit Eva.

Un geste ayant d'avantage de valeur que des explications à dormir debout, l'Irlandais lui désigna la trace de chaussure sous la poignée extérieure et l'italienne remarqua qu'elle avait laissé des traces rougeâtres sur le battant. En effet, comment les agresseurs d'Alice auraient-ils pus déjà avoir des traces de sang sur leurs chaussures avant d'entrer chez elle ? Eva interpella néanmoins un policier scientifique pour qu'il y prélève un échantillon. Demain matin au plus tard, ils sauraient si ce sang appartenait bien à la jeune femme.

- Comment sa va toi ? Glissa t-elle doucement à Tommy qui s'était renfermé comme une huître dès leur arrivée sur les lieux. Je veux dire...tu tiens le coup ?

Eva avait conscience que ce genre de questions énervaient son partenaire mais elle ne pouvait faire comme si elle n'avait pas remarqué l'expression assombrie de l'irlandais, la même qui avait suivit la mort de Sienna il y avait maintenant un an. Bien qu'il ne s'épancha pas beaucoup sur sa vie privée, Tommy était manifestement touché par l'enlèvement d'Alice, comme eux tous et le caractère généreux de la jeune Italienne la poussait à s'occuper d'avantage de ses proches que de ses propres sentiments à moins qu'inconsciemment, elle ne trouve, dans l'intérêt qu'elle portait naturellement aux autres, un moyen d'ignorer sa peine.

Tommy répondit par un grognement peut engageant et disparu dans le couloir du troisième étage pour aller interroger le voisin d'Alice.

- Je n'ai rien vu, répondit celui-ci à travers l'entrebâillement de sa porte d'entrée.

Derrière lui, un grondement canin peu engageant dissuada l'irlandais d'exiger qu'il sorte.

- C'était une chic fille, ajouta t-il d'un air sincèrement navré. Elle savait y faire avec ma chienne comme avec tous les animaux d'ailleurs. Elle acceptait toujours de passer la sortir quand je m'absentais en week-end sans demander d'argent en retour...une chic fille.

- Arrêtez de parler d'elle au passé, s'agaça Tommy. Dites moi plutôt ce que vous avez entendu. Trois types sont venus enlever Alice de force et vous allez peut-être insinuer qu'ils n'ont pas fait de bruit ?

L'emploi du prénom d'Alice à la place de l'habituel « Mlle Lidelsen » dont il avait eu le droit avec les autres policiers fit réaliser à l'homme qu'il ne se trouvait pas devant un simple enquêteur extérieur à l'affaire et il se braqua.

- Bien sûr que oui j'ai entendu du bruit ! Des cris même !

- Et vous n'êtes pas sorti pour voir ce qui était entrain de se passer ?

- Vous pensez ! J'ai pas envie de me faire trouer le bide moi !

Tommy réprima son envie de forcer la porte pour secouer ce type, à l'idée qu'il avait été le seul à pouvoir venir en aide à Alice mais qu'il n'avait pas bougé le petit doigt. A la place, il jeta un oeil entendu sur les babines du chien noir qui tentait de se frayer un passage dans l'entrebâillement de la porte en grondant de plus belle. L'homme suivit son regard et réagit aussitôt.

- Ma chienne ne ferait pas de mal à une mouche ! Et quoi ? Vous auriez voulu qu'elle morde un de ces types dont vous parlez ? Vous savez ce qu'on fait aux chiens mordeurs ? On les euthanasie sans même chercher à comprendre les raisons de leur comportement !

Puis il ajouta malignement.

- Mlle Lidelsen l'aimait beaucoup. Je suis sûre qu'elle aurait compris.

Encore une fois, il venait d'employer le passé. Comme si pour lui, il ne faisait aucun doute qu'Elle était déjà morte. Tommy sentit une bouffée de colère l'envahir et préféra laisser l'homme en plan sans ajouter un seul mot.

Au même moment, dans le salon d'Alice, Anne Marie cherchait des informations dans le tas de dossiers éparpillés sur une table. Elle avait préféré fuir au plus vite l'ambiance oppressante de la salle de bain où, manifestement, il s'était passé des événements d'une rare violence. L'espace confiné aux murs et au sol de carrelage froid semblait encore raisonner des échos de la peur et de la souffrance et cela la ramenait à l'époque de son propre enlèvement. La française s'était donc empressée de satisfaire la volonté du commissaire lorsqu'il l'avait chargé de chercher des indices dans les autres pièces et avait laissé les trois hommes à l'analyse empirique de ce que l'on pouvait considérer comme la scène de crime.

