Auteur : x-Lilo

Titre : Coup d'un soir, ou presque.

Résumé : Une partie de jambe en l'air, avec un inconnu, un soir d'été, n'engage à rien, pas vrai ? Enfin sauf si l'inconnu est amené à faire partie de notre vie… HPDM, UA

Rating : M, dès le prologue

Genre : Romance, je suppose. UA. Slash, mais vous vous en doutez, puisque vous n'êtes certainement pas arrivé ici par hasard !

Disclaimer : Les personnages appartiennent bien évidemment à J.K Rowling.

Réponses aux reviews anonymes :

Saphyre, Kaylee et Lolotte : Merci, je suis contente que mon début vous ai plus ! Et voici la suite J

Scam: Je ne sais pas trop comment je dois prendre le 'Putain, putain, putain', sinon merci pour tes 'conseils', je préfère les considérer comme tel. Voici la suite, j'espère qu'elle te plaira !

Chapitre I : En voici donc un d'homme (im)parfait !

25 Août

8h10, aéroport de Londres.

Un garçon brun descend de l'avion en provenance de Newcastle. 1m75, cheveux en batailles, yeux horriblement verts et peau bronzée. Si on s'était trouvé dans un de ses films américains absolument débile, où le héros est un jeune adolescent qui fait chavirer le cœur de toutes les filles, il aurait même sans doute eu droit à un ralenti. Quelque chose du genre 'Voici la star'. Peut être même, un arrêt sur image et, là, on aurait vu sa biographie défiler à sa gauche.

Harry James Potter. 18 ans. Une sœur jumelle, Hermione. Deux petits frères, Hugo et Hadrien. Des parents, Lily et James qui vivent toujours le parfait amour après plus de 20 ans de vie commune. Un meilleur ami, des tas de copains. Quelques ex, qu'il a plus ou moins quittés en douceur. Un jeune homme bien sous tout rapport, à priori. L'archétype du héro de film américain. Pourtant s'il fallait ne retenir qu'une chose des deux phrases précédentes, ce serait ' À priori'. Évidemment, personne n'est assez bête pour croire à l''Homme' parfait, et même si on essaye de nous y faire croire dans les films stupides pour ados en manque d'amour, il n'y a rien de comparable avec la vrai vie.

Alors, oui, Harry James Potter ressemblait au jeune homme parfait. Seulement voila, il y ressemblait juste.

Ce jeune garçon, du nom d'Harry donc, sort son portable de sa poche et compose un numéro sans réellement regarder les touches. Le genre de numéro qu'on compose des dizaines de fois par jour et qu'on connaît par cœur sans même s'en rendre compte. Trois sonneries et puis une voix légèrement endormie répond :

- Allô…

- Ron ! Me dis pas que t'es encore au pieu !

- Mec, il est 8h du mat', on est samedi, je te jure que rester au lit jusqu'à minimum 9h c'est un truc qui se fait chez les gens normaux !

- Bon ça va, ça va. J'viens de rentrer, commence pas à me prendre la tête hein ! Dit Harry d'une voix rieuse. Le temps qu'on récupère nos valises, la voiture et qu'on fasse le chemin jusqu'à Little Whinging, on peut manger ensemble à midi. J'ai des trucs à te raconter, ça te dit ?

- T'en as d'autres des questions à la con ? Bien sur que ça me dit ! On a qu'à dire midi et demi chez moi, ça te laisse du temps pour te laver, tout ça… Tu viens pas chez moi si tu pues !

- T'es un connard Ron Weasley !

- Et toi tu m'as réveillé à 8 heures un samedi matin ! On est quitte je pense ! Allez, à toute !

- Ouais, c'est ça !

La case 'bon ami' de l'homme parfait peut être cochée. À part quelques grossièretés, il a tout bon.


Quelques heures plus tard...

Allongé de tout son long sur le lit de son meilleur ami, Harry le regarde manger une part de pizza de façon fort peu élégante.

- Et alors Newcastle ? Demande le roux la bouche pleine

- Bah, Newcastle, c'était Newcastle. Rien de nouveau, j'y vais tous les ans et c'est toujours pareil ! Plein de touristes qui ont du fric à dépenser et de pauvres filles complètement nymphomanes !

- Des propositions Potter ? Rigole son ami.

- J'ai aussi un prénom Ronald ! Et même s'il y a eu proposition, j'ai pas tellement fait attention, il leur manquait l'essentiel, juste là, entre les jambes, soupire Harry, arrachant un sourire à son meilleur ami.

- Et pas un seul mec ?

- Si, en fait si. Un. Hier soir. Il faut que je te raconte, murmure Harry en se dirigeant vers la fenêtre.

