Chapitre un ...le passé nous rattrape, le futur nous obsède, c'est pour ça que le présent nous échappe...

Lisbeth Gerardy ( Ellie Goulding 'Your Song' )

Cette situation m'avait été vraiment inconfortable, et je ne n'avais pas su comment l'annoncer à Bella... Je crois que le destin a fait son lot de malheureux, et bien sûr ç'a été mon tour...

Je déglutis difficilement. Debout devant mon bureau, je regardai par la fenêtre. Il faisait nuit noire, il ne devait pas être plus de dix-neuf heures . En ces temps à Chicago, le soleil se couchait plus rapidement, et mon cœur se serra lorsque j'ai vu la silhouette de Bella se dessiner à travers les arbres, se diriger vers la gauche, en direction de l'arrêt de bus. Je savais qu'elle devait le prendre pour aller chez elle et je m'inquiétais à cause de la noirceur du ciel. La connaissant, elle allait attirer les violeurs les plus dangereux de la ville ou avoir de multiples ennuis. Ma petite Bella...Je repensais encore à sa phrase criée avec désespoir : ' Vous n'êtes PAS ma mère ! Combien de fois devrais-je vous le répéter ? '. Bien sûr que je le savais, mais j'aurais aimé l'être, elle était si douce et gentille. Elle me rappelait ce que j'avais vécu... J'aurais aimé la soutenir tout les jours, la voir grandir, la bercer chaque nuit pour qu'elle dorme bien, lui préparer un bon petit déjeuner chaque matin au lieu du si peu de quantité de nourriture qu'elle avalait. Oh, bien sûr, j'aurais voulu être la mère de chacun de ces enfants de Bucktown, parce que je les aimais tellement...Je posais une main sur mon ventre.

Me rappeler ces larmes coulées lorsque le médecin m'avait dit que je ne pouvais pas avoir d'enfants, m'était pénible. Suite à de nombreuses tentatives pour avoir un enfant, j'avais été le voir et c'était à ce moment qu'il avait diagnostiqué chez moi un dysfonctionnement dans mon système reproductif. Mon cœur s'était brisé à l'idée de ne pas serrer contre moi un enfant que je pourrais aimer et élever. Peu de temps après, mon fiancé me quitta.

La douleur que j'éprouvais alors fut si grande que je croyais me noyer dedans. Le temps avait passé, et j'avais décidé de devenir forte. L'idée d'aider des enfants en détresse ne cessait de revenir en moi, et petit à petit , j'étais devenue assistante sociale. Mes débuts avaient été difficiles, car je m'attachais trop aux enfants. Mon supérieur m'avait un jour dit : " Lisbeth. Tu ne dois pas trop te lier avec ces enfants. Ils viennent et ils partent. Contente-toi de les soutenir, c'est tout. Ils sont vulnérables. ". Conseil que je m'étais forcée de respecter, mais peine perdue. J'étais trop émue par leurs situations. Alors, des fois, je m'efforçais de leur offrir un petit cadeau en secret, de les faire rire, de leur glisser des sourires aimants, ceux qu'une mère pourrait faire à son enfant. C'est de ça qu'ils ont le plus besoin, de sourires. On les prend sous notre aile, on leur garantit un foyer en attendant une nouvelle famille pour eux, on se contente de les protéger, mais voilà tout. Ce qu'ils ont le plus besoin, c'était du réconfort, et ça mon supérieur ne l'avait toujours pas compris.

C'était Bella que j'affectionnais le plus, car était l'image parfaite de moi, mais plus jeune. J'avais l'impression de me voir à travers ses si beaux yeux. Mais j'avais mal pour elle lorsque je repensais aux circonstances de sa vie...Ses parents décédés dans ce terrible accident de voiture...Lorsque je l'avais découverte, à moitié morte, sur la chaise d'un parc...Lorsqu'à l'hôpital elle avait pleuré tellement fort sur mes genoux qu'on avait du lui mettre des calmants...

C'était un euphémisme et particulièrement prétentieux de dire que Bella me ressemblait. Car il était évident qu'elle était bien plus robuste , belle, intelligente, courageuse, et aimante que moi. Et tout ça seulement à dix-sept ans. Elle s'en était si bien sortie après ses problèmes d'addiction à la drogue que c'en était stupéfiant. Je crois, que tout comme moi, elle avait réalisé que la vie était précieuse et qu'il ne fallait pas la gâcher.

Je me rappelle sa première visite au centre de Bucktown. Ces gosses l'avaient tout de suite aimée... Elle leur souriait tout le temps, jouait avec eux, imitant des monstres, faisant d'horribles grimaces pour les faire arrêter de pleurer, restait des heures à leur parler,...

Elle était si patiente avec eux ! Rien ne semblait plus faire plaisir à Bella que d'aller jouer avec eux. C'était comme s'ils étaient ses seules raisons de vivre . Lorsqu'un enfant semblait plus déprimé que les autres , elle le prenait par la main et partait se promener avec lui, dans le parc derrière le centre, et elle lui demandait de lui poser les éventuelles questions que celui-ci se posait. L'enfant revenait quelques temps plus tard. Il avait l'air moins triste.

