Bonjour, bonsoir & bienvenue !

Nous voici au second jour de la EverElf week dont le thème est comme je vous l'ai dit hier : Rêve ! Waouh. Stupéfiant. Bon alors, autant pour celui d'hier, j'avais pris un peu de liberté avec le thème, autant aujourd'hui, je reste un peu trop dans les sentiers battus. Mais, ça reste tout de même très bien perché ! (avec de la salade, j'insiste)

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Camille : Camiiiiiille ! Je suis contente de te voir là :D (même si c'était pas une surprise ^^) Merci beaucoup :) Aaaah mais t'es une coquine toi ! Oui, voici le deuxième, tout chaud sorti du four ! Bonne dégustation !

Comme toujours, les personnages ne m'appartiennent pas. Hiro Mashima, of course !

Et je vous souhait un très bon appétit !

Enjoy ;)


Au menu, gratin d'Evergreen et soufflé d'Elfman

Jour 02 - Plat complexe (rêve)

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J'ouvre les yeux. La lumière est vive, le ciel est bleu. Je suis allongée sur un nuage. Lentement, sans faire de bruit, je me redresse. C'est doux et moelleux. Ça me donne envie de sourire. Alors, je souris. Lentement, sans faire de bruit, pour ne pas réveiller les garçons, je me lève. Attends une seconde... Pour ne pas réveiller les garçons ? Ma pauvre Evergreen, tu es en plein rêve et tu fais attention à ne pas réveiller les garçons… Je soupire. Les garçons doivent dormir en ronflant bien sagement dans leur chambre, un point c'est tout. J'observe les alentours. Ouah, tout est tellement nuageux que s'en est presque ennuyant. Nan mais tu t'entends penser des fois ?! T'es chiante, Bixrow te le répète assez souvent. Alors, pour une fois, soit un peu contente !

- Youpi !...

Je grimace. Ouais, tout ceci n'est pas très convainquant. J'avance à petits pas. Tiens ?! Qu'est-ce que c'est que ces chaussures… Je penche la tête en levant doucement mon pied. C'est une petite pantoufle blanche qui me sied à merveille. Je souris, les rêves ont parfois du bon. J'étudie ensuite un peu plus en détail mon accoutrement. Une robe longue, légère, qui flotte autour de moi… mais qui est bleue. Oh non, pas du bleu. C'est laid et ça ne me va pas du tout. Je continue ma petite inspection. La robe me couvre totalement la poitrine mais pas mes bras. Les manches sont assez courtes et blanches. Mes cheveux sont attachés, je me demande bien comment. Soudain, un miroir en pied apparaît devant moi. Mes cheveux sont mis en deux chignons, un de chaque côté de la tête. Je souris… avant de constater avec horreur que non, vraiment le bleu ne me va pas du tout. Je ferme les yeux en soupirant. Lorsque je les ouvre à nouveau, mes habits sont verts. Nettement mieux ! Ça, c'est moi. Le miroir disparaît.

- Merci ! je murmure.

Je poursuis ma route qui n'en est pas une puisque, de là où je suis, je ne vois que des nuages, des nuages, des nuages et oh ! Un lapin blanc qui courre vers moi.

- Je suis en retaaaaaard ! hurle-t-il.

- Alice au Pays des Merveilles ! Ma vieille, si tu rêves de ce bouquin que tu as lu à 8 ans, ta vie est bien triste…

- Je suis en retaaaard !

- Retard, retard !

Oh, ça par contre, c'est suspect. Je plisse les yeux. Le lapin blanc qui se dirige vers moi en courant ressemble à s'y méprendre à Bixrow. Je pouffe de rire ! Le costume de lapin ne lui va pas du tout. Il faudra que je lui dise demain matin que, franchement non, tout sauf le lapin blanc ! Le Père Noël, je dis pas mais… Et pouf ! Bixrow, mon Bixrow, se transforme en Père Noël.

- Ohohoh ! Joyeux Noël ma jolie Ever !

- Vive la logique dans ton patelin, Bixrow !

- Bah quoi ? C'est sympa ici. Si tu marches toujours tout droit, tu pourras trouver Fried en train de faire de l'haltérophilie.

- Tu es sérieux ?!