Anne-Marie se pencha avec intérêt sur les documents qu'elle avait devant les yeux et dont certains étaient regroupés par catégories, rangés dans des pochettes cartonnées et minutieusement identifiées par des lettres au marqueur. Sur l'un d'eux, elle pu lire : « Dossiers d'adoptions de l'orphelinat St Clément-des-Ifs » sous lequel elle trouva le rapport complet de l'enquête sur le tueur d'enfant Jordan Trap, bouclée deux mois plus tôt. Néanmoins, ce fut une enveloppe cartonnée frappée du timbre de la CPI qui retint immédiatement son attention. Il y était inscrit « Dossier Dimitrov » en lettres manuscrites et son poids conséquent indiquait qu'il contenait une multitude d'informations. Anne Marie fronça les sourcils, certaine de l'avoir déjà vu quelque part. Il faut dire que rien n'échappait longtemps à la mémoire exceptionnelle de l'enquêtrice Française. Il ne lui fallut pas plus de quelques secondes pour se souvenir dans quelles circonstances exactement, et encore moins pour rallier la salle de bain, la lourde enveloppe à la main.

- Commissaire ? Interpella t-elle sans oser entrer dans la salle d'eau alors que Sebastian lançait le scangen.

Hickman et Louis sortirent pour laisser le champs libre à l'appareil.

- Anne-Marie, appelle moi Louis tu veux bien ? Lui répéta-t-il pour la nième fois.

Mais son expression changea soudainement pour une mimique surprise lorsqu'il aperçu l'enveloppe qu'elle tenait dans la main.

- Où as-tu trouvé ça ? Souffla t-il.

- Dans les dossiers sur lesquels travaillaient Alice, répondit-elle en lui donnant. Je suis sûre de l'avoir déjà vu sur votre bureau, c'est bien la même ?

- Oui.

- Elle a du profiter d'une de tes absences pour la prendre en cachette, remarqua Hickman qui étudiait Louis avec attention derrière ses paupières en fente.

Troublé, Louis ne répondit pas et Anne-Marie en profita pour continuer sur sa lancée.

- J'ai trouvé toutes sortes de documents relatifs à son frère et à l'orphelinat dans lequel ils ont vécus. Il y a tout un tas d'annotations, des numéros de téléphone barrés, des adresses griffonnées sur des pages de magasine télé. Partout les même noms reviennent : Jordan Trap, Katherin Lidelsen et Dimitrov. Il me semble avoir lu un rapport sur une enquête que l'équipe a faite il y a moins d'un an et dans lequel figurait ce dernier nom...

- Oui dans le cadre de l'enlèvement d'un fils de milliardaire, approuva Hickman qui gardait les yeux rivés sur Louis.

Mais le commissaire semblait à mille lieux de là, perdu dans de sombres pensées desquelles seule l'exclamation de Sebastian pu le tirer.

- Le scanne est finit vous pouvez y aller !

Louis Daniel s'empressa de rebondir sur ce changement de sujet salvateur pour prier Anne Marie d'embarquer tous les documents afin de les étudier plus en détail au bureau. Alice n'avait pas pu se procurer autant d'informations à elle toute seule et il ne faisait aucun doute que quelqu'un l'y avait aidé mais en attendant d'en savoir plus sur son mystérieux informateur, prendre connaissance des informations qu'elle avait amassé pourrait les conduire à des éléments de réponse.

- Emporte également son téléphone portable, peut être pourrons nous en tirer quelque chose...

Une fois sa requête formulée et en prenant bien soin de ne pas croiser le regard de son vieil ami, Louis se détourna pour rejoindre le génie en informatique qui remballait son appareil avec un soin minutieux. Chacun d'eux s'efforçaient de ne pas se focaliser sur la traîné de sang qui zébrait le sol au niveau de la jonction entre la salle de bain et le couloir, maculant de taches sombres éparses le coin du mur et la poignée de la porte. La première fois qu'ils y étaient entrés, Louis et Hickman avaient eu un haut le cœur tandis que Sebastian avait dû sortir en vitesse pour ne pas rendre son dîner sur les indices. Quand à Tommy, il n'avait pas souhaité s'y rendre, préférant diriger tous ses efforts dans d'autres taches et Eva s'était contenté de regarder de loin sans y entrer. Enfin, bénéficiant de d'avantage de recul que ses collègues du fait qu'elle ne connaisse pas la victime personnellement, Anne-Marie avait considéré la scène d'un air grave et sérieux avant de se mettre immédiatement au travail, en experte de la criminelle qu'elle était. Une fois les documents et le téléphone emballés, elle vint d'ailleurs les rejoindre pour leur apporter son expérience des scènes de crime et Louis et Sebastian les laissèrent, elle et Hickman, démêler le fils des événements grâce à leur faculté d'analyse développée.

