Destiel AU – À deux contre le monde
Voici le chapitre 2 ! J'espère que vous l'aimerez ! Si c'est le cas, n'hésitez pas à faire une review ;) (Écrit sur Green Day & U2 - The Saints Are Coming)
Chapitre 2
Castiel contempla Dean durant cinq secondes, si content de le voir sain et sauf. Il se reprit immédiatement. Il fallait faire vite. Il devait sortir Dean de là.
Il fourra la lame pleine de sang avec laquelle il venait d'éliminer le garde dans sa ceinture après l'avoir rapidement essuyée sur son tee-shirt. Il avait eu beaucoup de chance qu'on ne lui ai pas pris ses crochets. Que ferait-il sans ses précieux crochets ?!
Il s'accroupit et ouvrit la cellule en moins de dix secondes. D'un geste non commandé, il accrocha le bras de Dean qui s'était rapproché dès son arrivée.
Castiel ressortit son couteau étrangement long – il appréciait les meurtres à la lame et était donc extrêmement doué au maniement de celles-ci. Il confia à Dean un tout petit revolver qu'il avait bien caché (ainsi que sa lame) lors de son arrestation et que les policiers n'avaient pas vu parmi les nombreuses armes qu'il portait sur lui.
Ils s'engagèrent dans le couloir à droite et ils aperçurent, à leur grand bonheur, une porte au bout de celui-ci.
Ils s'assurèrent que personne ne se trouvait dans les deux pièces dont les portes donnaient sur le couloir. Étrange qu'il n'y ait personne dans un commissariat de police. Peut-être était-ce à cause de l'heure. Mais n'ayant vu aucune fenêtre, ils ignoraient totalement ce qu'il en était. Ils piquèrent alors un sprint vers la sortie, Dean le premier, Castiel sur ses talons.
On entendit soudain un coup de feu puis un cri. Dean se retourna brusquement prêt à tirer sur ce qui devait être un policier venant de débarquer. Il avait vu juste. Il visa la tête de celui-ci et appuya durement sur la détente. La balle atteignit le milieu de son front. Dean s'assura que plus aucun flic n'était dans les parages pour s'attarder sur Castiel. Il étouffa un cri d'effroi. Il était à moitié assis, à moitié couché au sol. Il avait ramené une main derrière son épaule gauche et du sang coulaient entre ses doigts. Sa figure était déformée par une grimace de douleur.
- Non... non non non, fit Dean en se lançant sur Castiel.
Il le releva et prit son visage entre ses mains.
- Eh ! Eh Cas ! Reste avec moi ! Dit-il en voyant les yeux de Castiel se fermer tout doucement.
- Et merde. Cas, reste avec moi sinon je te jure que...
- C'est bon Dean, il faut juste... pas traîner, répondit l'autre entre ses dents pour limiter la douleur.
Il se releva tant bien que mal grâce à Dean. Il pouvait marcher sans difficultés puisque seule son épaule lui faisait atrocement mal. Il maintint sa main sur sa blessure et Dean acquiesça avant de jeter un dernier coup d'œil au commissariat pour vérifier qu'ils étaient toujours seuls.
Ils mirent moins de dix minutes à trouver une maison abandonnée. Il faisait noir et aucun signe de lumière ni à l'Est ni à l'Ouest. Ils devaient être en plein milieu de la nuit.
Dean tenta de défoncer la porte à coup de pieds et d'épaules, sans succès. Cependant il ne voulait pas voir Castiel souffrir en essayant de crocheter la serrure. Il prit alors les crochets dans les poches de celui-ci et entreprit d'ouvrir la porte.
Castiel posa sa main sur celles de Dean qui s'apprêtait à insérer les crochets dans la serrure.
- Je vais faire, dit-il en levant les yeux vers Dean.
- J'te laisse pas faire ça dans l'état où t...
Castiel ne le laissa pas finir :
- Dean...
Ce dernier serra la mâchoire. Il n'avait aucune idée de comment crocheter une serrure et il se sentait comme le dernier des imbéciles. Comment pouvait-il être un assassin et ne pas savoir se servir de crochets ?
Castiel, malgré le mal de plus en plus imposant qu'il ressentait parvint à déverrouiller la porte. Dean entra le premier, contrôla rapidement l'endroit et ressortit pour diriger Castiel à l'intérieur. Le blessé n'avait pas besoin d'aide pour marcher et Dean le savait pertinemment mais il se sentait obliger de prendre soin de lui.
La maison était meublée. De vieux meubles usés mais meublée tout de même. C'était mieux que rien. L'électricité ne fonctionnait à l'évidence pas mais Dean fut tout de même déçu. Il allait devoir soigner Castiel sans lumière.
Il le fit asseoir sur le canapé dont le tissus était recouvert de poussière et déchirée par endroits.
Castiel enleva sa veste de sa main droite et la lança à terre. En revanche, il dut se faire aider par Dean pour retirer son tee-shirt. Celui-ci partit alors à la recherche d'une trousse de premiers soins dans la maison . Il commença à monter les escaliers, non sans jeter un dernier regard à Castiel, et posa accidentellement ses yeux sur le torse de celui-ci. Une fois à l'étage, il dénicha une boite dans laquelle se trouvaient du désinfectant, des des bandages, des mouchoirs et tout ce dont il avait besoin pour soigner Castiel.