J'avais toutes les raisons de croire qu'Isabella était un ange. Un ange déchu.

Elle allait s'en aller dans trois jours. Comment allais-je, merde, annoncer ça aux gosses ? Une autre larme s'échappa de mes yeux.

Ma seule consolation était que ses futurs parents étaient au courant de sa magnifique volonté de vivre, et de son passé troublant.

Je m'assis dans mon fauteuil en cuir, tranquillement. Je me mis à penser au dernier mois, si mouvementé...

J'avais réellement besoin de reprendre mes idées et de les discipliner correctement.

Je tentais, malgré moi, de tout retracer depuis le début, mais la tâche n'était pas si simple que ça : des milliers d'images s'entreposaient les unes aux autres dans mon cerveau, et impossible de les arrêter...

Commençons par la commencement, me suis-je dit.

Le jour où on m'avait annoncé tout ça.

Flash back

Il y a trois mois, Bucktown, quatorze-heure vingt-deux.

On toque à la porte de mon cabinet. Je sursaute violemment, j'étais absorbée dans le dossier d'un enfant, et je renverse mon café sur mon bureau. Heureusement, je m'en aperçois très vite et ramasse tout mes dossiers.

_Merde !jurais-je.

_Liz ? La tête d'Anthony, mon secrétaire, passa par la porte. Est-ce que ça va ?

_Oui, t'inquiète. J'ai juste renversé du café sur mon bureau, dis-je en essuyant le mieux que je pouvais avec des mouchoirs.

Il rit doucement, plaisantant sur ma maladresse habituelle. Encore un point commun avec Bella, pensais-je.

_Tu pourrais me dire la vraie raison de ta venue, si ce n'est le fait que tu te fous de moi ?m'énervais-je.

_Je voulais te prévenir que tu as un couple qui attend depuis trente minutes dans la salle d'attente. Je crois que tu as complétement zappé leur venue.

_C'est pas vrai ! C'est tout ce qui me manque ! J'avais complètement oublié ! Dis leur de venir et et présente leur mes excuses ! Anthony s'apprêtait à partir lorsque je le huais de la voix .

_Oui ?demanda-t-il

_Pendant que tu y es, rapporte moi du papier hygiénique, c'est tout collant...soupirais-je. Je l'entendis me répondre un : « Oui chef ! » tout en riant.

Il me le rapporta rapidement tandis que j'essuyai le plus vite possible mon bureau et le sol. Je jetai les papiers à la poubelle et me mis à rechercher dans mon emploi du temps le nom de mon rendez-vous, lorsque que quelqu'un toussa légèrement.

Je sursautai une nouvelle fois lorsque je me rendis compte que le couple en question attendait vaillamment, devant moi. Je me levai et leur serrai la main, espérant que celle-ci ne soit pas trop collante.

_Asseyez-vous, je vous en prie. Je m'excuse sincèrement pour mon retard...il faut dire que je suis totalement désordonnée, et...maladroite avec ça : j'ai renversé tout mon café sur mon bureau,souris-je.

J'étais plutôt intimidée par ce couple, ce qui ne m'était pas souvent arrivé, mais cette fois-ci je me sentais vraiment pathétique. L'homme avait des cheveux d'un blond clair, coupés court, ramenés en arrière par du gel. Son nez était fin et droit, ses yeux d'un bleu vif, et sa bouche fine. Il serrait dans sa main celle qui devait sûrement être son épouse. Elle était magnifique. Des cheveux d'un châtain foncé, des yeux brun clair, le visage en forme de cœur, elle souriait gentiment. Le couple devait avoir la quarantaine. Ils semblaient heureux et avaient des visages qui inspiraient confiance. Je jetai un rapide coup d'œil à leurs vêtements. Les marques n'étaient pas visibles mais c'était clair qu'ils étaient riches, vu la qualité. En tant qu'assistante sociale, il me fallait analyser leurs moindres comportements , faits et gestes. Nous parlions de la garde d'un enfant au sein d'inconnus, donc il nous fallait observer tout.

Pour l'instant, aucun comportement suspect. C'était un peu comme le boulot d'un agent de la CIA, mais en moins dangereux...

Par où commencer ?me disais-je intérieurement. Ah oui ! Leur nom... Je me fis une claque mentale avant de chercher leur dossier sur mon bureau désordonné.

_Oui...Donc Monsieur et Madame Cullen, c'est bien ça ?demandais-je, en regardant d'un œil distrait leur formulaire d'adoption.

_Exactement, répondis d'un doux ténor l'homme blond que j'identifiai comme Carlisle Cullen.

_Oui...Vous avez rempli ce formulaire il y a un mois, et vous l'avez envoyé à cette agence d'adoption, suite à quoi on vous a rappelé pour prendre rendez-vous...Vous venez de Forks, à côté de Seattle ? C'est à l'autre bout de l'Amérique !dis-je, étonnée. J'ai des contacts dans l'état de Washington, je peux vous assurer que les agences d'adoption là-bas sont très bien, mais...pourquoi en avoir choisi une à Chicago ? Cela complique les choses !remarquais-je, curieuse.

