Bonjours à toutes et à tous ! Avec ce premier chapitre, je m'engage dans une nouvelle aventure... Je vous préviens d'avance que ce ne sera pas une courte histoire, j'ai déjà écrit cinq chapitres et l'histoire ne s'est à peine mise en place, surtout que je prévois une belle histoire d'amour... il vous faudra pour cela avoir de la patience...
Les personnages de Caspian, Chasseur-De-Truffes, Ripitchip et d'autres ne m'appartiennent malheureusement pas, mais j'essaie de me rapprocher le plus possible de ce que j'ai pu apercevoir dans le film...
Pourquoi le film et pas le livre ? Tout simplement parce que ce que j'ai vu dans le film me plaît plus... Inutile d'en dire plus, je pense que vous avez compris de quoi ou de qui je veux parler...
Par contre le personnage d'Eléonore ainsi que tous les personnages qui n'apparaissent pas dans les chroniques de Narnia, m'appartiennent.
Bon ! Trève de bavardage ! Place à l'histoire !
Chapitre 1 : Retour en arrière.
Narnia, 7 ans après le couronnement du roi Caspian.
Le vent soufflait dans les grandes forêts narniannes cette nuit-là, effleurant les feuilles des arbres d'une caresse légère. Pas un bruit ne se faisait entendre mis à part le doux bruit de la cascade se trouvant en contre-pas, procurant à quiconque s'aventurerait dans les bois un sentiment de calme et de sérénité.
Mais un petit craquement vint perturber cette douce atmosphère. Un blaireau armé d'un panier venait de surgir d'un buisson. Bien étrange vision que voilà pour quelqu'un qui n'aurait jamais vu de narnian, mais chose tout à fait ordinaire pour quiconque vivrait en ces forêts.
Le blaireau qui se déplaçait sur ses pattes arrière et qui tenait dans ses pattes avant son panier se mit à chantonner gaiement tandis que ses petits yeux noirs scrutaient attentivement le sol et que son museau frémissait à chaque pas. Il devait certainement être à la recherche de quelque chose, équipé comme il l'était, mais quoi ?
Soudain, il s'immobilisa, comme à l'affût. Il venait de repérer quelque chose. Quelques secondes plus tard, il se jetait aux pieds d'un arbre et se mettait à creuser la terre de façon énergique. L'instant d'après, il tenait dans ses pattes un champignon exquis connu sous le nom de « truffe noire ».
Le nom que l'on donnait à notre ami reflétait d'ailleurs très bien l'activité à laquelle il s'adonnait actuellement. « Chasseur-De-Truffes », c'est ainsi qu'il se faisait appelé. Remarquez qu'il ne serait pas étonnant que notre ami apprécie fort bien la cuisine.
Casseur-De-Truffes était tellement accaparé par sa délicieuse activité qu'il ne remarqua pas la présence d'autres individus un peu plus loin…
Un nain rouge cette fois-ci semblait occupé à parlementer avec ce qui semblait être un détachement de cinq soldats telmarins. Ce ne fut que lorsque les voix prirent en intensité et que le sifflement d'une lame que l'on tire de son fourreau se fit entendre qu'il releva son fin museau du sol.
Voilà bien longtemps que Chasseur-De-Truffes n'avait pas assisté à une rixe entre narnians d'origine et telmarin. À bien y réfléchir, cela faisait cinq ans, depuis la grande bataille qui avait vu tomber le roi Miraz au profit le leur bien-aimé roi Caspian.
Notre ami alla donc se cacher dans un buisson et observa attentivement la scène.
Le nain, comme tous les nains rouges, avait des cheveux et une longue barbe tressée rouge. Il ne portait nulle arme si ce n'est une pioche et une sacoche qui devait contenir des outils de taille. Il était connu que les nains aimaient trouver des trésors. En particulier les pierres précieuses.
Les hommes quant à eux avaient l'apparence caractéristique aux telmarins : teint hâlé et couleur de cheveux foncée. Ils portaient tous des tuniques telmarines et, à la différence du nain, ils étaient tous armés jusqu'aux dents !
« Tu nous as regardés de travers, nain ! Excuse-toi ! » Eructa un soldat qui semblait être le chef du détachement.
« Il est permis de regarder quelqu'un de travers que je sache ! » Rétorqua le nain de sa voix bourrue.
Les soldats se mirent à ricaner. Jamais Chasseur-De-Truffes n'avait jamais vu un tel comportement de la part des soldats du roi.
« Écoutez-le donc, mes amis ! Il ose nous répondre avec impolitesse ! Cela demande justice ! Qu'en pensez-vous mes amis ? »
Ses compagnons l'approuvèrent et avant même que le nain n'ait pu s'en rendre compte, il était transpercé de part en part par la lame du soldat, sous le regard horrifié de Chasseur-De-Truffes qui, pétrifié, en lâcha son panier de truffes.
Il n'arrivait pas à y croire. C'était impossible. Le roi Caspian ne ferait jamais une chose pareille ! Il s'était battu pour leur reconnaissance et leur liberté ! Pourtant, il s'agissait bien des tuniques telmarines qu'il apercevait sur les soldats…
Ses doutes furent confirmés quand le chef dit à ses compagnons :
« Tâchons de trouver encore d'autres de ces vermines, la nuit ne fait que commencer ! »
« Oh non ! Cela recommence ! » Geignit Chasseur-De-Truffes, tout en se tassant dans son buisson, disparaissant peu à peu dans les ténèbres tandis que les soldats s'éloignaient, laissant le corps sans vie du nain aux charognards.
Angleterre, peu de temps après le retour des enfants Pévensie.