Il s'assoit à califourchon sur le rebord, sort une cigarette et l'allume. Mauvaise habitude qu'il a prise après une rupture difficile et qui depuis ne l'a plus quitté. Il en ressent le besoin, à chaque fois qu'il à besoin de se détendre. Ron le regarde faire et attend.

Puis, Harry raconte. Il raconte tout. Le feu, la ruelle, le mauvais caractère, puis les gémissements, le mur, les cris, le bouton de chemise et la photo. Il raconte tout et parvient même à faire rougir Ron. Il se fait même rougir lui-même. Il se souvient comme c'était bon, comme il avait aimé ça…

- Putain mec ! Tu veux me faire croire que t'as couché avec un inconnu, dans la rue ? Je… C'est une blague non ? Ça arrive que dans les films ces trucs là normalement ! La fille qui se promène, rencontre un bel inconnu et fais l'amour contre une porte ce n'est pas tellement réel ce genre de truc si ?

Ron regarde son ami, la bouche grande ouverte, un air profondément débile scotché au visage.

- Non, mais je sais, c'est presque incroyable. On m'aurait raconté un truc pareil je crois que moi non plus je n'y aurait pas cru… Même là j'ai… Je sais pas j'ai du mal à réaliser.

- C'est dingue. Complètement dingue… Et tu sais ce qui est le plus dingue ? C'est que t'ai attendu si longtemps pour me le dire ! Je suis ton meilleur ami ou quoi ?

- Ron, ce n'est pas parce que ta vie sexuelle est inexistante que je dois t'avertir chaque fois que je m'envoie en l'air ! Jt'ai déjà dit que tu pouvais te taper Hermione puisque tu en crèves d'envie, ça me gène pas, moi j'me suis bien…

- Tapé un de mes frères, je sais ! Évite de me rappeler que je t'ai trouvé nu dans le lit de Bill, s'il te plait … Et je te signale, au passage, que je ne crève pas d'envie de me 'taper' ta sœur ! Je… Je l'aime bien, c'est tout ! Moi j'suis pas comme toi, il faut que j'ai un minimum de sentiments…

- Blablabla… Le coupe Harry.

- T'es con ! Et sinon ton prince charmant, tu sais quoi exactement de lui ? Demande Ron pour changer de sujet.

- Hum… Il s'appelle Draco. Il m'a donné son numéro de téléphone aussi, il m'a dit de l'appeler si je passais par Londres.

- Mec, on passe presque tous nos week-ends à Londres ! S'exclame Ron.

- Je sais… Enfin cette année ça va être compliqué, j'ai pas réussis mes examens* et la fac m'est passé sous le nez l'année dernière alors mes parents risquent d'être un peu sur mon dos !

- Hum, les miens pareil. Enfin aucun de mes frères n'a réussi ses examens du premier coup, à part ce fayot de Percy, alors bon…

- Tous des cancres, s'exclame Harry avec un grand sourire.

- Oui, enfin ça ne t'empêche pas de traîner avec nous, voir même de te taper mon frère…

- Techniquement Ron, c'est plutôt lui qui c'est tapé ton…

- NOOOOON ! Tais toi. Je ne veux PAS savoir !

- Arrête de te comporter comme une vierge effarouchée Ronald !

- Et toi comme une sale traînée, Potter !

Quand leurs regards se croisent enfin, ils ne peuvent retenir plus longtemps leur rire. D'abord léger, puis, de plus en plus fort. Une sorte de fou rire voyez vous, le genre de rire que l'on a avec ses vrais amis, le genre qui nous fait mal au ventre parce qu'on a un mal fou à l'arrêter. C'est quand on rit juste pour dire 'comme je suis heureux que tu sois là, avec moi' et c'est quand plus rien autours ne compte. C'est le rire qui énerve ceux qui y assistent parce qu'à ce moment précis on est persuadé que personne ne peut être plus heureux que nous sur Terre. C'est le rire qui rappelle à chacun comme la vie est belle et comme c'est bon de rire. Oui, voilà, ils riaient exactement de cette façon. Ils riaient à s'en décrocher la mâchoire. Ils riaient leur bonheur d'être de nouveau ensemble.

Harry et Ron s'étaient connus dès le premier jour de l'emménagement de la famille Potter à Little Whinging. Les deux garçons avaient alors tous les deux 11 ans et étaient passé de voisins, à camarades de classes pour enfin finir amis en très peu de temps. Ils avaient alors commencé à tout faire ensemble et avaient été accompagnés dans la plupart de leurs bêtises par Hermione, ce qui leur avaient valu, du temps de l'école secondaire* le surnom de 'trio infernal'.

Quand Ron ne supportait plus sa famille trop nombreuse, il savait qu'il pouvait se réfugier chez Harry. Quand Harry ou Hermione avaient besoin de se sentir entourés de jeunes de leur age ou de rire un bon coup, la porte de Ron leur était toujours ouverte.