_On sait, a murmuré madame Cullen. Il y a deux mois, j'ai du me rendre à Chicago pour mon travail. Je suis décoratrice d'intérieur et je voyage beaucoup, et cette fois-ci mon mari m'avait accompagné. Un jour, un ami à nous qui avait adopté , nous avait parlé de ce centre, en disant qu'il était très bien et que les adoptions étaient plus...faciles,dit-elle en levant les yeux vers moi. Et puis, Carlisle et moi avions décidé d'aller y jeter un œil et... je ne sais pas comment vous expliquer , mais disons qu'une fois que j'ai vu la petite fermette, à Bucktown, j'ai su que je devais adopter là. Ça a quelque chose à voir avec mon instinct de mère. J'étais sûre que c'était ici le bon endroit, sourit-elle. Même si c'est énormément loin de notre endroit de résidence, je ferais de mon mieux pour que tout se passe bien.

Elle avait l'air heureuse...Je me dis qu'elle ferait une excellente mère. Je pouvais voir à son comportement qu'elle était très tendre, douce, et calme. Tout comme son mari, ils me semblaient être patients.

_Donc, je vois que vous avez deux enfants âgés respectivement de dix-sept et dix-huit ans, continuais-je, après quelques autres questions au sujet de leur formulaire d'adoption. Une fille et un garçon qui sont au lycée...Les avez-vous prévenus de votre désir d'enfant?

_Oui, répondis Esmé Cullen. Ils sont heureux pour nous, ils nous ont soutenus depuis le début. Bien sûr, la première fois qu'ils l'ont appris, ils étaient très étonnés et même choqués qu'on veuille, mon mari et moi, encore un enfant à notre âge...Mais on leur a parlé de la démarche d'une adoption. Disons que que chaque adolescent normal aurait réagi de la même manière, je pense.

_Vous pouvez me décrire leurs réactions et leurs sentiments face au fait qu'ils auront une nouvelle sœur ou un nouveau frère ?

_Et bien...Ils essaient de s'habituer à ça. On les a prévenus à l'avance du bouleversement que cela allait apporter. Ils anticipent déjà ce qui va se passer, en fait...ils ont déjà préparé ce qu'ils allaient dire, quelle attitude ils allaient adopter...Carlisle et moi-même les avons préparé à tout ça, sourit-elle.

_Je suis médecin,ajouta son mari. J'ai travaillé pendant des années dans une psychiatrie pour payer mes études...J'ai beaucoup appris là-bas, vous savez...Je sais ce qu'il faut que je fasse en cas de problèmes comportementaux ou médicaux. Je suis habitué à ça. Ça fait partie de mon travail de rassurer mes patients et ...

_Oui mais, ici il s'agit d'un enfant, le coupais-je. Il parut déstabilisé, ainsi que sa femme qui avait resserré sa pogne, tandis que je continuai : Le jugement que l'on impose sur une personne dépend de sa relation avec celle-ci. Si en tant que médecin, vous avez de la facilité à communiquer et à rassurer vos patients, c'est parce que vous ne connaissez pas leur entière vie à part leur dossier médical. Dans le cas ici présent, vos jugements ne pourront être aussi clairs et logiques, car vous devrez cohabiter avec l'enfant, le chérir, prendre soin de lui. Vous serez confus.

Il baissa le regard, suivi de sa femme qui fixa un point invisible derrière mon épaule. Je les rassurai :

_Excusez-moi de ma brutalité. Mais c'est mon travail que d'émettre mon opinion, et de vous juger. Je sais à quel point cette situation doit être nouvelle pour vous, mais ne vous inquiétez pas : si je peux vous donner un conseil, c'est de vous détendre et d'agir comme vous le faites d'habitude. Alors..., repris-je , en observant leurs mines crispées se détendre, j'aimerais vous poser une question très importante. Elle déterminera toute la démarche suivante. Alors...quel type d'enfant avez-vous songé jusque maintenant ?

Le couple Cullen se regarda dans le blanc des yeux pendant quelques secondes. Je crois que c'était parce qu'au fond d'eux, ils s'étaient préparés à la question, mais ne savaient pas quand cela allait leur tomber dessus. J'avais droit à ce genre de réaction une dizaine de fois par jour. C'était un grand pas que d'adopter, et un autre encore plus grand que de s'y habituer.

Ce fut Carslisle Cullen qui prit la parole :

_Nous avions d'abord réfléchi à adopter un petit bébé, ou un enfant...Puis...on s'est rendus compte qu'il fallait qu'on soit honnêtes envers nous-mêmes : j'ai quarante-neuf ans et ma femme quarante-cinq. J'aimerais de tout mon cœur avoir un petit enfant dont je pourrais m'occuper, et je le ferais très bien, mais...je ne crois pas que Esmé et moi ayons beaucoup d'énergie à revendre. Enfin, j'espère que vous comprenez ce que je veux dire...murmura-t-il.