Il soupira de contentement. Il avait redouté que les anciens propriétaires de la maison eurent tout emmené avec eux.
Il descendit à toute allure et s'approcha de Castiel. Sur la table dont le bois commençait fortement à se dégrader était posé une bougie allumée et un briquet. Dean sourit en montrant ce qu'il venait de trouver.
Il s'approcha de Castiel et celui-ci se tourna – bien que difficilement – pour exposer son épaule à la lumière de la bougie. Dean s'assit à côté de lui et déposa le désinfectant ainsi que ses autres « outils » sur la table abîmée. Il regarda d'abord la plaie, l'analysant du regard. Par chance, la veste rembourrée de Castiel avait amorti beaucoup de l'impact. La balle n'était vraiment pas enfoncée très loin, elle était simplement entre deux os, voilà pourquoi Castiel avait si mal.
Dean se mit en tête de la retirer sans attendre. Il approcha ses doigts de la blessure et se dit soudain qu'il faudrait peut-être que Castiel soit distrait pendant cet instant. Il était à court d'idée et Castiel allait bientôt lui demander ce qu'il attendait pour lui retirer cette fichue balle.
Sans réfléchir, Dean glissa son autre main le long du bras droit de Castiel. Au contact de leur peau, Dean reçut un léger frisson mais il ne se dégonfla pas pour autant. Il apposa un baiser sur le haut de l'omoplate de Castiel non blessée. Celui-ci sembla relever la tête pour... ? Dean ne réfléchit pas plus et la seconde d'après, il arracha violemment la balle.
Castiel retint un cri et contracta sa mâchoire. L'idée – qui n'en n'était pas vraiment une – de Dean avait visiblement fonctionné, Castiel ne s'y était pas attendu.
Dean saisit rapidement un mouchoir et le plaqua sur la plaie. Il attendit quelques dix secondes pour constater si le saignement était important ou non. Le mouchoir était imbibé de sang. Il répéta l'opération trois fois avant d'appliquer le désinfectant et de fixer un bandage. Castiel devrait tenir quelques heures ainsi.
Lorsque celui-ci sentit que Dean avait fini de le soigner, il se retourna vers lui. Il planta ses yeux saphir dans le sien et le regarda avec insistance. Dean, sentant son pouls s'accélérer tenta un échappatoire en rendant son tee-shirt à Castiel.
Celui-ci le remit non sans difficultés et, après cinq secondes qui parurent des minutes à Dean, se leva. Il se dirigea vers la porte et jeta un coup d'œil à l'extérieur.
- On est vraiment dans la merde, annonça Castiel en se tournant vers lui.
Dean haussa les sourcils en même temps qu'il cligna des yeux :
- Je ne te le fais pas dire. Y'avait qui d'autre ?
Castiel fronça les sourcils et pencha la tête sur le côté.
- Tu t'es fais prendre, expliqua Dean, où sont les autres ? Quand je suis arrivé au sanctuaire, il n'y avait personne, pas même Estelle.
Castiel exprima son incompréhension par une grimace, il n'était visiblement pas au courant.
- Comment ça, personne ?
- Tu n'étais pas avec eux ? Demanda Dean qui en était pourtant persuadé.
- Non. Ce matin, on a reçu une dizaine de contrats. J'ai pris le premier qui m'est tombé sous la main et quand je suis arrivé, les flics m'attendaient.
- Pareil, répondit Dean, mais il n'y avait plus qu'un seul contrat. Où sont passés les autres ? Tu es sûr qu'ils n'étaient pas au commissariat ?
- Non, j'ai vérifié toutes les cellules. Ils ne se sont pas fait coffrer. Peut-être que...
Dean l'interrompit :
- Peut-être qu'ils ont appris que tu t'étais fait prendre...
- Possible, mais alors pourquoi ne sont-ils pas venus ? Demanda Castiel qui se posait de plus en plus de questions.
- Je ne sais pas. Ils ont sans doute peur et ils se cachent.
- Ou alors ils nous ont lâchés, dit Castiel en levant ses yeux brillants vers Dean.
Cette éventualité glaça le sang de ce dernier. Il y avait bien évidemment déjà songé mais il espérait de tout cœur que ce n'était pas le cas. Car si leurs confrères les avaient réellement abandonnés, ils ne reviendraient jamais vers eux. Dean et Castiel savaient comment cela se passait. Lorsque la Confrérie délaissait un membre, celui-ci finissait toujours mal. Ils repensèrent à un ancien confrère qui s'était fait attraper il y a plus de dix ans, celui-ci était en prison depuis et n'en sortirait que pour rejoindre sa tombe.
Dean secoua la tête. Hors de questions que lui et Castiel finissent ainsi. Ils allaient fuir. Ils étaient suffisamment malins pour passer inaperçus. À deux, ils allaient réussir car il fallait qu'ils réussissent.
