Coucou ! J'ai remarqué que ma nouvelle fiction Kakashi's mission semblait vous intéresser beaucoup plus donc je pense que je vais me concentrer sur elle pendant un temps, mais j'ai déjà quelques chapitres de prêts pour celle-ci et j'aimerais beaucoup que vous laissiez à Izumi une chance ^^

juiceandcookies : Tout d'abord merci beaucoup :) Tes encouragements me poussent à écrire tous les jours, tu sais ? Je suis contente que tu apprécies, même si ce n'est pas autant que disons, Hikari, Tsuki ou Riko. J'ai voulu écrire sur Izumi parce qu'elle a beau possédaire un puissant kekkei genkai, elle reste très ordinaire et très normale. Ce n'est pas une prodige, elle n'est pas extraordinaire, mais elle a beaucoup de potentiel et j'espère que tu aimeras ce chapitre.

Disclaimer : Même rengaine.



II


-Kaa-chan, ou est-ce que je mets ces cartons ? Demandais-je à ma mère.

Celle-ci leva les yeux de sa photo de mariage et sursauta en me voyant dans le washitu avec deux cartons superposés dans les bras.

-Izumi-chan ! C'est trop lourd pour toi, laisse-moi t'aid…

-C'est bon, Kaa-chan. J'utilise du chakra pour me donner plus de force.

-Oh, tu arrives déjà à faire ça ? Hum, ce carton, je pense que c'est pour la vaisselle. Tu es sûre que tu n'as pas besoin d'aide.

-Hai. Ne t'en fais pas pour moi.

Je souris gentiment à ma mère avant de me remettre au travail.

Nous étions le treize Octobre et malgré le fait que Kaa-chan et moi ne vivions pas avec le clan Uchiha avant l'attaque du kyubi, par ordre du Hokage (Ou plutôt Danzo avait décidé et le Sandaime n'avait pas jugé utile de protester, mais ça je n'étais pas censé le savoir) tous les Uchiha avaient pour ordre de se regrouper dans un district au bord des limites du village. D'un côté, le district était magnifique. Le lac était éblouissant, les terrains d'entraînements larges et spacieux et les maisons traditionnelles et pittoresques. D'un autre côté…C'était vraiment dommage que je ne m'y sente pas chez moi. Ma maison sera toujours le petit appartement ou j'avais grandis avec Kaa-chan et Tou…

Je sentis mon cœur se serrer et gémit. Est-ce qu'un jour ça ferait moins mal ? Mon père était mort à cause de moi. C'était ma faute qu'il n'était plus là. Ma faute que Kaa-chan sanglotait toutes les nuits. Et rien ne changerait jamais ce fait. Je ne pouvais rien y faire. Tout ce que je pouvais faire, c'était me rendre utile à ma mère et lui alléger son fardeau.

Deux heures plus tard, nous étions assises l'une contre l'autre, Kaa-chan et moi à admirer notre nouvelle maison après avoir passé toute la journée à la rendre habitable. C'était petit, modeste mais cozy et lumineux. Il manquait néanmoins quelque chose. Ou plutôt quelqu'un.

-Kaa-chan ?

-Hai ?

-Est-ce que tu me détestes ?

Je sentis ma mère se raidir sous le coup de la surprise. Dans une autre vie, j'avais eu des parents qui se fichaient que je vive ou que je meure. Ma mort avait dû être un soulagement pour eux. Mais dans cette vie-ci, j'avais été gâtée, côté parentale. Peut-être même un peu trop gâtée. La mort de mon père…je n'étais pas sûr d'un jour m'en remettre entièrement. Je l'avais aimé. Je l'aimais toujours. Et son sacrifice….une part de moi ne lui pardonnerait jamais de m'avoir rendue la cause de sa mort. Il fallait que je demande à Kaa-chan si elle me détestait. Si elle m'en voulait d'être la raison pour laquelle, elle était veuve à vingt-deux ans seulement.

-Izumi-chan.

Ma mère prit mon visage entre ses mains et le tourna vers elle. On m'avait toujours dit que je ressemblais énormément à Kaa-chan, et jusqu'à aujourd'hui, je ne l'avais jamais remarqué. Je tenais mes yeux, mes cheveux, ma bouche et la forme de mon visage d'elle. La regarder, c'était comme de regarder une version plus âgée et plus jolie de moi.