_Oui. C'est très franc de votre part de me l'avoir dit. Donc...cela signifie que vous voudriez d'un enfant plus âgé ?dis-je en triturant mon stylo du bout des doigts.

_Oui, répondit-il.

_Une préférence pour le sexe ?

_Non.

_À...à peu près quel âge ?demandais-je.

Oh, je savais fichtrement la réponse. Je la sentais qui venait, la menace. Elle rôdait, elle rôdait, au-dessus de ma tête...

_Entre seize et dix-huit ans.

Il n'y avait qu'une seule personne entre seize et dix-huit ans dans le centre...

Trois semaines plus tard...

_Allo ? répondit une voix à travers le combiné téléphonique.

_Oui , Monsieur et Madame Cullen ?

_Non, c'est leur fille à l'appareil. Je vais vous passer mon père. Voilà, aurevoir.

_Aurevoir. Mr Cullen ?

_Oui ?

_Bonjour, c'est Lisbeth Gerardy, de l'agence d'adoption.

_Oh, bonjour ! Comment allez-vous ?

_Très bien, merci. Et vous ?

_ Pareillement, je vous remercie.

_Voilà, je voulais vous dire que votre dossier d'adoption a été retenu...

_Oh mon dieu...

_ Je vais vous expliquer la procédure habituelle : il faudra que l'on se fixe un rendez-vous pour se rencontrer, afin que je puisse observer votre lieu de vie et déterminer si l'enfant y sera bien. Ensuite, je devrais interroger une personne proche de vous, pour le questionner au sujet de votre famille. Suite à cela, je vous appellerais pour vous annoncer si oui ou non votre dossier est toujours en lice. Et puis...je vous reverrais, et je vous..présenterais votre nouvel enfant.

_...

_Monsieur Cullen ? Vous êtes toujours là ?

_Je...je...Merci ! Oh mon dieu, vous ne pouvez pas imaginer ma joie...je vous remercie infiniment...

-Je n'y suis pour rien. C'est grâce à vous seuls...

Il y a deux mois. Dimanche après-midi, Forks, seize heures une.

Je contemple bouche bée la villa devant moi. Maison magnifique, grande, spacieuse, parfaite pour...un enfant. Ces gens me paraissent de plus en plus parfaits...Je soupirais de mécontentement envers moi-même. Je ne pouvais rien faire en tant qu'assistante sociale. Mon patron m'avait dit de ne pas m'attacher, je comprenais maintenant pourquoi.

Je garais ma voiture louée et sonnai à la porte. Un garçon aux boucles blondes m'ouvrit la porte, souriant légèrement. Les yeux et les cheveux de son père, le même air attendrissant de sa mère...

_Bonjour. Vous êtes Lisbeth Gerardy ?sourit-il. Sans me laisser le temps de répondre, il m'ouvrit la porte en disant : entrez, je vous en prie.

Je remarquais ses manières polies et ses sourires discrets. Il avait la même beauté naturelle de ses parents, le même regard sincère.

_Tu dois être Jasper, n'est-ce pas ? Ravie de te rencontrer.

_Moi de même !Donnez-moi votre veste, faites comme chez vous. Mes parents sont au salon, je vous y emmène.

_Oh! D'accord, souris-je ,tandis qu'il me débarrassait de ma veste en laine bleu.

Il accrocha celle-ci à un porte-manteau en fer et je le suivis dans un couloir grand et lumineux, tapissé en beige crème et aux murs du même ton mais plus clair. Nous arrivâmes dans l'immense salon au parquet en bois.

J'inspectai la pièce du regard. Elle était grande, bien sûr, dans les tons beige clair et beige foncé. Des bougies étaient transposées un peu partout, ainsi des grands vases fleuris, des petits objets décoratifs africains, et des tableaux magnifiques étaient accrochés aux murs. J'en identifiai un comme un lac de Forks que j'avais vu en carte postale dans un de ces nombreux magasins de souvenirs tout au long de mon chemin. Au milieu de la pièce se trouvaient deux canapés d'un vert très clair ainsi qu'une table en verre d'où reposaient des tulipes rouges. Le couple Cullen était devant moi, accompagnés par ce qui me semblait être leur fille. Magnifique comme son frère, bien entendu. Des cheveux blond un peu plus foncés que son frère tombaient en somptueuses boucles sur ses épaules. Les yeux bruns et le corps élancé et svelte, elle les avait obtenus de sa mère. Elle souriait gentiment, à côté se son père. Je sentis Jasper s'asseoir dans un des canapés.

_Bonjour !, dis-je, en serrant les mains respectives de Carlisle et d'Esmé Cullen, ainsi que de leur fille Rosalie. Je me rendis compte que ses parents avaient dit la même chose que moi en même temps.

_Asseyez-vous ,je vous en prie, chantonna Esmé Cullen. Comment allez-vous ? J'espère que le voyage ne vous a pas été trop pénible ?

