Chapitre 2 :

Descendant les marches de bois, Tauriel observait du coins de l'œil le plus grand, et l'un des plus jeunes, des nains. D'après se qu'elle avait entendu lorsqu'elle l'avait mis en cellule, il se dénommait Kili. Celui-ci jouait avec quelque chose, mais elle ne pu pas dire de quoi il s'agissait exactement, à cause de l'ombre de la cellule. Elle s'en approcha, mais il attrapa l'objet entre ses mains avant qu'elle ne pu le voir.

-Qu'est-ce donc ? Demanda-t-elle, curieuse.

-Un talisman. Quiconque lit la rune sur cette pierre est maudit... Lui expliqua-t-il avait de la lever brusquement vers elle. Maudit à jamais !

Elle recula instinctivement d'un pas à cette exclamation, puis fini par partir. S'il la prenait comme ça, il n'aurait rien. Mais elle se sentit malgré tout soulagée qu'il poursuive à nouveau.

-Ou peut-être pas... C'est juste un souvenir en fait, ajouta-t-il avec un léger rire.

Rapidement, Idril passait devant les cellules pour rejoindre celle où était enfermé Thorin. Elle était là le jour ou le dragon avait attaqué. Certes très petite, mais elle avait réussi ce jour là à échapper à la garde de ses parents pour aller voir le massacre. Mais cela n'avait pas du tout était comme elle l'avait imaginé. Au lieux, comme beaucoup le disait, d'être soulagé et heureuse que tout ces nains soient chassé de chez eux, elle avait ressentit l'immense et profonde peine qu'émanait d'eux lorsqu'ils sortaient d'Erebor. Tous aussi petits qu'elle, elle avait était touchée par ces gens qui étaient chassés de chez eux. Elle avait même pu se mettre à leur place, car elle était à cette époque aussi petite qu'une naine, et s'imaginer se que pouvait leur causer la perte de leur seule maison. Mais son souvenir le plus fort était surtout celui du jeune prince Thorin qui se montrait si brave malgré la peine immense qu'elle avait deviné dans ces yeux grâce à sa vu perçante. En cela elle l'avait admiré à cette époque et, malgré toute sa meilleure volonté, n'avait jamais vraiment pu ce débarrasser de ce sentiment si mal venu parmi les elfes. Elle déposa des petits paquets de nourriture devant chacune des cellules de nains qu'elle croisait. Souvent ils acceptaient sans rechigné se peu de nourriture, comme Bofur, Bifur ou Dwalin, mais de temps en temps, ils acceptaient également le bref sourire qu'elle leur accordait. Ce fut le cas le Bombur, qui se précipita sur la nourriture, et de Balin, qui lui rendit un respectueux sourire. Thorin, néanmoins, réagit tout autrement, repoussant totalement l'intégralité de la nourriture. Idril le reconnu là tel qu'elle l'avait vu de nombreuse année auparavant, toujours aussi fier.

-Vous devez manger maître Nain, lui dit-elle en s'approchant des barreaux de la cellule.

-Je ne veux pas de votre pitié, elfe !

Il sembla cracher se dernier mot avec dédain. Elle s'accroupit pour se mettre à sa hauteur.

-Ce n'est pas de la pitié seigneur Thorin, bientôt roi sous la montagne. C'est de la bonté, tout simplement, de la générosité. Sinon je vous aurai libéré.

-Pourquoi ne le faite-vous pas ?

-N'avez-vous pas déjà un marcheur invisible qui sillonne le palais à la recherche d'un moyen de vous faire évader ?

Thorin écarquilla les yeux de stupeur.

-Ne vous inquiétez pas, il est très discret, et de plus invisible. Je ne pense pas que grand monde est pu remarquer sa présence.

-M'auriez-vous libéré sinon ?

Elle sentait toujours du dédain dans sa voix.

-Auriez-vous accepté cette libération ? Ne répondez pas, vous savez très bien que non. Donc je ne vous aurai jamais libéré. Vous auriez trouvé un moyen de toute façon. Et quand bien même, on ne sais jamais se que l'on aurai fait dans un autre cas, cela n'aurez servit à rien, alors ma réponse à votre question ? Peut-être que oui, je vous aurez libéré, sûrement que non, je ne vous aurez pas libéré. Mais dans les deux cas, seriez-vous libre ?

Thorin ne pu réprimer un léger sourire.

-Non, je ne le serai pas, pas plus que les compagnons. Vous êtes étrange, vous ne semblez pas nous haïr.

-Devrai-je ?

Elle baissa le ton de sa voix avant de continuer.

-Le roi Thranduil veux de l'or, des joyaux, moi je veux simplement vivre heureuse, chez moi. Je pourrai comprendre que quelqu'un puisse chercher à reconquérir son chez-soi.

Elle entendit un bruit de pas et de releva en reculant d'un pas. Elle fut soulagé de d'apercevoir Legolas venir vers elle, mais lui trouva un regard bien haineux envers Thorin.