-Izumi-chan, je veux que tu m'écoutes. Je déteste beaucoup de choses. Je déteste le kyubi d'avoir attaqué Konoha alors que nous nous remettions à peine de cette satanée guerre. Je déteste ce clan de m'avoir jeté dehors parce que je suis tombé amoureuse de ton père. Je déteste le fait que ton père ne soit plus là, dit-elle la voix nouée par le chagrin et le nez tout à coup rouge. Je déteste le fait que tu ais le sharingan et que ce maudit clan ne te laissera jamais partir. Mais toi, tu es la seule chose au monde que je ne détesterais jamais, tu m'entends ?

Je sentis vaguement des larmes coulaient le long de mes joues, mais j'étais incapable de m'en soucier. C'était peut-être pathétique mais j'enfouis mon visage dans le cou de ma mère pour pleurer.

J'avais beaucoup pleuré ces trois derniers jours.

Peut-être était-il temps de faire autre chose



J'avais beau porté le nom de famille Uchiha, je ne connaissais personne à l'exception d'Itachi dans le clan. Me promener dans mon nouveau district n'était pas tâche facile. C'était même un supplice pour mes nerfs. J'avais l'impression que tout le monde me regardait et me jugeait d'être la fille à moitié Uchiha, la fille faible et pathétique qui s'était accroché à leur hériter, la fille qui avait causé la mort de son père. C'était faux bien sûr, personne ne se souciait de moi. Personne ne me regardait. Ça ne m'empêchait pas de vouloir me réfugier dans ma nouvelle maison.

C'est avec un soupir à fendre l'âme que je toquais à la porte de la maison d'Itachi.

Je n'avais pas envie d'être là. Je n'avais absolument aucune envie d'être là. Depuis que je l'avais rencontré, j'avais toujours admiré Itachi, et oui, je l'admets un petit béguin s'était formé. Mais savoir ce qu'il allait faire (même sachant que ce n'était pas de sa faute)…et bien, disons que le petit béguin en question était mort et enterré. J'étais même…peut-être pas méfiante, mais presque, vis-à-vis de lui et de sa famille. Son père allait comploter contre le gouvernement, sa mère n'allait rien faire pour le protéger des machinations de pratiquement tout le monde, quant à Sasuke…je préférais ne pas y songer pour m'éviter une migraine.

Itachi ouvrit la porte et j'expirais un bon coup, soulagée de ne pas avoir à affronter ses parents.

-Izumi-chan ?

Ne sachant pas trop quoi faire, je tendis la boite de cookies que j'avais préparés le matin même.

-Qu'est-ce que c'est ? Demanda-t-il en acceptant mon offrande.

-Je sais que ce n'est pas beaucoup, mais…arigatou, Itachi-kun. De m'avoir sauvé la vie.

Je m'inclinais à un angle de 90 degré.

-Je suis content que tu ais survécu, se contenta-t-il de dire.

Je me redressais en me demandant vaguement si Itachi savait comment se comporter comme un enfant normal. Il avait beau être plus intelligent, plus fort et plus mature que beaucoup d'adultes…il restait un enfant.

-Izumi-chan ? Tu voulais autre chose ?

Je retins un soupir. Il avait beau être gentil, il n'avait vraiment aucun tact.

-Non, je voulais juste te remercier. Si tu as besoin de quelque chose, n'hésites pas à demander !

Je m'empressais de mon aller, peu encline à essayer de faire la conversation avec ce garçon tragique. Je me pardonnais d'avoir eu le béguin pour lui…ou plutôt je pardonnais l'autre Izumi d'avoir développé un béguin pour lui, mais Itachi Uchiha n'était définitivement pas pour moi. Parce que malgré son génie et sa gentillesse, le pauvre garçon avait la personnalité d'un caillou.

Il était temps que j'aille m'entraîner pour ne pas me faire tuer par le dit caillou dans quelques années.



-Izumi-chan ?

Je finis de lancer mes shurikens et esquissais un sourire de satisfaction quand je touchais toutes mes cibles. En quelques heures, je m'étais énormément amélioré. C'était dingue ce que j'arrivais à faire avec le sharingan. Ma première heure d'entraînement s'était incroyablement mal passé, j'avais été vraiment pathétique et sous le coup de la frustration, j'avais activé mon sharingan. Posséder ce dojutsu était…c'était effrayant. Parce qu'il se nourrissait de mes émotions les plus noirs et qu'il m'offrait en retour plus de pouvoir que je n'en ai jamais eu et même jamais rêvé d'avoir. Avec le sharingan activé, je réussis à voir ou j'étais allé de travers et je me suis entraîné au shurikenjutsu jusqu'à ce que mes réserves de chakra s'amenuisent.

Mes réserves étaient pathétiques, soit dit en passant. Je ne pouvais même pas garder mon sharingan activé pendant une heure. Heureusement, mes progrès ne se sont pas évaporés lorsque je désactivais mon sharingan et après quelques heures d'entraînement, j'étais déjà décente en shurikenjutsu. Mais je voulais être plus que décente. Je voulais une chance de survivre au-delà de mes quinze ans cette fois. Hors de question que je me fasse tuer encore une fois.