_Je vais très bien, merci, répondis-je en m'asseyant. Le voyage était agréable, bien qu'assez long, je dois dire. Mais je dois avouer qu'en voyant Forks, j'ai mieux compris votre désir d'habiter dans un endroit si éloigné : j'ai eu l'impression qu'il émane de cet endroit tant de sérénité et de calme que je m'y sens comme chez moi. Oh, et puis toute cette verdure, cette beauté naturelle, ces montagnes, ces rivières, ces forêts,...rigolais-je de mon propre babillage.

_Nous savons ce que vous voulez dire, sourit Carlisle. Dommage que le temps soit aussi mauvais par ici...soupira-t-il.

_Pareil qu'à Chicago ! Vous avez toujours habité ici ?demandais-je.

_Non, répondit-il. Avant j'exerçais le même travail mais à Los Angeles. Ça fait bientôt dix ans que nous avons déménagé à Forks.

_Et bien dis donc, ça a du faire beaucoup de changements pour vous de déménager de L.A jusqu'ici ! C'est totalement différent !m'étonnais-je.

_Oh ça oui !rit Esmé. Il y a tout qui a changé , pas seulement la localisation, mais aussi au niveau culturel, touristique, et puis...les gens sont l'opposé de ceux à Los Angeles !

_Excusez-moi, mais pourrais-je savoir pourquoi vous avez déménagé ? Vous aviez beaucoup plus d'avantages à vivre là-bas plutôt qu'ici...

_Oui, c'est vrai...mais nous n'étions pas très heureux, Esmé et moi. Les enfants avaient sept et huit ans, et c'était assez dangereux pour eux, à cause du nombre de personnes vivants là-bas et de la chaleur suffocante. Et puis, les gens à Los Angeles n'étaient pas souvent...sympathiques. Ma femme et moi, nous sommes plutôt des personnes très calmes. Alors déménager à Forks et sa tranquillité était un vrai bonheur pour nous. L.A était trop bruyant, trop vivant, trop..fatiguant, en quelque sorte. Certes, il ne fait pas très beau ici, mais les gens sont très chaleureux, et puis, il n'y a pas de pollution, de bruits inutiles, juste l'air frais. C'est ce qui nous a attirés.

_Je comprends...Et sinon, vous n'avez pas eu de problèmes particuliers depuis...?

_Non, pas que je sache. Les enfants se comportent bien, leur lycée est chouette, et ils ont beaucoup d'amis d'après ce que je sais. N'est-ce pas, les enfants ?

_Oui, répondirent-ils en cœur.

_Parfait...,notais-je dans mon carnet. Esmé Cullen se leva tout d'un coup en s'écriant :

« J'avais complètement oublié ! Que je suis sotte, j'ai totalement oublié de vous demander si vous vouliez du thé ou du café ou autre chose, Mme Gerardy ?

_Vous pouvez m'appeler Lisbeth, vous savez. Je voudrais bien un café, merci beaucoup.

_Je vous en prie, je vous apporte ça tout de suite, Lisbeth.

Elle revint quelques minutes plus tard où je leur posai plusieurs questions, comme par exemple s'ils avaient parlé de leur désir d'enfant aux autorités centrales communautaires, depuis combien de temps ils étaient mariés ,et enfin s'ils avaient fait leur cycle de préparation ,organisé par leur commune. Donc si un juge de la jeunesse les avait jugés qualifiés et aptes pour pouvoir adopter. Ils devaient donc disposer des qualités socio-psychologiques nécessaires.

Je fus surprise de savoir que oui. Ils étaient vraiment très préparés à ça.

Je posai aussi quelques questions à Rosalie et Jasper, pour savoir s'ils s'étaient vraiment bien préparé à cette adoption, s'ils étaient consentants, comment ils s'étaient habitués à Forks, comment les habitants les avaient accueillis, etc...

Ils me répondirent avec toute franchise que oui, leurs parents avaient vraiment insisté pour savoir s'ils étaient prêts à ça, qu'ils pouvaient renoncer s'ils ne l'étaient pas, mais au final ils s'étaient faits à l'idée d'avoir un nouveau membre dans la famille. Rosalie ajouta qu'elle avait toujours voulu d'une sœur, « un peu de présence féminine » comme elle le disait, car sa mère travaillait tout le temps, et son père aussi, donc elle n'avait pas beaucoup l'occasion de parler en famille. Elle m'étonna lorsqu'elle ajouta : « J'ai toujours souhaité m'occuper de quelqu'un...comme si c'était mon enfant. Je veux dire, je crois que j'ai...beaucoup d'amour à revendre, en quelque sorte. ». Jasper quant à lui s'était contenté de me répondre : « J'ai totalement confiance en mes parents. S'ils veulent un enfant, c'est leur choix, je crois que je ne me permettrais pas de les décevoir, et puis cela ne me dérange pas. J'essayerais de tout mon cœur d'être un bon frère... ».

Décidément, non seulement ils étaient beaux, mais ils étaient aussi riches, avaient une magnifique maison dans une magnifique petite ville et de magnifiques enfants biens élevés...Il restait bien la question du ' si les parents auront assez de temps pour s'occuper de cet enfant ?' , mais là elle ne se posait pas : non seulement ce n'était plus un enfant, mais en plus de ça, celui-ci aurait de charmants protecteurs pour veiller sur lui...