-J'étais sur de te trouver ici. Que fais-tu là ?

-J'apportais de la nourriture.

-Vous parliez ! De quoi ?

-Je lui ai dit que je me ferai un plaisir de manger sa part s'il n'en veut pas, et il m'a répondu qu'il la mangerai pour ne pas me faire se plaisir.

-Est-ce vrai, nain ?

La haine qui se sentait dans la voix du prince sylvestre se fit également entendre dans celle du roi sous la montagne.

-Bien sûr. Doutez-vous d'elle ?

La tête de Legolas se pencha légèrement sur le côté tandis que son visage montra un instant de l'étonnement. Mais il repris vite son aire dédaigneux.

-Bien sûr que non !

Il lui prit les épaules et l'attira contre-lui.

-Ne lui parle plus, nain.

-C'est elle qui est venu me parler, répondit Thorin en regardant Legolas éloigner Idril.

Puis il se rassit et, après quelques instant d'hésitation, fini par ouvrir le paquet pour manger. Legolas lui, ne lâcha Idril que lorsque la cellule de Thorin eut disparu de leur vu.

-Tu es toute seule ?

-Pourquoi es-tu ici ? N'as-tu pas peur qu'on nous voit ensemble ?

-Pourquoi aurai-je peur ? Tu as déjà été mise dans la garde de nuit, je ne vois pas ce qu'on pourrait faire d'autre... Tu es seule ? Peut-on allé rejoindre tout le monde pour Mereth el'Gilith ?

-Non, il y a Tauriel aussi. Il faut aller la chercher aussi !

Il hochât simplement la tête, et ils marchèrent un instant en silence.

-Tu es bien silencieux.

-Je me demandait si cela ne pourrai pas être Tauriel qui aurait dit à mon père que nous étions souvent ensemble.

Immédiatement, Idril voulut répondre et protester, mais Legolas posa une main devant sa bouche en s'arrêtant dans l'ombre. Un peu plus bas devant eux se tenait assise Tauriel, à côté de la cage de Kili. Idril eut un sourire, mais Legolas regarda avec dégoût la scène. Idril lui attrapa doucement le bras pour l'entraîner et rebrousser chemin. Elle fini par lui demander :

-Es-tu jaloux ?

Il lui rendit un regard étonné et glissa doucement sa main dans la sienne.

-Non, bien sûr que non, pourquoi le serai-je ?

A ses paroles, il sentit sa douce main se détendre dans la sienne tandis qu'elle répondait.

-Je ne sais pas, tu les regardais... Comme avec dégoût.

Elle laissa des doigts glisser hors de la main de Legolas.

-Hé bien, répondit celui-ci, tu as vu comme ils parlaient ? Presque naturellement... Mais c'est un nain ! Je devrai allé le dire à mon père. Après tout, je suis sûr que c'est elle qui lui a dit...

-Elle ne lui a jamais dit que nous passions pas mal de temps ensemble ! Je t'assure, elle me l'a dit avec tout la plus forte sincérité au monde. Je la crois, elle ne pourrai pas faire ça, pourquoi le ferait-elle ?

-Elle est fidèle à mon père avant tout. Pas à moi ni à toi en tant qu'amie, mais à mon père.

-Au moins, ce n'ai pas à elle qu'il a transmit ça haine des nains.

-Que veux-tu dire par là ?

-Que c'est toi qui l'a récupérée.

-Pas autant que lui !

-Non, mais tout de même, n'est-ce pas ?

Il soupira, et ne répondit pas. Ils marchèrent quelques minutes en silence avant que Idril ne parle doucement.

-Ne devrions-nous pas allé sur la grande place pour Mereth el'Gilith ? Tauriel nous y rejoindra et nous fêterons ça entre amis.

A nouveau, il soupira.

-Ouais... Entre ami... Non ! S'exclama-t-il en lui prenant à nouveau la main. Viens, laissons-la et faisons ça juste tout les deux.

Il aimait trop la sensation de sa main dans la sienne mais il savait qu'il devrait la lâcher dans peu de temps. Trop peu de temps à son goût. Tandis qu'elle le suivait bien docilement, ne pouvant rien lui refuser lorsqu'il lui prenait la main, son cœur battait à tout rompre, mais elle n'y prenait pas garde. Il l'amena sur des branches de plus en plus hautes et ils finirent par apercevoir les étoiles au travers du feuillage. Lorsqu'ils furent sur la plus haute branche, Legolas s'adossa au tronc et Idril s'assit sur la branche, à côté. Il aurait voulut qu'elle se fut assise plus près de lui, et qu'il est pu la prendre dans ses bras, mais il resta simplement à côte d'elle. Ils passèrent un long moment à se montrer des constellation que l'autre connaissait déjà pour avoir déjà regarder le ciel ensemble d'innombrable fois ces trois cents dernières années. Il aimait par dessus tout, et tout autant qu'elle, ses moment là qu'ils passaient ensemble, rien que tous les deux, et aucun ne s'en cachaient vraiment, bien qu'ils n'en disait rien.