J'étais peut-être la fille d'un outsider, je restais une Uchiha !

-Hai, Kaa-chan ?

-Tu n'as pas encore mangé, viens prendre une pause, tu as besoin de force.

Ma mère avait deux bentos dans les bras et lorsque mon estomac gronda, elle éclata de rire.

Ca faisait du bien de la voir rire.

Une semaine s'était passé depuis la mort de Tou-san et elle continuait de pleurer toutes les nuits. Mais pendant le jour, elle reprenait des couleurs et recommençait à sourire.

-Kaa-chan, gémis-je sous le coup de la honte.

-Gomen, Izumi-chan, c'est juste que tu es tellement kawai que je n'ai pas pu résister. Viens on va manger sur la véranda, qu'est-ce que tu en dis ?

-J'en dis que c'est une excellente idée !

Je passais l'heure suivante à dévorer avec gusto les onigiris et tamagoyaki qu'avait préparés ma mère.

-Ton père serait fière de toi, tu sais, dit-elle lorsqu'elle eut finit de manger.

Je levais la tête, surprise.

-Tu as toujours voulu devenir une kunoichi, au départ c'était pour faire comme ton père, tu t'en souviens ? Tu disais que tu deviendrais aussi forte que lui. J'ai l'impression que tu es encore plus déterminée à devenir une kunoichi mais que tes motivations ont changée, je me trompe ?

Kaa-chan était définitivement plus perspicace que je l'avais pensé.

-Comment tu… ?

-Tu es ma fille, Izumi-chan, je t'ai faite et te connait mieux que tu ne te connais toi-même.

J'étais sceptique par ce qu'elle venait de dire mais une part de moi était heureuse de voir que ma mère ne m'avait pas mentit. Elle ne me détestait pas.

-Tou-san est mort en me protégeant…je veux…je veux protéger moi aussi, avouais-je.

Protéger ma mère que j'aimais plus que tout et les enfants Uchiha qui n'avaient pas le privilège d'être frère avec Itachi. Protéger ce village que j'adorais parce que mon père l'avait adoré. Protéger les innocents qui n'avaient pas la force de se protéger.

-Et j'ai besoin de devenir forte pour ça, conclus-je.

-Je suis fière de toi, murmura Kaa-chan en m'embrassant sur le front. Je n'ai aucun doute que tu deviendras forte, mais tu dois prendre soin de toi aussi, d'accord ?

Je lui promis de faire attention avant de l'embrasser et de retourner à mon entraînement.

Tou-san avait beau être un shinobi, Kaa-chan restait une civile. Elle n'avait jamais voulu devenir une kunoichi au plus grand dam de ses parents. Et donc, je m'entraînais constamment seule. Mais Kaa-chan m'aidait à sa manière. Elle m'envoyait régulièrement des encas pour m'aider à reprendre mes forces, soignait mes blessures aussi insignifiantes soient-elles, et m'offrait des parchemins et des livres qui avaient appartenus à ses parents pour m'aider à m'entraîner.

Je passais une heure à entraîner mon control de chakra. Je réussis à faire coller plusieurs feuilles sur mon front et différentes parties de mon corps. Je réussis à faire tenir en équilibre deux kunaï sur la paume de ma main et réussit à moitié l'exercice des fils de chakra qui était un classique parmi les shinobis de Suna. J'étais pressé d'essayer l'exercice de l'escalade de l'arbre, mais je savais que je n'étais pas encore prête.

Je passais les deux heures suivantes à exécuter les katas que m'avait appris Tou-san. Je les exécutais encore et encore jusqu'à pouvoir les réaliser dans une rapide succession de mouvement fluides et gracieux. Je n'étais pas aussi rapide, ni aussi élégante que mon père l'avait été. Mais j'étais plutôt bonne pour mon âge.

Je m'entraînais ensuite à la réalisation de pièges avec l'aide de fil métallique. C'était utile mais extrêmement difficile et la cause de la plupart de mes coupures.

A la fin de la journée, j'étais morte de fatigue. J'avais juste suffisamment de force pour me traîner jusqu'à la maison, manger ce que ma mère avait préparé et m'effondrer sur mon futon.

Mais c'était…gratifiant de savoir que je faisais quelque chose. Que j'étais capable de rendre mes parents fiers. Et que j'avais une chance de protéger ma mère.



Pensez à votre karma et dites-moi ce que vous en pensez ^^

Bises,

LS.