Hello ! Je ne vais pas vous le cacher mais j'ai été assez surprise et nvrée de voir que ce premier One-Shot a fait chou blanc. Je ne m'attendais certes pas à un grand succès étant donné que je suis novice dans ce domaine.

Raison de plus pour vous réclamer votre avis. Des conseils, surtout. Car bien que j'en lise beaucoup j'ai vraiment trop peu d'expérience à ce niveau-là.

Je réprouve les auteurs qui quémandent des commentaires ou des suivis dans leur fiction mais je dois dire que vos reviews sont toujours accueillis avec joie même s'il s'agit de la plus navrante des critiques.

Bon, j'arrête de vous embêter avec ça et vous laisse avec le second OS.

Bonne lecture !

Le cadeau empoisonné :

La vie est une longue histoire. Mais un mauvais chapitre ne signifie pas nécessairement la fin du livre.

- Pardonne-moi Riza. Essaie de me comprendre, je ne suis pas assez fleur-bleue pour croire que notre amour va durer, même à distance, plaida Jean de l'autre bout du fil.

- Jean, tu ne peux pas me faire ça, pas maintenant, martelai-je, hors de moi.

- Désolé Riza, mais c'est au-dessus de mes forces, avoua-t-il d'un ton cassant. Nous sommes trop loin à présent.

- Briggs n'est pas si loin de Central, répliquai-je sèchement, sachant pertinemment que j'avais tort.

- S'il te plaît, excuse-moi… Mais c'est terminé…

- Attends, ne raccroche pas espèce d'âne ! M'écriai-je, en vain.

Seule la sonnerie stridente me répondit, à l'instar d'un glas annonçant le mort de notre relation. Je n'en étais pas bien sûre, mais sur le coup, j'ai compris qu'il m'avait jetée. Je me suis sentie pathétique, vulnérable face à la douleur qui me rongeait les sangs et consumait tout sentiment agréable.

Je laissai ma main retomber mollement sur mes genoux tremblants, ravagée, laminée de l'intérieur. Je n'en revenais pas qu'il eût l'audace de faire cela. Au moment où j'en avais le plus besoin, il m'avait abandonnée. Mes yeux s'embuèrent de larmes amères et je les chassai du revers de la main. Hors de question que je pleurasse pour cette enflure ! Tandis que j'essayais tant bien que mal de me convaincre de cela tout en retenant mes sanglots avec plus ou moins de difficulté, une voix murmura à mon oreille.

- Je crois que tu t'es fait plaquer !

Je me retournai vivement et m'empourprai. La personne qui venait de parler était un homme approchant la trentaine, à peine plus âgé que moi. Il arborait un sourire narquois, qui fendait de manière craquante son visage pâle encadrait de cheveux noirs de jais, à l'instar de ses yeux semblables à deux onyx purs. Il me dépassait d'à peine quelques centimètres, de quoi m'intimider quand même.

- D… De quoi je me mêle ? Balbutiai-je en détournant le regard, honteuse d'avoir été prise en flagrant-délit de ce que j'appelais un râteau. Un râteau à douze dents. En pleine face. Incrusté sur mon front !

Il pouffa et prit place sur le banc, à ma droite. Il était sans gêne celui-là.

- Comme dit le proverbe, loin des yeux, loin du cœur, récita-t-il en m'ignorant royalement. Infidélité ?

- Mutation, rectifiai-je, comprenant qu'il me demandait les raisons de notre rupture.

- Je vois… C'est triste, lança-t-il sans paraître plus affecté que cela.

J'allais rétorquer, dans l'espoir de me débarrasser de lui, quand il me tendit la main. Dans celle-ci se trouvait une sucette, luisant dans son papier d'emballage comme une perle de culture. Je le regardai, incrédule, tandis qu'il me la fourrait entre les mains et ne me laissant pas le temps de faire la moindre objection.

- Cadeau. Venge-toi avec ceci, me recommanda-t-il en mettant les bras derrière sa tête.

Je crus un moment qu'il se moquait de moi, mais son air était on-ne-peut-plus sérieux. Je consultai la friandise de plus près dans un état d'hébétude totale. Pomme verte. Mon parfum favori. Je secouai la tête en songeant que le moment n'était pas propice à penser à cela.

- Je le tuerai avec le bâtonnet, c'est ça ? Ironisai-je en la faisant tourner entre mes doigts.

Il haussa les sourcils et éclata de rire. Un rire clair, aussi doux qu'une caresse de plume et aussi léger qu'un battement d'ailes de papillon.

- Non, tu la manges, dit-il sur un ton d'évidence. C'est une balle en sucre, moins dangereuse que les balles d'acier.

Sur ces propos énigmatiques, il se leva et au même moment, quelqu'un apostropha le garçon du bout du parc.

- Je dois y aller, à bientôt, me salua-t-il d'un signe de la main.

Il s'éloigna, les mains dans les poches et un sourire goguenard pendu à ses fines lèvres. Je l'observai jusqu'à ce qu'il eut rejoint son groupe d'amis qui semblait l'attendre. Il leur dit quelque chose, se tourna vers moi, une répartie espiègle dans le regard et, contre toute attente, il pouffa, saisi d'un élan d'hilarité.

Je contemplai la sucette, percutant enfin sur sa signification. Un cadeau qui voulait dire « Tiens, j'ai pitié de toi… ».

Haineuse et penaude, j'enfouis se présent empoisonné dans ma poche et pris la direction de chez moi. Au final, je décidai d'ouvrir le bonbon et le croquai d'un seul coup de mâchoire. Le son du sucre qui craquait fut semblable à la détonation d'un fusil. Ça soulageait.

Un véritable cri de guerre.

OWARI

Voilà merci de votre passage !