-Je parlerai à mon père, lança-t-il soudain avec un air déterminé.

-De quoi parle-tu ?

-Je lui parlerai, afin qu'il te mette dans la patrouille de jour. Avec Tauriel, et moi.

-Non ! Non, s'il te plaît. Il pourrai prendre cela comme preuve que nous sommes proche, or c'est cela même qu'il veut à priori éviter. Cela n'en serai que pire je pense.

-Ne le sommes-nous pas ? Proche, je parle.

-Oui,... Oui, sûrement. Ou pas trop. Qu'en pense tu ?

-Ou pas trop ! S'exclama-t-il. Pourquoi dis-tu cela !

-Que veux dire proche pour toi ? En cette instant, nous sommes assit côte à côte, donc nous somme proche. Nous somme aussi amis, donc nous somme proche, mais Tauriel aussi est une amie, alors nous somme aussi proche d'elle. Qu'est-ce, pour toi, être proche ?

Immédiatement, il ouvrit la bouche pour lui répondre, mais, d'un peu plus bas des l'arbre, on l'appela soudainement. Il soupira.

-Mon père...

-Va-y, l'incita-t-elle en lui posant une main sur l'épaule.

Comme la voix de son père devenait de plus en plus proche, il finit par descendre de la branche après un long soupire.

-Ne bouge pas de là, murmura-t-il à Idril, je reviendrai dès que je le pourrai.

Elle hochât simplement la tête, et il partit. Ce ne fut qu'une fois descendu que son père lui adressa la parole.

-Avec qui étais-tu ? Demanda son père sur son habituel ton hautain.

-Personne père.

-Tu parlais seul alors ?

-Je parlais aux étoiles.

-Te répondaient-elles ?

-Certaines, oui. Vous répondent-elle à vous, père ?

-Je n'ai gère le temps de parler aux étoiles. J'ai un royaume à gouverner, moi. Tu ferai bien d'y songer sérieusement, toi aussi.

-Allons, père, ne dites pas cela. Vous êtes aussi immortel que moi.

-Oui, évidemment. Bien, mon fils, allons-y, tout le monde t'attend.

Tauriel avait rejoins Idril, peu après que Legolas fut parti avec son père.

-Alors, comment as-tu trouvé trouvé Thorin ?

-Fier, très fier. Mais à priori pas méchant. Comment trouve tu le jeune avec qui tu parlais ?

-Oh, Kili ? Il est très gentil. Garde ça pour toi, mais c'est le moins moche de tous.

-Bien sûr, ne t'inquiète pas. Vous avez beaucoup parlé ?

-Mmh, oui, plutôt pas mal. S'il avait était plus grand j'... je...

Idril lui posa la main sur l'épaule en souriant.

-Oui, je comprend ce que tu veux dire.

-Mais cela ne veux bien sûr pas dire que j'irai le délivrer, lui et ces camarades ! Je respecte mes obligations, je ferai mon devoir, peu importe mes... Sentiments...

Cette fois, Idril rigola à la précipitation dans la voix de son amie.

-Ne t'inquiète pas pour cela ! Je gage qu'il seront tous sortie sans notre aide avant demain matin. Tu fera bien d'aller vérifier dès la fin de la fête.

-Qu'est ce qui te fait dire cela ?

-Oh, rien. Seulement des bruit, des rumeurs invisibles qui parcours nos couloirs.

Elles finirent par redescendre pour fêter les étoiles avec le reste du royaume et, lorsque Legolas les aperçu, il jeta un regard interrogateur à Idril, lui demandant silencieusement pourquoi elle était redescendu, mais elle ne lui répondit que par un simple sourire.

La fête dura jusqu'au petit matin, bien que beaucoup d'elfe la quittèrent bien avant. Suivant les conseils de son amie, Tauriel se leva à l'aurore pour vérifier que les gages d'Idril ne s'avéreraient pas vrai. Mais elle croisa des gardes qui, malgré leur fière allures avec leurs armures, lui parurent trop préoccupé et pressés pour qu'elle, la capitaine de la garde, ne s'en préoccupe pas.

-Les prisonniers se sont échappés ! Lui expliqua précipitamment l'un.

-Quoi ! Mais qu'a donc fait le gardien des clés ! Où est-il !

-Je dirais qu'il se trouve dans les caves.

-Allez immédiatement réveiller le prince et attendez ses ordres ! Je vais allé chercher des explications de la part du gardien. Je voudrai savoir comment ils ont pu s'échapper, et où ils sont allé.

Immédiatement, chacun parti de son côté et Tauriel arriva à la cave à temps pour apercevoir un petit homme, très différents des nains, tomber dans la rivière en contrebat où une douzaine de tonneaux l'attendaient.