Le temps passa vite. Je quittai le seuil de la villa Cullen à dix-sept heure cinquante-deux ( j'avais regardé ma montre ), en les remerciant du café et en leur disant qu'à part le témoignage d'un proche, il ne restait pas grand chose à part attendre...Je partis un sourire aux lèvres, mais les émotions chamboulées.

Mon sourire disparut une fois dans la voiture.

Je ne savais pas ce qui m'arrivait. J'ai serré les poings autour du volant, d'une soudaine férocité qui m'était inconnue. Posant ma tête sur celui-ci, j'ai soupiré. Mais qu'est-ce qui m'arrivait, bon sang ?

Pourquoi étais-je si énervée...?

La réponse fusa dans mon crâne, me renfonçant dans ma colère : « Parce que tu sais que c'est de Bella qu'il s'agit, parce que tu sais qu'il faudra que tu lui en parles à ton retour mais que tu n'en as absolument aucune envie et que tu ne pourras pas supporter sa colère, parce que tu sais que tu ne peux rien, rien, rien faire pour elle, et finalement, parce que tu as conscience que tu t'es trop attachée à elle, et que tu es jalouse de ce couple qui l'air d'être parfait et qui a tout ce dont tu a toujours rêvé d'avoir... ».

Je démarrai en trombe direction mon hôtel, furieuse de ma lâcheté.

Mercredi matin, dix heures trente, Port Angeles...

_Alors ? Dites-moi, connaissez-vous bien les Cullen ?

_Oh, oui. Carlisle Cullen travaille avec moi depuis dix ans maintenant à l'hôpital. C'est un très bon médecin, vous savez. Il aime beaucoup son travail ,dit le docteur Gerandy.

_Voulez-vous dire par là qu'il travaille plus qu'il n'est avec sa famille? Vous pensez que son métier pourrait poser quelques problèmes face à son adoption ?

_Qu..Quoi ? Non, non, ce n'est pas ce que je voulais dire ! Il essaye à chaque fois de prendre le plus de congés possible, mais je veux dire qu'il est toujours plein d'énergie, il est motivé. Il aime beaucoup son métier, mais sa famille est clairement plus importante, et vous savez, je trouve que c'est un homme très bien, je veux dire, il a quitté Los Angeles pour venir s'installer lui et sa famille dans une petite ville minuscule...C'est très respectable, c'est pour ça que les habitants de Forks l'ont tout de suite aimé, et...Enfin, je...

_Excusez-moi de vous interrompre mais vous semblez très nerveux. Y aurait-il par hasard quelque chose dont vous me souhaiteriez parler ?remarquais-je en voyant son front se perler de sueur.

_Non, enfin, oui je suis très tressé, parce que j'ai peur de dire quelque chose de travers qui pourrait tout gâcher, et Carlisle est un homme très bien et...je ne sais pas trop quoi dire...j'ai un peu peur...

_Peur de quoi ?dis-je en haussant un sourcil.

_Enfin, que...dire des choses que je pense et que vous les interprétiez mal...oh excusez-moi, je ne veux pas dire par là que vous êtes incompétente, c'est juste...oh, je suis terrifié, je dois l'admettre, je ne sais pas comment dire ça...bégaya le docteur Gerandy.

_Calmez-vous, Mr Gerandy. Buvez un peu d'eau et respirez un bon coup. Après tout, ce n'est pas comme si vous me cachiez quelque chose, si ?

_Non ! Je ne vous cache rien !s'écria-t-il. Se rendant compte de son excès de réaction, il bus son verre d'eau avec rapidité et souffla un bon coup. Vous savez, continua-t-il, Carlsile Cullen n'est pas seulement un bon médecin, mais c'est aussi un bon père. Nombre de fois j'ai du lui demander conseil à propos de mes enfants, et ceux-ci ont toujours été efficaces. Et puis, c'est un très bon ami, et...c'est un homme de confiance, on peut tout lui dire, il est très calme et posé, et il vous écoute beaucoup. Sa patiente et sa dévotion sont des qualités qu'il met toujours à votre profit. Voilà.

_Okay, très bien Mr Gerandy, dis-je en mettant ma veste.

_C'est tout ?

_Et bien..oui...? Vous êtes soulagé on dirait !

_Heu...je vais être honnête avec vous : je le suis. Vous êtes une femme très stressante vous savez et...oh non! Ce n'est pas ça que je voulais dire ! Je suis vraiment désolé ! Cela n'avait rien avoir avec vous ! Je voulais juste dire que...

Il y a une semaine. Chez les Cullen. Dix-huit heures trente-neuf.

( Ecoutez , je vous en prie... : Lili – Aaron )

Mon cœur bat vraiment très fort, et mes mains sont moites. En faisant cela, j'allais dire adieu à Bella, celle que j'avais vu grandir et s'épanouir. En sortant cette photo d'elle prise à son insu, j'allais devoir lui dire au revoir à jamais. Pour toujours. En défroissant ce bout de papier, je dévoilais ma source de bonheur quotidienne, et je donnais une partie de ma vie, de mon âme.

