Coucou les mandragores !

Après un prologue, voici un premier chapitre où commence l'ation ^^

Bonne lecture ! =D


Les trois hommes du futur qui sortirent du vortex temporel tombèrent… dans la bouse de vache, la pisse de coq et l'humour de Kev Adams.

– Hum…, je pense que c'est le bain de boue de l'époque ? demanda Ben en se saupoudrant le visage avec l'eau aux vertus curatives.

– Mais non ! C'est de la merde ! s'écria Richard. Qu'on me débarrasse de cette horreur !

– Ça va, hé ! rétorqua Antoinette. C'est de la pure bouse bio ! Garantie sans insectes !

– Ah ! triompha Ben en s'en mettant plein le slibard.

– Mais ça reste dégueulasse ! rétorqua Richard.

– On n'a jamais dit le contraire, répondit Mathieu en en prenant une pleine gorgée.

Matteo tentait de reprendre ses esprits. Renard et Constance s'étaient (encore) disputés, ce qui avait créé (une nouvelle fois) une catastrophe. Les voilà bloqué au… Moyen Âge ? Eh bien merde, c'était le cas de le dire. Toutefois, il se décida à se renseigner sur la situation actuelle. Lui et les deux abrutis allaient devoir survivre le temps qu'on vienne les chercher (si toutefois on venait les chercher).

– On se trouve où ?

– En Nintendor, dit le couple (surtout Antoinette, vu que Mathieu dégueulait dans un coin).

– De l'or ? répéta Richard. Où ça ? … pas dans la merde, j'espère ?

– Nulle part, le renseigna Antoinette. C'est juste que le seigneur actuel veut faire croire à l'autre qu'il est riche.

– Vous semblez bien renseigné pour de simples paysans ! se méfia Matteo.

Le grand bourrin se méfait pour deux raisons : d'un, ils puaient, de deux, ils ressemblaient fortement à deux individus dont la compagnie ne lui avait jamais été agréable. C'est pourquoi il avait la main à la crosse de son flingue.

– Simples, simples, vous y allez fort ! Chéri, dis-lui pourquoi !

– A nous tous seuls, on nourrit tout Nintendor ! se venta Mathieu.

– Sérieux ?

– Bah en même temps, on est les seuls paysans et en plus, il n'y a que nous et le château à nourrir.

– Donc en gros vous êtes utiles mais pas trop, dans un royaume encore plus petit que le QI de ces deux gros nazes derrière moi ?... BEN ! ARRETE DE BOUFFER LA BOUE !

– Ouais ! s'exclama joyeusement Antoinette. Vous v'nez manger ? On a plein de produits bios !

Ce fut de cette manière qu'ils se retrouvèrent tous à table. La paysanne se fit un plaisir de les servir.

– Au menu nous avons du jus de racines (aromatisée à la bouse), de la viande de vache morte de vieillesse (bon elle était malade et a agonisé durant des jours, mais elle n'a pas été tuée par l'homme), ainsi que de la bonne bouse de vache façon mousse au chocolat (mais sans chocolat, vu qu'on ne sait pas encore ce que c'est). Miam miam !

– Etrangement, je n'ai plus faim, fit savoir Richard.

– Eh ! se plaignit Mathieu. On a mis tout notre cœur dans ce repas. Enfin ma femme. Moi je me contente de de regarder les vaches brouter, faire caca, et attendre que les vaches meurent.

– Et s'occuper de collecter le lait des vaches, non ? demanda Ben.

– Le lait des vaches ? Elles font du lait ?!

Matteo pensa qu'il devait quitter ce monde de dingue au plus vite. Mine de rien, il chercha à en savoir plus aussi questionna-t-il ces deux hominidés sous-développés.

– Sinon, il y a des gens intelligents dans le coin ?

– A Nintendor ? Non. A Barnabie oui, à ce qu'on dit.

– Très bien, comment on s'y rend ?

– Facile, vous allez là où il y a des panneaux avec des mots d'écrits dessus où il est indiqué qu'il ne faut pas s'y rendre. Enfin, ça, c'est ce qu'on croit. Vu que personne ne sait lire ici, ça pourrait très bien être autre chose.

– Et là-bas, c'est propre ? demanda Richard.

– Peut-être. Mais on a entendu dire que c'est l'enfer aussi. Genre il y a un homme qui te teste si tu es assez intelligeant pour rester à Barnabie. Si tu échoue, (zoom et musique dramatique) tu meurs. Et quand tu meurs… tu ne vies PLUS ! ET QUAND TU N'VIES PLUS TU …

– …Okay ! s'exclama Richard. Bon bah moi je reste ici finalement !

– Moi aussi, répondit Ben. Puis on s'habitue vite à la saleté.