La salle de bain n'était pas grande mais comportait une baignoire le long du mur de gauche, un lavabo surmonté d'une fenêtre rectangulaire face à la porte et enfin, un meuble de rangement et un miroir fixés tous deux sur le mur de droite. La porte, démontée en partie de ses gongs, s'ouvrait vers l'intérieur et présentait elle aussi des traces évidentes d'effraction.

- Le rideau de douche a brûlé, remarqua immédiatement la Française en s'avançant vers la baignoire. Ça a l'air récent...

- Alice était assise ici contre le mur, son téléphone fixe est encore sur le sol, indiqua son collègue en désignant le petit espace entre la baignoire et le lavabo.

- Elle avait peur, approuva Anne-Marie. Elle a du vouloir mettre le plus de distance possible entre elle et ses agresseurs.

Les souvenirs traumatisants de sa mauvaise expérience transparaissait dans sa voix et tous d'eux se visualisaient la scène avec un réalisme effrayant.

- Je l'ai entendu fouiller quelque part, comme si des bocaux s'entrechoquaient..., continua à raisonner l'américain en balayant l'espace du regard. Qu'est ce qu'elle pouvait bien avoir à portée de main ?

- Ce tiroir en osier, là, sous le meuble !

- Et il y a un flacon de déodorant en spray là, par-terre, près de la porte, acheva Hickman en faisant quelques pas vers le mur où attendait Louis.

Les deux esprits des enquêteurs étaient désormais sur la même longueur d'onde, leurs pensées suivaient la même logique, tentant de démêler les méandres de l'énigme afin de reconstituer avec précision ce qu'il s'était passé.

- Alice a dû improviser un lance flamme, en déduisit Carl en fouillant frénétiquement le sol des yeux à la recherche d'un objet qui aurait pu lui fournir l'étincelle. Reste à trouver...

- ...le briquet ! Il est là, dans la baignoire !

- Ça expliquerait beaucoup de chose, s'interposa Louis. Le cri masculin que tu as entendu avant celui d'Alice par exemple.

- Oui ! Répondit Hickman, une lueur d'excitation dans ses pupilles bleues. Un des trois mots qu'elle a cité était : « borgne ». Peut-être a-t-elle réussi à en blesser un à l'œil ! Il faut contacter tous les hôpitaux du coin pour voir s'ils n'ont pas accepté aux urgences un homme brûlé au visage dans la nuit !

Louis avait déjà sorti son téléphone et s'éloignait vers le couloir, traversé par le même espoir fou de remonter la piste.

- Ça fait bizarre tu ne trouves pas ? Remarqua Anne-Marie en rejoignant l'Américain qui n'arrivait pas à détacher son regard du sang sur le sol.

- Qu'est-ce qui est bizarre ?

- D'habitude dans ce genre d'affaire, il y a toujours un proche à consoler, quelqu'un qui trouve toujours que la police n'avance pas assez vite à son goût. Là, personne.

« J'ai eu si peur...Si peur de disparaître comme les autres, que mon existence soit balayée aussi simplement. C'est...c'est terrible d'avoir conscience que personne...personne ne remarquera que vous n'êtes plus là... »

Un frisson imperceptible traversa l'échine du lieutenant et ses mâchoires se serrèrent.

- Alice n'avait pas d'autre lien de parenté connu que celui de son frère, Trap. Et la dernière fois qu'on a entendu parlé de lui, il était poursuivi pour meurtre et s'est enfui aux Etats-Unis.

Anne Marie hocha le menton d'un air entendu. Elle avait décelé le trouble dans la voix de son coéquipier habituellement si détaché.

- Je pense que ce ne sont pas les traces d'une blessure mortelle, tenta t-elle maladroitement de le rassurer en considérant à son tour la traîné pourpre sur le carrelage. Alice avait encore des points de sutures à la tête, il est possible que sa blessure se soit ré-ouverte. Ce genre de plaie saigne toujours beaucoup pour un moindre mal...

« C'est rien, ce doit être l'arcade sourcilière, ça saigne beaucoup pour pas grand chose. »

Hickman ferma soudain les paupières en inspirant profondément. La voix d'Alice résonnait encore dans sa tête et son sourire à toute épreuve ensorcelait sa vision. Sentant sa main commencer à trembler et une sueur froide l'envahir, il préféra sortir de la pièce.

- Je reviens, lança t-il simplement à Anne-Marie sans plus d'explication avant de disparaître dans le couloir.

L'américain erra un instant dans le petit appartement pour finalement entrer dans ce qui devait être la chambre de la jeune analyste. Là, à l'abri des regards et de l'agitation de ce combat contre la montre, il sortit sa boite de comprimés de morphine d'une main experte rendue fébrile par l'accélération de son pouls. Deux comprimés avalés sèchement suffirent à calmer sa douleur mais il hésita néanmoins à en ingurgiter un troisième, tenté d'oublier sa part de responsabilité dans ce qui était entrain d'arriver à la jeune femme et son angoisse d'arriver trop tard pour la sauver.