De la terrasse de sa maison de campagne, Éléonore inspira une grande bouffé d'oxygène tout en souriant de contentement. Cela faisait un an qu'elle attendait cet instant ! Elle était enfin en plein air et non dans cette atmosphère pesante caractéristique aux grandes villes ! Londres était une ville plaisante, certes. On pouvait y faire du shoping, passer des soirées entre amis ou encore tout simplement travailler, mais la ville n'avait rien de comparable à sa chère forêt qui bordait la maison… c'était tout au moins son point de vue… certainement pas partagé par les autres jeunes femmes de son âge… À presque 20 ans, la jeune femme était unique en son genre, préférant les grands espaces verts, les livres et légendes à la vie d'étudiants menée par les jeunes gens de son âge. Elle était une vraie marginale en réalité, non seulement à cause de ses choix, mais également à cause de son aspect physique… non qu'elle soit laide, au contraire… avec ses cheveux blonds comme le blé mur et ses yeux couleur lagune, elle en faisait tourner des têtes, s'attirant de se fait les regards envieux et jaloux des femmes. Quant aux hommes, ils n'osaient l'approcher, de peur de se faire immédiatement éconduire…
Éléonore n'aimait pas particulièrement la compagnie des hommes… en réalité, elle s'en méfiait et en avait peur, elle avait peur d'avoir le cœur brisé, d'être irrémédiablement blessée comme sa mère l'avait été…
Enfin, elle était courageuse et n'hésitait pas à dire ce qu'elle pensait… ce qui ne lui attirait pas que des amis…
Elle fut subitement tirée de ses pensées par un doux murmure à son oreille.
« Léo ? Léo veut-tu bien venir aider ta pauvre mère à décharger les bagages s'il te plaît ? »
La redécouverte de sa chère forêt allait devoir manifestement attendre…
« Désolé… »
Sa mère lui sourit.
« Ne le sois pas… je sais combien tu aimes cet endroit… et pour ça, je ne te comprendrais jamais… Quel plaisir trouves-tu à te promener permis toutes ces bestioles inconnues et les buissons épineux ? »
La jeune femme rit.
« Et toi, quel plaisir trouves-tu dans le shoping ? »
À la différence de sa fille, la mère d'Éléonore détestait la nature depuis la disparition de son père, sans doute était-ce en rapport directe avec un fait passé... dont sa mère ne lui en parlerait assurément pas d'elle-même…
La mère et la fille débarrassèrent les bagages tout en se chamaillant affectueusement. Quand tous les bagages furent sortis et rangés, elles sortirent toutes deux de la maison pour s'affaler sur des chaises de jardin sur la terrasse.
L'une profitant du calme et de la chaleur des rayons du soleil sur sa peau et l'autre observant la forêt avec une tristesse à peine voilée… malheureusement pour cette dernière, la première ne manqua pas de remarquer son désarroi.
« Que se passe-t-il maman ? » S'enquit Éléonore.
« Rien. » Répondit trop vite sa mère pour paraître vraie.
« Je vois bien que ça ne va pas, ne me mens pas… »
« Éléonore, ça ne te concerne pas ! » S'énerva soudainement sa mère.
Quand sa mère l'appelait pas son prénom en entier, cela ne voulait rein dire de bon.
« Mais enfin… »
« Ça suffit ! Occupe-toi de ta propre vie pour une fois et …» Commença-t-elle, avant de s'arrêter subitement, se rendant compte de ce qu'elle disait à la personne qui comptait le plus pour elle.
Éléonore resta quant à elle pétrifiée, sa vision devenant progressivement trouble.
« Je sais que tu souffres maman ! Je ne sais pas pourquoi, mais je le sais ! Tu n'as pas le droit de me dire ça ! Moi aussi je souffre de la mort de papa ! Et ne me dis pas le contraire, je sais que ça a un rapport avec lui ! Chaque année tu es dans cet état, mais tu ne m'as jamais dit de telles choses… Je ne sais pas ce que cet endroit évoque pour toi et sans doute ne le saurais-je jamais puisque tu t'obstines à ne rien me dire… J'aurais pu t'aider maman… Moi, je te raconte tout ce que j'ai sur le cœur, mais toi, tu ne me dis jamais rien… Je ne suis plus une gamine, maman ! Je peux tout comprendre !
Me livreras-tu un jour ce que tu ressens ? Ou me jugeras-tu toujours inapte à comprendre ?
Maman, je suis assez seule comme ça, alors si en plus tu me laisses… »
Sa mère garda le silence.
« Je vois… Ainsi, personne ne m'aime suffisamment pour me parler, même pas toi maman…» Dit-elle avant de tourner les talons en direction de la forêt.
« Éléonore… » Entendit-elle derrière elle avant de disparaître sous le couvert des arbres.
Elle ne se retourna pas, elle était triste, blessée par le comportement de sa mère. Chaque année c'était la même chose, mais cette année-ci avait été la pire… et dire qu'elle se réjouissait se passer un peu de temps avec sa mère à l'endroit qu'elle aimait le plus au monde…
Les larmes coulaient librement sur ses joues rougies à présent, à tel point qu'elle ne vit pas où elle allait, s'enfonçant de plus en plus dans la forêt.
Quand ses larmes se tarirent, elle aperçut une souche d'arbre et se laissa choir à terre, tout contre elle, repassant en boucle les paroles échangées, les yeux dans les vagues…
Voilà un chapitre achevé... J'espère qu'il vous aura plu ! N'hésitez pas à me faire part de vos impressions ! La suite viendra dans peu de temps...
Sirius-05