- J'sais pas trop, Ever. C'est ton rêve ! M'enfin, la dernière fois que je suis passé, c'est ce qu'il faisait. Bon, j'y vais moi ! C'est que la petite Azuka va pleurer si elle n'a pas son cadeau de Noël !

- On est en juin, Bixrow.

- Ouah la vache ! Mais j'suis hyper à la bourre !

Et il file en courant. Je regarde un moment la trace de poussière que sa rapide course a provoquée puis, je continue ma route.

Soudainement, des arbres poussent autour de moi et je me retrouve dans une forêt tropicale. Je suis seule et j'ai extrêmement chaud. Ma robe se fane pour laisser place à un haut de bikini avec une petite jupette. Je marche pieds-nus et j'ai les cheveux détachés. J'ai chaud, bon sang ! Les chignons de tout à l'heure étaient parfaits !... Je soupire en baissant les bras. Je tombe alors nez à nez avec un énergumène aux longs cheveux verts construisant une cabane au milieu de la forêt. Fried me regarde avec insistance et déclare :

- Tu as changé, Vendredi…

- Oooh, Robinson Crusoé ! Fried, ça ne te va pas du tout. Et tu pues ! Va prendre une douche !

- Mais…

- Pas de mais ! Il y a bien une rivière quelque part ! Va te laver ! Ton odeur m'insupporte !

Je regarde mon petit Fried s'éloigner avec une petite mine triste. Je souffle par le nez. Il aurait fait de l'haltérophilie, ça aurait été pareil. Pauvre Fried, tout de même. Ce n'est pas de sa faute, il ne doit même pas avoir son shampoing spécial pour cheveux longs. Vite, je me lance à sa poursuite. Mais, étrangement, plus j'avance, plus les arbres se rapprochent les uns des autres, à tel point que je me retrouve obligée d'escalader les racines jusqu'à ne plus pouvoir avancer. Le noir monte petit à petit. Je suis seule et perdue, le pire sentiment du monde. Je tremble, j'ai froid, j'ai peur. Je me recroqueville sur moi-même. Une longue cape me recouvre de la tête aux pieds et lorsque mon regard se pose sur le sol, je m'aperçois qu'il neige. À mes côtés, il y a une petite boîte d'allumettes. Je soupire, pas ce conte…

- Oh toi, ça n'a pas l'air d'aller fort.

Je relève la tête et croise le regard inquiet de Luxus habillé comme un prince. Étonnée, je hoquette et tombe en arrière.

- Attention Ever !

- Luxus ? Mais qu'est-ce que c'est que ça ?!

Je crois être à un bal car tous les gens autour de moi sont bien habillés et dansent au son d'un orchestre que je ne vois pas. Luxus me tend la main pour m'aider à me relever et m'entraîne dans une valse.

- On est où ? je lui chuchote à l'oreille.

- Et bien, au bal.

Je regarde ma tenue. Une grande robe crème avec une ceinture verte et des ballerines à talon.

- Au bal… De la Reine de Cœur ?

- Hein ? C'est qui celle-là ?! Non, non, c'est Maléfique la Reine ici.

- Je vois. C'est une réinterprétation de la Belle au Bois Dormant…

- Qu'est-ce que tu dis, Ever ?

- Rien, rien. À quoi ressemble la Reine ?

- Regarde par toi-même ! déclare Luxus en désignant une estrade du menton.

Je me mets sur la pointe des pieds. Mirajane, dans son plus beau Take Over, observe la salle avec un regard méprisant. Elle me fait froid dans le dos. Je frisonne. Luxus me murmure :

- Ne la regarde pas dans les yeux, sinon elle te changera en pierre !

- Ah non ! je réplique. Ça, c'est mon truc d'habitude !

Il soupire et soudain, il stoppe notre danse. Je le regarde avec incrédulité. Il y a une sorte de peur dans le fond de son regard. Je me retourne pour voir l'objet de toute sa frayeur, si rare chez lui que j'en rirais presque… sauf que ce qu'il y a devant est vraiment, vraiment, vraiment impressionnant ! C'est un dragon ! Pas un comme Acnologia ou Ignir et compagnie. Non. C'est un immense dragon noir avec des dents pointues crachant du feu. Luxus se met à bredouiller quelque chose en reculant petit à petit. Je crois qu'il me demande de le suivre mais mon regard est happé par la créature. Elle a une cicatrice que je connais bien sous l'œil droit.