Mais je n'avais pas le choix. Voulais-je qu'elle soit heureuse ? Bien sûr que je voulais...

_Je...je...vous présente Isabella Swan. Elle a dix-sept ans. C'est elle que vous allez..adopter.

Esmé prit la petite photo, et murmura ' Oh mon dieu...' suivi de son mari qui serra ses épaules. Ils se prirent dans leur bras et je crois que j'entendis un petit sanglot et quelques phrases comme ' Ça faisait tellement longtemps que j'attendais ça..., Moi aussi chérie...'. Ils passèrent la photo à leurs enfants. J'entendis leurs exclamations, je sentis leurs sourires, leur bonheur. ' Elle est si belle...'. Oh oui , si belle.

Mais je regardais par terre, sans dire mot. La nuit dernière, je n'avais pas fermé les yeux, je m'étais contentée de répéter ces quelques mots, ces quelques phrases, je me disais il faut que tu sois forte Liz, il ne faut pas qu'ils te voient pleurer, tu n'as jamais pleuré, tu te tiendras droite, tu seras muette, sèche.

Mais je mettais soudain arrêtée de fixer le plafond, me roulant en boule dans les couvertures...Je ne veux pas dormir, je ne veux pas la perdre, pas elle...

Et là, j'étais assise dans le même canapé blanc-vert, à observer leurs tapis, les jambes et les pieds collés l'un à l'autre, les mains serrées si fort que j'en avais des jointures blanches. Je pinçais mes lèvres. Je ne voulais pas les voir, eux leur bonheur blessant, sachant que c'en était fini pour moi, qui fallait que je la laisse s'envoler...

Ma douleur était si forte. J'ai fermé les yeux un instant.

_Lisbeth ? Est-ce que ça va ? Vous avez l'air pâle.

_C'est toujours dur de laisser partir quelqu'un que vous avez vu grandir, murmurais-je.

Soulevant la tête pour souder mon regard aux leurs , je leur dis, ce que je redoutais le plus : Il faut que vous sachiez que Bella, c'est comme ça qu'elle aime que l'on l'appelle, a eu beaucoup de problèmes.

_Quel genre...de problèmes ?chuchota Rosalie.

Je soufflai, ou plutôt je haletai, et après un long moment , je parlais enfin :

_Le passé de Bella a été très , très dur. Elle a perdu ses parents il y a cela six ans, dans un accident de voiture. Elle n'avait que onze ans, elle ne s'en ai jamais remis. Elle n'avait aucune famille, et on l'as placée dans un orphelinat. Je ne sais pas ce qui s'est passé exactement, mais elle a fuguée, et un jour je l'ai trouvée sur un banc dans un parc , en plein hiver, à Chicago. Il faisait moins vingt degrés, et elle était sur le point de mourir. Je l'ai amenée à l'hôpital où on l'a guérie et je lui ai longuement parlée, et elle st venue s'installer au centre de Bucktown , avec d'autres orphelins...Elle n'arrêtait pas de pleurer, elle pleurait tout le temps, elle était très violente aussi, elle brisait tout...Je me rappelle...je me rappelle qu'elle refusait l'aide de tout le monde, elle passait des heures à rester dans le noir, sans prononcer un mot. Bref, ais-je soupiré , elle a grandi et son état a empiré. Bella ne revenait pas , des fois, dormir au centre. Un des surveillants a fini par découvrir de la drogue et de l'alcool dans sa chambre...On l'a emmenée dans un centre de désintoxication pendant six mois. Après...elle allait un peu mieux, mais son état était toujours grave. Très grave. A ce moment là, elle avait quatorze ans. Mais...il m'a semblé, que , des fois, elle faisait des efforts...Elle a énormément aidé les enfants au centre. Malgré ce qu'elle a vécu, je pouvais voir sur son visage qu'elle ne voulait pas que les gosses souffrent, alors elle les aidait.

J'ai regardé les Cullen dans les yeux. Ils étaient pétrifiés. Une étrange sensation de satisfaction malsaine s'insinua dans mon esprit. Eux qui étaient si parfaits, si beaux, sauraient-ils faire abstraction de son passé tumultueux et lui offrir du bonheur, ou simplement regretter tout...?

?

_Continuez,souffla Jasper.

Je rebaissai la tête. Redire tout ça remontait la douleur, comme du vomi dans la gorge. Ce n'était pas très agréable.