Seulement, au moment où il rangeait la boite dans la poche de sa veste pour retourner à son travail d'investigation, il tomba nez à nez avec Louis qui fixait sur lui des pupilles glacées. Hickman eu un mouvement de recul involontaire, surpris de le voir ici tandis que son vieil ami affichait une expression inquisitrice qui reflétait l'ampleur de sa déception.

- Tu as replongé ? Lui demanda t-il de but en blanc.

Passés la surprise, Carl se braqua tandis qu'une colère froide montait en lui.

- Non. Et même si c'était le cas je ne vois pas en quoi cela te concernerait.

- Ah non ? Répliqua Louis en s'avançant d'un air irrité comme s'il avait peur d'avoir mal compris. Ai-je vraiment besoin de te rappeler que je suis ton supérieur au sein de cette équipe et que, par conséquent, je suis responsable de toi au même titre que les autres?

- Oh je t'en prie Louis, ne joue pas à ce jeu là avec moi tu veux ? Cingla son ami en lui rendant son regard froid ce qui eu pour effet de le déstabiliser légèrement. Tu sors toujours une bonne excuse pour t'immiscer dans la vie privée des autres mais tu n'es pas foutu de te confier, même à un ami !

Les iris de Louis s'agrandirent, ses traits se relâchèrent sous le coups du dépourvu et Hickman n'en trouva que plus de raison de continuer ses remontrances, trop longtemps contenues et qui ne pouvaient plus être écartées respectueusement dans l'ombre.

- Croyais tu que je n'avais pas deviné que tu avais un lien avec ce Dimitrov ? Depuis cette affaire d'enlèvement de milliardaire j'attends patiemment que tu soit prêt à en parler ! Et la façon dont tu as réagi à l'écoute de son nom tout à l'heure ?

Les lèvres du commissaire se mouvèrent mais aucun son ne les franchit.

- Jusqu'ici je me suis tût, Louis. Je t'ai donné une multitude d'occasions de m'en parler mais tu n'en as pas saisi une seule ! Je comprend que tu veuilles garder certaines choses pour toi mais là, garder le secret n'est plus une option.

Carl franchit d'un pas la distance minime qui s'acharnait à les séparer encore et le rapport de force s'en trouva immédiatement inversé tandis que la confrontation de leur regard ressemblait à la rencontre de deux océans en pleine tempête.

- Il ne s'agit plus de toi ou de Lui ou même de ce qu'il a bien pu te faire. Il en va de la vie d'Alice, Louis. Et chaque heure à garder égoïstement ton secret diminue nos chance de la retrouver vivante.

Carl brandit un doigt de la main gauche comme pour l'appuyer sur la poitrine de Louis mais se ravisa alors que ce dernier levait le menton pour soutenir la frontière invisible qu'il ne valait mieux pas franchir.

- N'oublie pas tout ce qu'elle a fait pour toi Louis, se contenta de lui lancer l'américain, la voix vibrante d'émotions. Tant que tu ne sera pas prêt à nous dire ce que tu sais sur cet homme qu'elle recherchait, alors tous nos efforts pour la retrouver seront inutiles !

Sur ces mots et pour éviter d'avoir à regretter un geste de trop, Carl Hickman laissa Louis seul face à ses démons.

Ébranlé par la confrontation, cet homme qui avait été autrefois si solide sentit ses épaules s'affaisser. Dans le silence de la chambre, des souvenirs fugaces vinrent le hanter malignement.

« Une...une analyste ? Pour résoudre des enquêtes policières ? »

« Commissaire, pouvez-vous aller voir si les analyses ADN sont terminées s'il vous plaît ? Si c'est le cas il devrait y avoir un voyant vert allumé sur l'écran. «

« Figure toi que tous les dossiers relatifs à cette famille font l'objet du programme de protection des témoins de la cours pénale internationale. Katherin Lidelsen a été la seule témoin dans une vieille affaire il y a vingt ans de cela, une affaire impliquant Dimitrov. Son témoignage aurait pu faire moisir le Russe derrière les barreaux jusqu'à la fin de sa vie mais malheureusement elle a été...victime d'un accident de voiture la veille du procès. Louis, il s'agissait de la femme de Dimitrov. Alice et Jordan étaient leurs enfants. »

« Ne bougez pas monsieur les secours arrivent !»

-Commissaire, vous venez ?

L'appel d'Anne-Marie tira Louis de ses sombres pensées. Lorsqu'il referma doucement la porte derrière lui, il tourna le dos à ses souvenirs douloureux pour ne garder qu'une seule certitude : il était temps, à présent, de révéler à l'équipe tout ce qu'il savait de cet homme. Et le plus tôt serait le mieux.

A suivre...