- Elf ? je demande étonnée.

Le dragon croise mon regard et approche son énorme museau de ma petite personne. Au moment où je pose ma main sur le fabuleux animal, il se transforme. Je suis obligée de fermer les yeux, une sorte de poussière d'étoile me fait violemment tousser.

Lorsque je rouvre les yeux, le dragon n'est plus là. Elfman me tient dans ses bras en souriant. J'attends qu'il dise quelque chose mais, il ne dit rien. Il m'embrasse. Autour de moi, les gens crient et pleurent. Je tourne la tête. Toute la guilde est là au grand complet. Mirajane et Lisanna se tenant par les mains sont habillées de grandes robes blanches. Mes trois garçons sont sur leur 31 et Fried pleure à chaude larme contre Luxus qui se retient avec difficulté. Au loin, le maître regarde la scène avec un air mélancolique. J'ai quelque chose dans la main. C'est un bouquet de lys blancs. Oh, mon dieu… Je penche la tête. Ma robe est tellement blanche que j'en suis éblouie. Je dois être étincelante. Elfman n'a d'yeux que pour moi. Je le regarde, j'ai tellement envie de lui dire quelque chose. Mais tout ce que je réussis à faire, c'est me hisser sur la pointe des pieds pour embrasser le mage de Take Over. À l'instant où nos lèvres se séparent, j'entends un bouchon de champagne sauter. Nous sommes à la guilde, je tiens une flûte vide et il y a un énorme banquet pour une raison que j'ignore d'ailleurs. Je porte ma robe verte préférée et Elfman me tient par la taille. Il me tend une assiette, je regarde vite fait ce qu'il y a dedans : viande froide et gratin dauphinois, petits radis et carottes râpées. Et, dans un coin de mon assiette, un petit cœur de laitue…

- Oh, Elf… je susurre.

- Je t'aime Ever, me répond-il.

Mes paupières se ferment pour apprécier la douce chaleur de la paume de sa main contre ma joue.

...

J'ouvre les yeux. Un rayon de soleil me caresse le visage. Je suis dans mon lit vêtue de ma chemise de nuit en dentelle rose. Je regarde par la fenêtre et je souris. Cette journée s'annonce très belle.

En prenant mon petit déjeuner, je m'excuse auprès de Fried pour cette douche que je lui ai obligé de prendre, je demande à Bixrow si la petite Azuka était contente et j'assure à Luxus que je ne révèlerai à personne sa frousse du dragon. Ils me regardent avec des yeux ronds, je souris intérieurement. Je m'habille prestement pour aller à la guilde. Lorsque j'ouvre les portes, un large sourire fend mon visage. Elfman est là, devant le comptoir à aider sa sœur à porter des cartons. Je m'approche de lui, il me regarde en souriant.

- Oh bonjour Ever, ça va ?

- Merci ! je lui murmure en déposant un baiser sur sa joue.

Et aussitôt je repars, sortant de la guilde en sautillant.

Il ne faut pas chercher à comprendre, le bonheur est parfois compliqué mais il tient à peu de choses.


NdZ Miam ! Et voilà ce deuxième jour ^^ Un plat principal emmêlé dans les fils de l'imagination et du rêve. J'en suis particulièrement fière de ce chapitre parce qu'écrire à la première personne du singulier (certains le savent très bien) est pour moi un exercice extrêmement compliqué et pas drôle du tout ! (oui, j'ai horreur du 'je') Et vous avez vu ?! Ce petit cœur de salade qui se promène ?! ^^ ça s'appelle un clin d'œil. Et je suis pas mal spécialiste du genre.

Rendez-vous demain, je sais pas trop à quel moment de la journée puisque je vais avoir un taf de fou u.u (ma vie va être perchée toute la semaine ! YEAH !) Et pour le troisième jour, le thème sera, je vous mets l'eau à la bouche : Espoir ! (BAM ! Essaie de faire un truc potable là-dessus !) Bref, à demain !

Et pour les review, c'est dessous... ça change pas... :)