La complicité du trio aura duré 7 ans et mit à bout pas mal de professeurs. Cependant, la rentrée scolaire prochaine allait mettre fin à cette époque. En effet, seule Hermione avait réussi ses examens et entrait à l'université, pour les deux autres une année de plus allait être nécessaire. Comme si, même là, ils avaient tous les deux refusé d'être séparés.


06 Septembre

Après avoir passé leur dernière semaine de vacances à ne faire absolument rien à part jouer à des jeux vidéo, manger gras et sortir jusqu'à pas d'heure, Ronald Weasley et Harry Potter se tenait devant l'entrée de l'établissement dans lesquels ils allaient passer encore un an.

- Des fois j'me dis que si j'étais pas ami avec toi, j'aurais travaillé l'année dernière et je n'en serai pas là, soupire Ron en regardant le bâtiment qu'il connaît depuis trop longtemps déjà.

- Va te faire foutre Ron ! S'exclame Harry, c'est toi qui m'a dévergondé !

- Alors là, on aura tout entendu. Bon, prêt pour une nouvelle année ? Demande Ron, d'une voix un peu trop dramatique.

- Arrête on dirait Hermione ! Elle est complètement flippée, et encore sa rentrée à elle n'est que dans 2 semaines… Elle est en colère contre nous, parce qu'on la laisse aller toute seule à la fac !

- Comme si on avait fait exprès ! Elle va nous manquer, à nous aussi.

- Rectification, elle va TE manquer, mon cher Ron. Moi je la verrai encore tous les week-ends. Je te rappelle qu'on vit sous le même toit… En plus, c'est très différent, moi j'ai pas envie de la mettre dans mon lit !

- Va te faire foutre Harry, recommences pas avec ça. Et puis arrête un peu de parler de cul ! Tout ça parce que Monsieur à envie de revoir son Draco-je-baise-les-autres-contre-des-murs ! D'ailleurs quand est ce que tu comptes l'appeler ?

- Aux prochaines vacances sûrement, enfin j'en sais rien. Peut être jamais. Le truc bien avec un coup d'un soir c'est qu'absolument rien ne m'y oblige. Déclare Harry, un sourire rayonnant sur le visage.

- Ouais, bon allez, viens, on va être en retard, annonce Ron, commençant déjà à entrer dans le bâtiment.

2 heures plus tard…

- J'y crois pas qu'on ai encore Rogue en maths ! C'est pas possible, et puis t'as vu son sourire quand il nous a vu ? Et puis sa façon de dire ' Vous revoilà'. Quel connard ! Déclare Ron avec hargne

- On aurai du arrêter les maths Ron, soupire Harry. En plus tu sais qui c'est toi le prof de philo ? Il a un nom à coucher dehors… Mal j'sais plus trop quoi !

- Non, mais on va savoir tout de suite. Toute façon ça ne peut pas être pire que Rogue, déclare Ron en riant, en entrant dans la salle.

Quelques minutes plus tard, au troisième étage de ce lycée de banlieue, un sac tomberait violement au sol dans un bruit sourd. Un jeune roux de 18 ans s'étoufferait en se rappelant une photo que son meilleur ami lui avait montrée quelques jours plus tôt, et le professeur manquerait de peu l'attaque cardiaque quand, en faisant l'appel, il prononcerait le nom d'Harry Potter.

Leur nouveau professeur de philosophie n'était autre que Draco Malefoy, jeune professeur de 23 ans, tout juste diplômé.

Assis au fond de la salle, la bouche grande ouverte, le cœur battant à 100 à l'heure et une irrésistible envie de fumer lui tiraillant les entrailles, Harry James Potter n'avait plus grand-chose du héros de film, car après tout, les jeunes hommes corrects ne couchent pas avec leurs futurs professeurs.


* Les examens dont Harry parle sont les A-levels, équivalent du bac et dont la réussite d'un certain nombre (3 normalement) permet l'entrée à l'université.

De même l'entrée à l'école secondaire, correspond à l'entrée au collège, cependant cette 'école' comprend également le lycée.

Et Voila j'espère que ça vous a plu. J'ai essayé de faire passé toute la description dans des dialogues ou avec un peu d'humour pour que ce ne soit pas trop 'lourd'. Je voulais surtout mettre l'accent sur la relation Ron/Harry car elle sera très importante pour la suite !

Je vois déjà certains d'entre vous me dire que l'idée professeur/élève est classique, à ceux là je répondrais simplement que même si l'idée de départ est classique, le plus important Est ce qu'on en fait et je compte essayer d'en faire quelque chose de différent.

Sur ce, à bientôt, pour la suite !

Bisous, x-Lilo.