_C'est comme si Bella mettait toute son énergie dans ce qu'elle faisait. Elle ne parlait pas beaucoup, des fois on ne l'entendait pas parler pendant des semaines, elle se contentait de hocher la tête. Elle m'aidait toujours pour un quelconque travail, elle jardinait, cuisinait, récitait parfois des histoires aux enfants pour les endormir,...ça lui est déjà arrivé de dormir avec eux parce qu'ils avaient peur. En tout cas, elle ne restait plus dans l'état d'apathie comme avant, et c'était très rassurant, d'après le psychiatre du centre. Vous savez, et je souris à ce souvenir, la chose qui me marquera toujours, c'était que lorsqu'elle voyait qu'il y avait un enfant malheureux, elle l'emmenait se promener dans le parc derrière le centre, et plus tard ils revenaient. Je lui demandais ce qu'ils avaient fait parce que l'enfant avait l'air moins triste , alors elle me répondait : je répondais à ses questions et je lui souriais, parfois un sourire peut faire la différence tu sais, elle murmurait. Quand j'y repense, je me dis qu'elle a plus aidé que s'être faite aidée. Petit à petit, je l'ai soutenue, et on est devenus très proches. J'étais comme sa meilleure amie, elle disait, un peu comme sa mère aussi. Maintenant ce sera à votre tour alors, Esmé.

Je la regardai alors. Elle avait l'air confuse.

_Il faut que je vous dise quelque chose, marmonnais-je. Pas en tant qu'assistante sociale, mais en tant que femme. Je considère Bella comme la fille que je n'ai jamais eue. Elle m'as appris beaucoup de choses, malgré son jeune âge, et je l'ai aidée à continuer sa vie. Elle ne le montre pas, mais elle est si vulnérable et si sensible que l'on dirait encore un bébé...Je regrette infiniment qu'elle parte, et les enfants de Bucktown aussi, mais elle n'a pas le choix. Elle a fait sourire les autres, elle les a fait espérer aussi, ainsi que moi. Ce dont j'ai tellement peur en fait, c'est de vous la confier et que j'apprenne qu'elle a encore un peu plus sombré. Je ne me le pardonnerais jamais. Alors...s'il vous plaît...je vous en prie...prenez soin d'elle, parce qu'elle le mérite.

Je soupirais une énième fois avant de terminer :

_Je ne devrais habituellement pas faire de note personnelle, mais j'estime que vous deviez savoir à quel point je l'aime. Sur ce, il me faut savoir une chose de façon malpolie : voulez-vous encore l'adopter, en sentez-vous capables?

_Oui !s'écria Esmé.

Sa voix me fit sursauter !

_Vraiment ?

_Mais bien sûr que oui!s'indigna-t-elle. Je suis désolée, mais j'ai l'impression que vous me considérez comme une mauvaise mère ! Peu importe les souffrances que Bella a vécues, je la considère déjà comme ma fille biologique et je serais toujours là pour elle, je l'aimerais toujours, ainsi que chaque membre dans cette famille ! N'est-ce pas ?

_Oui, répondirent-ils en cœur.

_Très bien, excusez-moi Madame Cullen , c'est très dur pour moi aussi...

Suite à cela, je leur expliquai la procédure, et leur donnai rendez-vous pour rencontrer Bella. Ils parurent très, très heureux, comme si ce qui s'était passé il y a cinq minutes ne s'était pas passé...

Quel couple étrange. Mystique. Gentils. Ou peut-être tendres ?...

Aujourd'hui, dans mon bureau, à Chicago.

Fin du Flash Back.

Je me rappelle encore de la colère de Bella, quand je lui ai dit qu'elle allait se faire adopter, et que je lui cachais ça depuis trois mois, que je n'osais pas lui dire par peur de la perdre, elle m'avait répondu t'allais me le dire à la dernière minute c'est ça, je ne suis pas à toi, je ne suis pas un objet,...

' Je suis incroyablement désolée. Tu n'imagines pas à quel point. Je croyais... Bella. J'ai conscience de ta douleur, je... ' , avais-je dit, elle avait hurlé 'Arrêtez votre baratin, Lisbeth ! Vous ne savez rien ! '

Mais maintenant je sais qu'elle est forte, et qu'elle va mieux, bien qu'elle m'en veuille encore un tout petit peu, je le sens. Mais c'est ma Bella, non ? Ce n'est pas comme si elle allait mourir. Elle existe toujours, elle est toujours envie, seulement elle sourira peut-être, elle pleurera peut-être, quelque part d'autre dans ce pays, mais là je ne le saurais pas.

Elle est encore là, mais plus ici...

Sur ces paroles, je souris.

Voilà les Amigoooos ! Fin du chapitre un ! Celui d'avant n'était pas réellement un chapitre, disons que c'était pour moi un « amuse-gueule » :D

J'espère que cela vous a plu, mais je suis désolée d'avoir tardé dans mon chapitre : il était très important pour la suite, et comme nous sommes en vacances, je n'étais pas très motivée. De plus, j'ai tapé très vite, donc si vous voyez des fautes d'orthographe, PARDONNEZ MOI ! :)

Je suis trèèèèèèèèèès contente de voir qu'il y ait tellement de gens qui ont mis mon hisoire en Alert ou en histoire favorite ! THANK YOU ! Je prierais pour vous ! Que Dieu vous bénissssssseee ! 8-) Désolée je suis très folle, faudra vous habituer ! XD

Petit spoiler pour la suite : Bella rencontre papa et maman Cullen, range ses affaires, démarre et pars à Forks, rencontre JUSTE Rose et Jazz, et puis dort...:) :) !