Matteo allait répondre quand une personne entra dans la maison et en quelques secondes, déroba les armes du trio du futur et s'en alla prestement.

– Roh ! se fâcha Antoinette. Ben Zaï aurait quand même pu nous saluer ! Je suis sa cousine quand même !

– Ce n'était pas ton frère aux dernières nouvelles ? hésita Mathieu.

– Seulement la fin de semaine. Sauf jour impair. Si seulement je savais ce que ça voulait dire.

– Il nous a volé nos armes ! cria Matteo, l'écume aux lèvres. Comment on peut les récupérer ?

– Il y a deux options, répondit Mathieu en montrant quatre doigts. Un, le voler, mais voler ce voleur c'est comme mettre un livre entre les mains du seigneur de Grenier, autant voir une vache qui vole. (« Je sais pas vous, dit Richard dans un accent moqueur, mais j'adore les expressions locales ») Deux, Ben Zaï va sûrement vendre ces armes au Grenier, du coup faudrait les racheter au seigneur.

– Jamais ! hurla Matteo. Ce sont mes armes, je vais les reprendre !

Il sortit en trombe derrière le voleur. Ben et Richard n'avaient pas bougés.

– On le suit ? demanda Ben.

– Laisse-le, il fait le sale boulot pendant que nous… Bah on attend, répondit son coéquipier. C'est du chocolat, c'est ça ?

Pendant ce temps, Matteo rattrapa Ben Zaï et ils se disputèrent les armes, les tenant chacun dans leurs mains.

– Rends moi mes armes !

– Mais heu ! C'est la première fois que je vois un sèche-cheveux !

– Mais pourquoi ils sont tous cons ici ! ÇA PAS ÊTRE SECHE-CHEVEUX, ÇA ÊTRE ARME AU CŒUR ATOMIQUE CREE PAR UN PUTAIN DE ROBOT IGNORANT QUE C'EST UN ROBOT !

– Et ça coute cher ?

– Euh, sûrement ?

– Bah, j'le garde alors !

Matteo, vexé de voir que la connerie était contagieuse, décida d'appliquer la bonne vieille méthode dite du : « moi colosse de muscles contre gringalet puant ». Mais il avait beau brisé la colonne de Ben Zaï, beau lui arracher trois fois son foie, beau lui sucer… sa moelle épinière (bande de petits coquins), étrangement, le voleur résistait à ces assauts ma foi forts désagréables. Au bout d'un moment, l'un des deux actionna l'arme (je sais qui c'était, mais je ne cafterais pas) et une balle perdue alla jusqu'au château de Barnabie où le seigneur Balthazar se promenait sur son balcon (oui, un balcon au Moyen Âge, z'allez faire quoi ? HEIN ?). La balle alla se loger dans l'un de ses bijoux de famille (pas au sens propre hein).

La légende prétendit par la suite qu'à ce moment-là, un son si aigüe se fit entendre que les vaches moururent sur le coup et que Bruce l'Erudit se cacha sous son lit, affirmant qu'une vieille prophétie d'Aristote annonçant la fin du monde était en train de se produire. Attention toutefois, personne ne sait si Bruce était présent à ce moment-là de la journée dans sa chambre. Par contre, pour la prophétie….

Ce qui fut sûr, c'est que depuis, le seigneur Balthazar « Octave » de Barnabie fut surnommé l'Octave Suraigüe. Ou le seigneur Une-Couille. Ce fut ce que prétendit François le Fossoyeur à chaque fois qu'il exécutait quelqu'un qui avait osé surnommer Balthazar de cette manière. Et comme le fossoyeur tenait bien ses registres, ceux-ci étaient remplis de surnoms plus rigolos les uns que les autres. François avait un coup de cœur pour « Balthazar le Demi Spermatoir ».

Au même moment, Henry réussit à créer un vortex temporel qui emmena tout le monde là où le trio avait été envoyé par erreur.

Tout le groupe tomba à la renverse… dans de la bouse de vache, les oreilles encore saignantes suite à l'exclamation de douleur du seigneur de Barnabie.

– Ah la vache ! s'exclama Renard. De la vraie bouse, pas de la synthétique ! Le passé est merveilleux !

– AAAAAHHHHH !

Antoine pointa du doigt (le mal élevé !) une personne qui se tenait devant eux, soit une personne qui lui ressemblait comme deux gouttes d'eaux à ceci près qu'elle n'avait pas de barbe mais une longue chevelure et une poitrine développée.

– Antoine ? s'inquiétèrent les autres. Ah, ça y est, t'a sauté le pas ?

– Ce… Je… Je suis putain de bandante en femme !


Vous en pensez quoi ?